11/05/2008

Cherche la fête des mères (10)

« Dépêche toi pour me répondre, mon taxi revient dans dix minutes, dis-moi pourquoi je suis venue ». « Mais, heuuu, maman, tu me stresses pire que les résultats de l’euromillion. D’ailleurs, ça joue sur mon organisme. Je sens que je dois aller faire une grosse proute et peut-être plus. Je reviens dans neuf minutes ». « Il n’en est pas question. Dis-moi pourquoi je suis venue ». « Mais, maman, je vais salir le fauteuil ». « Au point où il en est, ce n’est pas grave ». « Ah ! ». « Oui, ah. Dis moi pourquoi je suis venue, idiot ». « Heuuu ». « Parce que c’est la fête des mères, idiot ». « Ah bon ». « Qui est ta mère, idiot ? ». « Heuuu, ma mère. Ben, c’est toi, hein, maman, enfin. Pourquoi ? Tu ne le savais pas ? ». « Et que dit-on à sa mère quand c’est la fête des mères ? ». « Heuuu. Ah,oui. Bonne fête, maman ». « Toi, tu as de la chance que ce soit l’heure de mon taxi ». « Oh, déjà. Mais, que le temps passe vite, hein ».

10/05/2008

Cherche la fête des mères (9)

« Bon, recommençons. Pourquoi suis-je venue ? ». « Ben, heuuu, maman, tu es venue, heuuu, je ne sais pas moi, tu es venue, heuuu, par hasard ? ». « Non ». « Heuuu, parce que ton taxi a pété un pneu devant la porte ? ». « Non ». « Heuuu, parce que tu n’as plus rien dans ton frigo ? ». « Non ». « Maman, je ne trouve pas. Pourquoi tu ne dis pas jésus marie machin comme d’habitude ? ». « Ils m’ont abandonné ». « Ah, les salauds. C’est qui ? Je vais aller leur dire deux mots. Je les connais ? ». « Jésus Marie Joseph, il est pire que je ne pensais. Dis, tu as été enfant de chœur, non ? Et ça te rappelle quoi ? ». « Heuuu, je faisais dingueling quand le curé disait vas-y p’tit con. Et aussi le vin blanc. Ah le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles, que les femmes sont belles, du côté de Nogent. Chef, un p’tit verre on a soif, chef un p’tit verre on a soif, il est des nôôôtres ». « Dis, idiot, tu as bu avant mon arrivée, n’est ce pas ? ». « Heuuu, oui ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Je te demande pourquoi ». « Heuuu, vois-tu, maman, les grands artistes, avant d’entrer en scène, et bien, ils boivent un coup ». « Parce que tu te prends pour un artiste, peut-être ». « Ben, non ». « Alors, pourquoi ? ». « Ben, heuuu, pour être joyeux lors de ta visite ».

09/05/2008

Cherche la fête des mères (8)

« Sais-tu pourquoi je suis venue ? ». « Heuuu, non, maman ». « La fête des mères ». « C’est qui ça, Hémère, maman, je le connais ? ». « Jésus, Marie, Joseph, Hémère. Hémère Dalor, c’est ça ? ». « Heuuu, pourquoi te fâches-tu ? Veux-tu un troisième café ? Je ne les compte pas, tu sais ». « Appelle moi un taxi ». « Heuuu, si tu veux j’appelle une pizza et on mange ensemble ». « Jamais. Tu ne rinces pas tes assiettes, elles puent le citron ». « Mais, maman, ça sent bon avec du poisson ». « Tu le cuis comment, le poisson ? ». « Heuuu, je ne mange jamais de poisson, maman, j’ai peur des arêtes ». « Je m’en doutais. Le poisson c’est plein de phosphore et c’est le phosphore qui rend intelligent ». « Ah bon. Pourquoi tu ne m’as pas donné du poisson à manger quand j’étais petit, maman ? ». « Tu en as eu, idiot, mais tu avais peur des arêtes ». « Ah, déjà. Tu vois, maman, yé né pas sanzé. Yé souis comme Roulio Essuie-glace ».

08/05/2008

Cherche la fête des mères (7)

« Madame, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées mais je vais devoir vous quitter ». « Gérard, non, tu viens d’arriver et maman est toujours là ». « Oui, je suis là. Je dérange ? ». « Certes non, chère madame. Votre présence me fut plus qu’agréable. J’eu su que vous fûtes là et je ne fûme pas venu pour ne pas troubillionner votre réunion familiale ». « Gérard, tu veux une Chimay bleue ou une Chimay rouge ? ». « Très cher, permetasse que je vous quittasse. Votre mère vous requiert. Allez, mon brave, hélez moi l’ascenseur ». « Je vous accompagne jusqu’au monte-charge, cheeer môssieur. Je reviens, hein, maman ». « Ouf ». « Gérard, ce n’est pas gentil. Tu dis ouf mais qui reste avec maman, hein, qui ? ». « Salut, popeye ». « Maman, Gérard est parti ». « Ouf ». « Comment, ouf ? C’est une nouvelle expression à la mode ? ». « Je dis ouf parce que je ne suis pas venue voir Gérard ». « Tu viens voir qui, maman ? ». « Les toiles d’araignées sur ton lustre, idiot ». « Heuuu ».

