17/08/2010

La surprise de Robert

J’étais assis sur une chaise inconfortable, dos au mur, dans la chambre de Robert de qui je viens prendre des nouvelles à l’hosto le jour où on lui a fait Exploration du Monde par le pôle sud (le trou du cul pour les mal voyants). Robert venait de rentrer de son don à la science d’imageries médicales et était allongé. C’est alors que son voisin de chambre dit « Je viens de passer des tests pour le canal, le canal, le canal ». « Carpien » dit Robert qui connaissait l’emploi du temps de son compagnon de chambrée.  « Tu sais, c’est pour mon bras que je ne sens plus. On m’a placé des, des, des ». « Des électrodes » crie Robert, de plus en plus énervé. « Ecoute, Josette, ce sont des électrodes mais je te sonnerai plus tard quand l’autre sera endormi ». Robert n’avait pas vu que son voisin de chambrée téléphonait à quelqu’un. Moi : « Robert, ça va ? ». Lui : « Toi, pas un mot. D’où je suis et vu où tu es je ne te vois pas et je ne sais pas si c’est toi qui me parle ». « Heuuu. Bonne nuit, Robert ».

01/06/2010

Cherche entre ver et verre

« Papa ». « Oui, gamin ». « Aujourd’hui le papa de Cédric a fait la leçon à Cédric ». « Ah bon, Cédric a été grondé par son papa ! ». « Non, papa, le papa de Cédric a vu que Cédric buvait du whisky en cachette ». « Ah, ça, ce n’est pas bien. Même pour les papas, en cachette ce n’est pas bien. Et alors, gamin, Cédric a reçu la grosse baffe ou le coup de pied au cul ? ». « Mais non, papa. Son papa lui a donné une leçon avec deux verres et deux vers ». « D’accord, gamin, j’ai compris, avec quatre verres, abrège ». « Deux verres pour boire et deux vers de terre ». « Fallait le dire tout de suite, gamin. Tu tiens dans la laine des lecteurs inutilement. Et moi aussi. Bon, ensuite ». « Dans un verre, celui dans lequel il avait versé de l’eau le papa de Cédric a mis un ver de terre et l’autre ver, ver de terre, papa, il l’a mis dans le verre où il avait mis du whisky ». «  Quel gâchis ! ». « Mais non, papa, c’est de la science, une leçon de sciences : le ver de terre est ressorti du verre d’eau et, pfouit, le ver de terre du whisky a été cuit ». « On dit qu’il a eu sa cuite, gamin. Et quelle leçon Cédric a tiré de cette torture animalière ? ». « Son papa lui a dit que lui, son papa, devait de temps en temps prendre un verre de whisky pour ne pas avoir de ver dans son ventre ». « Gamin, il y a des jours où j’apprécie la science ».

16/02/2010

Cherche une bonne lunette

Vous connaissez certainement ma petite et ma grande. Non ? Si. Faire sa petite (pipi) et faire sa grande (caca). Mon problème est que je n'aime pas faire ma grande après ma petite. Pourquoi ? Parce que je n'aime pas m'asseoir sur une lunette mouillée. J'explique pour les belges : une lunette c'est la " planche " du cabinet. Comme je ne me rends dans les lieux d'aisance, comme on dit chez les gens bien, qu'en cas d'urgence, ce n'est pas dans l'aisance que j'y vais. La lunette a deux positions : on-off, c-à-d, abaissée ou relevée. Faire sa petite avec la lunette en position abaissée c'est possible mais  on éclabousse. Quand arrive l'urgence de la grande c'est désagréable. Quand j'ai le cul mouillé, je me sens refroidi dans mes élans, je me contracte et je n'arrive pas à sortir quelque chose d'intelligent. Dans le temps j'ai eu une poubelle à pédale, génial, tu pousses, et hop, la lunette se relève. J'ai tellement pris de plaisir avec elle que j'ai usé le mécanisme et que, un jour, hop, la lunette a sauté par la fenêtre du cinquième étage. J'en garde de tellement bons souvenirs que j'imagine  de mettre le même système on-off à pédale dans les toilettes. Je cherche une lunette à pédale.

