17/02/2010

Cherche un endroit tranquille

« Oh, mon fils ! Mais tu es tombé sur la tête. Tu m’offres un voyage dans ta voiture ! Au prix de l’essence, je ne te reconnais plus ». « C’est une diesel, maman, et c’est la voiture de la société ». « Tu es devenu fonctionnaire, mon fils ? ». « Non, maman, t’inquiètes pas, ils n’y verront que du feu ». « Tu sais, je vais te donner quelques conseils. Tu dois faire de plus petites pelures quand tu fais des pommes de terre, tu gaspilles. Freine, c’est un virage. Et tes chaussures, hein, tes chaussures, cela fait combien de temps que tu ne les as plus cirées, hein, on ne sait pas si ce sont des brunes ou des noires. Attention, ralentis, il va peut-être passer au rouge. Tu devrais changer de slip plus souvent, et mettre de dentifrice sur ta brosse à dent, tu vas attirer des mouches. Tu as vu ce camion, fais-lui une queue de poisson. Mon amie Lucienne dit toujours qu’il faut être hygiénique. Pour les toilettes, plus de papier journal découpé, du papier hygiénique, en rouleau, je t’expliquerai comment t’en servir. Non, je n’irai pas sur le siège à l’arrière, il faut que je sois devant pour te guider. Où va-t-on ? Tu ne t’es pas rasé ce matin. Moi je connais des mamans dont le fils se rase avant de les conduire à la campagne. J’ai pris du salami pour le pique nique. Parce que c’est moi qui t’offre le repas de midi. Ici, ici, arrête-toi ici, ce paysage me laisse sans voix ». « Ouf ».

24/10/2009

Cherche à lui faire voir

" Allo, je suis bien au numéro des orphelins indignes ? ". " Maman, je t'ai reconnu. Quelle surprise, maman. Pourquoi me téléphone-tu ? ". " J'ai toujours ton enveloppe avec ton argent de poche pour la nouvelle année et, comme nous sommes presque fin octobre, je me demande ce que je vais en faire ". " Mais, maman, je t'ai dit que tu pouvais m'envoyer l'argent par la Poste ". " Pas de bisou, pas de sou, fils indigne. Il y a plus d'un an que tu es venu me voir ". " C'est pour ne pas te déranger, maman, je sais que tous les soirs tu joues au monopoly avec ton amie Lucienne ". " Cette vieille carcasse de Lucienne n'a rien à voir dans notre conversation. Dis plutôt que tu ne sais même plus si j'existe ". " Maman, ne dis pas de mal de Lucienne. Elle est sur facebook, Lucienne, avec son chat sur les genoux ". " J'espère que sur la photo on voit les poils de son chat qui volent partout, chez cette malpropre ". " Maman, je pourrais faire savoir tout ce que tu dis à Lucienne, via facebook ". "Fais-le, grand dadais, et ajoute que si je n'étais pas là pour les arroser, ses plantes ressembleraient à des salades cuites ". " Maman, j'ai l'impression que t'es disputée avec Lucienne ". " Ce n'est pas moi. C'est elle. Elle voulait qu'on joue à trois au monopoly, elle, moi et son chat. Et j'ai refusé ". " Et alors, maman ? ". "Je joue toute seule au monopoly, une fois pour moi, une fois pour le cactus de la cuisine. Je suis toute seule. Je n'ai plus de mari mais ça, un fainéant pareil, ça a été une délivrance ; je n'ai pas de fils digne du nom pour lui donner ses étrennes en octobre ; je n'ai pas de chat qui grimpe sur la table. J'ai un cactus. Si un jour j'écris un livres le titre sera Une vie pleine d'épines ". " Mais je pense à toi, maman, tous les jours. Depuis hier parce que j'ai acheté une décoration pour Halloween ". " Je vois ça d'ici, un énorme potiron court sur pattes pour me rappeler que je ne suis plus celle que j'étais? C'est ça, dis le, fils de fainéant ". "Heuuu, non, disons que, heuuu, non, maman, c'est un personnage haut en couleur ". " Tu m'intrigues, fils sans nom ". " Tu n'a qu'à sonner pour venir voir, maman, avec l'enveloppe. Je descendrai te montrer la chose sur le trottoir ".

