25/08/2010

Robert et les fleurs

Visite difficile à rendre à mon collègue Robert, hospitalisé depuis longtemps pour des examens qu’il n’arrive pas à réussir. « Robert, coucou, c’est moi, tirelirelire tirelirela, coucou, coucou, coucou, coucou, coucou, il est cinq heures, l’heure des visites ». « Ha, c’est encore toi ! ». « Oui, Robert, et aujourd’hui je viens en cachette ». « Ah ! Tu ne viens donc pas me bouffer mon repas du soir ? ». « Vois-tu, Robert, ton absence au bureau fait qu’on se pose des questions. Parce qu’on sait que tu aimes les fleurs ». « Ben, il a plu, ça devrait aller. Et puis qui vois-tu qui viendrait arroser mon jardin ? ». « Personne, Robert. Personne n’a parlé d’aller arroser ton jardin. On a parlé de tes préférences florales ». « Tu sais bien que j’aime toutes les fleurs ». « Robert, je t’ai dit que je venais en cachette, en espion en quelque sorte, de la part du bureau qui connait ma discrétion et m’a demandé de te parler avec toi de fleurs avec tact. Que préfères-tu ? ». « J’aime toutes les fleurs ». « Robert, la question est : es-tu plus gerbe ou couronne ? ». « A demain ». « Heuuu ».

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

22/09/2008

Tûûût 25. Cherche une couronne

« Allo, bonjour monsieur, je suis bien chez le fleuriste ? ». « Bonjour, oui monsieur, vous êtes bien au Jardin d’Eden ». « Heuuu, excusez-moi, bonjour madame. C’est quoi, de Dédenne ? ». « C’est le nom du magasin, monsieur ». « Ah bon, je recommence, allo, le jardin de Dédenne. Est-ce que vous vendez des fleurs ? ». « Nous ne faisons que ça, monsieur ». « Ah bon, mais la nuit, vous dormez ? ». « Mais ça ne vous regarde pas, monsieur ». « C’est de l’humour, madame Dédenne. Nous sommes bien d’accord, le jour vous vendez des fleurs et la nuit vous dormez ».  « Que désirez-vous, monsieur ? ». « Une couronne ». « Bien. Que désirez-vous comme texte ? ». « Quoi ? Quel texte ? ». « Avec une couronne, on met un texte, en lettres d’or sur un ruban mauve ». « Ah bon. On peut mettre n’importe quoi ? ». « A ma chère et tendre ? ». « Heuuu, non ». « A la femme de ma vie ? ». « Heuuu, non ». « C’est un ou une collègue ? ». « Heuuu, non ». « Qui est décédé, monsieur ? ». « Heuuu, personne, pourquoi, il faut un mort pour envoyer des fleurs ? ». « Pour le texte, que faut-il écrire ? ». « Heuuu, écrivez ‘A mon meilleur ami’ ». « Il faut mettre une dédicace, pour dire que les fleurs sont envoyées par vous ? ». « Non, non, c’est pour moi, j’ai envie de m’envoyer des fleurs, mais sans les tiges. Je n’ai pas de vase ». Tûûût, tûûût, tûûût.  

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : allo, tuuut, couronne, jardin, fleurs, ami |  Facebook |

19/04/2007

Cherche ma fête.

« Chef, vous avez mes fleurs ? ». « Biglodion, qu’est-ce qui vous prend ? Allez me chercher un café au lieu de déconner ». « Oui, chef, d’accord chef, les deux doigts sur la couture du pantalon chef, comme je le fais dix fois par jour. J’ai donc droit à des fleurs ». « Je me demande bien pourquoi, Biglodion ». « Chef, c’est la fête des secrétaires, aujourd’hui ». « Et alors, Monsieur Biglodion, je ne vous ai jamais vu en kilt, avec des ongles de trois centimètres, en train de dandiner du postérieur ». « Quoi, chef, je dois faire ça pour avoir des fleurs ! Alors que c’est moi qui vous sers les cafés, qui vais à la photocopieuse, qui ouvre votre courrier, qui répond au téléphone que vous êtes en conférence alors que vous solutionnez des sudoku ». « Biglodion, rendez-vous utile, allez me chercher un café ».