07/02/2010

Cherche une bonne pédale

Vous connaissez certainement ma petite et ma grande. Non ? Si. Faire sa petite (pipi) et faire sa grande (caca). Mon problème est que je n'aime pas faire ma grande après ma petite. Pourquoi ? Parce que je n'aime pas m'asseoir sur une lunette mouillée. J'explique pour les belges : une lunette c'est la " planche " du cabinet. Comme je ne me rends dans les lieux d'aisance, comme on dit chez les gens bien, qu'en cas d'urgence, ce n'est pas dans l'aisance que j'y vais. La lunette a deux positions : on-off,, c-à-d, abaissée ou relevée. Faire sa petite avec la lunette en position abaissée c'est possible mais on éclabousse. Quand arrive l'urgence de la grande c'est désagréable. Quand j'ai le cul mouillé, je me sens refroidi dans mes élans, je me contracte et je n'arrive pas à sortir quelque chose d'intelligent. Dans le temps j'ai eu une poubelle à pédale, génial, tu pousses, et hop, la lunette se relève. J'ai tellement pris de plaisir avec elle que j'ai usé le mécanisme et que, un jour, hop, la lunette a sauté par la fenêtre du cinquième étage. J'en garde de tellement bons souvenirs que j'imagine  de mettre le même système on-off à pédale dans les toilettes. Je cherche une pédale de poubelle à adapter sur la lunette des toilettes. D'avance merci.

17/11/2009

Cherche à manger proprement

" Madame, madame ". " Oui, monsieur ". " Appelez-moi le chef ". " Dans le restaurant, monsieur, le chef c'est moi et je me fais un plaisir de servir personnellement mes clients ". " Vous, le chef ! Une femme chef ! Vous savez, je ne suis pas raciste, sauf envers les étrangers de Patchénou, mais une femme en cuisine, ça alors, dans un restaurant, on aura tout vu. Une femme, c'est une lessiveuse, une repasseuse, une su, pardon, je pense que ce n'est pas votre genre, mais pas un chef. Si, devant ses copines, pour raconter qu'elle a les couilles au cul pour engueuler son baiseur qui s'instruit en regardant le football à la télé ". " Monsieur, calmez-vous, parlez plus bas, asseyez-vous. Quel est le problème ? ". " Amenez-moi le martien, le petit bonhomme vert immigré de sa planète qui travaille dans votre cuisine ". " Quel bonhomme vert, monsieur ? ". " Celui qui a des pellicules et qui en a mis plein mon assiette ". " Où ça, monsieur ? ". " Là, là, là, là, là, partout je vous dis ". " Mais, monsieur, c'est du persil finement hâché ". " Du persil ! Ah ! Heuuu ". 

012

19/10/2009

Cherche l'année du gamin

« Papa, c’est déjà fini la journée du bon exemple ? ». « Oui, gamin, ça ne dure qu’une journée ». « Heureusement pour toi, hein, papa ». « Gamin, tu n’en as pas plein le cul de la journée de la femme, de la journée des voisins, de la journée de la solidarité, de la journée des entreprises, de la journée de la sclérose en plaque, de la journée des grands-parents, de la journée des secrétaires, de la journée de la fête des pères ». « Tu as raison, papa. Pour moi tu es mon papa tous les jours ». « Brave gamin ».

08/10/2009

Cherche à vous faire baver

« Gamin, c’est jeudi, entre mercredi et vendredi ». « Ben oui, papa. On dirait que tes cachets pour la mémoire te font du bien. Un jour tu vas peut-être te souvenir de mon prénom, hein, papa ». « Gamin, ne rigole pas de ça. J’en suis à une moyenne de neuf codes secrets par mois pour ma carte bancaire ». « C’est normal, papa, tu fais les courses en moyenne neuf fois par mois ». « Gamin, soyons sérieux, le jeudi est le jour des énigmes ». « Et je parie que tu n’en as pas prévu cette semaine, hein, papa ». « Si, gamin, cette semaine c’est une énigme visuelle. Regarde ». « Je sais, papa. Je peu le dire ? Papa, je peux ? ». « Gamin, non. Tu me fais penser à ma mère qui estropiait les devinettes ». « Comment, papa ? ». « Elle demandait : quel est le plus long nerf optique ». « Et c’est quoi la réponse, papa ? ». « Ben, c’est justement le nerf optique, gamin ». « Et pourquoi, papa ? ». « Parce qu’on a la larme à l’œil quand on s’arrache un poil du cul, gamin ». 

