29/05/2010

Cherche la voisine

« Bonne fête, chère voisine de palier ». « Mais ! Mais ! Vous êtes malade ? Vous avez une oreille toute rouge ! ». « Chère voisine, mon oreille est mon périscope sonore qui guettait le bruit de votre clef ouvrant votre porte pour vous souhaiter bonne fête. Si mon oreille est rouge c’est parce que j’avais oublié d’enlever la clef de ma serrure ». « Entre nous ça ne m’étonne pas. Et bonne fête de quoi ? Vous avez l’air bête avec votre paquet de chips déjà ouvert ». « La fête des voisins qui se fête en zone neutre, sur le palier par exemple, pour partager l’apéritif. J’ai apporté les chips me disant que vous amèneriez les boissons. Et si le paquet est déjà ouvert c’est parce que j’ai pris soin de votre santé en les testant parce que je ne sais plus lire la date de péremption ». « Normalement c’est sur le dessus du paquet, voisin ». « Je sais mais, vu que je ne sais plus quand je l’ai ouvert, le paquet, je ne retrouve plus le morceau d’emballage du dessus ». « En plus, la fête des voisins c’était hier. Au revoir ». « A l’année prochaine, alors, chère voisine ».

26/05/2010

Cherche le bon jour

« Papa, madame à l’école a dit que ce vendredi 28 avril 2010 c’est la fête des voisins. C’est quoi, papa ? ». « Tu vois, gamin, les gens ne se parlent plus, ne pensent qu’à eux, leurs embouteillages du matin, leurs maux de dos, leur série télévisée, leur téléphone portable qui fait aussi des photos. Alors, une fois par an, les gens vont se parler ». « Et nous, papa, on fait quoi ? On n’a personne à qui parler ». « Gamin, ta chambre est à côté de la mienne. Nous sommes donc voisins. Le 28 au soir tu descendras avec ta trottinette, tu feras le tour du pâté de maison et, quand tu reviendras, tu toqueras à la porte en disant : Bonne fête, voisin. Pendant ce temps-là, je te ferai la surprise de t’attendre avec des surprises ». « Quelles surprises, papa ? ». « Double ration de fromage râpé sur les raviolis, gamin ». « Je suis vraiment obligé d’aller faire un tour du pâté de maison en trottinette, papa ? ». « Oui, gamin ».

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25/05/2010

Cherche la fête des voisins

« Monsieur Gonzales ! ». « Ah, Biloudionne ! ». « Gonzales, en cette année 2010 la fête des voisins aura lieu ce vendredi 28 mai ». « Ah ! Bonne fête, Biloudionne, ma nous chommes pas voichins. Tou es dou chinquième et yé chouis du trouachième ». « Gonzales, ce n’est pas un étage qui va nous séparer, voyons. Vous aimez l’Italie ? ». « Ma, Biloudionne, you save què yè souis portougalèze ». « Je sais, Gonzales, mais je voulais vous inviter, vous et votre dame, pour déguster ma spécialité italienne : des raviolis. Et des bons, hein, fabriqués en Belgique. En Belgique du nord, mais, jusqu’à présent c’est encore la Belgique ». « Et yé fé quoua ? ». « Le reste, Gonzales : l’apéritif, les zakouskis, l’entrée, le dessert. Ok ? ». « Yé penche qué nous save oune réounionne avé des zôtres portougalèzes vendredi ». « Ah bon. A plus, Gonzales ». « A plouche, Biloudionne ».

09/12/2009

Cherche deux têtes

C’est la saison du gibier et, pendus aux murs des restaurants, il y a des têtes de cerfs, de chevreuils, de sangliers. Autant de têtes pressées (dans certains coins reculés du monde on dit de la hure) qui ne viendront pas remplir nos assiettes avec l’étiquette « Pâté de nos forêts ardennaises » ! C’est vrai, quoi, on mange du porc toute l’année, ce n’est pas pour en manger encore aux réveillons. Car, quand je lis la composition du « Pâté de nos forêts ardennaises » et que je vois qu’il y entre trois pourcents d’abats de gibier divers selon arrivage, quatre-vingt onze (91 pour le suisses et les belges) pourcents de porc et que le reste se partage en sulfite, bouillon de bœuf, exhausteur de goût, conservateur et une panoplie d’autoroutes européennes (E19, E411, Périphérique nord, Ring de Bruxelles) Je me dis que, pour Noël et pour la santé du gamin, rien de tel qu’une côtelette et, en entrée, du boudin. Quoique, à propos du boudin, j’ai des doutes : comment le cochon sait-il que ça va être Noël et qu’il doit se mettre à fabriquer du boudin aux raisins et aux morceaux de pomme ? Encore un mystère de la nature. A défaut de manger du gibier ou du pâté d’alouette (composition : un bœuf, une alouette) je cherche deux têtes bestioles ardennaises pour suspendre au mur afin de donner un petit air de fête dans l’appartement.

