07/09/2009

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

21/05/2009

Cherche le dénouement

Je ne dors plus. On m’annonce que je dois être mûr pour enlever le plâtre. J’ai peur d’un massacre à la tronçonneuse. Je n’en ai pas mais j’ai déjà vu une tronçonneuse. Si j’éternue pendant le spectacle je serai transformé en rondelles, en carpaccio sans le parmesan, la roquette et le vinaigre balsamique. Mon Dieu, c’est ma dernière volonté : j’ai envie d’un carpaccio, un vrai. Un carpaccio en entrée. Après, un américain (steak tartare pour les français) frites mayonnaise. Trou normand à l’Eau de Villée et, ensuite, puisqu’il faut manger du poisson pour le phosphore, douze cuisses de grenouilles à l’ail. Attention : pas douze fois une cuisse mais douze fois deux cuisses. Pas des cuisses de grenouilles unijambistes. Une grenouille unijambiste ça tourne en rond, dzoing, dzoing, dzoing, comme moi quand j’essaye de me gratter avec mon plâtre à gauche quand ça chatouille au cou du côté droit. J’a dit au cou mais ailleurs c’est le même. Seigneur, j’ai honte de vous embêter avec mes petites histoires. C’est pourquoi je vous laisse le choix du dessert, avec une petite préférence pour une crème glacée à la vraie vanille surmontée d’un bon chocolat belge. Mon Dieu, le dénouement est proche. Donnez-moi la force de ne pas éternuer pendant la tronçonneuse.  

04/10/2006

Cherche Gérard d'urgence

"Maintenant, si un parent, un ami, veut dire quelques mots à notre cher défunt, voici le micro". "Gérard, tu nous a quitté". "Psiiit". "Sacré Gérard, tu ne viendras jamais à nos enterrments". "Psiiit". "Gérard, tout le service pleure mais je vois que suis le seul ici"."Psiiit". "C'est fini, oui, ces psiiit, bordel". "Mon bien cher frère, la douleur vous égare. Nous accompagnons aujourd'hui Amélie, 94 ans, à sa dernière demeure". "Mais alors, Gérard, où es-tu nom de dieu". "Pas de ça ici, mon fils, vous êtes dans une église". "Mais c'est moi qui ai les fleurs du service pour Gérard, nom de dieu de nom de dieu de nom de dieu". "Seigneur, bénissez ce pécheur et vous, rendez-moi le micro". "Attends, bonhomme, je n'ai pas fini. Amélie, bonjour. Et au revoir. Puisque le curé a dit que t'étais la-haut, peux-tu regarder vers ici et me faire savoir où est Gérard. C'est pas pour Gérard. Je m'en fous de Gérard. C'est pour les fleurs. Elles nous ont coûté la peau des fesses. Amélie, hou, hou".