044 (2)

17/06/2009

Cherche à fêter maman

« Allo, maman ? ». « Quoi, fils indigne ? ». « Je viens d’apprendre qu’en France le jour de la fête des mères est le premier dimanche de juin. C’est comique, hein, maman ? ». « Ce qui n’est pas comique c’est qu’en Belgique on fête les mamans le deuxième dimanche de mai et que je ne t’ai pas vu ni entendu. Pas un coup de fil, pas une fleur, pas une praline, même pas une bonne trappiste comme j’en bois une tous les soirs, fils indigne ». « Ah, maman, on voit bien que tu es ma maman. Moi aussi je bois de la trappiste ». « Arrête tes âneries. Je suis fort occupée. Je viens d’acheter un immeuble ». « Tu vas le louer cher ? ». « C’est au monopoly avec Lucienne que j’ai acheté un immeuble. Pourquoi me déranges-tu ? ». « Je te l’ai dit, maman. Pour te rappeler la fête des mères. Avant, quand j’étais petit, à chaque fête des mères, tu me faisais des gâteaux et de la tarte. Ne t’ayant pas vu depuis quatre ou cinq semaines je me demandais si tu n’avais pas fait un malaise, ou une chute, vu ton âge de plus en plus canonique. Parce que moi, je les aime bien tes gâteaux ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/04/2009

Cherche celui qui ne mange pas de viande

« Gamin, c’est quoi ces points dans ton bulletin ? ». « C’est à cause de Maurice, papa ». « Quel Maurice, gamin ? Pas ton poisson rouge, je suppose. Ni Maurice de Titine et Chacha, il a l’œil pétillant mais je le vois mal en courtes culottes sur un banc d’école ». « Maurice, celui dont le papa est boucher ». « Si le père est bouché, c’est normal que le fils le soit aussi, gamin, c’est ce qu’on appelle du bouchon de culture. C’est l’inverse d’ici ». « Madame m’a demandé comment on appelle celui qui ne mange pas de viande et Maurice m’a soufflé la réponse ». « Et qu’a-t-il dit ? Un oeusophage ? ». « Non, papa, c’est un mauvais client. Et c’est ce que j’ai répondu à madame ».

03/04/2009

Cherche à comprendre la faille

« Papa, prêtes-moi dix euros ». « Oui, gamin, pourquoi ? Tu veux acheter un pot de peinture pour repeindre le W.C. sur les murs duquel tu as écrit que tu étais un fils de con ? Tu veux me faire des toasts au foie gras pour mon anniversaire que tu as oublié ? Tu vas acheter un pétard que tu vas fiche dans le cul de ton grand-père maternel pendant sa sieste ?». « Papa, si tu avais su gérer ton argent, nous mangerions autre chose que des raviolis sauce tomate qui tachent mon bavoir et ta chemise. Ou ta chemisette quand t’es en congé, que t’es pas rasé et que tu déambules en chemisette et en slip avec les poils qui dépassent ». « Gamin, je t’interdis de raconter ma vie privée ». « Papa, c’est tellement privé ici qu’il n’y a même pas une femme pour nettoyer, lessiver, remplacer les ampoules électriques pétées, détartrer la cuvette du W.C., descendre les six sacs poubelles, cuire des carottes sans les brûler ». « Gamin, ma vie privée, c’est comme les toilettes quand je suis dedans et que je mets trois heures pour résoudre un mot-croisé de Rafaël, c’est privé, privé, privé ». « Papa, tu me prêtes dix euros ? « Oui, gamin ». « Papa, tu ne m’en donnes que cinq. Comme ça, tu m’en dois cinq. Et moi aussi. Et nous sommes quitte ». « Heuuu ».   