16/10/2009

Cherche à le cacher au gamin

Halloween approche. Le gamin adore. Je suis allé faire des achats pour lui faire une surprise. " Pardon, madame, où sont les cabines d'essayage ? ". " Mais il n'y a pas de cabine d'essayage dans le magasin, monsieur ". " Pas de cabine d'essayage, pas de cabine d'essayage, comment est-ce possible ? Je ne vais quand même pas engager la somme de 99 centimes d'euro pour un vêtement de cérémonie sans savoir s'il me sied ". " Essayez-le dans la magasin, monsieur ". " Madame, vous n'envisagez pas ça. Si mon chef entre dans votre magasin ça va être ma fête, lundi, au bureau ". " Il est en congé aujourd'hui, votre chef ? ". "Non, madame, pas aujourd'hui, pourquoi ? ". " S'il n'est pas en congé, comment pourrait-il venir ici, monsieur ? ". " Heuuu. Madame, je vais être honnête avec vous. Ce que je veux c'est me voir dans ce costume de fête, pour être sûr que je ne suis pas ridicule ". " Monsieur, être ridicule, c'est ce que vous cherchez, non ? ". " Heuuu. Oui, mais pas trop. Comme pour le sel sur les frites, madame, un peu mais pas trop. Pour la mayonnaise c'est la même chose, un peu mais pas trop ". " Monsieur, j'ai une idée. Je vous prends en photo, vous la regardez et vous vous décidez ". " Oh oui, oh oui, oh oui ".

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19/07/2009

Appel aux vieux

Maman m’a téléphoné et ça s’est mal passé, comme d’habitude. Ce qui m’inquiète c’est qu’elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas venir chercher son cadeau de fête des mères (hé, en juillet, ho, il y a longtemps que j’ai bouffé les pralines que je lui destinais si elle venait me donner mes étrennes pour la nouvelle année, non mais) parce qu’elle avait les pieds gonflés. Maman a les pieds gonflés. C’est nouveau, ça, des pieds qui gonflent ! Je ne connais pas ce phénomène mais j’en ai peur parce que si ses pieds gonflent comme des ballons elle va s’envoler, disparaître entre Mars et Vénus et je n’aurai jamais l’héritage puisqu’on ne retrouvera pas le corps. Je fais appel aux vieux et aux vieilles qui savent manipuler internet et qui ont les pieds qui gonflent  pour savoir comment ça se passe. Marchent-ils au plafond ? Doivent-ils vivre les fenêtres fermées pour ne pas être emportés par un pet qui les propulseraient à l’extérieur ? Par où font-ils entrer leur nourriture vu qu’ils ont la tête en bas ? Que se passe-t-il quand ils ont la coulante ? Comment tiennent-ils leurs cornets de frites sauce andalouse ?  Maman a les pieds qui gonflent ! C’est gonflé, ça. D’avance merci pour vos explications.

19/06/2009

Cherche à décoller

La photo d'hier a été prise à Crupet, un des plus beaux villages de Wallonie. 

" Fixe-toi un objectif et ne le quitte pas des yeux " a dit le philosophe. C'est ce que j'ai fait. Je fixais le cul de la conasse à la jupe frivole et au string ficélien qui s'envoyait en l'air au manège de la fête foraine alors que moi, je tournais sur le manège, certes, mais au ras des pâquettes. Pas moyen de quitter le plancher des vaches. A chaque tour le gamin criait : " Coucou, papa ". Au sixième tour, il m'a crié " Tire sur la manette, papa, t'es ridicule en bas ". Au tour suivant il a hurlé " Monte, papa, c'est le même prix ". Puis " Ma madame de l'école te regarde ". J'étais hypnotisé par le string, là-haut, devant moi. Je tripotais la manette de haut en bas et de bas en haut, nerveusement, Tout à coup, alors que je n'avais touché à rien, le manège a ralenti et s'est arrêté. J'ai attendu sur mon engin. " Ticket ". " Mais, monsieur, je vous l'ai donné au tour précédent ". " Il faut un ticket à chaque fois, monsieur ". " Mais je n'ai pas décollé, ça ne compte pas ". " Monsieur, chacun choisit son altitude ". Je me suis fait virer du manège. Mais j'y retournerai. Je cherche comment faire pour décoller.

