05/09/2010

L'ami de Robert

« Salut, Robert ». « Saluuut ». « Ben dis donc, ce n’est pas la pèche, toi ». « Non ». « Tu sais, tu n’es pas le seul qui est à l’hosto. Sais-tu qui je viens de rencontrer ? ». «  Non, mais je vais le savoir ». «  Ton ami Francis ». « Francis, le ferrailleur, celui qui a une nana terrible, une spitante comme on dit chez nous, un corps de rêve habité par une jalouse ? ». « Oui, Robert. Il est méconnaissable ». « Ah, il a bronzé ? ». « Pire que ça, Robert. Tu connais la petite sirène ? ». « Pourquoi changes-tu de conversation ? ». « Robert, la petite sirène a un corps de femme et une queue de poisson, non ? ». « Oui, et les bouteilles de bière ont une capsule sur la tête. Alors ? ». « Quand tu vois Francis tu dirais un homme avec une tête de momie, tellement il a de bandages autour du crâne ». « Pauvre homme. En clinique. Sa femme doit lui manquer ». « En tous cas elle ne l’a pas raté ».

25/06/2010

Vibre, oh, masseur

« Gamin, j’ai bien réfléchi à ta question d’hier ». « Papa, tu es mieux que notre miroir dans le hall. Parce que lui, pour qu’il réfléchisse, il faudrait peut-être le dépoussiérer ». « Gamin, sache que la fée du logis n’a pas son équivalent au masculin ». « Si, papa, le fait rien au logis ». « Hé, cow-boy, tu veux la trace de mes cinq Frankfort sur ton visage pâle ? Si tu continues tu l’auras ». « Non non, papa, indien vaut mieux que deux tu l’aura ». « Alors, gamin, pourquoi les femmes belges n’utilisent pas de vibromasseur ». « Vu que tu ne trouvais pas, je me suis permis de demander la réponse au papa de Cédric sans ton autorisation paternelle ». « Et alors, gamin, pourquoi ? ». « Il paraît que ça fait sauter les plombages ? « Heuuu ».

22/05/2010

Cherche à maigrir

« Papa, le papa de Cédric est gros et pas toi, pourquoi ? ». « Heuuu. C’est une très bonne question, gamin ». « Alors, papa, pourquoi le papa de Cédric est plus gros que toi ? ». « En fait, heuuu, gamin, comment dire, quand un papa célibataire, le soir, va voir ce qu’il y a dans le frigo et n’y trouve rien d’intéressant, il retourne au lit. Et quand un papa marié va voir dans le lit, n’y trouve rien d’intéressant, il va voir dans le frigo et il grossit ». « Papa, tu préfères avoir un frigo plutôt qu’une femme, si j’ai bien compris ». « Heuuu. Disons que pour garder une silhouette svelte comme la mienne, rien de tel qu’un frigo vide ».

07:30 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : lit, frigo, femme, papa, gamin, cedric, gros, heuuu |  Facebook |

17/05/2010

Cherche la satisfaction

« Papa ». « Oui, gamin ». « C’est quoi être insatisfait ? ». « Pour un homme ou pour une femme, gamin ? ». « Pourquoi, papa, il y a une différence ? ». « Heuuu. Non non, gamin. Quand on est insatisfait on est insatisfait ». « Alors c’est quoi, papa, être insatisfait ? ». « Gamin, rappelle-toi lorsque nous sommes allés au restaurant pour ton anniversaire manger des petits pains tout mous avec, à l’intérieur, de la sauce qui dégoulinait de tous les côtés chaque fois qu’on mordait dedans ». « Mmmmm, oui, papa. Vite mon prochain anniversaire ». « A la table à côté il y avait une espèce de sale petit morveux mal éduqué qui s’est mis à hurler quand il a vu que tu mangeais autre chose que lui ». « Je me rappelle, papa, tu étais prêt à aller le consoler mais tu ne l’as pas fait parce que tu as trouvé que sa maman était trop moche ». « Oui, gamin. Et bien, être insatisfait, c’est regarder dans l’assiette des autres même s’il n’y a pas d’assiette et qu’on doit manger avec ses doigts ». « C’est comme mes copains qui sont jaloux de l’auto d’un autre papa ? ». « Oui, gamin, tu as tout compris ». « Papa, tout à l’heure tu as demandé si c’était l’insatisfaction d’un homme ou d’une femme. C’est différent ? ». « Pas beaucoup, gamin. Chez les femmes ça se passe dans des restaurants où il y a couteau et fourchette, nappe en tissus, bougies allumées, musique d’ambiance et quand, une fois servies, elles voient arriver sur la table d’à côté ‘LE’ plat qu’elles ont oublié de lire sur la carte du restaurant. Elles piquent une crise d’insatisfaction ». « C’est compliqué les femmes, hein, papa ». « Heuuu ».

