16/08/2010

Cherche à distraire Robert

« Salut, Robert. Quoi de neuf ? ». « Rien. Je te l’ai déjà dit : je suis en clinique pour des examens, pas pour me faire soigner ». « Bon, ne te fâche pas, Robert. C’est mortel ici. Je te pose des questions pour tuer le temps. Sans ça je me croirais dans une mortuaire. Il n’y a que ta tête qui dépasse du linceul. Tiens, je ne vois pas ton voisin de chambre. Il est mort ? ». « Il passe un examen ». « Dis donc, Robert, vous passez les examens un par un ici ! S’ils faisaient pareil dans les écoles et au baccalauréat les examens prendraient six fois plus de temps que les études ». « Ici, môssieur, chaque cas est individuel. On s’occupe de personnes, pas d’un troupeau ». « Robert, alors pourquoi les infirmières t’appellent le 203A ? ». « Parce que je suis un agent secret et que c’est mon nom de code. La réponse te convient ? ». « En partie, Robert. Pourquoi tout le monde ici sait que tu es un agent secret et t’appelle par ton code secret ? ». « Dis, tu es toujours fumeur, toi ? ». « Oui, Robert. Pourquoi ? ». « Vas fumer une cigarette, ou deux, ou trois. La salle fumeur est devant la porte d’entrée, au grand air. Ce sera bon pour tes poumons, le grand air ». « J’y vais, j’y cours, j’y vole, Robert ». « Dis, ne t’inquiète surtout pas. Quand tu auras fini ton paquet la porte d’entrée sera fermée car l’heure des visites  sera terminée. Alors je te dis déjà : A demain ». « Heuuu ».

 

Robert est présent sur le blog depuis le 31.07.10. A demain.

10/07/2010

Cherche d'où vient l'odeur

« Papa, ça pue dans la cuisine, ça sent les patates brûlées ». « Je sais, gamin, c’est l’eau des patates qui bout, qui déborde et qui se répand sur la cuisinière. La cuisinière chaude fait évaporer l’eau et brûle les bouts de patate qui se sont échappés lors de l’ébullition. C’est un phénomène naturel, gamin, comme le réchauffement climatique ». « Mais, papa, ça pue. Fais quelque chose ». « Ouvre la porte-fenêtre qui donne sur le balcon. Comme ça, gamin, si l’odeur de patates brûlées te dérange tu auras celle des gaz d’échappement. Tu y es habitué. Moi pas ». « C’est quoi tes odeurs préférées, papa ». « Heuuu, l’odeur du lait qui sort du pis de la vache, l’odeur de la lavande mais pas dans le savon ou le nettoyant pour la vaisselle, la vraie lavande qu’on trouve dans le parc communal. Mais, gamin, il faut bien choisir sa lavande. Celles du bord sentent le pipi de chien. Il faut marcher dans les parterres pour s’y vautrer à plat ventre et humer le Sud. Mais attention, gamin. Il ne faut pas bouger. Un jour, je m’étais allongé ventre contre terre dans le parterre de lavandes du parc, j’avais les jambes qui battaient de l’aile en l’air et je criais : ‘Ah, je jouis, je jouis, je jouis’ quand une patrouille de policiers qui surveillait les éventuels pédophiles à la sortie de l’école près du parc m’a pris en flagrant délit ». « Et alors, papa ? ». « Commissariat, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Sauvé par une femme, gamin. La commissaire s’appelait Delphine et elle, elle a compris qu’un homme pouvait aimer les fleurs ». « Tu lui dis quoi, à cette madame Delphine, papa ». « Merci ».

30/05/2010

Cherche le bulletin

« Gamin, n’est-ce pas le jour du bulletin intermédiaire ? ». « Oui, papa ». « Et que fait un gamin le jour où il a reçu son bulletin ? ». « Il dit qu’il l’a oublié à l’école, papa ». « Gamin, sans contrepet, si tu ne me montres pas ton bulletin j’entreprends des fouilles curieuses dans ton cartable ». « Et avec contrepet, papa ? ». « Des couilles furieuses, gamin ». « Ni l’un ni l’autre, papa. J’ai mon bulletin ». « Montre ». « Papa, tu me traduiras ce qui est écrit, j’ai lu mais je n’ai rien compris ». « Ne présente aucune appétence génétiquement manifeste pour le travail scolaire et se montre réfractaire à tout type de dépense d’énergie intellectuelle qui lui semble inutile. Gamin, je n’ai pas tout compris non plus, sauf ton côté génétique. Madame n’a pas fait de commentaires ? ». « Elle a simplement dit : Tout à fait son père ». « Mais c’est génial, ça, gamin. Félicitations ».