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17/06/2009

Cherche à fêter maman

« Allo, maman ? ». « Quoi, fils indigne ? ». « Je viens d’apprendre qu’en France le jour de la fête des mères est le premier dimanche de juin. C’est comique, hein, maman ? ». « Ce qui n’est pas comique c’est qu’en Belgique on fête les mamans le deuxième dimanche de mai et que je ne t’ai pas vu ni entendu. Pas un coup de fil, pas une fleur, pas une praline, même pas une bonne trappiste comme j’en bois une tous les soirs, fils indigne ». « Ah, maman, on voit bien que tu es ma maman. Moi aussi je bois de la trappiste ». « Arrête tes âneries. Je suis fort occupée. Je viens d’acheter un immeuble ». « Tu vas le louer cher ? ». « C’est au monopoly avec Lucienne que j’ai acheté un immeuble. Pourquoi me déranges-tu ? ». « Je te l’ai dit, maman. Pour te rappeler la fête des mères. Avant, quand j’étais petit, à chaque fête des mères, tu me faisais des gâteaux et de la tarte. Ne t’ayant pas vu depuis quatre ou cinq semaines je me demandais si tu n’avais pas fait un malaise, ou une chute, vu ton âge de plus en plus canonique. Parce que moi, je les aime bien tes gâteaux ». Tûûût, tûûût, tûûût.

20/05/2009

Cherche à éviter la fête

« Papa, j’ai raconté à l’école ce que tu m’as dit hier. Ils ont ri tellement bruyamment que le directeur est venu voir ce qui se passait parce qu’on dérangeait les autres classes. A la récré on a essayé de faire ce que tu as dit en faisant le bras cassé et en retirant nos pantalons et le directeur s’est fâché. Mais toi tu es devenu un héros ». « Pour ton institutrice aussi ? ». « Je sais pas, papa. Mes copains demandent que tu viennes mimer comment tu fais à une main dans les toilettes ». « Ah, gamin, ce sont des moments de grande solitude, surtout quand on s’aperçoit trop tard qu’il n’y a plus de papier ». « Tu viendras, papa ? On te donnera une chaise percée de l’école gardienne». « Non, gamin, non, pas à cul tout nul devant ton institutrice ». « Tu n’as qu’à garder ton slip, papa. Madame a dit que si c’était comique on te demanderas de le faire sur scène à la fête de l’école ». « Pourquoi pas à la starac tant que tu y es. Je chanterais ‘Viens, viens, ma brûûûne’ a capella. Et puis, j’espère bien que je n’aurai plus de plâtre le jour de la fête de l’école. Si c’est le cas, je demande qu’on me plafonne le reste et je fais don de mon corps au musée Grévin. Donc, c’est non ». « Et qu’est-ce que je vais dire à madame, papa ? ». « Tu n’as qu’à lui dire que j’ai dit que ce n’est pas par le derrière que nous ferons plus ample connaissance ».    

29/10/2008

Cherche la Toussaint pour Monmon

Pour la Toussaint, sur la tombe de  mon Monmon, j’ai mis une boîte de cassoulet. Il avait horreur des fleurs coupées. Lui, il aimait le cassoulet, avec beaucoup de haricots, parce qu’il était champion pétomane et qu’il amusait les gens lors des mariages et des fêtes d’école. Je suppose que, là-haut, ça doit péter ferme. Alors je lui ai amené du carburant. Une boîte. Date de péremption dans plus de deux ans. J’ai lu l’étiquette, il n’y a que de bon, rien d’italien, pas de mozzarella. Monmon, si tu m’entends, fais nous un gros orage, je saurai que c’est toi.