15/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 3)

« Papa ». « Oui, gamin ». « Tu as la culotte ? ». « Heuuu, quelle culotte, gamin ? ». « Papa, tu m’as promis avant-hier de me ramener une culotte de cheval ». « Gamin, j’ai failli en voir une mais je n’ai pas voulu que tu la vois ». « C’est comment, papa, ça doit être immense ». « Vois-tu, gamin, hier j’ai suivi un cours d’anatomie et j’y ai appris que l’accumulation d’eau et de graisse sous la peau des fesses de certaines femmes donne à leur peau un aspect irrégulier et flageolant. Vois-tu, gamin, la culotte de cheval est une expression ». « Comme dans : Baise da gulotte, Gretchenne, gue j’baise da groupe, hein, papa ». « Hé, tu connais l’allemand, toi ? ». « Non, hein, papa. C’est le papa de Cédric qui dit souvent ça ». « Mais ça n’a rien à voir avec la culotte de cheval ! Quoique, avec certaines teutonnes. Ma culotte de cheval à moi, gamin, c’est une expression ». « Et pourquoi tu ne me l’as pas dit avant-hier, papa ? ». « Parce que je ne le savais pas, gamin ».

09/02/2010

Cherche le bandage

« Papa ». « Oui, gamin ». « C’est quoi bander ». « Heuuu, c’est, heuuu, vois-tu, gamin, il y a un homme et, en face de lui, une belle jeune femme pulpeuse ». «  Mais non, papa, c’est avec une pomme ». « Une pomme ? ». « C’est écrit dans mon livre, papa : Guillaume Tell a bandé ». « Tourne la page, gamin ». « Son arc, papa ». « Pffffffffffffffffff ».

17/11/2009

Cherche à manger proprement

" Madame, madame ". " Oui, monsieur ". " Appelez-moi le chef ". " Dans le restaurant, monsieur, le chef c'est moi et je me fais un plaisir de servir personnellement mes clients ". " Vous, le chef ! Une femme chef ! Vous savez, je ne suis pas raciste, sauf envers les étrangers de Patchénou, mais une femme en cuisine, ça alors, dans un restaurant, on aura tout vu. Une femme, c'est une lessiveuse, une repasseuse, une su, pardon, je pense que ce n'est pas votre genre, mais pas un chef. Si, devant ses copines, pour raconter qu'elle a les couilles au cul pour engueuler son baiseur qui s'instruit en regardant le football à la télé ". " Monsieur, calmez-vous, parlez plus bas, asseyez-vous. Quel est le problème ? ". " Amenez-moi le martien, le petit bonhomme vert immigré de sa planète qui travaille dans votre cuisine ". " Quel bonhomme vert, monsieur ? ". " Celui qui a des pellicules et qui en a mis plein mon assiette ". " Où ça, monsieur ? ". " Là, là, là, là, là, partout je vous dis ". " Mais, monsieur, c'est du persil finement hâché ". " Du persil ! Ah ! Heuuu ". 