16/05/2010

Charles Trenet

« Papa, tu connais ‘La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs’ ? ». « Charles Trenet, gamin ». « Papa, c’est la mer ou la merde qui danse le long des plages ». « Pourquoi cette question, gamin ? ». « A l’école on a vu un film sur la pollution dans les golfes qui, avant, étaient clairs ».  « Gamin, tu as raison, c’est de la merde, c’est normal, il y a de plus en plus de travailleurs qui se font chier au boulot ». « Mais, papa, il y a de moins en moins de travailleurs qui ont du boulot, ça devrait s’équilibrer ». « Tu as raison, gamin, les golfes devraient être clairs. L’eau de la mer du nord aussi ». « A propos, papa, tu m’as promis un filet pour la pêche à la crevette pour aller à la plage si j’avais un beau bulletin. Je préfère autre chose ». « Heuuu ».

30/03/2010

Cherche à le soulager

« Allo, monsieur le directeur de l’école ? ». « Oui, j’écoute ». « Je vous téléphone pour dire que le gamin n’est pas bien et ne peut pas aller à l’école aujourd’hui ». « Bien, je prends note. Et qui est à l’appareil ? ». « C’est papa ». Tûûût, tûûût, tûûût. « A qui téléphonais-tu, gamin ? ». « A l’école, papa, pour dire que je savais pas y aller parce que j’ai la chiasse ». « Mais, gamin, je ne t’ai pas encore vu une seule fois à la toilette aujourd’hui ». « Je sens que ça va venir, papa ». « Et tu vas manquer tes cours, gamin ! ». « Ce n’est pas grave, papa, aujourd’hui il n’y a pas cours ». « Ah bon ! ». « Non, papa. Aujourd’hui c’est la journées des interros ». « Heuuu ».

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allo, papa, gamin, ecole, chiasse, tuuut, toilette |  Facebook |

30/01/2010

Cherche les carottes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Gamin, où sont les carottes que je dois cuire pour le repas de midi ? ». « A l’école, papa ». « Quoi, des carottes à l’école. Elle se les met où ta maîtresse ? Elle se prend pour le tunnel sous la Manche ? ». « Papa, demain avec l’école on va visiter une ferme. Avec des veaux, vaches, cochons, couvées et des lapins. Madame a demandé d’apporter un peu de nourriture ». « Et tu trouves que quatre carottes c’est un peu de nourriture ! Gamin, c’étaient nos légumes pour deux jours ». « Papa, madame a dit que les agriculteurs vont de pis en pis et qu’il faut les aider ». « Avec les vaches peut-être, ils n’arrivent plus à faire leur beurre avec leur lait, mais avec des lapins ! Aller de pis en pis avec des lapins, non mais, on aura tout vu. Sais-tu que le pire mois pour les agriculteurs c'est le mois de février parce qu'ils n'ont que vingt-huit jours pour se plaindre. Tu dois rayer ces idées reçues d’une traite, gamin. Les agriculteurs, s’ils écossaient leurs petits pois, ils pourraient vendre des kilts et des plaids à carreaux ». « Papa, on mange quoi ce midi ? ». « Raviolis, gamin ». « Ah ». « Oui, et sans carotte dans la sauce ».