27/09/2008

Cherche la fête à Eric chez fortis

« Allo, la banque ? ». « Oui, monsieur ». « Maintenant vous ouvrez tous les soirs sur rendez-vous, c’est vrai ? ». « Oui, monsieur ». « Autre chose : y a-t-il des toilettes chez vous, parce que je ne sais pas venir seul ? ». « Mais oui, monsieur ». « Puis-je avoir un rendez-vous en urgence ce soir pour quatre personnes ? ». « Ce soir ? Oui, monsieur, c’est possible. Dites-moi simplement si c’est pour un prêt, un financement ou un dépôt ». « Ce serait plutôt pour des dépôts. Quatre ». « Je vois, vous voulez ouvrir des comptes pour quatre personnes. Merveilleux, mon directeur de marché va être supercontent. Je vais réaliser mes objectifs. Ce sont de gros dépôts ? ». « Heuuu, ça dépend ». « Je vois, vous hésitez encore ». « Oui, entre  cassoulet ou riz et poisson ». « Allo, monsieur. Je n’ai pas tout compris. Il me semble avoir entendu cassoulet mais je ne vois pas le rapport ». « Heuuu, c’est-à-dire que, si nous mangeons riz et poisson, ça passera peut-être mais si nous mangeons du cassoulet aux saucisses de Frankfort, ça risque de boucher, aux toilettes, à quatre en plus. Alors on viendrait faire nos dépôts chez vous puisqu’on a confiance dans la banque ». Tûûût, tûûût, tûûût.

10/09/2008

Cherche à me débiner

« Papa, demain soir tu dois aller à l’école ». « Mais tu es fou, gamin, j’ai fini mes études depuis longtemps ». « C’est pour le catéchisme, papa ? Il y a un papier dans mon journal de classe. Tiens, le voilà ». « C’est encore pour demander des sous, je suppose. Ou pour annoncer un congé pédagogique. Ou pour augmenter le prix du repas de midi. Ou pour tenir un stand à la fête de l’école. Ou pour annoncer une grève spontanée des enseignants. Ou pour demander de laisser les poux à la maison ». « Mais non, papa, c’est pour le catéchisme. Lis, papa ». « Bon, je lis : Chers parents, nous vous invitons à nos soirées thématiques. Cette semaine, ‘ Jésus marche sur l’eau ‘. La semaine prochaine, ‘ A la recherche de Jésus ‘. Je n’irai pas, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Je ne sais pas nager, gamin ».

27/04/2008

Cherche à apporter l'apéritif

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Oui qui, Gérard ». « Bonjour, Wiki ». « Gérard, ça ne me fait pas rire. Je ne ris pas, Gérard. Un mot de plus et je ne viens pas à ta fête, compris ? ». « Je ne parlerai qu’en présence de mon avocat ». « Gérard, j’ai un problème. Un citron, ça a deux pattes ? ». « Idiot, non ». « Ah zut alors, j’ai pressé un poussin. Je comprends que le jus n’est pas jaune. ». « Tu voulais faire quoi ? ». « Ben, heuuu, pour ta fête, tu m’avais dit que je pouvais apporter l’apéritif. Je voulais te faire une surprise. C’est de l’alcool et du jus de douze citrons verts ». « Mais, les poussins, c’est jaune ». « Je sais, Gérard, j’ai demandé au type du marché, tu le connais, c’est celui qui vend aussi des lapins mais avec leurs poils et pas découpés, je lui ai demandé s’il avait des verts, parce que ma recette c’est au citron vert, et il m’a dit en rigolant que ses poules avaient mangé tous les verts. Alors j’ai acheté des citrons jaunes ». « Ecoute moi, je préfère que tu n’apportes rien, je m’occuperai de l’apéritif ». « Et je fais quoi, moi, Gérard, J’ai ici onze citrons qui courent dans l’appartement ». Tûûût.

