27/06/2010

La quinzaine du pied (1)

« Papa, Cédric et ses parents vont en vacances à Saint Jean Pied de Porc. C’est où ? ». « Gamin, merci de m’avoir posé la question. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, c’est dans le pays basque et pas en Normandie ». « Et pourquoi ils se trompent les gens, papa ? ». « Parce qu’ils croient que les vieux du coin se promènent avec une crêpe noire et plus que centenaire sur le crâne. La crêpe normande ça se bouffe, ça se mange, ça se déguste. Le truc noir c’est un béret ». « C’est quoi un béret, papa ? ». « C’est une crêpe noire et plus que centenaire que les basques mettent sur leur tête, gamin ». « Et pourquoi c’est Jean du pied de porc, papa ? ». « De port, gamin, avec un T. Avec un C c’est une autre histoire ».

19/08/2009

Coeur d'artichaut

Le gamin a réalisé une d'oeuvre d'art : un coeur d'artichaut. Un vrai, un mûr, un de Bretagne où le beurre est salé d'origine parce que les vaches broutent de l'herbe arrosée par les embruns. La première fois que je suis allé en Bretagne je n'ai rien compris. J'avais compris que le beurre était salé à cause des gens bruns. Faut les chercher, en Bretagne, les gens bruns. Ou alors ce sont des immigrés clandestins qui vendent des pittas ou des durums en faisant croire que ce sont des crêpes normandes. Avec un merguez à l'intérieur. Ou des raclures de vieux mouton. Moi, j'adore, mais pas en Bretagne. Donc, pour épater le gamin, j'ai acheté une revue féminine avec des recettes pour débutantes. Epoustouflé, j'ai été époustouflé par le nombre de publicités pour de la lingerie. Or, si c'est de la lingerie, ce sont des sous-vêtements et, par définition un sous-vêtement est sous le vêtement et donc ne se voit pas. La page des recettes commençait par A comme artichaut. Seul matériel indispensable : un flacon de vinaigrette, une casserole et de l'eau. Pour moi, le seul investissement a été l'achat d'un flacon de vinaigrette. Et les artichauts. Deux. Un pour le gamin et un pour moi. Dans la recette c'était écrit : quand c'est cuit, laissez refroidir, trempez, sucez. Heuuu. Heureusement que le gamin m'a montré parce qu'il en avait déjà mangé chez ses grands-parents maternels. C'est bon la Bretagne, même avec de la vinaigrette polonaise de chez Aldi. Après, le gamin a réalisé un coeur d'artichaut. Quel fils de génie, mon gamin. Voyez et admirez :  

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04/08/2009

Récit d'un ketchup 9

« Madame ou mademoiselle l’infirmière couleur neige, est-ce que j’aurai à manger ? ». « Après, monsieur. Vous aurez des filets de sole ou du jambon ou des crêpes ». « Ah ! C’est spécial comme repas, ça ». « Ce ne sont que des choses qu’on sait vous passer par en dessous de la porte, au cas où vous seriez contagieux ». « Heuuu ».   

15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

03/02/2009

Cherche à fêter la Chandeleur

« Papa, tu as oublié la Chandeleur. Tu sais bien que j’adore les crêpes ». « Mais non, gamin, je n’ai pas oublié. Regarde le plafond ».

14/01/2009

Cherche à échanger

Je cherche quelques grosses cloches pour Pâques. En contrepartie j'offre une splendide crèche, en bois massif laqué rouge, ainsi que trois personnages qui surprennent un peu car deux d'entre eux ont déjà une crèpe de la Chandeleur sur la tête. Le personnage de droite, celui à la grosse biloute au bout rose, est en fait la maman. Le papa de Jésus, à gauche, est représenté dans sa position au travail, celle du policier au milieu du carrefour. Utilisation possible comme porte-clefs mais pas de fonction décapsuleur. Voici une photo pour que vous compreniez.

 