02/04/2009

Cherche à prévenir le gamin

« Allo, l’école ? ». « Oui, monsieur ». « Je suis le papa du gamin. Passez-le moi ». « Mais, monsieur, votre fils est en classe, je ne peux pas le déranger ». « C’est pour une urgence ». « Dites-moi tout et je l’aviserai lors de la récréation ». « C’est personnel, monsieur ». « Racontez-moi et j’estimerai si c’est urgent ». « Voila. Ce matin il a laissé tomber le tube de dentifrice. Ouvert. Il ne l’a pas ramassé avant d’aller à l’école. Devinez qui a marché dessus, hein. Moi. Et qui a glissé, hein. Moi. Et qui s’est encastré la tête dans l’armoire en dessous de l’évier et se l’est coincée dans le syphon, hein. Moi ». « Monsieur, on va vous envoyer du secours ». « Attendez, je n’ai pas fini. Dans les tentatives de dégagement la couture arrière de mon pantalon a cédé. Comme je n’avais plus de slip propre je me suis mis le maillot avec une grosse tête de lion imprimée sur le derrière et j’ai peur que le gamin soit effrayé en rentrant de l’école. Passez-le moi, on va rigoler. Soyez rassuré, après, je lui dirai poisson d’avril ». « Monsieur, c’est une honte. Vous m’avez dérangé pour une bêtise pareille ! En plus, le premier avril est passé, monsieur ». « Je sais. Mais, hier, je l’ai envoyé chercher du ressort à boudin à la boucherie ». Tûûût, tûûût, tûûût.

06/01/2009

Cherche l'utilité du bonnet

« Papa, je ne veux plus aller à l’école ». « Gamin, mon fils à moi qu’ouis-je, qu’entends-je, qu’acoustiquai-je ? Si tu ne vas pas à l’école tu devras faire de la politique et tu seras la honte de moi ». « Papa, je ne veux plus aller à l’école avec le stupide bonnet tricoté surmonté d’une ridicule boule de laine ». « Gamin, tu devrais avoir honte. C’est un bijou de famille. C’est ma maman à moi qui l’a tricoté, avec ses mains, au lieu de regarder la télé bêtement ». « Papa, tu m’as toujours dit que ta maman n’a jamais eu la télé ». « Heuuu, oui, mais elle aurait pu faire du french cancan, du scrapbooking, nourrir des chats et elle fait quoi, hein ? Un bonnet, un bobo, un pinnemouche, avec le pompon ». « M’en fous. Je ne vais plus à l’école avec ça ». « Ah bon. Et tu vas mettre quoi sur ta tête ? ». « Un casque ». « Un casque ? Tu veux un casque ! ». « Oui. Et aussi la mobylette ». « Heuuu ».

30/12/2008

Cherche à m'amuser

Je suis le gamin de Biglodion qui est parti en randonnée me chercher quelqu'un qui sait faire la cuisine. Je m'emmerde. Alors j'ai ouvert la cage de Kiki et Pipette, les hamsters. Incroyable, ça bouffe tout, ces machins, les pantoufles de papa, les fils électiques de papa, la moquette de papa, l'agenda de papa avec ses adresses, les factures de papa. Heureusement que papa n'est pas là.

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

07/05/2008

Cherche la fête des mères (6)

« Maman, je te présente Gérard, un collègue qui est venu par hasard. Gérard, je te présente maman qui est venue aussi mais elle était à l’heure, elle ». « Bonjour, chère madame. Enchanté de vous connaître, chère madame ». « Vous êtes vendeur de tapis ? ». « Non, je travaille à la région wallonne, avec votre fils ». « Et vous, je parie que vous n’y perdez pas votre temps comme lui. Vous tricotez ? ». « Non, je fais des sudoku pour entretenir mes neurones et pour attendre de pouvoir rentrer chez moi ». « Et lui, l’idiot avec la gueule ouverte qui vous regarde comme un poisson qui vient d’être attrapé, il fait quoi ? ». « Oui, maman ». « La question est : tu fais quoi ? ». « Je t’écoute, maman ». « Je dis : que fais-tu à la région wallonne ? ». « Des photocopies, maman ». « Et ça sert à quoi, à part zigouiller des arbres pour faire du papier ». « Je ne sais pas, maman. C’est top secret. Souvent je me trompe et je photocopie le côté blanc des feuilles ». « Et bien, ça ne m’étonne pas. Et alors ? ». « Heuuu, ils ne le voient même pas ».

