06/09/2010

Le fils de Francis

« Salut, Robert. Devine qui je viens de voir ? ». « Fabiola ? ». « Non, Robert, plus près ». « Ta voisine de palier ? ». « Plus près de toi, Robert. Le fils de Francis que j’ai rencontré hier avec sa tête de momie ». « Ah ! Comment s’appelle-t-il encore ? ». « Roue-Anne-Carloche ». « Oui, je me rappelle. C’est sa mère, l’excitée méridionale, qui a voulu ça ». « Je trouve qu’il ressemble à son père, sans les bandages. Ton avis, Robert ? ». « Tu sais, l’essentiel c’est qu’il soit en bonne santé ». « Heuuu ».

23/08/2010

Robert déprime

« Salut, Robert. Ben, dis donc, ce n’est pas la forme ». « Approche-toi que je te confie un secret. J’ai un nouveau voisin de chambrée. Si tu arrives à le faire sortir je te dirai pourquoi les infirmières l’appellent la chèvre ». « Bonjour, monsieur. Et si vous alliez voir dans le couloir si le repas du soir arrive, Robert a faim ». « Idiot, il sait bien que je ne peux avaler que du liquide ». « Monsieur, rectification du message : Robert a soif ». … « Dis donc, Robert, c’est sadique d’envoyer dans le couloir ce vieux avec sa perche et ses perfusions. Courbé comme il est on dirait Fabiola de dos ». « Nous serons plus tranquilles pour causer ». « Ah oui, de la chèvre ». « Si tu savais, il n’arrête pas : à tout à l’heure peut-êêêêêêtre,  ici c’est le bien-êêêêtre, puis-je entrouvrir la fenêêêêêtre ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Pas quand il m’appelle Robêêêêêrt, Robêêêêêrt ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Sors ». « Heuuu ».