30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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24/03/2009

Cherche mes blancs de poireau

J’ai l’habitude, quand j’achète des poireaux, de les mettre dans le sac avec le blanc au-dessus pour le garder bien frais. Je pense que le drame s’est passé quand j’ai pris l’ascenseur. La porte s’est refermée vite et scroutch, quand j’ai déballé mon sac je n’avais plus que les côtés verts. Les poireaux, c’est comme les femmes qui se font bronzer sur la plage, c’est le blanc qui est le meilleur. Je me demande d’ailleurs pourquoi on vend aussi le vert. C’est comme les couennes sur un jambon. Des couennes à 15,98 euros le kilo. Des couennes que je dois jeter du cinquième, le soir, alors que j’ai sommeil. Pour les couennes, pas de problème, il y a des chats dans le quartier. Mais pour les verts de poireaux, hein ? Pour ne pas encombrer mon sac poubelle je vais aller les planter dans le parc communal. Les passants vont croire que la commune a planté des glaïeuls. Reste mon problème : mes blancs de poireaux. Où sont-ils ? Aidez-moi à les retrouver. Le gamin a entamé une grève de la faim après 17 jours de raviolis sauce tomate. Il menace de se faire adopter par des pakistanais qui mangent avec leurs doigts. A mon avis c’est du chantage pour ne pas se servir des couverts. J’abrège : si vous avez trouvé des blancs de poireaux contactez-moi.

07/12/2007

Cherche à réparer le drame

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Ecoute, Gérard, il m’arrive une aventure incroyable ». « Ah bon, tu es arrivé à planter un clou sans faire de trou dans le mur ? ». « Incroyable, Gérard, incroyable. Saint Nicolas m’a écrit ». « Ah bon, il t’a écrit ? ». « Oui, sur un bout de papier glissé sous la porte. Je te lis : Arrêtez de faire pouêt pouêt sur la poitrine de votre voisine de palier quand elle vous ouvre la porte ou je vous donne un coup de crosse. (signé) Saint Nicolas ». « Ah bon. Et alors ? ». « Ben, heuuu, le drame, Gérard ». « Tu as encore fait pouêt pouêt ? ». « Non, Gérard, j’ai oublié de préparer le cadeau du gamin ». « Aïe. Ton gamin est là ». « Aujourd’hui il est chez sa mère pour la Saint Nicolas ». « Tu connais ce qu’il va avoir ? ». « Une voiture avec les portières qui s’ouvrent et une attache-remorque pour y mettre une caravane ». « Et chez toi, c’est quoi ? ». « La caravane ». « T’es sauvé, mon vieux. Ton gamin aura d’abord la voiture et puis la caravane ». « Gérard, tu es génial ».

21/03/2006

Cheche aiguilles à tricoter

C'est un drame. J'avais promis un nouvel hamster au gamin, vu qu'on en perd beaucoup. Le vendeur a dit "Je n'en ai plus. Vous les mangez ou quoi?". Pour le calmer, le gamin, pas le vendeur, j'ai acheté six souris blanches. Nous sommes rentrés tous les huit à la maison et nous avons mis les six dans la cage à hamster. Erreur. J'aurais dû y penser. Les souris sont plus petites que le hamster. Elles sortent de la cage entre les barreaux. J'ai appelé à l'aide à Guantanamo mais on m'a répondu en étranger. Je ne connais pas un filet d'américain. J'ai passé une demi-nuit blanche car, à 04 heures du matin, j'ai abandonné de les remetre à chaque fois dans la cage. J'achète six souris et j'en ai rattrapé huit cents dix-huit. C'était la pèche miraculeuse, la multiplication des croissants, la génération spontanée. J'ai l'air de rigoler mais en fait, mes nerfs craquent. Des souris blanches, avec une tête blanche, avec une queue blanche et avec des yeux rouges, la nuit, c'est effrayant, on dirait de petites voitures qui reculent. Je m'imaginais avec un képi et un sifflet en train de faire l'épouvantail à automobilistes place Meyser à l'heure de pointe. Au petit matin, je n'en ai plus vu qu'une. Elle faisait du nettoyage, elle mangeait un pop-corn qui avait dû rouler sous un meuble. Je me suis énervé. Quand le gamin m'a vu brandir la tapette à mouches, il a hurlé qu'il allait aller se plaindre chez le juge des enfants. C'est à ce moment que le génie s'est réveillé en moi. Je vais doubler les barreaux de la cage du hamster avec des aiguilles à tricoter. Mais je n'en ai pas, je ne sais pas tricoter et je garde mes chaussettes jusqu'à trois orteils qui dépassent. Plus, c'est inconfortable. Je cherche donc des aiguilles à tricoter, de 62 centimètres (c'est la longueur de la cage à Kiki) et de 38 centimètres (c'est la largeur).