07/09/2009

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

13/08/2009

Cherche une monoplace

Bonjour. Je vis seul. Triste. Au cinquième étage avec une voisine de palier invivable. Je vis de raviolis en boîte quand j'arrive à ouvrir la boîte. Le gamin vient me voir quand je lui dis au téléphone que j'ai acheté des bonbons; Les chauffeurs de bus font grêve pour un oui pour un non, quels fainéants. L'ascenseur ne s'arrête plus au cinquième et je dois aller jusqu'au sixième et descendre un étage dans les escaliers avec le caddy du supermaché. A chaque marche je perds des marchandises : les oeufs, les tomates, le ketchup,et je roule dessus. C'est horrible. Il y en a plein les murs. J'ai tout nié quand la police scientifique est venue pour identifier les corps. Quels cons, ils cherchaient le rhésus du ketchup. Egalité avec les conducteurs de bus wallons. On devrait engager des polonais. Eux, ils travaillent. La porte de mon four à micro-ondes ne ferme plus. C'est pas bon des raviolis froids. Même avec du fromage râpé. Quand c'est râpé c'est comme quand le gamin attend son bus pour aller à l'école et que les cons font grêve. Vivement les polonais, ou les croates, ou les sénégalais pour être dignes de conduire nos bus. La dignité et le respect des autres, c'est important. Il y an a qui l'ignore, honte, ce sont des belges. J'espère que les conducteurs de bus belges ont de l'humour parce que je dois prendre le bus tous les jours pour aller à la gare prendre le train, puis le métro, puis la marche à pied. Quelle vie de con. Il me faut autant de temps pour aller au boulot et en revenir, quand il y des bus, que pour faire semblant de travailler au bureau. Marre, j'en ai marre, je m'achète une monoplace. J'en ai déchiné une sur internet. J'ai besoin de conseils. A votre avis, est-ce une bonne affaire .   

Film1 115 - Copie

18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

26/06/2009

Cherche à disculper le gamin

« Alors, gamin, as-tu reçu tes résultats scolaires ? ». « Oui, papa ». « Et alors ? ». « J’ai un échec en religion ». « En religion ! Mais je t’avais fait répéter : Jésus, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons. Tu as eu un trou de mémoire ? ». « C’est à cause des autres, papa ». « Quels autres, gamin ? ». « Les rois mages, papa ». « Mais, gamin, je t’avais dit d’écrire leurs noms à l’intérieur de la ceinture de ton pantalon ». « Je l’ai fait, papa, même que ce n’était pas facile de relire les noms pendant que madame interrogeait ». « Explique-moi, gamin ». « Le premier, c’était Gaspard ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente de ma réponse. Le deuxième, j’ai lu Balthazar dans mon pantalon et j’ai dit Balthazar à madame ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente. Pour le troisième j’ai lu dans mon pantalon et j’ai répondu Benetton. Madame n’a pas été contente ». « Gamin, j’irai dire à madame que j’ai eu une mauvaise idée ».  

16/06/2009

Cherche un grand balcon

 Pour faire plaisir au gamin, j'ai acheté sur e-Bay une maquette grandeur nature du vaisseau spacial Soyouz et, si le mode d'assemblage est précis, j'espère avoir monté le vaisseau spacial pour le jour où il reviendra se l'école avec un bon bulletin de réussite de son année scolaire. Pour que la surprise soit complète je cherche sur e-Bay un casque rouge avec le marteau et la faucille dessinés dessus. Pour faire plus vrai. Quand le gamin reviendra de l'école avec son bulletin, je serai sous le casque aux commandes du vaisseau spacial et je crierai "Ici, l'espace, bonjour la terre. Le gros problème est que, d'après l'annonce, la maquette du vaisseau spacial est cinq fois plus longue que la longueur du balcon, seul endroit disponible de l'appartement si je rentre le bonzaï à l'intérieur. Je cherche un balcon, très long, que je pourrais fixer au mien, trop petit, pour y construire la maquette de vaisseau spacial qui va m'être livrée. Voici le descriptif de mon achat. Il y a urgence, on me le livre demain sur le trottoir.