26/05/2007

cherche à adopter un fils

« Le service va aller passer une journée sportive, venez avec nous ». « Non non, non merci ». « Mais si, nous jouerons au tennis, ce sera sympa ». « Heuuu, non, j’ai joué au tennis, une fois, pas plus, je sais ce que c’est ». « « Vous nous regarderez. Mais après : bowling, là, vous participerez ». « Heuuu, non non, j’ai déjà lancé des bouboules de bowling, une fois, je sais ce que c’est ». « Venez, je vous dis, le soir il y a aura repas mexicain, c’est chouette, non ? ». « Mexicain ! Je connais, j’y suis allé, une fois, ça me suffit. Et puis, le soir, je dois m’occuper de mon fils ». « Votre fils unique, je suppose ».

11/02/2007

Cherche mon fils

« Chers visiteurs du salon des vacances, le petit, heuuu, comment tu t’appelles ? ». « Ouiiiiiiin ». « Comment tu t’appelles, dis moi ? ». « Ouiiiiiiin ». « Qu’est-ce qu’on fait, chef ? ». « Torture le, il finira par parler ». « Ecoute, si tu ne dis pas le nom de ton papa, je mange tous tes chewing gum ». « Ouiiiiiin, papa c’est Biglodion ». « Et tu es d’où ? Près de où habites-tu ? ». « Du plan incliné de Ronquières ». « Et quand ton papa parle de ta maman, il dit quoi ? ». « Il dit que c’est la mal baisée ». « Chef, c’est un fils de noble, je fais quoi ? ». « Fais un appel ». « Chers visiteurs du salon des vacances, Môssieur Biblodion du Plan de Ronquières de Lamalbaisée est prié de se rendre au patio pour nous débarrasser, pardon, pour reprendre son fils ».

17/10/2006

Cherche Kiki

"Kiki, reviens". "Monsieur, lâchez ce micro". "Non, non, allo, Kiki". "Monsieur, lâchez ce micro, je vais faire l'appel moi-même. Où avez vous perdu votre fils ?". "Ce n'est pas mon gamin". "Votre neveu ?". "Non non, c'est le hamster du gamin". "Monsieur, on ne fait pas d'appel ici pour un hamster". "Kiki, Kiki". "Rendez-moi ce micro tout de suite". "Kiki, Kiki, papa est à l'accueil". "Donnez-moi ce micro, chers clients, si vous apercevez un hamster, prévenez l'accueil. Heu, il est où ?". "Dans les carottes en vrac, le vétérinaire a dit qu'il devait de temps en temps manger du frais". "Appel aux kikis, pardon, appel aux clients, prévenez l'accueil s'il y a quelqu'un dans les carottes". "Hé, ho, c'est pas comme ça qu'il va revenir, hein. Attendez". "Rendez-moi le micro". "Non, non. Madame, mademoiselle, monsieur, la petite bèbète qui bouffe des carottes, c'est Kiki. Donnez lui un raisin, j'arrive". "Monsieur, revenez, lâchez ce micro". "Non, non, Kiki, ne mange pas le raisin, il faut d'abord le laver, c'est plein de produits". "Monsieur". "Oui, madame". "Donnez-moi le micro, allez près des carottes et je lance un appel". "Oui, madame". ... "Chers clients, promotion ce jour sur le cabillaud, profitez-en".