07/05/2008

Cherche la fête des mères (6)

« Maman, je te présente Gérard, un collègue qui est venu par hasard. Gérard, je te présente maman qui est venue aussi mais elle était à l’heure, elle ». « Bonjour, chère madame. Enchanté de vous connaître, chère madame ». « Vous êtes vendeur de tapis ? ». « Non, je travaille à la région wallonne, avec votre fils ». « Et vous, je parie que vous n’y perdez pas votre temps comme lui. Vous tricotez ? ». « Non, je fais des sudoku pour entretenir mes neurones et pour attendre de pouvoir rentrer chez moi ». « Et lui, l’idiot avec la gueule ouverte qui vous regarde comme un poisson qui vient d’être attrapé, il fait quoi ? ». « Oui, maman ». « La question est : tu fais quoi ? ». « Je t’écoute, maman ». « Je dis : que fais-tu à la région wallonne ? ». « Des photocopies, maman ». « Et ça sert à quoi, à part zigouiller des arbres pour faire du papier ». « Je ne sais pas, maman. C’est top secret. Souvent je me trompe et je photocopie le côté blanc des feuilles ». « Et bien, ça ne m’étonne pas. Et alors ? ». « Heuuu, ils ne le voient même pas ».

06/05/2008

Cherche la fête des mères (5)

Driiiing. « Je parie que c’est ton collègue Gérard ». « M’enfin, maman. Tu es presdigitaticienne ? ». « Idiot. Qui veux-tu qui sonne chez toi, enfin ? ». « Heuuu, Gérard, peut-être ». Driiiing. « Tu as entendu, maman, ça a refait dring ». « Bouge ton cul, idiot, vas décrocher ». « Oui, maman. Et je dis quoi ? ». « Tu lui donne les prévisions météo, idiot ». « Heuuu, et où je vais les trouver ? ». Driiiiiiiiing. « Maman, ça a encore sonné ». « Dis, as-tu vu que je portais une oreillette comme le constipé de la starac ? J’ai entendu. Décroche, et si ce sont des témoins de jéhovah, tu dis que tu n’es pas là ». « Heuuu, êtes-vous des témoins de, un instant, des témoins de quoi, maman ? ». « Passe-moi le cornet. Allo, Gérard ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que vous avez poussé sur la sonnette, imbécile ». « Je crois que je me suis trompé d’adresse ». « Gérard, au pied. Montez que je vois à quoi vous ressemblez ». « Oui, madame ». « Je confirme, c’est Gérard ton collègue. Tu travailles dans un asile ? Comme client ? ». « Heuuu ».

05/05/2008

Cherche la fête des mères (4)

« Alors, maman, ça va ? ». « Dis, ton café, c’est du robusta ou de l’arabica ? ». « Heuuu, un instant, je reviens, heuuu, je veux dire que je pars mais qu’après je reviens, je vais à la cuisine, je vais lire l’étiquette, houhou, je reviens ». « Jésus, Marie, Joseph, je regrette. Je regrette de lui avoir posé une question aussi difficile, mon Dieu ». « Maman, maman, j’ai trouvé, c’est du oploskoffie ». « C’est cela, oui, c’est cela, suis-je bête, j’aurais du m’en douter. Une cuillerée de poudre par tasse, c’est ça ? ». « Heuuu, oui. Mais attention, pas une cuillerée à soupe, hein, une cuillerée à café ». « Tiens, tiens. De mieux en mieux. As-tu remarqué que, sur terre, il y a des blancs et des noirs ? ». « La terre, oui maman, la grosse bouboule avec des noirs là où il y a plus de soleil. C’est comme Gérard, quand il avait fait un barbecue. J’ai eu une merguez du milieu, juste au dessus des braises et ». « Stop, stop, stop. Es-tu daltonien ? ». « Tagada, tagada, voilà les Dalton, tagada, tagada, voilà les Dalton ». « Stooooop. Tout le monde descend. Quelle couleur a mon café ? ». « Heuuu, noir. Comme la merguez chez Gérard ». « Et alors ? ». « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Johnny, toute ma jeunesse. Je vais te mettre la chanson, maman, à fond la caisse ». « Nom de dieu, pardonnez-moi, restons calme, inspirer, expirer, inspirer, expirer. Je veux du lait dans mon café, tu entends, bom bom bom bom, ici Londres, je veux du lait dans mon café ». « Oui maman ».