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20/05/2009

Cherche à éviter la fête

« Papa, j’ai raconté à l’école ce que tu m’as dit hier. Ils ont ri tellement bruyamment que le directeur est venu voir ce qui se passait parce qu’on dérangeait les autres classes. A la récré on a essayé de faire ce que tu as dit en faisant le bras cassé et en retirant nos pantalons et le directeur s’est fâché. Mais toi tu es devenu un héros ». « Pour ton institutrice aussi ? ». « Je sais pas, papa. Mes copains demandent que tu viennes mimer comment tu fais à une main dans les toilettes ». « Ah, gamin, ce sont des moments de grande solitude, surtout quand on s’aperçoit trop tard qu’il n’y a plus de papier ». « Tu viendras, papa ? On te donnera une chaise percée de l’école gardienne». « Non, gamin, non, pas à cul tout nul devant ton institutrice ». « Tu n’as qu’à garder ton slip, papa. Madame a dit que si c’était comique on te demanderas de le faire sur scène à la fête de l’école ». « Pourquoi pas à la starac tant que tu y es. Je chanterais ‘Viens, viens, ma brûûûne’ a capella. Et puis, j’espère bien que je n’aurai plus de plâtre le jour de la fête de l’école. Si c’est le cas, je demande qu’on me plafonne le reste et je fais don de mon corps au musée Grévin. Donc, c’est non ». « Et qu’est-ce que je vais dire à madame, papa ? ». « Tu n’as qu’à lui dire que j’ai dit que ce n’est pas par le derrière que nous ferons plus ample connaissance ».    

17/05/2009

Cherche à passer un bon dimanche

« Papa, c’est dimanche. Je peux aller sur le balcon jouer au golf miniature que les cloches m’ont apporté à Pâques ? ». « Gamin, je te répondrai quand tu auras rangé l’aspirateur et son tuyau ». « Pourquoi, papa ? Tu veux inviter ma madame de l’école ? ». « Gamin, tu lis dans les pensées, maintenant ? Si oui, dis-moi ce que tu vois dans mes yeux ». « Je vois la grosse paire de lolos de madame ». « Gamin, tu te trompes, c’est sur le frigo que j’ai mis des tas de nénettes aux gros nénés. Même que, lorsque j’ouvre le frigo, je ne sais plus ce que j’allais y chercher ». « Papa, tu devras t’en séparer si ma madame vient ». « Pourquoi viendrait-elle, ton institutrice, gamin ? ». « Elle nous a dit qu’il faut aider les pauvres d’esprit, les esseulés et les grabataires et que, avec ton bras dans le plâtre, tu étais un bon exemple parce que tu fais partie des trois catégories ». « Heuuu. Elle compte venir quand, ta madame, gamin ? ». « Je ne sais pas, papa, mais elle a dit que le vrai don c’est quand l’autre ne s’y attend pas ». « Gamin, range l’aspirateur, descend les assiettes et les casseroles qui sont dans l’évier à la cave, tire la chasse dans les toilettes et utilise ce que tu appelles le changement de vitesse pour brosser la cuvette, ramasse le paquet de pâtes qui s’est ouvert quand je l’ai sorti de l’armoire, fais un tas avec toutes les factures et mets le tout sous mon oreiller, change l’eau de Maurice le poisson rouge et la litière des hamsters, mets du savon de vaisselle dans les soucoupes des plantes pour parfumer l’appartement au citron. Pendant ce temps-là je vais me raser, m’extraire de mon pyjama pour enfiler une tenue décente et me mettre du spray à la lavande sous les aisselles. Gamin, si ta madame débarque à l’improviste dans son rôle de bonne sœur, il faut que tu sois digne de ton papa. Compris. Exécution ».

16/05/2009

Cherche l'institutrice du gamin

« Papa, on a parlé de toi à l’école ». « Gamin, je la connais. Un ardoisier est venu parler de son métier, c’est ça ? ». « Pourquoi tu dis ça, papa ? ». « Parce qu’un ardoisier parle de toit. Je le sais depuis mon service militaire. Je me suis fait avoir par des copains de chambrée. Alors, pour bien me faire voir de l’adjudant-chef, je lui ai dit – On a parlé de vous, chef. – Ah bon. Qui ça. – L’ardoisier, chef ». « Et alors, papa ? ». « J’ai été de corvée épluchage des patates pendant une semaine. Mais pourquoi a-t-on parlé de moi à l’école, gamin ? ». « Tu as été cité en exemple, papa ». « Ah, enfin, mes qualités sont reconnues par ton institutrice ». « En exemple à ne pas suivre, papa ». « Comment ça, gamin ? ». « A la question ‘Que fais votre papa ?’ j’ai dis que tu avais fait un vol plané en trébuchant sur le tuyau de l’aspirateur ». « Et alors, gamin, je me suis relevé, non ! C’est de l’héroïsme ». « Madame a dit que tu étais un bel exemple de malpropre qui laisse traîner ses affaires et qui s’en mord les doigts ». « Gamin, c’est quand la prochaine réunion de parents ? ».