12/01/2008

Cherche à fermer ma braguette

« Gérard, c’est toi ? ». « Vous avez formé quel numéro, monsieur ? ». « Heuuu, le numéro de Gérard, pourquoi ? ». « Si vous n’allez pas à la gare d’Heer (Belgique, province de Namur), la gare d’Heer ira t-à toi ». « Iratatoi toi-même, Gérard, je t’ai reconnu. Dis, j’ai un problème, je n’arrive pas à remonter la tirette du pantalon que je dois mettre parce qu’il y a une fête au bureau ». « Ne dis plus rien. Je parie que tu souhaites que je te dépanne ». « Ben, heuuu, oui. Je ne vais pas me promener avec des épingles de nourrice quand même ». « Hé, hé, ça n’étonnerait personne ». « Enfin, Gérard, ce sont les noirs qui se promènent avec des épingles de nourrice. Et eux, c’est dans le nez qu’ils se les mettent, pas dans la braguette. D’ailleurs ils n’ont pas de braguette ». « Et tu voudrais que je te dépanne ? ». « Oui, Gérard, j’ai un train à prendre dans quelques minutes, ça urge ». « Que je te dépanne la braguette par téléphone ? ». « Heuuu ».

27/05/2007

Cherche habits pour nounours

Je suis arrivé le premier. Je voulais faire un carton pour gagner le gros nounours au tir à pipe. Schlaaa, j’ai abattu 42 gros macaronis en plâtre. D’un seul coup avec la crosse de la carabine. Le tenancier du stand a failli devenir fou : il ne m’avait pas encore donné les plombs. « Mais, vous êtes fou ». « Garez-vous, je recommence. Une, deux, tr ». « Nooooon. Quel nounours voulez-vous ? ». « Là, celui qui est plus grand que moi. Vous me comprenez, hein, je vis seul et j’ai un lit à deux place ». « Si vous me promettez de ne plus revenir à mon stand le nounours est à vous ».

29/11/2006

Cherche la bonne boîte

"Papa, on mange quoi aujourd'hui ?". "Gamin, aujourd'hui, c'est la fête, on mange lapin gibier". "Papa, c'est quoi, gibier ?". "Gibier, ce sont des bêtes sauvages". "Oui mais, papa, c'est quoi comme bête sauvage ?". "Regarde sur la boîte, gamin". "Papa, ce sont des boulettes pour les chats". "Quoi, pour les chats ! Ah, les sales bêtes, pleines de poils et de griffes. Il y a du chat dans le gibier ?". "Non, papa, les boulettes au lapin et au gibier, c'est pour les chats". "Mais, on n'a pas de chat. Merde alors, allez hop, c'est la fête, je fais des raviolis". Je cherche des vrais boîtes avec du vrai gibier. C'est pour le gamin.

23/08/2006

Cherche ficelle de chasse

Samedi je suis allé aider à la fête du quartier. Je tenais le stand de la tombola express et, en brandissant le gros lot pour attirer les badauds, un taille-haie en fonctionnement, j'ai sectionné les ficelles qui retenaient 273 ballons. J'ai du les acheter, sans en avoir un seul. Compatissants, les responsables de la fête m'ont invité à m'occuper de la toilette des gamins, dimanche. En fait, la chaînette de la chasse murale était cassée et trop courte. J'étais là, comme la statue de la Liberté, la main en l'air sur le reste de chaînette. "Alors, gamin, t'as fini, pousse, non di djo, y en a qui attendent". J'étais pressé, moi, parce que les responsables, compatissants, avaient installé un podomètre sur la chaînette - normalement, ça compte les pas quand on fait de la marche - et m'avaient promis un cent par coup de chasse. Alors, je tirais mon coup à tour de bras. J'ai triché, je disais prout prout et je tirais. Et hop, un cent. Prout prout, et hop, un cent. En une journée j'ai gagné 419 cents, soit 4 euros et une rawette, soit le prix de deux ballons. Mon banquier conseiller fiscaliste m'a dit que ce n'était pas rentable. Ah bon ! J'arrête, je cherche une ficelle pour mettre à la chasse.

