17/02/2010

Cherche un endroit tranquille

« Oh, mon fils ! Mais tu es tombé sur la tête. Tu m’offres un voyage dans ta voiture ! Au prix de l’essence, je ne te reconnais plus ». « C’est une diesel, maman, et c’est la voiture de la société ». « Tu es devenu fonctionnaire, mon fils ? ». « Non, maman, t’inquiètes pas, ils n’y verront que du feu ». « Tu sais, je vais te donner quelques conseils. Tu dois faire de plus petites pelures quand tu fais des pommes de terre, tu gaspilles. Freine, c’est un virage. Et tes chaussures, hein, tes chaussures, cela fait combien de temps que tu ne les as plus cirées, hein, on ne sait pas si ce sont des brunes ou des noires. Attention, ralentis, il va peut-être passer au rouge. Tu devrais changer de slip plus souvent, et mettre de dentifrice sur ta brosse à dent, tu vas attirer des mouches. Tu as vu ce camion, fais-lui une queue de poisson. Mon amie Lucienne dit toujours qu’il faut être hygiénique. Pour les toilettes, plus de papier journal découpé, du papier hygiénique, en rouleau, je t’expliquerai comment t’en servir. Non, je n’irai pas sur le siège à l’arrière, il faut que je sois devant pour te guider. Où va-t-on ? Tu ne t’es pas rasé ce matin. Moi je connais des mamans dont le fils se rase avant de les conduire à la campagne. J’ai pris du salami pour le pique nique. Parce que c’est moi qui t’offre le repas de midi. Ici, ici, arrête-toi ici, ce paysage me laisse sans voix ». « Ouf ».

24/09/2009

Chercehe à zexpliquer mes vaquances

« T’étais où, papa, pour tes vacances ? ». « Heuuu, gamin, je ne sais plus. C’était bien. On ne devait pas se laver parce qu’on recevait la douche froide collective le matin, la douche tiède collective à midi et la douche chaude collective le soir. Ce sont des psychologues avertis qui ont inventé ça. La douche froide du matin réveille et chasse les fourmis dans les jambes. La douche tiède de midi maintient éveillé et la douche chaude du soir fait dormir et permet de ne changer les draps qu’une fois par séjour. Des douches à l’eau de source, gamin. Je pouvais garder la bouche ouverte pendant la douche. Non seulement j’économisais le dentifrice mais, en plus, j’avais mon Apport Journalier Recommandé, mon AJR comme c’est écrit sur les pots de yaourt, en calcium, potassium, plutonium, atomium, géranium, uranium. Une cure de santé, gamin ». « Tu as des photos, papa ? ». « Des douches, non. On devait être tout nu, dans le plus simple appareil comme ils disaient, c-à-d sans appareil. Moi qui ne sais pas nager j’ai bu la tasse trois fois par jour. Pour faire des économies parce qu’au distributeur l’eau était payante ». « C’était pour quoi, l’eau, papa ? ». « C’est de l’eau pleine de vertus. Contre les rhumatismes, pour avoir de belles dents blanches si on gardait la bouche ouverte pendant les douches, pour faire circuler la circulation. Et l’eau avait même des vertus aphrodisiaques mais ça je n’ai pas testé ». « C’est quoi affreux disiaque, papa ? ». « Gamin, je viens de te dire que je n’ai pas testé, voyons. En plus le jet était tellement puissant que je n’aurais pas su lever le petit doigt ». « Papa, tu en oublies l’énigme du jeudi ». « Heuuu, disons, heuuu, dans quelle commune cette photo a-t-elle été prise ? Un indice : c’est en Europe ».

