21/09/2009

Bébé assume l'intérim - 9

To - ré - ador, ton - cul - n'est pas - en or, to - ré - ador. Coucou, c'est Bébé, Bag-in-Box, la nouvelle co(que)luche de Biglodion qui m'a nommée son intérimaire pendant sa cure de repos. Lui, il se repose. Je ne peux pas dire où il est mais vu la photo sur la carte postale que je viens de recevoir, il doit être passé dans (au moins) une cave à vin en Bougogne. Vu son écriture il a du écrire son texte après plusieurs dégustations. Je suis toute rouge, il m'appelle sa ballereine. Je n'ose y croire. Ou alors c'est une faute due au jus de la treille. Pendant ce temps là je répète. Toréador en garde, toréador, toréador, et songe bien, oui, songe en combattant, qu'un oeil noir te regarde, et que l'amour t'attend. Quand je répète je préfère chanter Toréador, ton cul n'est pas en or. De toutes façons le public n'y voit que du feu. Quand j'étais à la chorale nous devions chanter Let it be des Beatles. Nous avons toutes chanté Les p'tites billes, les p'tites billes, les p'tites biii-ii-illes.

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13/09/2009

Bébé assume l'intérim - 1

Bonjour, je m'appelle Bébé. Mon vrai nom est Bag-in-Box. J'assume l'intérim de ce blog pendant la cure de repos de son propriétiaire qui n'a plus de plomb parce qu'il les a pétés. C'est un drôle d'oiseau, ce type, il a du plomb dans l'aile et peut-être aussi dans ses dents carie a des trous dedans. Il n'a pas trente-deux dents comme tout le monde, il a vingt-six dents et six dehors. Comme il m'a prise au pied levé, je le lève. Car je suis danseuse au Vin Rouge, cabaret bien connu. Mon petit nom est Bébé, pour Bag-in-Box, mais je devrais en réalité m'appeler Bé, pour Bag, comme le compositeur qui a fait une petite fugue chez Maurane, et sans l'autre bé car je n'imagine pas que vous viendriez me voir si j'étais in-Box. Je sais, j'ai de grandes oreilles. Je les tiens de papa qui espionnait les faits et gestes des voisins à travers la paroi de notre HLM en gyproc. Avec papa, je fermais les yeux et il me servait de téléviseur. " Hé, ça y est, il la déculotte. Elle dit que son mari peut rentrer d'un moment à l'autre. Il répond qu'il s'en fiche puisqu'il est le médecin-conseil de la mutuelle qui vient vérifier la tuyauterie ". Ah oui, j'ai eu une enfance heureuse. A demain. 

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17/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (11)

Un an de petites annonces, ça se fête. Voici une des premières annonces, pour vous :

                                                

Cherche témoignages pour m’encourager.

 

« Depuis que je suis allé à un enterrement, je rêve que je suis curé et que je joue avec le bidule qu'on balance et qui fait de la fumée. Je pense que c'est un avion. Je le fais virevolter dans tous les sens, je lui fais faire des loopings jusqu'à ce que, paf, panne de moteur en plein ciel, à la verticale, il me retombe sur la tronche. Oufti, le cauchemar. Je cherche des personnes qui ont vécu un accident analogue pour m'aider à m'en sortir par leurs témoignages. »

20/10/2006

Cherche soutien psychologique (reprise du 15.02.06)

Depuis que je suis allé à un enterrement, je rêve que je suis curé et que je joue avec le bidule qu'on balance et qui fait de la fumée, vroum vroum. Je pense que c'est un avion, vroum vroum. Je le fais virevolter dans tous les sens, je lui fais faire des loopings jusqu'à ce que, paf, panne de moteur en plein ciel, à la verticale, il me retombe sur la tronche. Oufti, le cauchemar. Je cherche des personnes qui ont vécu un accident analogue pour m'aider à m'en sortir par leurs témoignages.

04/10/2006

Cherche Gérard d'urgence

"Maintenant, si un parent, un ami, veut dire quelques mots à notre cher défunt, voici le micro". "Gérard, tu nous a quitté". "Psiiit". "Sacré Gérard, tu ne viendras jamais à nos enterrments". "Psiiit". "Gérard, tout le service pleure mais je vois que suis le seul ici"."Psiiit". "C'est fini, oui, ces psiiit, bordel". "Mon bien cher frère, la douleur vous égare. Nous accompagnons aujourd'hui Amélie, 94 ans, à sa dernière demeure". "Mais alors, Gérard, où es-tu nom de dieu". "Pas de ça ici, mon fils, vous êtes dans une église". "Mais c'est moi qui ai les fleurs du service pour Gérard, nom de dieu de nom de dieu de nom de dieu". "Seigneur, bénissez ce pécheur et vous, rendez-moi le micro". "Attends, bonhomme, je n'ai pas fini. Amélie, bonjour. Et au revoir. Puisque le curé a dit que t'étais la-haut, peux-tu regarder vers ici et me faire savoir où est Gérard. C'est pas pour Gérard. Je m'en fous de Gérard. C'est pour les fleurs. Elles nous ont coûté la peau des fesses. Amélie, hou, hou". 

24/08/2006

Cherche à éliminer des merguez

Les toilettes étaient occupées, l'urgence devenait insoutenable, je me tortillais dans tous les sens, je suis allé dehors me soulager dans un vieux bac en fer. Je ne savais pas que c'était le barbecue du copain. Il n'a jamais su l'allumer. Moteur noyé. Le copain pestait. Quel redoutable pesticide quand il s'y met. Moi : "Heu, non, rien vu, j'avais le dos tourné, j'admirais tes hortensias, peut-être une averse très localisée, c'est la mode en ce moment". Les nanas invitées se sont évaporées les unes après les autres. Dommage, car après les huit litres de sangria améliorée gin-vodka, elles étaient à point. C'est pas comme les merguez. C'est dégueulasse des merguez crus. J'ai essayé de les fumer avec un briquet mais la graisse explose. Le copain pesticide déprimait, il voulait se pendre à sa ciboulette. Quelle idée, un effet secondaire de la sangria je suppose. Non mais, je l'en ai empêché, la ciboulette, pour moi, c'est sacré. Quand un curé fera ses hosties en omelette à la ciboulette, je retournerai à la messe. Content que je reste avec lui pour contempler le désastre, le copain m'a offert les huit kilos de merguez. Crus. Oui, crus, pas cuits. Je cherche quelqu'un chez qui il ne pleut pas et qui fait un barbecue pour refiler huit kilos de merguez. Sangria s'abstenir, uniquement pastis.