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21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

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19/09/2009

Bébé assume l'intérim - 7

Bzzzzzzzzzz, bzzzzzzzzzz, je répète le vol du bourdon. Spécial, non ? Le directeur du Vin Rouge, le moulin où je répète pour devenir artiste en herbe, m'a demandé de réaliser une scène du vol du bourdon. Au début je croyais qu'il s'agissait d'un vol, avec un voleur, des flics, panpan, on te tient, tu vas parler, et merde, il ne parlera plus, ah bon, pourquoi, à cause du panpan. Le bourdon est non seulement une cloche au son très grave mais aussi un insecte. Qui fait bzzzzzzzz, bzzzzzzzzz. Comment faire le vol du bourdon alors que je suis assise le cul par terre les jambes écartées ? Je n'arrive pas à m'envoler. Avec un tutu, debout, en faisant des pointes et en sautillant, je pourrais faire tchip tchip, tchip tchip. Mais le cul par terre, avec une seule aile, je n'arrive pas à décoller. J'ai beau faire bzzzzzzz, bzzzzzzzz, je reste clouée au sol. " Voyageurs, attention. En raison d'un brouillard intense sur l'aéroport le vol du bourdon est retardé. Veuillez nous en excuser ". C'est nouveau, ça.  Je me croyais sur scène et voilà que je suis sur une piste de décollage. Je sens que je vais m'envoyer en l'air. A demain.

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09/09/2009

Cherche l'araignée (suite)

" C'est grave, docteur ? ". " Quoi donc ? ". " Je vois des araignées partout, docteur ". " C'est peut-être parce que vous avez des fourmis dans les jambes ". " Docteur, enfin, pourquoi pas des coléoptères sous les aisselles et des collés au cul où je pense ". " Vous pensez à quoi ? ". " Je pense que je vais encore dépenser des euros pour une consultation à la con ". " Dites donc, si je ne vous plais pas, payez-moi tout de suite et basta ". " Docteur, avant de partir, j'ai besoin d'une pommade car j'ai des rougeurs sur le ventre. Et aussi sur les bras. Et aussi sur les jambes. Et aussi sur le visage. Et aussi un peu partout ". " Déshabillez-vous ". " Heuuuu, oui ". " Je vois ce que c'est ". "C'est grave, docteur ? ". " Qui fait le ménage chez vous ? ". "Heuuu, personne, docteur ". " Et qui aspire ? ". "Moi, docteur, j'aspire à avoir une retraite anticipée ". " Je veux dire qui aspire avec l'aspirateur ". " Il est bouché, docteur. On m'a dit que je dois le vider mais je ne sais pas comment ". " Vous n'avez qu'à changer le filtre ". " Docteur, je n'ai pas payé mon entrée pour le salon des arts ménagers, je vous demande comment faire pour éliminer ces boutons qui me chatouillent ". " Vous ne voyez pas des araignées partout, vous avez des araignées partout. Vous devez les éliminer ". " Docteur, accélérer en voiture pour éliminer un faiseur de crottes sur les trottoirs, d'accord, mais pas une dentellière qui tricote son piège à mouche ". " Alors commencez par éliminer les mouches et les dentellières iront faire leurs toiles ailleurs ". " Où, docteur ? ". " Au Vénézuela, en Papouasie, au Kandibandistan, on s'en fiche. Pas de mouche, plus d'araignée et plus bobo qui chatouille partout. Compris ? ". " Heuuu, oui enfin, presque. Je fais comment, docteur ? ". " Payez-moi d'abord et je vous donne la réponse ". " Voilà, docteur. Et maintenant je fais quoi ? ". " Vous allez acheter un spray anti-mouches ". " Heuuu ".   

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21/08/2009

Solution de l'énigme d'hier, 20 août 2009

L'expression à trouver hier était : " Tirer les vers du nez à quelqu'un ", c-à-d tirer de lui un secret en le questionnant adroitement. C'est le gamin qui a eu l'idée de l'énigme. Parce qu'il a un papa qui lui tire les vers du nez fréquemment, qu'il se fait avoir à chaque fois et qu'il en a plein le cul. En avoir plein le cul : voici une autre expression très poétique, qui pourrait servir à une énigme ultérieure. Mais il faut trouver une photo et je n'ai pas envie de servir de top-modèle dans cette situation. Revenons à la réalisation de l'énigme d'hier, gratuite à faire car elle ne vous coûtera pas un radis. Un radis, pour celles et ceux qui ne cuisinent jamais, c'est comme un poireau sauf que le poireau est blanc et vert, grand et tubulaire et que le radis est petit, rond, souvent tout rouge et parfois rouge et blanc et qu'à la place d'avoir une touffe de poils à sa base comme le poireau il n'a qu'une queue, comme une souris mais en plus fin. Avez-vous déjà remarqué que la plupart des chats qui mangent des souris délaissent la queue. Les hommes, c'est pareil avec les radis. Ou avec les zakouskis tomate cerise, morceau de feuille de roquette, mini boule ou tranche de mozarella, le tout enfilé sur un cure-dent. Quand on est bien élevé, même si on reste assis, on ne mange pas le cure-dent, ni la queue de la souris, ni celle du radis. N'hesitez pas à varier votre alimentation et achetez des radis. Je vous donne la recette pour la préparation : 1. les laver, 2. couper la partie verte (c'est là où il y avait les feuilles), 3. couper les queues et les réserver pour en trouver deux qui ne tombent pas du nez quand vous souriez, 4. prenez la photo. Attention à la distraction : si vous vous enfilez la queue par le côté le plus fin c'est parti pour une crise d'éternuements. Avec le surplus de queues de radis vous pourrez faire une décoration de table originale pour surprendre vos invités.  

