04/09/2010

Les examens de Robert

« Salut, Robert ». « Salut ». « Tu as toujours ton bouchon ? ». « Ben oui puisque je suis ici pour des examens ». « Et elles sont difficiles les questions ? ». « Quelles questions ? ». « Les questions des examens ? ». « Idiot, ce sont des examens médicaux. Pendant les examens je dors ». « Veinard, Robert. Si j’avais eu de tels examens j’en serais sorti avec la plus haute distinction ». « On me fait une piqûre et je dors. Eux, ils me tripotent ». « Et tu te laisses faire ? ». « Je dors que je te dis ». « Et tu n’essayes pas d’ouvrir ne fut-ce qu’un œil  pour voir s’ils ne sont pas en train de déjà faire ton autopsie ? Fais gaffe, Robert, ton diplôme sera peut-être un permis d’inhumer. Vérifie bien que c’est à toi qu’on fait la piqûre pour dormir et pas à un autre, les erreurs médicales ça existe. J’ai connu un type à qui on devait enlever une couille et on lui a enlevé la bonne ». « M’en fiche. Moi, c’est UNE boule et c’est dans l’œsophage. Merci d’être venu et à plus ». « Heuuu ».

25/08/2009

Port de plaisance

 Hier je vous ai montré ce qu'un collègue et néanmoins ami réalisait dans son jardin : la forêt ardennaise belge avec Rochehaut, les méandres de la Semois et les choux de Bruxelles. Si vous cherchez bien sur son blog http://lejardindegerard.skynetblogs.be vous découvrirez notamment une photo de pieds jaconds, plante que je ne connaissais pas. Avant Rochehaut il a réalisé un port de plaisance en miniature. Personnellement je n'aime pas les ports de plaisance vu que je n'ai ni bateau ni barquette. Pourtant on devrait se sentir bien dans un port de plaisance puisque dans le mot plaisance il y a aisance. On se sent bien dans un lieu d'aisance, non ? Parfois on peut s'y faire chier, je sais, surtout si rien ne se passe. Rien de tel dans ce cas qu'un crayon, une gomme et un carnet de sudoku. Ce collègue a du arrêter son projet parce que l'eau gratuite ou presque n'existe plus. Plus il pleut en Belgique et plus l'eau est chère. Cherchez l'erreur. Pourtant j'aime bien les ruines de ce port avec la luxuriance des plantes trop picales qui retombent sur la promenade des anglais, avec les quais, biens alignés et le yacht d'un milliardaire qui a invité des filles et où il doit se paser des choses.

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05/02/2009

Tûûût 31. Cherche la tarte

« Allo ». « Ah, ça fait plaisir de t’entendre. Tu sais, je viens de terminer un gros rhume ». « Allo, qui est à l’appareil ». « Tu peux pas savoir, j’ai une tête comme un potiron. C’est pour ça que je n’ai pas téléphoné plus tôt. Tu comprends, hein ». « Monsieur, je vous arrête tout de suite, je pense qu’il y a erreur ». « Mais, chose promise, hein, comme on dit. J’arrive vers 16 heures. Je viens manger la tarte ». « Germaine, on va avoir de la visite ». « Qui ça ? ». « Je ne sais pas. Il dit qu’il vient manger la tarte ». « Je suis d’accord si tu me dis qui vient ». « Mais je ne sais pas, Germaine ». « Dis, on n’est pas le relais des routiers ici. Dis-moi qui vient ». « Germaine, je me tue à te le dire. Tout ce que je sais c’est qu’il vient manger la tarte ». « Passe-moi le téléphone ». « Germaine, t’es folle. Ne parle pas à un inconnu ». « Passe-moi le téléphone, c’est un ordre ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

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