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

03/03/2009

Cherche la grossesse

« Papa, explique-moi ce qu’est une grossesse ». « Heuuu, une grossesse, heuuu. Disons qu’une négresse est la femme d’un nègre et que la grossesse est la femme d’un gros. Vas jouer, gamin, je dois terminer mon sudoku avant de réchauffer la boîte de raviolis ». « Papa, demain il y a interrogation à l’école. Aujourd’hui on a appris les perzamotoïdes qui jaillissent en feu d’artifice pour faire le marathon, qui rament avec leurs queues pour gagner l’euromillion et dont le premier aura la grossesse. C’est Cédric qui a dit ça. Demain, c’est à moi d’expliquer la grossesse, papa ». « Téléphone à ta mère, gamin, mais ne dit pas que c’est moi qui te l’ai dit ».   

08:14 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : papa, ecole, gamin, grossesse |  Facebook |

06/01/2009

Cherche l'utilité du bonnet

« Papa, je ne veux plus aller à l’école ». « Gamin, mon fils à moi qu’ouis-je, qu’entends-je, qu’acoustiquai-je ? Si tu ne vas pas à l’école tu devras faire de la politique et tu seras la honte de moi ». « Papa, je ne veux plus aller à l’école avec le stupide bonnet tricoté surmonté d’une ridicule boule de laine ». « Gamin, tu devrais avoir honte. C’est un bijou de famille. C’est ma maman à moi qui l’a tricoté, avec ses mains, au lieu de regarder la télé bêtement ». « Papa, tu m’as toujours dit que ta maman n’a jamais eu la télé ». « Heuuu, oui, mais elle aurait pu faire du french cancan, du scrapbooking, nourrir des chats et elle fait quoi, hein ? Un bonnet, un bobo, un pinnemouche, avec le pompon ». « M’en fous. Je ne vais plus à l’école avec ça ». « Ah bon. Et tu vas mettre quoi sur ta tête ? ». « Un casque ». « Un casque ? Tu veux un casque ! ». « Oui. Et aussi la mobylette ». « Heuuu ».

29/10/2008

Cherche la Toussaint pour Monmon

Pour la Toussaint, sur la tombe de  mon Monmon, j’ai mis une boîte de cassoulet. Il avait horreur des fleurs coupées. Lui, il aimait le cassoulet, avec beaucoup de haricots, parce qu’il était champion pétomane et qu’il amusait les gens lors des mariages et des fêtes d’école. Je suppose que, là-haut, ça doit péter ferme. Alors je lui ai amené du carburant. Une boîte. Date de péremption dans plus de deux ans. J’ai lu l’étiquette, il n’y a que de bon, rien d’italien, pas de mozzarella. Monmon, si tu m’entends, fais nous un gros orage, je saurai que c’est toi.

17/09/2008

Cherche à marchander

« Gamin, debout, c’est l’heure. Mais, gamin, où es-tu ? Je suis livide de voir ton lit vide ». « Coucou, papa, il y a longtemps que je suis éveillé, moi. C’est normal, papa, je ne suis pas allé sur l’ordinateur jusqu’au milieu de la nuit, moi. Je n’ai pas bu de bières, moi. Et je n’ai pas ronflé, moi ». « Gamin, je te donne un euro si tu ne racontes ça à personne, d’accord ? ». « Je réfléchis, papa. Et je trouve que me taire vaut bien un euro par capsule de bouteilles de bière ». « D’accord, gamin, tu auras deux euros ». « Papa, j’ai compté sept capsules, trois dans la poubelle et quatre à côté ». « D’accord, gamin, tu auras trois euros ». « Papa, si tu marchandes, je te dis que les capsules à côté de la poubelle comptent double ». « Coupons la poire en deux. Disons quatre euros, gamin. D’accord ? ». « Hé, je ne l’avais pas vue celle-là. Regarde, papa, il y a une capsule dans le bonzaï. Celle-là elle compte triple ». « Gamin, tu sais compter jusque combien ? ». « Jusque dix, papa ». « Dix euros, gamin, c’est mon dernier mot ». « Bon. Dix euros, papa. Mais demain je demanderai à madame à l’école si tu ne m’as pas roulé ». « Heuuu ».