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15/08/2009

Cherche la faim du gamin

 " Gamin ". " Oui, papa ". " Tu n'as pas bien mangé ce midi chez Cédric ? ". " Ce n'était pas bon, papa ". " C'était quoi ? ". " Je ne sais pas, papa. C'étaient des restes d'un peu tout parce que la maman de Cédric devait vider le frigo parce qu'ils partent en week-end prolongé ". " Et le poulet, tu l'as trouvé comment ? ". " Il n'y avait pas de poulet, papa ". " Peut-être qu'il n'y en avait pas chez Cédric mais ici, il y en avais un. Entier ". " Ah bon ! Où ça, papa ". " Gamin, soit tu es rentré dans l'appartement avec un chat, soit tu t'es farci les deux cuisses du poulet. Parce qu'un chat qui sait ouvrir une porte de frigo, je n'ai jamais vu ". " Mais, papa, comment sais-tu que j'ai mangé un tout petit bout de poulet alors que tu n'as pas regardé dans le frigo ". " Gamin, je t'ai déjà dit que mon petit doigt me dit tout. Il m'a dit que tu as mangé un demi poulet et il m'a dit aussi que tu as oublié de remettre ce qui reste du poulet dans le frigo ". " C'est pour ma croissance, papa, je dois compenser l'énergie que je perds en jouant ". " Et tu as joué à quoi chez Cédric ? ". " Avec sa game boy, papa ". " Effectivement, gamin, ça demande beaucoup d'énergie. Surtout dans les doigts. Dis, gamin, tu aurais pu me laisser une cuisse, quand même. Tu sais très bien que c'est ce que je préfère dans le poulet ". " Et c'est ce que tu regardes le plus chez les femmes quand on va à la mer, hein, papa ". " Mais enfin, gamin, comment oses-tu dire ça ? ". " Le papa de Cédric dit qu'il n'y aurait pas de papa en été sur les plages s'il n'y avait pas de belles paires de cuisses à regarder ". " Tu me sembles bien jeune pour apprendre la philosopie, gamin. A propos, au-dessus des cuisses il y a le cul. Et il y a l'expression 'Et mon cul, c'est du poulet ?' Tout ça pour te dire que tu vas commencer par ranger le poulet dans le frigo tout de suite ". " Oui, papa ".