 

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.

04/10/2006

Cherche Gérard d'urgence

"Maintenant, si un parent, un ami, veut dire quelques mots à notre cher défunt, voici le micro". "Gérard, tu nous a quitté". "Psiiit". "Sacré Gérard, tu ne viendras jamais à nos enterrments". "Psiiit". "Gérard, tout le service pleure mais je vois que suis le seul ici"."Psiiit". "C'est fini, oui, ces psiiit, bordel". "Mon bien cher frère, la douleur vous égare. Nous accompagnons aujourd'hui Amélie, 94 ans, à sa dernière demeure". "Mais alors, Gérard, où es-tu nom de dieu". "Pas de ça ici, mon fils, vous êtes dans une église". "Mais c'est moi qui ai les fleurs du service pour Gérard, nom de dieu de nom de dieu de nom de dieu". "Seigneur, bénissez ce pécheur et vous, rendez-moi le micro". "Attends, bonhomme, je n'ai pas fini. Amélie, bonjour. Et au revoir. Puisque le curé a dit que t'étais la-haut, peux-tu regarder vers ici et me faire savoir où est Gérard. C'est pas pour Gérard. Je m'en fous de Gérard. C'est pour les fleurs. Elles nous ont coûté la peau des fesses. Amélie, hou, hou". 

08/07/2006

Cherche l'originalité du samedi

Chez moi, pas d'annonce le samedi. Exception aujourd'hui pour faire comme beaucoup : vous souhaiter un bon samedi. Je vous envoie plein de belles images. Il suffit que vous fermiez les yeux. Vous aimez les fleurs, fermez les yeux et sentez comme elles sentent bons. Vous aimez les chats, fermez les yeux et vous les verrez jouer. Vous aimez le steak frites mayonnaise, fermez les yeux et vous salivez déjà. Vous aimez les belles cuisses fermes et dorées, fermez les yeux et humez ce poulet cuit à la broche. Vous aimez le poulet, fermez les yeux et rêvez d'être engagé à la police. J'ai fermé les yeux, j'ai pensé aux voyages, à l'avion qui attend, au tarmac déjà chaud, je me voyais en bermuda chanter à bientôt Belgique, noble patriiiii-i-ie puis j'ai appris la nouvelle : les aiguilleurs du ciel sont en grève. J'ai entendu une voix. J'ai ouvert les yeux : "Dis, gros lard, tu ne crois tout de même pas que le samedi aussi je vais encore une fois faire la vaisselle toute seule".

08:25 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : poulet, steak, fleurs, yeux, cuisses |  Facebook |

28/04/2006

Cherche une idée de cadeau pour maman

Maman est très fâchée suite à l'annonce du 26 avril. Je suppose qu'une vieille garce de voisine lui a montré ou raconté mes aventures à l'école. "Tu vois, gamin, pendant des années, ton père et moi allions fleurir la chapelle de l'école pour qu'ils te gardent. Tu nous a coûté une fortune en fleurs et, à 58 ans, tu n'es même pas capable d'entretenir ton bonzaï.". Pour la calmer je vais lui faire un cadeau, mais quoi ? Je ne vais quand même pas lui acheter le Keukenhof, je n'ai pas les moyens. Je cherche idées.

07:15 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : maman, ecole, fleurs, bonzai, cadeau |  Facebook |

25/04/2006

Cherche un supermarché avec plein de micros

Hé, hé, hé. J'ai refait le coup du micro au supermarché. Cette fois, j'ai pris le micro de l'accueil pendant que la dame était partie faire pipi. "Ici, l'accueil, hé, hé, hé, coucou, bonjour à toutes et à tous, ceci est un appel personnel pour la caisse douze. La petite dame en tailleur est attendue à l'accueil par le beau monsieur qui agite un paquet de spaghetti à tour de bras. Ho, ho, coucou. C'est moi, hé, hé, hé. Soyez discrète en venant à l'accueil. Il ne faut pas qu'on me reconnaisse.". Et paf, de nouveau dans le bureau du directeur. Il m'a menacé de retirer dix points sur ma carte de fidélité. J'ai attrapé le virus du micro. Je cherche un supermarché où il ya plein de micros.