019 - Copie

19/10/2008

Cherche le carabibi

A Soignies c’est la Simpélourd de samedi jusque mardi. Hier ce fut le cortège nocturne (voir le post d’hier) avec, en finale, le lancer de carabibis par Simpélourd. Je suppose que le wikipediâtre et gougueule sont muets sur ce délice car vous êtres nombreux (deux) à me demander quoi qu’est-ce. Il suffit d’en manger un et on a tout compris. Comme je n’ai pas de fax, il m’est difficile d’en envoyer. Disons que ça a la forme d’une babelutte (Verdonck, Furnes). Qu’est-ce qu’une babelutte ? Disons que ça se suce, que c’est long de +/- trois centimètres et que c’est de section carrée. Mesdames, oubliez vos illusions. Le mot « babelutte » vient bien du néerlandais « babbelen » (bavarder) et le « utte » final signifie « uit » (la fin). La fin de la conversation. Ce qui veut dire en traduction littérale : « bavarder terminé ». Car quand on suce une babelutte, il est impossible de parler. C’est donc une friandise, un bonbon, un caramel au goût délicieux de cassonade. Stop, diront les français(e)s, c’est quoi cassonade. Pauvres français, vous ne connaissez pas la cassonade. Pourtant, à côté de votre sucre brun, c’est incomparable. Disons que le sucre brun est du sucre de canne non épuré, donc plein de bonnes choses. La cassonade, c’est la même chose mais à base de sucre de betterave, la betterave sucrière, pas les bouboules rouges qu’on vend au supermarché pour en faire des cubes à mettre dans la salade. Mais, il existe une autre différence, énorme. Le sucre brun de canne est constitué d’une multitude de saloperies de minuscules billes qu’il est impossible de maintenir sur sa crêpe quand on la roule. La cassonade, elle, elle tient, surtout si on a plafonné une couche de beurre entre la crêpe et elle. Compris ? Sachez qu’en France il est possible d’en trouver sous la dénomination sucre roux. Continuons. La betterave, c’est quoi ? Non, hein. On arrête dans l’arbre généalogique du carabibi. Résumons : betterave sucrière, sucre brun non épuré, beurre, laisser caraméliser, laisser refroidir, déguster. Les vrais carabibis ne sont disponibles que dans les meilleures pâtisseries de Soignies. Plus foncés que les babeluttes, plus fins, plus onctueux, plus péché de gourmandise. Ce n’est pas le prix du caviar mais ce n’est pas donné. Lors du cortège nocturne de la Simpélourd, la demi-tonne de carabibis distribués au long des rues parcourues sont de fabrication industrielle et sont en fait des caramels emballés individuellement dans un papier imprimé en vert sur blanc « Simpélourd Soignies ». Le plaisir vient d’essayer de les attraper au vol ou d’être le premier à plonger sur ceux qui ont survolé les têtes des spectateurs.

10/08/2007

Cherche qui a parlé

« Gérard, t’as vu l’avis à la réception ». « Si tu penses que je passe mes journées à l’ombre à la réception alors qu’il y a du soleil à la piscine ». « Et des nanas, hein, Gérard ». « Stop, tu ne parles pas de nanas et je ne parle pas de ta chiasse de trois jours, compris ». « Cinq sur cinq, Gérard. Heuuu, Gérard, as-tu vu l’avis à la, heuuu, suis-je bête, tu ne vas jamais à la réception, Gérard, à la réception ils annoncent une soirée crêpes ». « Chouette, j’en ai marre du homard ». « Gérard, tu ne te rends pas compte, des crêpes en plein été, pourquoi font-ils ça ? ». « Peut-être parce qu’il y a beaucoup de belges dans l’hôtel ». « Gérard, t’as pris une poêle dans tes valises ? ». « J’ai hésité entre la poêle, le four à micro-ondes, le congélateur, la machine à laver les maillots et ma brosse à dent. J’ai choisi ma brosse à dent, question poids ». « Zut alors. Ils disent que tout le monde pourra participer au lancement de la crêpe. Tu sais, dans mon appartement c’est bas de plafond, alors j’accroche. Ici, en plein air, je ne risque rien ». « Toi, non, mais les autres, hein. Et la piscine, tu vas dégueulasser la piscine avec des méduses plates et brunes ». « M’en fous, je ne vais jamais dans la piscine ». « Réfléchis : ne te fais pas remarquer. Déjà qu’on a failli manquer de papier cul dans l’hôtel à cause du belge de la chambre 214 » ? « Gérard ». « Oui ». « Gérard, tu as parlé ? ». « Hmmm ». « Gérard ». « Oui ». « Tu as parlé, oui ou merde ? ». « Non, j’ai uniquement dit que je partageais le chambre d’un, heuuu, du, heuuu, de quelqu’un dont les intestins n’ont pas supporté l’abus de jus de fruit ».

02/04/2007

Poissons d'avril de Biglodion (2)

Poisson d’avril (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à comprendre ce qui s’est passé

J’ai téléphoné à ma mère : « Allo, maman, je t’invite ». Elle : « Oh, oh, c’est nouveau, ça ». Moi : « Poisson d’avril ». Elle : « J’arrive ». Moi : « Hé, ho, c’est un poisson d’avril, j’ai dit ». Elle a raccroché. Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, elle va débarquer, elle va voir les souris et les crèpes collées au plafond. J’ai du gaffer. Je cherche à comprendre où est l’erreur.