04/05/2008

Cherche la fête des mères (3)

« Bonjour maman. Quelle suuu. Heuuu, comment vas-tu ? ». « Comme tu vois, taxi et ascenseur ». « Et, heuuu, le taxi t’attend ? ». « Dis, idiot, sais-tu à combien revient une tasse de café si on la boit pendant que le compteur tourne dans un taxi ? ». « Avec lait et sucre ou noir ? ». « Idiot. Et dire que c’est moi qui ai mis ça au monde. Jésus, Marie, Joseph. On dit que c’est le spermatozoïde le plus rapide qui l’emporte. J’ai du ovuler quand le dernier passait. Tu es peut-être le fils de la voiture-balai ». « Ah bon, papa c’est pas papa ? ». « Si, idiot. Quoique, à voir comment tu es coiffé, une certaine parenté avec un balai n’est pas à exclure ». « Heuuu, tu veux dire quoi, maman ? ». « Vas te peigner ». « Oui, maman ». « Alors, t’as fini ou tu fais du lèche-vitrine narcissique devant ton miroir ». « Heuuu, je ne retrouve pas le peigne, maman ». « Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints du paradis, venez-moi en aide pour rester calme ». « Je t’ai entendu dire tes prières, maman, tu veux la carpette de la salle de bain pour faire ta gymnastique ? ». « Idiot. Où est le café ? ». « Quel café, maman ? ». « Je ne repartirai pas d’ici sans avoir bu une tasse de café, compris ». « Oui, maman ».

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».

22/06/2007

Cherche toilettes en urgence

« Bonjour, maman ». « Ah, c’est toi, idiot, il est temps ». « Heuuu ». « Tu sais, la fête des mères, c’était il y a plus d’un mois ». « Heuuu ». « Tu viens parce que tu as oublié d’acheter des œufs et que tu veux te faire une omelette, c’est ça ? ». « Heuuu, je viens pour une urgence, maman ». « Une urgence, laisse moi rire ». « C’est urgent, maman ». « C’est ça, tes raviolis sont en train de brûler et tu viens me demander comment éteindre la cuisinière ? ». « Heuuu, maman, les toilettes sont bouchées et je, heuuu, c’est urgent ». « Tu reviendras quand tu te seras soulagé ». Vlan. Je cherche une toilette en urgence, pas occupée si possible.

28/09/2006

100.000 blogs Skynet (5)

Dimanche 24 ceptembre. Magnifique journée offerte par Skynet pour les 100.000 blogs. J'y suis allé avec maman, 80 ans. Je me sentais obligé de l'amener vu que cette année j'ai complèrement oublié la fête des mères. "Rhoo, qu'est-ce qu'on a mangé !". "Maman, ce n'est pas tout? Il y a, allez, devine". "Je suis pleine à craquer". "Des petits éclairs comme tu adores. Regardes sur l'assiette, je t'en ai ramené huit". "Vas me chercher huit petites serviettes, je vais les mettre dans ma sacoche comme je fais avec les spéculoos quand je vais prendre un café". "Non, maman, je suis connu ici. Est-ce que je bourre mes poches avec de le sauce andalouse, non". "Vas jouer avec tes blocs". "Je vais me chercher un café". ... ... "Où as-tu mis ton pantalon ?". "Quel pantalon, maman ?". "Tu pars chercher un café et tu reviens en pyjama. Où as-tu mis le pantalon ?". "Mais c'est le T-shirt offert aux blogueurs par Skynet". "Mais c'est le nom de mon fils qui est écrit dessus". "Ben oui, maman". "Que je suis émue. Ne le salis pas. Mets un bavoir. Tu viendras avec ton ticheurt chez Louise, chez Hortense, chez Blanche et chez Nelly". "Maman, je ne suis pas une bête de cirque"."Je sais, tu es bête tout court". "Tu as mangé tous les petits éclairs ?". "Chuuut, sacoche. Ne le dis à personne, hein". "Trop tard, maman"

24/05/2006

Cherche à envoyer une lettre anonyme

"Papa, il fait quoi, le singe ?". "Ben, heu, il mange une banane". "Pas lui, papa, les deux, là". "Chouette hein, gamin, on a du soleil". "Papa, c'est comme ça que tu m'as fait avec maman ?". "Viens, on va voir les girafes". "Mais, papa, t'as dit qu'on venait au zoo pour m'instruire". "Toi, tu viens pour t'instruire et moi, je viens pour me détendre, d'accord". "D'accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu'ils n'ont pas de poils là où on a un slip". "Détends-toi, gamin". "Papa, toi tu te détends et moi je m'instruis, c'est toi qui l'a dit". "Allez, on va s'instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu'il y a un tunnel". "Papa, les singes, ils sont comiques, eux". "Ah bon, tu trouves". Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman". "Ah, où ça, où ça, lequel ?". "Papa, on va voir les girafes". "Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre". "Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ?". "Je vais les envoyer anonymement". "A qui ?". "Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes".