23/09/2009

Cherche mes pantoufles

« Bonjour, papa ». « Ah, di dju, le gamin. Comment vas-tu ? ». « Ben, ça va. Je ne savais pas que tu étais déjà rentré, papa ». « Je l’ai bien compris quand je t’ai vu entrer avec une brosse, une ramassette et un filet à papillons, gamin. Tu fais partie d’un groupe de chevaliers médiévaux, G de B, gamin de Bouillon ? Dis, c’est quoi ce puzzle en cuir dont les morceaux trainent par terre ? ». « Heureusement que j’ai eu l’intuition de prendre une ramassette, hein, papa ». « Dis, gamin, tu as du être triste pendant mes vacances à l’hôtel psychiatrique ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que, cette nuit, je me suis réveillé parce que je n’entendais pas le bruit de la roulette de Kiki et Pipette, tes hamsters. Je suppose qu’ils sont morts ». « Non, non, papa ». « Comment ça, non, non. Tes hamsters sont morts et tu n’es pas triste ! ». « Papa, je sais qu’on est mercredi et que ce n’est pas le jour des énigmes mais réfléchis un peu. Un puzzle en cuir, moi avec une brosse et une ramassette, la cage des hamsters vide et, j’ajoute comme indice que tu ne retrouveras pas tes pantoufles en cuir, hein, papa, à quoi penses-tu ? ». « Mes pantoufles en cuir, qui me vont comme un gant quand je rampe à quatre pattes pour trouver mon lit après m’être réhydraté avec mes petites bières, mes pantouf’ touf’ touf’, où sont mes pantouf’ touf’ touf’. Gamin, dis-moi que ce n’est pas vrai ». « Ben, si, papa ». « Et, par terre, les grains noirs comme on en trouve dans le pain complet, ce sont leurs crottes ? ». « Ben oui, papa. Tu comprends mieux le pourquoi de la brosse ? ». « Gamin, je ne regrette qu’une seule chose, c’est d’être revenu un jour trop tôt. Vas y, brosse, frotte, remets les lions en cage, mets mon linge dans la lessiveuse. J’ai dit la lessiveuse, pas le lave-vaisselle et donne des pistaches à Kiki et Pipette. Quand tu les auras capturés ».

24/04/2009

Cherche la forme pour Maurice

Si, par hasard, vous passez par Lourdes pour aller au boulot, allez faire brûler un cierge pour le rétablissement de Maurice ( http://bonnieandclyde.skynetblogs.be , Titine et Chacha. Maurice c’est Chacha avec Titine mais, chez moi au cinquième, Maurice est dans un bocal, pas de formol mais d’eau fraîche parce que c’est le poisson rouge du gamin. Je ne vais pas à Lourdes avec lui parce que j’ai peur de casser le bocal dans les virages. Pourtant ça m’intéresserait de faire la multiplication des petits pains avec Maurice. Des montagnes de fish-sticks dans des hamburgers sauce tartare. Mais comment multiplier la sauce ? Et les frites ? Des fish-sticks sauce tartare sans les frites c’est comme des frites sans les doigts. Ou des doigts sans les gants, en hiver, quand il gèle. Je me demande comment c’est manger des fish-sticks sauce tartare avec des frites avec ses doigts avec des gants, quand il gèle, en hiver. Et avec une écharpe ! Et avec un bonnet passe-montagne ! En dessous d’un casque à visière ! Il faut que j’arrête parce que c’est celui qui en parle le plus qui en mange le moins. Alors, le temps d’enlever mon casque à visière, mon bonnet passe-montagne, mon écharpe, mes gants et les frites seront froides.