 

Cherche le prix d’une vache sur pied

Hier après-midi, premier avril, grimés, avec deux copains nous nous sommes fait passer pour des représentants du ministère de l’agriculture et nous avons sonné à la porte d’un pote qui habite à la campagne : « Bonjour, Monsieur, il est revenu aux grandes oreilles du ministre que vous élevez des moutons avec beaucoup d’amour ». « Ben, heu, oui, pourquoi ? ». « Vous avez été primé et regardez, derrière nous, une vache, Marguerite, c’est le premier prix, elle est à vous ». « Germaine, Germaiiiiiine, viens voir, la famille s’aggrandit ». Je vous le donne en mille : il a fait rentrer la vache chez lui, le salaud. Il l’a baptisée au mousseux et nous on a juste eu droit à une limonade et encore il a fallut qu’on insiste du genre ah, les émotions ça donne soif. Nous n’avons jamais osé lui dire que la vache était un poisson d’avril. Une heure après nous étions en train d’expliquer la boulette au fermier qui nous avait loué la vache pour une demi-journée. Il nous réclame un prix gastronomique : autant de kilos de steack, gnagnagna, autant d’entrecôtes, gnagnagna, autant de carbonnades, gnagnagna, autant de kilomètres de saucisse pur boeuf, gnagnagna, autant de spirales de chipolata, gnagnagna, autant de faux-filet, petit-nerf, pelé, plate-cuisse, aiguillette, grosse-cuisse, jarret. Vous le saviez, vous, qu’il y a tout un supermarché dans ce quadrupède à quatre pattes sensé faire du lait ? Quand le fermier a encore ajouté une queue, une langue, une descente de lit en cuir naturel, j’ai vu rouge et je lui ai dit de ne pas oublier les magrets, le waterzooï et les cuisses de grenouille. Il voulait les ajouter à sa liste. Bref, nous nous sommes fait couillonner. Nous cherchons à connaître le prix d’une vache, une vraie, sur pied, pas une en pièces détachées dans des barquettes.

 

Cherche la revanche qui se mange comme un plat froid

Le premier avril, en revenant du bureau, je me suis retourné au moins vingt fois : rien derrière. Et pourtant, j’avais l’impression d’être suivi par un vieux vélo. Pas de vélo. Le bruit turlupinait dans ma tête et je fus distrait et me trompâtes de chemin. C’est en demi tournant que je vis que ces connards de débiles de collègues avaient attaché un vieux poêlon en aluminium à ma mallette. J’ai pris des couleurs, surtout du rouge, sur les joues. Je suis rentré à la maison la mallette à la main et le poêlon dans l’autre. Ce n’est qu’en rentrant que j’ai vu qu’ils avaient collé dans le dos une affichette « Just married » dans le dos de mon imperméable. Bandes de cons. Hé, c’est le trajet que je fais tous les jours, je suis connu. Je vais faire l’innocent au bureau, je ne dirai rien. Mais ma vengeance sera terrribble, avec trois r et deux b. Le pire, c’est que je dois attendre un an pour le prochain poisson d’avril. Je prépare mon coup, donnez-moi des idées.

02/02/2007

Cherche ma poêle

Et meeerde. J’ai voulu faire des crêpes pour la Chandeleur. Hop, la première, collée au plafond.  Hop, la deuxième, collée au plafond. Hop. Après, je suis allé sur le balcon, pour avoir plus d’espace pour retourner les crêpes. Hop, plus de crêpe. Et plus de poêle. Tout est dans la rue, cinq étages plus bas. J’ai un coup de poignet digne de Justine avant qu’elle ne déconne. Je n’ai plus de poêle. « A poil, tout le monde à poil, les petits les grands, les bons les méchants, à poil, tout le monde à poil ». Je fais quoi avec le seau de pâte à crêpe qui me reste, hein ?

09/07/2006

Nouveau jeu

Vous tapez des tags (voir post précédent). Paf, ils apparaissent. Et vous essayez de construire une phrase. J'essaye. Bonzaï, la boîte à crèpe du gamin, et hamster, le Kiki de Maurice, regardent les moules du plafond pendant que le poisson se tape les raviolis. Surrrrréaliste, c'est du Magritte en mots, on dirait le texte du mode d'emploi d'un appareil ménager japonais. Essayez, ça détend.

J'essaye les tags

Ceci n'est pas une annonce, j'essaye les tags. Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge du gamin, me regardent ouvrir une boîte de raviolis sous le regard attendri d'une crèpe collée au plafond. Zut, je n'ai pas su mettre moules ni bonzaï dans ma phrase.