03/07/2008

Cherche l'idée du jeudi

« Gamin, ne me dis rien, je parie que tu es encore en vacances le trois juillet, non ? ». « Oui, papa, tout le mois de juillet. Et aussi le mois d’août ». « Ah bon. Et pendant combien d’années ? ». « Ce sont les grandes vacances, papa ». « Et à Pâques, c’était quoi, hein ? Un week end, prolongé de douze jours ? Résumons. Gamin, tu es toujours en vacances ? ». « Oui, papa ». « Chez moi ? ». « Oui, papa ». « Tu as des devoirs de vacances à faire ? ». « Non, papa ». « Tu as donné à manger à Kiki et Pipette, les hamsters ? ». « Oui, papa ». « Tu as changé l’eau de Maurice le poisson rouge ? ». « Oui, papa ». « Tu t’es brossé les dents ce matin ? ». « Oui, papa ». « Je suppose que ce n’est pas toi qui vas changer la graisse à frite de la friteuse ». « Non, papa ». « Ni repasser six mois de cols de chemise ». « Non, papa ». « Ni ouvrir tous les raviolis pour faire de la bolognaise avec l’intérieur, hein, histoire de varier les menus ». « Non, papa ». « Ni tondre la pelouse sur le balcon ». « Quelle pelouse, papa ? ». « Laisse tomber, gamin. Je voulais savoir si tu m’écoutais ».

29/06/2008

Cherche à ranger la friteuse

« Papa, à l’école on dit que le papa de Félicien est tellement petit que, s’il met un béret sur la tête, on le prend pour un tabouret ». « Gamin, ce n’est pas bien de rire des autres. Regarde Sarkozy, sa tête est montée sur un ressort comme les chiens en plastique qui se dandinent sur la plage arrière des voitures, et il est président ». « C’est un camembert, papa ? ». « Gamin, tu m’énerves. Ici, que du Herve à tremper dans le café sucré. Y a pas que le maroilles dans la vie, hein ». « Papa, pourquoi tu en fais tout un fromage ? ». « T’avais qu’à pas commencer avec le père de Félicien. Sa chance d’être petit, c’est qu’il est mouillé après les autres quand il se met à pleuvoir ». « Et, en plus, ce n’est pas lui qui doit ranger le beau service tout en haut dans l’armoire, hein, papa ». « Quel beau service, gamin ? Tu as vu un beau service ici ? ». « Chez Papy et Mamy c’est Papy qui a offert à Mamy une petite échelle de deux marches pour qu’elle puisse ranger le beau service ». « Mais c’est une bonne idée, ça. Je vais m’acheter un truc comme ça. Je ne devrai plus aller acheter de l’huile ni de shampoing chaque fois que j’essaye de ranger la friteuse en haut de l’armoire ».