012

07/09/2009

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

Cherche la méduse

« Papa ». « Oui, gamin ». « Papa, il y a une méduse dans la cuvette des toilettes ». « Bonne blague, gamin, ha, ha ». « Papa, je te jure, il y a une méduse qui flotte dans la cuvette des toilettes. Viens voir ». « Dis, gamin. Je m’intéresse quand même un peu à l’actualité. Je sais bien que le niveau de l’eau de la mer monte mais de là à retrouver une méduse ici au cinquième étage, tu pousses le bouchon un peu loin, hein, gamin ». « Papa, viens voir tout de suite ou je tire la chasse et tu n’auras rien vu ». « Gamin, tu connais ma curiosité naturelle pour les sciences. Ne tires sur rien du tout. J’arrive ». « C’est là, papa, dans le pot ». « Ah, mais c’est la maman de Cédric ». « Quoi, papa, elle s’est noyée en faisant pipi ? ». « Mais non, hein, gamin. Tu as bien vu qu’elle prenait l’ascenseur avec Cédric quand elle est venue le rechercher ». « Papa, pourquoi dis-tu alors que la méduse c’est la maman de Cédric ? ». « Avant de nous quitter la maman de Cédric a demandé d’aller aux toilettes. Parce que j’avais débouché une grande bouteille de cidre en son honneur et que le cidre a eu sur elle un effet diurétique ». « Tu veux dire qu’elle devait pisser ici pour ne pas devoir le faire sur la route, papa ? ». « Oui, gamin. Et la méduse est en fait le papier toilettes qu’elle a utilisé pour s’essuyer ». « Mais, papa, je n’utilise pas de papier quand je vais faire pipi ». « Gamin, le bon dieu a créé l’homme et la femme différents ». « Je sais, papa. Tu m’as déjà dit que c’était pour pouvoir faire velcro ». « Oui, gamin. Et aussi pour pouvoir devenir menuisier et construire des meubles parce que tu sais ce que sont un tenon et une mortaise ». « C’est quoi un tenon et une mortaise, papa ? ». « En menuiserie, le tenon c’est la biloute et la mortaise c’est là où on enfonce le tenon ». « Tenons-nous aux branches, hein, papa ». « Gamin, si tu me fais rire quand j’explique sérieusement la sexualité des meubles, je ne saurai plus où j’en suis ». « Tu en étais au cidre qui fait faire pipi et à la méduse qui est en papier, papa ». « Ah, j’y suis. Et quand j’y suis, hein, gamin ? ». « Tu y restes, papa, je sais ». « Donc, quand tu as fini de faire pipi, tu te secoues le zizi, n’importe comment si tu es dans la nature et calmement si tu es dans un W.C. ». « Papa, j’ai compris. Comme les filles n’ont pas de zizi mais une mortaise, elles doivent se secouer en sautillant dans la nature et s’essuyer avec du papier quand elles sont sur le pot ». « Gamin, je suis fier de toi. Tu as compris ». « Papa, tu m’as parlé du bon dieu ». « Oui, gamin ». « A l’école j’ai appris qu’il avait d’abord créé l’homme et puis la femme ». « Oui, gamin ». « Il a donc créé le papier toilettes le même jour qu’il a créé la femme ». « Heuuu ».

18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

06/06/2009

Cherche à sauver la planète

Chers amis, l'heure est grave. Notre planète se meurt. En cette veille d'élections européennes il est urgent de rappeler que notre vote doit être utile. Votons pour ceux qui prendrons des mesures intelligentes. Par exemple : exiger que les pilules de viagra soient peintes en vert pour que je ne les confonde plus avec les granulés bleus anti-limace. Economisons le carburant. Pourquoi aller en Bretagne pour manger des artichaux alors qu'on en vend chez Carrefour. Economisons le temps. Pourquoi certaines femmes se maquillent le matin pour se démaquiller le soir. Economisons notre salive. Pourquoi nos politiciens parlent-ils pour ne rien dire alors qu'ils seraient plus utiles s'ils rebouchaient les trous dans les routes. Economisons le papier. Pourquoi ne photocopierions-nous pas au bureau nos rouleaux de papier Q au lieu d'en acheter de nouveaux. Economisons l'énergie. Pourquoi ne pas avoir dans les immeubles de bureau des ascenseurs à horaire fixe plutôt qu'à la demande. Nous avons vécu le cul dans le beurre. Nous devons apprendre à nous asseoir sur de la margarine. Et apprendre les gestes qui sauveront la planète. Deux exemples : un petit besoin urgent ? Pas de gaspillage, allons pisser sur le jardin le plus proche, un jardin où poussent des poireaux, ça les fera grossir ; un gros besoin urgent ? Courons vers le tas de compost le plus proche pour l'enrichir plutôt que d'emmerder ceux qui se baignent à la plage. Nous devons châtrer les chiens et les chiennes en chaleur car la chaleur réchauffe notre planète. Pour mieux vous convaincre du danger du réchauffement climatique j'ai emprunté à un ami infographiste une photo d'une projection de ce que deviendra le tunnel sous la Manche dans quelques dizaines d'années si nous n'agissons pas. A l'avant-plan on distingue nettement, en blanc, les restes des belles falaises normandes. Pour éviter cela, votons pour la planète. 