04/10/2006

Cherche Gérard d'urgence

"Maintenant, si un parent, un ami, veut dire quelques mots à notre cher défunt, voici le micro". "Gérard, tu nous a quitté". "Psiiit". "Sacré Gérard, tu ne viendras jamais à nos enterrments". "Psiiit". "Gérard, tout le service pleure mais je vois que suis le seul ici"."Psiiit". "C'est fini, oui, ces psiiit, bordel". "Mon bien cher frère, la douleur vous égare. Nous accompagnons aujourd'hui Amélie, 94 ans, à sa dernière demeure". "Mais alors, Gérard, où es-tu nom de dieu". "Pas de ça ici, mon fils, vous êtes dans une église". "Mais c'est moi qui ai les fleurs du service pour Gérard, nom de dieu de nom de dieu de nom de dieu". "Seigneur, bénissez ce pécheur et vous, rendez-moi le micro". "Attends, bonhomme, je n'ai pas fini. Amélie, bonjour. Et au revoir. Puisque le curé a dit que t'étais la-haut, peux-tu regarder vers ici et me faire savoir où est Gérard. C'est pas pour Gérard. Je m'en fous de Gérard. C'est pour les fleurs. Elles nous ont coûté la peau des fesses. Amélie, hou, hou". 

11/09/2006

Cherche pédales

Le gamin a voulu une croquinette. "Gamin, f'est quoi, fa, une croquinette ?" . "C'est une croquinette, papa, pour rouler, comme un vélo, mais plus petit". "Fils d'imbéfile, on dit trotinette, pas croquinette". "Ben oui, papa, une croquinette". "Gamin, qui de nous deux a un dentier, hein, fi ve fais des fe, f'est normal, toi, tu dois dire trotinette". "Croquinette, croquinette, ou je retourne chez maman". "Fa fuffit, tu auras ta trotinette". Problème : j'ai commandé le petit vélo, la trotinette, par correspondanfe, et il n'y a  pas de pédale. Ve me fuis fais avoir. Ve ferfe des pédales.

21:49 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gamin, cherche, trotinette, velo, fils, dentier, maman, pedale |  Facebook |

27/07/2006

Vacances à la mère - 5 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et je suis resté dans la cave, vu la canicule. Je remontais au cinquième pour manger et pour faire pipi. Moi : "Coucou, maman, je suis venu arroser les toilettes". Elle : "C'est quoi, ça ?". "Moi (dans les toilettes) : "C'est quoi, quoi ?". "La petite culotte que j'ai trouvé en dessous de ton lit". "Ah, heuuu, ah oui, oui oui, ah, tu l'as retrouvée, en fait je l'ai reçue lors d'une promotion à l'achat de trois boîtes de pop-corn". "C'est quoi, ça ?". "C'est du maïs pour le petit déjeuner". "Du maïs ! Tu reçois des poules maintenant. Des poules qui oublient leur petite culotte, j'aurai tout entendu, Sainte Mère, mais qu'il est idiot mon fils". "Maman, je dois y aller. Ici, les ascenseurs passent à heure fixe". Ouf, sorti. Il me reste un grand doute. Qui a pu repartir sans sa petite culotte ? Contactez-moi, j'irai acheter du pop-corn.

26/07/2006

Vacances à la mère - 4 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd'hui, journée nostalgie. J'étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : "Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ?". "Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l'entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j'y porte les couennes de jambon et les croutes de fromage en tranche". "Jamais de fleurs sur sa tombe ?". "Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j'ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j'y connaîs rien, choisis ce que tu aimes bien". "Et alors". "Ben, heu, j'ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n'ai pas vu de qui". "T'es musulman, maintenant". "Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire". "Tu es encore plus idiot que lui, idiot". "Enfin, maman, papa c'est mon père". "C'est bien ce que je dis. Une fois il m'a eu : par surprise et par une belle soirée d'été. Résultat : toi". "Hé, hé, hé". "Et sur ma tombe, tu mettras quoi ?". "Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien". Maman n'a plus rien dit. Ouf.

18:29 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : salade, maman, fils, cul, musulman, vacances, papa |  Facebook |