10/09/2008

Cherche à me débiner

« Papa, demain soir tu dois aller à l’école ». « Mais tu es fou, gamin, j’ai fini mes études depuis longtemps ». « C’est pour le catéchisme, papa ? Il y a un papier dans mon journal de classe. Tiens, le voilà ». « C’est encore pour demander des sous, je suppose. Ou pour annoncer un congé pédagogique. Ou pour augmenter le prix du repas de midi. Ou pour tenir un stand à la fête de l’école. Ou pour annoncer une grève spontanée des enseignants. Ou pour demander de laisser les poux à la maison ». « Mais non, papa, c’est pour le catéchisme. Lis, papa ». « Bon, je lis : Chers parents, nous vous invitons à nos soirées thématiques. Cette semaine, ‘ Jésus marche sur l’eau ‘. La semaine prochaine, ‘ A la recherche de Jésus ‘. Je n’irai pas, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Je ne sais pas nager, gamin ».

06/09/2008

Cherche une autre école

Déception. On m’avait dit qu’il y aurait de nouvelles institutrices à l’école du gamin. Faut s’entendre sur les mots, hein. Nouvelles tronches, d’accord. Mais question compteur kilométrique, on frise les cent mille kilomètres. Le type qui photographie ça et qui l’envoie sur son site porno fait faillite. Quand je vais rechercher le gamin à l’école, j’ai envie de dire : « Bonjour, mère supérieure », ou « Comment se porte le club des trois fois vingt » ou « La pension, c’est pour bientôt ». Déçu, déçu, déçu,  je suis déçu. Le gamin, lui, il est ravi : ‘Elle est très gentille, on dirait une mamy’. Fils de con. Une mamy ! Est-ce que j’ai une tronche à me mamyfier. Avec des bandelettes, comme les égyptiens. Non mais ! Je connais les égyptiens. Ils marchent de travers en faisant coucou avec les deux bras et ils ne te regardent même pas. Non mais, tu imagines une croisière sur le Nil avec des égyptiens qui courent sur les verges des rabbins, heuuu, sur les berges des ravins en faisant coucou avec les bras et en regardant droit devant eux. Non mais, tu imagines une caissière égyptienne au supermarché. Quoique. C’est presque ça. On dirait des nageuses qui font du crawl, les bras qui rament et la tête droit sur l’écran. Parfois, une parole : « Monsieur, vous avez pris le bon ? ». « Heuuu, pourquoi, ce que j’ai pris est périmé ? ». « Vous avez trois boîtes de raviolis et, avec le bon, c’est deux plus une troisième gratuite ». « Bon. Donnez-moi un bon ». « Ils sont dans le rayon, monsieur ». « Ah bon, mais c’est à trois kilomètres à cause des embouteillages devant les promotions. Ne bougez pas, gardez la pose, je reviens dans une demi-heure ». « Monsieur, monsieur, revenez, j’ai fait le total, il faut payer ». Tapetipetape, tapetipetape, demi double axel, courage, fuyons. « Bonjour, madame. La sortie sans achat, c’est bien ici ».