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15/06/2009

Cherche à me souvenir du 11 juin

Le voyage du 11 juin (avec une copine dont je tairai le nom) avec des petits vieux s’est bien passé. Le parcours en train touristique, un vrai train, pas un tracteur agricole à pneus déguisé en locomotive, avec de vrais rails d’époque pas soudés mais mis bout à bout, avec le vrai tagadam tagadam tagadam à chaque joint de rail. Impossible de dormir, impossible de se parler, impossible de résoudre un sudoku, le crayon se trompait de case tellement nous étions secoués. Voyage magnifique. Je le dis, le pète et le répète parce que je sais qu’un de mes potes, Michel, l’organisateur, va lire ce message et j’ai envie qu’il m’invite encore. Par la fenêtre du train on a vu des arbres, des arbres, des arbres. A un certain moment, le conducteur du train, le machiniste en langage ferroviaire, a annoncé : « Vous allez revivre et voir ce que voyaient les travailleurs qui, au début du siècle précédent, prenaient le train tôt, c’est-à-dire de nuit l’hiver et rentraient tard, c’est-à-dire dans le noir ». Revivre, peut-être mais voir, rien. Nous sommes entrés dans un tunnel de plus d’un demi-kilomètre, à un mètre près et le machiniste a éteint les loupiotes. Dans un tunnel ! Noir de chez noir. Pendant un demi-kilomètre parcouru à du dix à l’heure, tagadam, tagadam, tagadam. Faites le calcul. Je ne sais pas si des mains se sont perdues dans le noir mais, par précaution et, afin de garder ma copine, j’ai laissé les miennes dans mes poches. J’ai entendu des cris dans le noir. Incroyable l’effet d’un train dans un tunnel, sans lumière, sur la libido de petits vieux de quatre-vingt ans et plus. Un vrai spectacle son et lumière mais sans lumière. Après le train nous avons eu droit à une séance de musculation. Dans un bus sorti d’un musée. Et trop petit pour asseoir tout le monde. J’étais debout. Remonter le long du cours d’une rivière, en bus asthmatique, cramponné à deux barres verticales, avec le cul qui esquisse la danse des canards à chaque virage, coin coin, je me suis dit en moi-même ‘Et dire que j’ai payé pour ça’. Après 20 minutes de musculation des biceps dans la salle de body-building à roulettes je me suis mis à marcher en lacets, comme le cours de la rivière. J’ai du m’accrocher à un tilleul tricentenaire classé au patrimoine mondial du village. Vint ensuite le repas qui, il faut l‘avouer, était délicieux. Trois services : 1. Tartelette ardennaise OU Terrine de Pâté maison ; 2. Jambonneau rôti à la MOutarde OU TruiTE de la Lesse Cuite mEUnière ; 3. Glace MaisOn OU Crêpe de Campagne (sur le menu il y avait des majuscules un peu partout mais je ne sais plus où). Notre truc à ma copine et moi : nous avons demandé un plat de chaque sorte et nous avons partagé. De ce fait, j’ai mangé une demi-tartelette ardennaise, de la terrine de pâté maison, une demi-truite meunière, un demi-jambonneau à la moutarde, une demi-crêpe et une moitié d’une glace. Six plats pour le prix de trois ! En cette période de récession économique, ce n’est pas négligeable. Si j’avais participé à l’excursion seul je n’aurais pas pu le faire. Je vous laisse le truc sans droits d’auteur. Autre truc : j’ai envoyé ma copine aux toilettes pendant le Café et ses MiGnardises. Il faut dire que nous étions parmi les plus jeunes, ce qui me donnait une légère supériorité en matière de rapidité de fonctionnement des neurones. Parce qu’après il y avait visite guidée du village. D’accord, il faut associer le culturel à la bouffe mais, si l’organisation avait été parfaite, on nous aurait prévenu qu’il n’y avait que deux toilettes pour quatre-vingt petits vieux. C’est dingue le temps que ça prend, pour un petit vieux, de déboutonner sa braguette, de trouver où se cache son rince-patates, de viser dans le pot et de reboutonner le pantalon. Il y en a qui sont ressortis la braguette ouverte, à cause de la complexité des boutons. J’en ai vu deux qui avaient déboutonné leurs gilets, tenu leur cravate en main et pissé dans leur pantalon. Nous, nous étions déjà dehors, près du guide, un peu spécial avec son parapluie ouvert alors qu’il ne pleuvait pas. On nous a quand même prévenu qu’un léger retard dans l’horaire allait se produire parce qu’une des toilettes était réservée aux sans papier vu l’absence de rouleau de réserve. Quand on sait que vingt pourcent des petits vieux doivent faire leur « grande », ça allonge la file devant les toilettes. Le guide est resté sous son parapluie pendant que ma copine et moi avons fait trois fois le tour du village sans guide. N’ayant pas pris mes précautions durant le cAfé ET ses milliardiSes j’ai aidé des indigènes locaux en arrosant leur jardinière de fleurs assoiffées. Nous avons rejoint le groupe quant le guide expliquait « Aux fenêtres de l’étage supérieur, en vous penchant sur la gauche, vous pouvez distinguer des géraniums ». Ah, bon, des géraniums. Je n’ai pas perdu ma journée, je sais maintenant que les trucs qui pendouillent aux fenêtres s’appellent des géraniums. C’est beau, la culture. Après, c-à-d après être monté péniblement dans le car (nous, on est déjà dedans pour ne pas avoir à pousser des culs de petits vieux qui pètent d’avoir trop mangé et qui, pour avoir abusé des boissons gratuites comprises dans le prix de l’excursion, n’arrivent plus à compter les deux marches pour entrer dans le car) nous sommes allés visiter une brasserie où on cultive la bière. Avec l’autocar de l’époque de la pierre taillée (aujourd’hui je me pose encore la question de savoir comment nos ancêtres ont fait pour inventer le moteur alors que les sources de diesel n’étaient pas encore découvertes) nous avons rejoint la brasserie pour une visite obligatoire avant la dégustation gratuite pour les plus valides qui ne se sont pas égarés entre les cuves. Plus de cent marches, vers le haut et vers le bas ! Des marches en treillis métalliques. « Vous n’avancez plus, madame ? ». « Mes souliers à talon aiguille se sont plantés dans la marche en treillis et je n’arrive pas à les enlever ». « Vous devez aller pieds nus à l’étage en dessous et sucer les talons, ça les aidera à sortir ». « Mon bon monsieur, il y a vingt-deux ans que je suis veuve et que je n’ai plus sucé ». « Désolé, ma petite vieille mais on m’attend à la dégustation ». Personnellement, une visite de brasserie dans une excursion de petits vieux, c’est ce que je préfère.   Chaque fois que la serveuse passait, mon verre vide était déjà mis devant l’octogénaire à côté de moi. « Madame, ici, chez moi la chope, lui il ne peut pas, il a le diabète. Dommage pour lui, hein, une si bonne bière ». Après, je ne sais plus. Ni comment on m’a sorti de la brasserie ni comment je me suis retrouvé chez moi dormant tout habillé dans la baignoire. Quelle belle journée. Je cherche à reconstituer l’après-midi du 11 juin.