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02/05/2009

Tûûût n°38. Cherche les truffes

« Allo, le supermarché ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis malade ». « Ecoutez, monsieur, ici nous vendons du dentifrice, du sparadrap mais, si vous êtes malade, il vaut mieux voir un pharmacien ». « Mais, madame, je suis malade avec la dinde ». « Je vois. Madame est malade également ». « Mais non, je vis seul ». « C’est qui, alors, la dinde ? ». « C’est la dinde de noël que j’ai achetée chez vous, truffée aux truffes ». « Mais, monsieur, vous avez vu la date ! Vous la gardiez pour les grande vacances ou quoi ? » « Ben, non. Les copains ont préféré que j’aille chez eux plutôt qu’eux venir chez moi, à cause des doutes qu’ils ont sur mes talents culinaires ». « Soyons simple. Que s’est-il passé ? ». « La farce a explosé, madame. Il y a eu de la farce plein le coffre de ma voiture. Vous imaginez. De la farce truffée aux truffes ». « Vous n’aviez pas mis la dinde au congélateur ? ». « Plus de place, madame ». « Finalement, que voulez-vous ? ». « Faire actionner les assurances, madame, et la responsabilité du magasin ». « Monsieur, on ne laisse pas de la viande dans sa voiture, voyons ». « Je le sais, madame. Chaque fois que je le fais j’ai des mouches. Mais ici, c’est différent. Il y a vice de forme. J’ai retrouvé les morceaux de l’étiquette et nulle part ce n’est inscrit que la farce truffée aux truffes peut exploser si on la laisse dans sa voiture ». Tûûût, tûûût, tûûût. 

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

20/08/2007

Cherche à m'alléger

« Hé, que fais-tu ? ». « Les valises ». « Hé, ce n’est pas le jour du départ ». « Non, Gérard, mais je veux être prêt. Je vérifie que tout rentre dans les valises. Je n’arrive pas à bien replier mes vêtements alors ils prennent plus de place au retour qu’à l’aller ». « Lave toi les dents ». « Mais, Gérard, je me lave les dents tous les jours, été comme hiver ». « Lave les trois fois par jour, ainsi le tube sera vide et ce sera de la place gagnée dans tes valises ». « Dis, Gérard, je suis venu avec trois boîtes de 12 préservatifs, je ne les ai pas utilisés, tu crois qu’on peut jeter des préservatifs vierges ? ». « Je te les rachète ».

04/08/2007

Cherche les produits de bouche

« Dis, tu  m’écoutes ? ». « Heuuu, oui, oui, Gérard, je suis à toi comme la sardine est à l’huile ». « Il y a une fête des produits de bouche au village de vacances voisin, tu viens avec moi ? ». « Attends, Gérard, je vérifie ». « Tu vérifies quoi ? ». « C’est ok, Gérard, vas-y tout seul, il me reste assez de dentifrice pour terminer les vacances ».

03/07/2007

Cherche les bonnes soldes

Hé, ça y est, c'est fait, je vais partir en vacances. Gérard s'est occupé de tout : du choix de la date du départ, du choix de la destination, de la demande de congé au chef, du choix de l'hôtel, du choix de la météo pour avoir chaud. Un truc me tracasse : il a pris une demi-pension. Je ne sais pas comment ça marche. Devrons nous manger un jour sur deux ensemble ou lui un jour et puis moi le jour suivant ? Il me reste quelques jours pour me préparer : que prendre ? combien de slips ? combien de tubes de dentifrice ? un maillot, je n'en ai pas, je ne sais pas nager. Je vais aller faire un tour aux soldes.

08/01/2007

Cherche à sortir de la robe

« Monsieur Bill Godion est demandé devant les cabines d’essayage ».    « Avis à notre clientèle, monsieur Bill Godion a oublié son veston et son pantalon dans la cabine d‘essayage ».    « Allo, allo, monsieur Bill Godion est prié de venir reprendre les objets suivants : un pantalon contenant trois mouchoirs, six préservatifs et un porte-monnaie ; un veston contenant un trousseau de clefs, un portefeuille, un petit album avec des photos de femmes nues et une lettre d’amour dans une enveloppe non collée ».    « Haaa, une mariée qui pique ». « Chuuut, madame, chuuut, j’ai du me cacher ici parce que j’ai les jambes nues. Je ne suis pas encore rasé. Je rêvais que j’étais sous la douche et je suis sorti de la cabine d’essayage pour aller chercher le dentifrice qui, chez moi, est dans le tiroir avec les fourchettes ». « Vous êtes tout nu dans la robe de mariée ? ». « Pas d’affolement, madame, j’ai un slip ».