21/08/2006

Cherche 273 ballons

Le gamin est chez sa mère. Pour ne pas m'ennuyer je suis allé donner un coup de main samedi à la fête du quartier. Comme je n'ai pas de compétence particulière ils m'ont mis au stand des lots de la tombola rapide. "Par ici, m'sieurs, dames, les beaux lots, tchikitchikitchik", "Allez, hop, doublez vos chances, prenez deux billets, tchikitchikitchic". "Venez gagner ce magnifique taille-haie électrique, tchikitchikitchic, il fonctionne, tchikitchikitchic". "Mesdames, que diriez-vous d'avoir ce couteau électrique géant, tchikitchikitchic, idéal pour découper du bison, de l'éléphant, des rondelles de cou de girafe, tchikitchikitchic". Je voulais absolument me défaire de cette saloperie de taille-haie qui prenait trop de place sur le stand et cachait les autres beaux lots : médailles de Lourdes, dés à coudre et autres paires de lacets. Alors je le faisais fonctionner et tournoyer, tchikitchikitchic, quand, distrait par la devanture d'une belle blonde, je n'ai pas vu le marchand de ballons qui était à côté, Ah ça, pour s'envoyer en l'air, ils se sont envoyés en l'air. D'un seul geste, athlétique et olympien, style cirque de Pékin à la tronçonneuse, j'ai tranché d'un coup involontaire et irréparable les 273 bouts de ficelle qui retenaient les ballons. J'ai voulu m'enfuir, profitant de ce que tout le monde regardait l'envol des ballons mais, pendant qu'ils s'envoyaient en l'air, j'ai pris mon pied. Mais je l'ai pris dans une allonge électrique qui alimentait le surgélateur du stand des crêmes glacées. On n'a vu le manque d'alimentation qu'en fin de journée, quand on n'a plus su distinguer fraise, pistache, vanille, chocolat. J'ai du acheter les 273 ballons et, le soir, les quinze litres de la défunte crême glacée. "Vous êtes notre meilleur client" a dit le responsable de la fête "Revenez demain, je vous donnerai une bon pour un tour en carousel". Je n'ai plus d'argent de poche pour mes vacances, juste de quoi m'offrir une sucette, ce que j'ai fait. Je cherche 273 ballons pour récupérer mon achat inutile.

27/06/2006

Cherche un pince-nez à filtre

J'ai attrapé une crise d'éternuement. Atchaaaaa. C'était à l'école du gamin. Atchaaaaa. Atchaaaaa. J'étais sur scène derrière le papa de Justin. Lui, il faisait la tête et les pattes de devant du cheval et moi, plié en deux, je faisais le corps et les pattes de derrière. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Il était à l'air libre, lui. Atchaaaaa. Moi, sous une couverture qui devait déjà exister au temps des cavernes. Atchaaaaa. Il y avait plus de poussières que de tissus. Atchaaaaa. Atchaaaaa. Les enfants étaient, paraît-il, sidérés. Atchaaaaa. Ils avaient appris à l'école qu'un cheval fait Hîîîîîîî. Je ne savais faire que atchaaaaa. Le papa de François, qui devait faire le cow boy, était plié en quatre de rire. Il n'arrivait pas à dire son texte. "Je suis la terreur de loulou, ha, ha, ha, je suis, hi, hi, hi, la terreur de l'Ouest". Moi : "Atchaaaaa". Le week end prochain on refait ça à l'école des filles. Ce serait idiot de ne pas profiter du prêt de la couverture, a dit le directeur commun aux deux écoles. Je cherche d'urgence un pince-nez efficace.

06:59 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : gamin, papa, cheval, fete |  Facebook |

31/05/2006

Cherche institutrice à rouleau, pas mariée

L'institutrice avait mis un mot dans le journal de classe du gamin demandant de lui apporter en cachette le rouleau en carton qu'il y a à l'intérieur du papier toilette. Ca m'a pris quelques jours car en ce moment je suis plutôt constipé. Je suis allé lui porter le rouleau avec l'air idiot du gars qui offre une bague de fiançailles. Mon dieu, qu'elle est mignonne. Je comprends pourquoi le gamin collectionne les retenues. Mais elle est mariée. Tant pis pour elle. "Bonjour, Madame l'institutrice, j'vous ai apporté un rouleau, parce que les fleurs ça est périssaaaable et qu'un rouleau, c'est tellement beau, un rouleau ça est plus présentaaaaable. Je suppose qu'à la fête des pères le gamin va m'offrir un porte-stylos en carton". "Oh, Monsieur, que vous êtes génial, vous lisez dans mes pensées, vous êtes, comment dire, psychopatte, télépatte, astronome, vous me troublez. Entrez boire un café". "Monsieur est là ?". "Ouiiii, mon chouchou chéri de mes amours est là". "Offrez-lui mon café à machin chéri, je dois rentrer surveiller les raviolis qui mijotent seuls sur la cuisinière". Je cherche une institutrice comme celle du gamin mais pas mariée avec un chou. Promis, je ferai les retenues à la place du gamin.

