11/10/2008

Cherche à passer la nuit

« Que faites-vous, monsieur, le Salon est fermé ». « Je sais ». « Vous devez sortir, monsieur ». « Je sais ». « Où habitez-vous ? ». « Je ne sais plus ». « Que s’est-t-il passé, monsieur ? ». « Voyez-vous, monsieur, il y a de bons flamands, des philosophes, qui disent : Wijn op bier, plezier ; bier op wijn, venijn. Je vous explique ». « Ce n’est pas nécessaire, j’ai tout compris ». « Monsieur, vous n’êtes pas seul sur terre. Je traduis pour les autres. Français, françaises, je vous ai compris. Mais pas vous. Du vin après de la bière, c’est du plaisir ; de la bière après du vin, c’est du venin ». « Et vous avez fait quoi, vous, monsieur ? ». « Les deux. Plus de la soupe et du salami. Je sens que ça tourne. Pourriez-vous diriger votre lampe de poche ailleurs que dans ma tronche. Merci ». « A qui puis-je téléphoner pour qu’on vienne vous chercher ». « A Kiki ». « A qui ? ». « A Kiki, quoi ». « C’est une dame, Kiki ? ». « Non, c’est le hamster du gamin. Je suis sûr qu’il ne viendra pas ». « Je comprends, il n’a pas son permis ». « Mais, pour la roulette il n’en faut pas ». « Soyons sérieux, monsieur. Vous ne pouvez pas rester ici et je dois continuer ma tournée ». « Ah, si c’est votre tournée, je vous suis. Pour moi c’est une brune d’abbaye ». « Voyons, monsieur, avez-vous vu dans quel état vous errez ». « Dans quelle étagère ! Non mais, je suis sur un matelas à eau, ça fait bizarre un matelas au salon de l’alimentation ». « C’est également le salon du confort, monsieur ». « Ah, du confort ! Alors laissez-moi dormir. Vous avez terminé votre tournée à quelle heure ?». « A l’ouverture du salon, monsieur ». « Très bien, très très bien. Venez me réveiller juste avant. Je sortirai pour vous faire plaisir. Et j’entrerai à nouveau salon que je m’en fiche, j’ai plein d’entrées gratuites ».

06/10/2008

Cherche de la crème à lancer

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. J’ai les entrées gratuites (voir hier) et, pour vous, j’ai encore quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je me suis inscrit au Théâtre des dégustations. C’est gratuit si on emmène son ordinateur pour prouver qu’on a réservé une place. J’ai choisi le thème des tartes. J’ai toujours eu envie de badigeonner une tarte avec des tonnes de crème fraîche et de la lancer dans le public, surtout quand il y a du monde : mariage, enterrement, file à la caisse du supermarché, quai de gare un jour de grève des cheminots. Je cherche de la crème fraîche en vrac au prix de gros.

05/10/2008

Cherche des volontaires pour gagner 4 euros

Du 4 au 19 octobre : le salon de l’alimentation à Bruxelles. Quinze jours de repas gratuits (échantillons, bien sûr, les vrais repas sont payants) pour le prix d’un abonnement de quinze jours au train ! Je ne peux pas rater ça. J’ai même les entrées gratuites pour le salon ! Par internet. J’ai entré quinze fois mon e-mail et j’ai reçu quinze entrées gratuites. Plus quinze entrées à 4 euros au lieu de 8. Je les revends au prix coûtant. Le problème c’est que les entrées gratuites et les autres sont dans mon ordinateur. Ils disent de les imprimer. Mais je n’ai pas d’imprimante, moi, monsieur. Je cherche quinze personnes, intéressées par une entrée à 4 euros au lieu de 8, capables de transporter mon écran pendant que je me promènerai avec la colonne, le clavier et la souris dans mon sac à dos.  

12/02/2008

Tûûût 04. Cherche à sortir maman

« Allo, maman ». « Et bien, ça alors. Lucienne, un miracle, mon fils me téléphone ». « Ben, heuuu, oui ». « Tu as besoin d’argent ? ». « Oui, heuuu, non non, ce n’est pas pour ça ». « Tu veux savoir comment repasser les cols de tes chemises ». « Heuuu, ça aussi, mais non, pas pour ça ». « Lucienne, ce n’est pas un miracle. Mon fils me téléphone et il ne sait pas pourquoi ». « Si, si, maman, j’ai la publicité devant moi ». « Encore des trois pour le prix de deux, sans doute. Tu en manges un et les deux autres s’empilent dans ta cave ». « Heuuu, non, non, c’est pour la foire aux antiquités, j’ai reçu une entrée gratuite. Si Lucienne paye son entrée, vous irez chacune à moitié prix ». « Parce que tu penses que je vais donner une demi place à Lucienne, peut-être ». « Allo, maman, tu parles trop bas ». « C’est toi qui es trop bête. Et pourquoi j’irais faire la foire ? ». « Ben, heuuu, je me disais que tu devrais sortir plus souvent et voir des choses de ton âge ». « Goujat ». « Heuuu, où ça, dis tu ? C’est à Namur ». Tûûût, tûûût, tûûût.