15/08/2010

Robert à la chasse

« Salut, Robert » ? « Robert ? ». « Suis ici, vas m’attendre dehors, je viens d’y arriver de justesse, je t’appellerai quand j’aurai fini ». « Pas question, Robert, je suis et reste à tes côtés ». « C’est pour mon intimité, idiot. On entend tout dans cette chambre ». « Oulaaah, je l’entends bien que tu es aux toilettes et que tu as fini. Je viens d’entendre la chasse ». « Ce n’est pas la chasse, idiot, c’est moi. Vas m’attendre dehors ». « Oulalaaah, Robert, j’ai déjà entendu la cascade de Coo et la chute de Montmorency, mais ce que je viens d’entendre, ça mérite le guide des records  ». « Vas m’attendre dehors ». « Dehors il pleut, Robert, je vais être mouillé. Ici, j’ai de l’animation, de la distraction. Dommage que je n’aie pas pris mon enregistreur ». « Vas m’attendre dehors ». « Quoi, tu n’as pas fini ? Tu vas faire un bis ? ». « Vas m’attendre dehors ». « Robert, si je sors je ne reviens que demain ». « C’est bien ce que j’espère ». « Heuuu ».

13/06/2009

Cherche mon bonzaï

Pour avoir plus facile pour l’arroser j’avais mis mon bonzaï sur le couvercle de ma poubelle à pédale qui se trouve sur le balcon au cinquième. Une distraction, un réflexe stupide, un coup de pédale intempestif et hop, j’ai vu passer devant moi le premier bonzaï de l’espace. J’ai crié « Reviens, reviens » mais il était déjà trop loin, il ne m’entendait pas. « Ah le con, ah le con, ah le con » me répétais-je sans cesse, me parlant à moi-même. Je ne savais que répondre devant cette évidence. Banzaï, un bonzaï kamikaze. Si vous voyez passer un bus surmonté d’un bonzaï alertez-moi, c’est le mien. D’avance merci.

26/09/2008

Cherche à me guérir de la distraction

L’autre jour je m’enduis de mousse à raser et hop, plus moyen de me souvenir où j’avais déposé le rasoir. Je cherche partout, même dans le tiroir à couverts de la cuisine puis, comme d’habitude, je ne me rappelle plus ce que je cherche. Arrivé au supermarché, une petite fille s’écrie : « Maman, là, Saint Nicolas ». Je me retourne brusquement pour le voir et hop, je me retrouve assis dans le caddy d’une dame âgée, plus vieille que les pilues âgées qu’il faut rapporter quand la lampe de poche n’éclaire plus. Et oui, ça aussi c’est idiot. Je lis en cachette, le soir. J’oublie que je vis seul et que j’ai une lampe de chevet. Mais il paraît qu’on peut gagner un voyage si on rapporte ses pilues âgées. Je vais sûrement gagner parce que j’oublie d’éteindre ma lampe de poche. Surtout que je laisse tomber ma lampe de poche en m’endormant. J’oublie que j’ai mis le pot de chambre avec  de l’eau de javel près de moi. Je fais ça parce que je vais bientôt apprendre à nager, pour m’habituer à l’odeur de la piscine. Bref, comme dit mon savon à vaisselle, j’ai du payer le contenu abîmé du caddy. Le garde de la sécurité du supermarché a même voulu que je rembourse la mousse à raser. Or, je peux le jurer comme les scouts, la dame n’était pas rasée. Je n’ai pas vu sa moquette mais sa moustache. Ah oui, j’oubliais ceci. J’ai aussi oublié de dire qu’en tombant dans le caddy je suis tombé sur douze œufs. C’est en voulant sortir de la voiture que j’ai fait un trou dans le siège avant. Le tissus était collé à mon derrière. On dit que les trous noirs sont troublants mais rouler en voiture avec un napperon sur le siège ça fait bizarre. J’ai aussi oublié autre chose mais je ne m’en rappelle plus.