11/01/2008

Cherche la bonne méthode

« Gamin, aujourd’hui troisième tentative ». « J’ai compris, papa, on retourne une troisième fois chez tante Madeleine qui oublie à chaque fois tes étrennes de dix euros et les miennes de cinq euros. C’est ça, papa ? ». « Oui, gamin. Dans la vie il faut persévérer ». « Papa, j’ai une idée pour gagner du temps. On met des cagoules et je prends mon révolver à bouchon ». « Et un nain fractus, tu sais ce que c’est ? Paf. Pffff. Tante Madeleine qui se dégonfle. Et on fait quoi, nous ? ». « Ah ça, impossible de la regonfler, elle pique ». « J’ai une autre idée, gamin : nous allons prendre l’aspirateur ». « Pour lui aspirer les euros ou pour la regonfler ? ». « Gamin, as-tu remarqué ? C’est plein de poils de chat chez tante Madeleine. On va lui dire qu’on passait par hasard devant chez elle avec l’aspirateur et hop, j’aspire et nous recevons nos euros ». « Comme je te connais, papa, il va te falloir cinq heures. Tu en connais beaucoup, toi, des gens qui travaillent pour deux euros de l’heure ? ». « Heuuu ».

10/01/2008

Cherche tante Madeleine

« Bonjour, gamin. Tu es rentré de l’école ? ». « Devine, papa ». « Heuuu. N’enlève pas ton écharpe, nous retournons chez tante Madeleine ». « Ah non. Hier on y est resté trois heures ». « Il fallait bien attendre les euros, hein, gamin ». « On les a pas eu, papa ». « C’est pour ça qu’on y retourne. Elle a sûrement oublié ». « Dis, papa, tu crois que c’est rentable tous ces trajets pour dix euros. Moi je m’en fiche, je me laisse conduire, si je reçois mes cinq euros c’est du net, du net de chez net. Mais toi t’auras pas un plein pour dix euros, na ». « Heuuu ».

09/01/2008

Cherche mes étrennes

« Gamin ». « Oui, papa ». « Cette après-midi nous allons présenter nos vœux à tante Madeleine ». « Oh non, papa ». « Comment ça, oh non ? ». « Elle pique, papa ». « Heuuu. On dira que tu as froid, je te mettrai une écharpe autour des joues, tu ne l’enlèveras qu’après l’avoir embrassée. D’accord ? ». « Papa, on y reste longtemps ». « Non, hein. Le temps de recevoir, moi les dix euros habituels et toi les cinq euros ». « Papa, quand on repartira il faudra encore l’embrasser ? ». « Oui, gamin. Et aussi quand tu recevras tes cinq euros ». « Mais, papa, je vais passer une après-midi à la con à mettre et à enlever mon écharpe, tout ça pour un vieil hérisson piquant ». « Gamin, poli, hein. Je ne veux plus entendre ça, compris ». « Mais qu’est-ce que j’ai dit de mal, papa ». « Tu as dit après-midi à la con, gamin ».

04/06/2007

Cherche mes étrennes en mai

« Maman, quelle surprise ! Et ça a été pour prendre l’ascenseur ? ». « Idiot, tu sais que je suis championne du presse-bouton ». « Et comment t’es arrivée jusqu’à l’ascenseur ? ». « En caddy, un voisin m’a poussé. Ce n’est pas toi qui l’aurait fait, n’est-ce pas ». « Heuuu, si, mais déguisé en Père Noël qui dépose du brol dans les cheminées ». « Du brol, c’est comme ça que tu appelles ta mère, fils indigne ». « Heuuu, t’es venue pourquoi ? ». « Te souhaiter la bonne année, fils indigne, puisque tu n’es pas venu ». « Heuuu, aaaah, ah bon, pas venu ? Mais je t’ai envoyé une carte, petite maman chérie ». « Salaud, fils de salaud, t’es pire que ton père, appelle un taxi, je repars ». « « Et mes étrennes, maman ? ».