06/06/2009

Cherche à sauver la planète

Chers amis, l'heure est grave. Notre planète se meurt. En cette veille d'élections européennes il est urgent de rappeler que notre vote doit être utile. Votons pour ceux qui prendrons des mesures intelligentes. Par exemple : exiger que les pilules de viagra soient peintes en vert pour que je ne les confonde plus avec les granulés bleus anti-limace. Economisons le carburant. Pourquoi aller en Bretagne pour manger des artichaux alors qu'on en vend chez Carrefour. Economisons le temps. Pourquoi certaines femmes se maquillent le matin pour se démaquiller le soir. Economisons notre salive. Pourquoi nos politiciens parlent-ils pour ne rien dire alors qu'ils seraient plus utiles s'ils rebouchaient les trous dans les routes. Economisons le papier. Pourquoi ne photocopierions-nous pas au bureau nos rouleaux de papier Q au lieu d'en acheter de nouveaux. Economisons l'énergie. Pourquoi ne pas avoir dans les immeubles de bureau des ascenseurs à horaire fixe plutôt qu'à la demande. Nous avons vécu le cul dans le beurre. Nous devons apprendre à nous asseoir sur de la margarine. Et apprendre les gestes qui sauveront la planète. Deux exemples : un petit besoin urgent ? Pas de gaspillage, allons pisser sur le jardin le plus proche, un jardin où poussent des poireaux, ça les fera grossir ; un gros besoin urgent ? Courons vers le tas de compost le plus proche pour l'enrichir plutôt que d'emmerder ceux qui se baignent à la plage. Nous devons châtrer les chiens et les chiennes en chaleur car la chaleur réchauffe notre planète. Pour mieux vous convaincre du danger du réchauffement climatique j'ai emprunté à un ami infographiste une photo d'une projection de ce que deviendra le tunnel sous la Manche dans quelques dizaines d'années si nous n'agissons pas. A l'avant-plan on distingue nettement, en blanc, les restes des belles falaises normandes. Pour éviter cela, votons pour la planète. 

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25/05/2009

Cherche à louanger le Roi

« Papa, c’est vrai que les facteurs suivent des cours par correspondance ? C’est le papa de Cédric qui le dit ». « Et oui, gamin, ça ne fait pas un pli, cachet de la Poste faisant foi ». « Mais, ils sont timbrés, alors, les facteurs, papa ? ». « Il ya pire, gamin. Bébert, le bon Bébert, notre roi qu’on voit en portrait sur les timbres, on lui lèche le cul, on le retourne et paf, en plein dans la gueule, pour que le timbre colle. Moi je n’ose pas, par respect. C’est pourquoi j’attache le timbre avec un trombone. La machine à timbrer tape sur le trombone, n’atteint pas le timbre et hop, mon correspondant reçoit ma lettre, un trombone et un timbre tout neuf ». « Mais, papa, c’est de la fraude ». « Non, gamin. C’est le respect. Je l’appelle Bébert parce que, lorsqu’il a du succéder à Baudouin, son frère adoré de tous, le palais lui a dit : ‘Majesté, il va falloir remplacer tous les sièges du palais marqués du B de Baudouin et faire broder la A de Albert’ et Albert a répondu : ‘Pas de dépenses inutiles, je signerai Bébert’. On me l’a dit au bureau, donc c’est vrai ».  (voor de nederlanstalige, Albert heeft gezegd : k’zal Beertje tekenen). Alors j’invite tous les belges à attacher leurs timbres à l’effigie du Roi avec un trombone. Vous ferez ainsi un cadeau à la planète : moins de papier, moins de colle, moins de salive, et les trombones sont recyclables de timbre en timbre.

