10/05/2008

Cherche la fête des mères (9)

« Bon, recommençons. Pourquoi suis-je venue ? ». « Ben, heuuu, maman, tu es venue, heuuu, je ne sais pas moi, tu es venue, heuuu, par hasard ? ». « Non ». « Heuuu, parce que ton taxi a pété un pneu devant la porte ? ». « Non ». « Heuuu, parce que tu n’as plus rien dans ton frigo ? ». « Non ». « Maman, je ne trouve pas. Pourquoi tu ne dis pas jésus marie machin comme d’habitude ? ». « Ils m’ont abandonné ». « Ah, les salauds. C’est qui ? Je vais aller leur dire deux mots. Je les connais ? ». « Jésus Marie Joseph, il est pire que je ne pensais. Dis, tu as été enfant de chœur, non ? Et ça te rappelle quoi ? ». « Heuuu, je faisais dingueling quand le curé disait vas-y p’tit con. Et aussi le vin blanc. Ah le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles, que les femmes sont belles, du côté de Nogent. Chef, un p’tit verre on a soif, chef un p’tit verre on a soif, il est des nôôôtres ». « Dis, idiot, tu as bu avant mon arrivée, n’est ce pas ? ». « Heuuu, oui ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Je te demande pourquoi ». « Heuuu, vois-tu, maman, les grands artistes, avant d’entrer en scène, et bien, ils boivent un coup ». « Parce que tu te prends pour un artiste, peut-être ». « Ben, non ». « Alors, pourquoi ? ». « Ben, heuuu, pour être joyeux lors de ta visite ».