01/09/2008

Cherche une gomme en urgence

« T’es prêt, gamin ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Tout est prêt, gamin ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Ecoute, gamin, nous venons de faire la tchèque liste et tout le monde a répondu présent, depuis la règle graduée flexible jusqu’aux tartines. Ne te trompe pas, celles plafonnées de pâte à tartiner au chocolat sont ta collation pour la récré du matin et celles au maroilles sont celles de midi. Si tu as des problèmes pour les reconnaître demande à madame. Le slip de rechange que j’ai mis dans ton cartable c’est au cas où, à n’utiliser qu’en cas d’urgence, pas pour faire le con comme lorsque je m’étais déguisé la tête en corsaire au mariage de la petite cousine Lucie ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si madame te demande ce que tu as fait pendant les vacances, n’oublie pas de dire que je t’ai appris à masser mon dos avec de la pommade pour coups de soleil. Elle comprendra que nous ne sommes pas restés en Belgique. Ne dis surtout pas que tu m’as massé dans la cave parce que j’avais peur que les habitants du cinquième des buildings d’en face ne regardent avec des lunettes d’approche ». « T’as ma gomme, papa ? ». « A propos de vacances, c’est inutile de dire que je t’ai offert un voyage d’un jour dans le Pas de Calais parce que j’avais reçu deux places en renouvelant le stock de boîtes de raviolis. Ah, quel souvenir. Quel succès quand j’ai fait pipi au même endroit que dans le film en chantant : ‘Je vais bien, tout va bien’. Gamin, c’est un souvenir rien que pour nous, hein, compris ». « T’as ma gomme, papa ? ». « N’oublie pas les questions que je t’ai demandé de poser à ta nouvelle madame, surtout savoir si elle a un petit ami ». « Pour jouer avec elle à la mer, papa ? ». « Pourquoi à la mer, gamin ? ». « Ben, papa, un petit tamis c’est pour jouer dans le sable ». « Grand sot. Le Tupperware vide dans ton cartable, c’est pour y mettre de la soupe. Celle que tu recevras à midi. Tu sais, tu es en pleine croissance, deux fois des légumes par jour ça te feras du bien ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Si le couvercle est difficile à fermer, fais comme moi, monte sur la boîte ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Mais, attention, vérifie que le couvercle soit bien posé dessus. Si tu mets le couvercle en dessous tu auras la même catastrophe que j’ai eue. Autre chose. Si tu as de nouvelles petites copines, essaye de savoir si le papa et la maman habitent ensemble. Et aussi s’il y a des frères et sœurs. Ne prends pas encore d’engagement quant à inviter ta nouvelle petite copine et sa maman à ton goûter d’anniversaire. Crois-moi, il y a des gens qui habitent au rez-de-chaussée et qui rêvent de prendre de l’altitude au cinquième étage. Ne dis surtout pas que nous avons un nouvel ascenseur parce que ça voudrait dire que nous habitons dans un vieil immeuble ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Gamin, est-ce que tu m’écoutes ? ». « T’as ma gomme, papa ? ». « Oui, gamin, oui, j’ai ta gomme. Tu crois peut-être que j’efface mes erreurs de sudoku avec une ponceuse électrique. Tu imagines le bruit. Tiens, j’ai deux six dans ce carré là, bizarre. Bzzzzz. Et deux neuf là. Bzzzzz. Il y a de quoi trouer le papier ». « Papa, j’ai besoin de la gomme pour l’école ». « Et le sudoku, gamin, je le fais comment, hein ? ». « Papa ». « Ecoute, gamin, c’est parce que tu es mon gamin, hein. Prends la gomme ». « Merci, papa ». Je cherche d’urgence une gomme. Si possible habituée au sudoku.

26/08/2008

Cherche à bien rentrer - 3

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Je fais appel à vous, mères célibataires. Et à votre expérience. Question : « Que regardez-vous le plus chez un homme sympathique qui amène son gamin à l’école le premier jour ? Sa chemise ? Son pantalon ? S’il a des chaussettes à trous ? Si sa braguette est ouverte ? Et si je vais à l’école avec une chaussure brune et une chaussure noire, aurai-je l’air intellectuel ? Et si je prenais un sac à provision avec des poireaux qui dépassent, histoire de montrer que j’ai un besoin culinaire urgent à la maison ? Deux poireaux, rien que deux pour bien montrer que le gamin et moi sommes seuls ? Deux poireaux, deux pommes de terre, deux carottes. Non, avec les pommes de terre et les carottes on va croire que je viens nourrir l’âne du Père Noël, enfin, voyons. Et si j’amenais Kiki le hamster parce que Maurice le poisson rouge, c’est plus difficile à cause du bocal ? Kiki et deux poireaux, ça commence à faire beaucoup de monde, ça. Et si Kiki bouffe les poireaux ? Si je tiens le cartable du gamin, j’ai peur de passer pour un père poule. Enfin, il vaut mieux être père poule que mère moule. Et si je me parfumais à la soupe à l’oignon ? Avec des croûtons dans les cheveux ? ». donnez moi  des idées. D’avance merci.