07:56 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : gamin, constipe, elle, fete |  Facebook |

05/05/2006

Cherche à calmer mon impatience

En mai, fesse qui te plait. Pof, pof. Deux petites tapes de rien du tout. Pof, pof, juste pour dire bonjour dans l'ascenseur. Fâchée qu'elle était, la voisine de palier. Elle n'a rien dit, normal, elle boude. Elle a vite mis ses mains devant sa poitrine. Non mais, allons allons, j'ai fais pof, pof, pas pwêt pwêt. Pwêt pwêt, ce sera le jour de la fête des paires. J'y pense déjà. J'impatiente, j'impatiente.

17/04/2006

Cherche emploi occasionnel avant le démaquillant

Hier, c’était Pâques. J’ai reçu des copains et des copines. Pas très originaux mais gentils : ils avaient chacun apporté trois bouteilles de vin. A la fin du repas et vers la fin des bouteilles, Delphine a eu l’idée de jouer à « Je suis la vache sans tache qui tache, Gérard, j’appelle la vache sans tache, Fred » Chance, pour jouer à ça il faut des bouteilles de vin vides et on en avait beaucoup. En fait, il faut les bouchons. On les brûle, ils deviennent noirs et hop, quand quelqu’un se trompe dans le texte, on boit un coup et on lui met un rond noir sur la figure et il devient « Je suis la vache à une tache, Gérard, j’appelle la tache sans tache, Fanny ». Hop, erreur. Et paf, un rond noir. Tout le monde boit un coup. « Je suis la vache à deux vaches, Gérard, j’appelle la tache à une vache, Etienne ». Hop, encore erreur. Et paf, encore un rond noir sur Gérard. Et tout le monde boit un coup. Gérard, c’est moi et je suis devenu de plus en plus noir. Les autres aussi. Chemin faisant, l’appartement se transformait en une église occupée par des sénégalais. Quelle ambiance ! A la fin, je dormais debout, effondré dans le fauteuil. Je ne les ai pas vu partir, ni par où. Je suppose qu’ils ont pris l’ascenseur. Je me lève, au petit matin, comme d’habitude. Je veux me raser : aaaaaaaaaaaaaaaah, c’est un noir qui me regarde dans le miroir. La trouille. Le cœur à 180. Les guibolles qui flageolent. D’habitude je n’ai pas peur des noirs, au contraire, mais là, à ma place, dans le miroir, au matin, l’aiguille du trouillomètre faisait ventilateur. Je suis à ma troisième tasse de café et je me dis que je peux être utile. Avant d’aller au night shop acheter du démaquillant. C’est congé aujourd’hui, lundi de Pâques. Si vous organisez une fête, je peux venir jouer Père Fouettard.

08:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : paques, vache, fete, senegalais, demaquillant |  Facebook |

14/04/2006

Cherche à comprendre où est l'erreur

Une association de quartier m'a contacté pour les 56 kilos de moules achetés par erreur. Je suis content que ces bèbètes aient une fin heureuse. Ils organisent un souper moules frites. Pour me remercier du don anonyme des 56 kilos de moules, ils m'ont donné un bon pour aller manger gratuitement des moules à leur fête pendant 56 ans. J'ai fait un bond de joie. Je crois que je l'ai fait trop vite. Je viens de faire un rapide calcul : j'ai 58 ans et, dans 56 ans, j'en aurai 114. Est-ce qu'on peut encore manger des moules à cet âge là ? Je crois que je me suis fait avoir, je cherche comment.

08:09 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : moules, fete, perles, humour |  Facebook |

13/04/2006

Cherche covoiturage pour moules

Hier, avec des copains, on a fait des moules dans l'appartement. On était huit. Je m'étais trompé dans les dimensions : j'avais acheté huit kilos par personne. Il me reste 56 sacs d'un kilo de moules. Elles sont toujours vivantes. Je veux les relâcher. Mais pas dans l'appartement, ce n'est pas affectueux, ces bestioles. Elles viennent de Hollande. Si vous aimez les animaux, si vous possédez une voiture et si celle-ci va en Hollande aujourd'hui ou demain, pouvez-vous aller les relâcher en haute mer. Il n'y a que 56 kilos, à peine le poids d'un passager. En plus, elles ne risquent pas d'aller se promener dans les pédales, les sacs sont bien fermés. Merci d'avance.

08:46 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : moules, copains, fete, pedales |  Facebook |