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24/03/2009

Cherche mes blancs de poireau

J’ai l’habitude, quand j’achète des poireaux, de les mettre dans le sac avec le blanc au-dessus pour le garder bien frais. Je pense que le drame s’est passé quand j’ai pris l’ascenseur. La porte s’est refermée vite et scroutch, quand j’ai déballé mon sac je n’avais plus que les côtés verts. Les poireaux, c’est comme les femmes qui se font bronzer sur la plage, c’est le blanc qui est le meilleur. Je me demande d’ailleurs pourquoi on vend aussi le vert. C’est comme les couennes sur un jambon. Des couennes à 15,98 euros le kilo. Des couennes que je dois jeter du cinquième, le soir, alors que j’ai sommeil. Pour les couennes, pas de problème, il y a des chats dans le quartier. Mais pour les verts de poireaux, hein ? Pour ne pas encombrer mon sac poubelle je vais aller les planter dans le parc communal. Les passants vont croire que la commune a planté des glaïeuls. Reste mon problème : mes blancs de poireaux. Où sont-ils ? Aidez-moi à les retrouver. Le gamin a entamé une grève de la faim après 17 jours de raviolis sauce tomate. Il menace de se faire adopter par des pakistanais qui mangent avec leurs doigts. A mon avis c’est du chantage pour ne pas se servir des couverts. J’abrège : si vous avez trouvé des blancs de poireaux contactez-moi.

09/11/2008

Tûûût 28 Cherche à mieux entendre

« Allo ? ». « Allo ». « Allo, je ne vous entend pas très bien ». « Moi non plus, monsieur, on dirait que vous parlez dans un mouchoir ». « Heuuu, non, non. Avez-vous un annuaire téléphonique, vous savez, c’est le gros bouquin où il y a les noms des abonnés ». « Dites, ça va, oui ? Je sais très bien ce que c’est. Que voulez-vous faire ? ». « Allez le chercher ». « Un instant, je le cherche, vous savez, ici, c’est ma femme qui range tout alors je ne retrouve plus rien ». « Oulala, j’ai entendu un bruit de casse chez vous ». « Aïe, aïe, aïe, c’est un vase, je vais encore me faire enguirlander quand elle rentrera. C’est à cause du fil, je dépose le cornet ». « Alors, ça y est ». « Voilà, voilà, je l’ai. Je fais quoi, maintenant ? ». « Mettez le par terre et montez dessus ». « C’est stupide ». « Mais non, mais non. Vous êtes monté dessus ? ». « Oui. Je fais quoi, maintenant ? ». « Maintenant vous pouvez parler plus haut ». « Petit con. Un vase pour ça. Elle ne me croira jamais. Espèce d’enfoiré ». « Dites, vous êtes toujours debout sur l’annuaire ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que, maintenant, je vous entend très bien ». Tûûût, tûûût, tûûût.

18/09/2008

Cherche la bonne note

Boum, boum, boum, boum. « Il est trois heures du matin, monsieur, ça suffit ». « Heuuu ». «  Je vous en supplie, arrêtez. Ma femme ne dort pas. Elle est dans ses jours rouges ».  « Heuuu ». « Et comme dit Bison Futé, il faut être patient ces jours là ou laisser son instrument au garage. A propos d’instrument, arrêtez de marquer le rythme avec le couvercle de votre poubelle à pédale, compris ». « Heuuu ». « Et de taper avec une louche sur les tuyauteries, ne niez pas, vous l’avez en main ». « Heuuu ». « Vous savez, moi, j’encourage les artistes en herbe, même en semence d’herbe, comme vous ». « Ah ». « D’ailleurs je dormais. C’est ma femme qui ne dormait pas et qui m’a menacé de passer un mauvais quart d’heure si je ne faisais pas taire l’hurluberlu du cinquième. Vous connaissez les femmes, elles disent un quart d’heure mais ça peut durer trois jours. Parfois plus ». « Heuuu ».

07/09/2006

Cherche un drive-in antidépression

"Hé, gars". Le gars du drive-in à hamburgers : "Oui, monsieur, je vous écoute". "C'est l'histoire du type qui repeint son plafond et ". "Monsieur, passez votre commande, des gens attendent derrière vous". "Je vois, je vois, je ne suis pas sourd, mais d'abord je vous raconte l'histoire du type qui ". "Monsieur, avancez, s'il vous plait". "Mais je ne vais quand même pas téléphoner à SOS Suicide, je n'en suis pas à ce point; j'ai simplement besoin de parler à quelqu'un". "Monsieur, allez-vous manger un hamburger ?". "M'en fous, j'ai pas faim, je suis seul, c'est l'anniversaire du jour ou ma femme m'a quitté". "Je pleure avec vous, monsieur, mais avancez, bordel de merde". "Attends, attends, et alors, le copain du type qui est sur l'échelle dit ". "Stop, monsieur, allez vous garer, entrez et je vous offre le repas". "Mais je ne suis pas seul aujourd'hui". "D'accord, repas gratuit pour tout le monde si vous avancez". "Je suis l'accompagnateur de l'autocar de japonais qui me suit. Avez-vous 84 places libres ?". Je me suis retrouvé à la maison, encadré par des policiers. Je n'ai pas reçu mon hambuger. Je cherche un autre drive-in.