25/08/2008

Cherche à bien rentrer - 2

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Surtout ne pas poser de questions existentielles le premier jour. Du style : « Comment cuisinez-vous le walterzouille ? » ou « Vous arrivez à combien de chemises à l’heure pour le repassage ». Je dois me montrer guilleret. Je répète : « Donne-moi la main, et prends la mienne, la cloche a sonné, ça signifie, la vie est à nous, que la joie vienne, mais oui mais oui, c’est école aujourd’hui ».

24/08/2008

Cherche à bien rentrer - 1

Le gamin va bientôt rentrer à l’école. J’ai joué à pile ou face et j’ai décidé que c’était son papa qui devait le conduire le jour de la rentrée parce que, le jour de la rentrée, on parle longuement avec les institutrices dans la cour intérieure. Il paraît qu’il y en a de nouvelles. Quel suspens ! Blonde, rousse, brune ? Déjà, je chante comme Adamo sa chanson des constipés : « Viens, viens, ma brûûûne, viens écouter la mer, et de vagues de dunes, pour arrêter les vagues, et de vagues rochers, que les marées dépassent, et qui ont à jamais, le cœur à marée basse, viens, viens, ma brûûûne ». Moi, j’ai le cœur amarré haut.

01/07/2008

Cherche le pourquoi des vacances

« Allez, gamin, debout ». « Oh, j’ai envie de dormir encore un peu, papa ». « Rien du tout. Tu n’as qu’à faire comme moi, tu dormiras à l’école ». « Y a pas école, papa ». « Quoi ! Encore ! Les institutrices se tapent un mini-trip pédagogique ? Maria Arena prend sa douche ? C’est l’Humérus Claudius qui a frappé ? ». « On est en juillet, papa ». « M’en fiche. Ils n’ont qu’à remplacer les vieux bancs scolaires par des bancs solaires et tu les verrais, les institutrices, faire du string et du tong ». « Papa, en juillet, je suis en vacances ». « Mais non, gamin. Tu n’es pas en vacances puisque tu es là. Est-ce que je suis en vacances, moi ? ». « Toi aussi tu es là, papa ». « Gamin, c’est différent parce que moi, je suis en congé. Et si je suis en congé c’est parce que j’ai demandé d’avoir congé. Et si j’ai demandé d’avoir congé c’est parce que, je ne sais plus mais je sais que je l’ai noté dans l’agenda à la date d’aujourd’hui. Voyons voir. Demander congé, gamin en vacances. Heuuu ».

13/06/2008

Cherche madamadi

« Papa, à l’école madame a dit ». « Madamadi, madamadi, et moi, y en a être moboutou sé sé machin ? J’en ai marre de madamadi, tu comprends. Parle petit nègre à la récré si tu veux mais pas ici. Non mais, c’est tous les jours de la semaine, le lundi madamadi, le mardi madamadi, le mercredi madamadi, le jeudi madamadi et le vendredi madamadi. Et qu’a-t-elle dit aujourd’hui, madamadi ? ». « Ben, madame a dit ». « Stooop. Dis n’importe quoi mais pas madamadi : mon institutrice, la gardienne de zoo, la bien roulée ». « Tu sais, papa, à l’école, quand je dis papa a dit, la bien roulée joue du clignoteur avec ses paupières et elle allume ses feux arrière sur ses joues ». « Ah bon, heuuu, madamadi quoi ? ».

01/06/2008

Cherche, mais quoi ?

« Papa, tu prends quoi pour le transit intestinal ? ». « Gamin, où as-tu trouvé ces mots là ? ». « A l’école, papa. Madame a demandé si on avait des parents malades et j’ai dit que tu étais toujours sur le pot ». « Mais, gamin, où veux-tu que je lise mon Play Boy en cachette de toi, hein ? ». « Papa, je peux l’amener à l’école ? ». « Quoi ? Mon transit intestinal ? ». « Non, papa, ton plé stécheune boy ». « Ouf ».