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

12/03/2009

Cherche à éviter le vendredi 13

Demain c’est vendredi 13. Savez-vous que le vendredi 13 est le seul jour où il ne faut pas passer en-dessous d’une échelle quand, au-dessus de l’échelle, il y a un peintre, complètement saoul, qui se prend pour un batteur de groupe rock et qui entonne la Traviata en tapant du pinceau sur le pot de peinture. « To – ré – ador, ton - cul – n’est pas en or ». C’est ce que disent ceux qui ne croient pas au vendredi 13. Moi, j’y crois au vendredi 13 et aux 13 à table. C’est scientifiquement prouvé : quand on est treize à table il y en a toujours un qui meurt avant les autres.

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cul, or, 13, vendredi 13, peinture, pot, traviata |  Facebook |

07/12/2008

Cherche ce que fait St Nicolas

« Papa, pourquoi Saint Nicolas ne travaille que quelques jours par an ? Le reste de l’année il pourrait aider les mamans à torcher les culs des plus petits, tenir la main des enfants quand ils traversent sur un passage pour piétons, aider les papas à manœuvrer avec leurs caddys remplis de casiers de bière pour ne pas tout renverser dans un virage comme toi la semaine dernière ». « Mais, gamin, pourquoi cette question ? ». « Je dois faire une rédaction sur ce que fait Saint Nicolas durant l’année ». « Et dire qu’on paye des institutrices pour avoir de telles idées ! ». « Tu dis quoi, papa ? ». « Je dis que, si tu ne parles pas du caddy, tes idées sont excellentes, géniales ». « C’est pour ça que je suis ton gamin, hein, papa ». « Heuuu ».

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gamin, papa, cul, enfant, biere, redaction, caddy |  Facebook |

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

16/09/2008

Cherche à refroidir le téléphone

Salut les ami(e)s. Quelques jours sans « tûûût » pour laisser refroidir le téléphone mais les nostalgiques peuvent sélectionner « tûûût » dans les tags. En cas de pluie ça peut distraire. Et vous penserez à moi dans les bouchons, quand vous entendrez tûûût, tûûût, tûûût. Marrez-vous et, après, regardez la tronche des automobilistes à côté de vous. Alors là, c’est la crise de rire. Permettez-moi l’expression mais eux, le bouchon, on dirait que c’est dans le cul qu’ils l’ont. Je n’ai pas ce problème, je suis navetteur en train. Je sais que je n’ai pas la radio et les informations internationales. Mais, caché derrière mon sudoku, j’ai les infos régionales, mieux, locales. « Tu sais, la salope en mini-jupe qui monte en première classe parce que c’est le notaire qui lui paie son abonnement, et bien, je sais où elle habite. Il paraît qu’elle consulte chez elle. Quand le notaire est à l’étranger ». Mon problème : je ne suis pas propriétaire, je suis locataire du cinquième. Donc, je ne connais ce notaire que de nom et je ne connais pas ses périodes de séjour à l’étranger. Si vous pouviez m’aider je vous en serais reconnaissant.

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.

12/10/2006

Cherche cul lisse

J'ai lu sur la vitrine "Au p'tit chien". Ah, chouette, me dis-je en moi-même. J'entre : "Bonjour, je viens pour un test de la vue". "C'est quoi la race ?". "Quelle arrasse ?". "Monsieur, ici, c'est pour les chiens, waf waf, wouf wouf". "Mais c'est écrit Au p'tit chien et un Au p'tit chien, c'est pour la vue, non". "Non, non, un Au p'tit chien, c'est pour les chiens". "Ah, c'est fou ça, j'apprends tous les jours. Et je fais quoi, moi, pour ma vue ?". "C'est simple, monsieur, tenez, je vais vous l'écrire". "Merci". Je cherche un Au cul lisse.

11/10/2006

Cherche une bonne vision.

Je suis pratiquant de la boule. Non, non, pas la pétanque ni le coup de boule boule. Je suis visionnaire, j'ai et je fais avoir des visions dans ma boule de cristal. "Chère madame, que voyez-vous dans la boule ?" "Cher Maître, dans la boule, je ne vois rien, il y a trop de poussière sur la boule". "Ah non, pas vous aussi. Tout le monde me le dit. C'est parce que la boule de cristal est en plastique et le plastique est électrostatique". "C'est quoi ça, cher Maître". "C'est comme vous, la boule me dit : elle est trop statique". "Et c'est quoi, cher Maître". "Ca veut dire que pour maigrir, il faut bouger vot' cul au lieu de regarder des feuilletons télévisés en bouffant des tchips". "Mais, Maître". "Ah non, pas de familiarités. Appelez-moi Maître, pas Mèmètre, je ne suis pas le mèmètre à son chienchien qui le brobrosse". "Mais que dit la boule, Maître ?". "La boule dit que je dois aller chez Blokker pour en acheter une nouvelle". Je cherche une bonne vision dans ma boule.

26/07/2006

Vacances à la mère - 4 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd'hui, journée nostalgie. J'étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : "Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ?". "Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l'entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j'y porte les couennes de jambon et les croutes de fromage en tranche". "Jamais de fleurs sur sa tombe ?". "Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j'ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j'y connaîs rien, choisis ce que tu aimes bien". "Et alors". "Ben, heu, j'ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n'ai pas vu de qui". "T'es musulman, maintenant". "Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire". "Tu es encore plus idiot que lui, idiot". "Enfin, maman, papa c'est mon père". "C'est bien ce que je dis. Une fois il m'a eu : par surprise et par une belle soirée d'été. Résultat : toi". "Hé, hé, hé". "Et sur ma tombe, tu mettras quoi ?". "Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien". Maman n'a plus rien dit. Ouf.

18:29 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : salade, maman, fils, cul, musulman, vacances, papa |  Facebook |

13/07/2006

Cherche un paravent

Le W.C. est bouché, j'attend le plombier. Son répondeur téléphonique m'a dit "Je suis parti pour quinze jours, laissez votre message". Je lui ai laissé un message : "Bonjour, je suis bouché, depuis quand êtes-vous parti ?". Pas de réponse. J'ai installé un pot de chambre sur le palier mais ce n'est pas pratique. Chaque fois que quelqu'un débarque de l'ascenseur, je dois crier "Occupéééééé". J'en ai plein le cul. C'est à cause de mon médecin : je dois manger des fruits. J'ai fait une orgie de fruits. C'est fou ce que ça balaye l'estomac. J'ai déjà fait six noyaux de cerise. Je le sais, ça fait "ping" sur le pot. J'en ai mangé plus ou moins cinquante. J'attend la suite, sur le palier. Je cherche un paravent. D'occasion si possible.

07:58 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rencontre, plombier, ascenseur, cul |  Facebook |

16/06/2006

Cherche poste d'entraineur féminin

Je me suis enfoui de l'infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l'infirmière avait le dos tourné. J'ai rempli la seringue d'eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J'ai la seringue remplie dans le pantalon avec l'aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j'envoie un jet d'eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l'ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J'ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d'en face. Et pas n'importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d'entraîneur dans un club de footeballe féminin d'âge mûr.

08:51 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : sport, cul, chien, chiens |  Facebook |

18/04/2006

Cherche à vous revoir au supermarché

Vous étiez splendide, au supermarché, à la caisse douze. J'étais à la caisse huit, coincé entre le gros cul d'une mèmère à chachats et son caddy plein de barquettes, au thon, au poulet, au saumon, à la dinde, au foie de volaille, et une nerveuse qui me rentrait dans les fesses avec le sien. Pour attirer votre attention, j'ai crié miaou, miaou, miaouuu mais c'est la mèmère au gros cul de la caisse huit qui s'est retournée et m'a foudroyé du regard. "Monsieur, vous n'avez pas honte de vous moquer, si j'ai des chats, c'est parce que j'ai perdu mon mari.". "Si vous avez perdu votre mari, allez à l'accueil faire un appel". Le thon montait, elle était prète à dégoupiller la barquette et j'ai été sauvé par la caissière "Madaaaame, bonjouuuuur, vous avéééé votre carte de fidélitééééé ?". Snif, le temps d'emballer et vous étiez partie. Coupons la poire deux, la prochaine fois, tous les deux à la caisse dix, d'accord ?

22/03/2006

Cherche grossiste en accessoires pour vélo

Le gamin fait sa crise. Il dit que c'est à cause de moi que sa mère est partie, parce que j'allais toujours voir du cucul sur internet. Ce n'est pas vrai. Je déments catégoriquement. Jamais je n'ai vu du cucul quand le gamin est là. J'attends qu'il soit parti à l'école. Il s'est vengé, comme il dit, il a pris le couteau spécial côte à l'os et il a fait ploutch ploutch ploutch dans mes poupées gonflables. J'ai compté : il me faut huit cent dix-sept patchs pour pneus. Je cherche un grossiste indulgent et compréhensif pour me faire un prix de gros ou alors qui ferait une promotion du style la colle gratuite.

08:04 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ploutch, gamin, cul, internet, ecole, poupee, pneu, gros, colle |  Facebook |