06/03/2011

Liquidation (suite)

Pourquoi je n’arrive pas à prononcer correctement « Fine appellation » ?

 

Pourquoi Gérard, qui voulait pisser dans la glycine a glissé dans la piscine ?

 

Choix difficile : s’envoyer dans la culture ou … dans la voiture

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07:30 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : contrepet, glycine, gérard |  Facebook |

15/05/2009

Cherche de l'huile de coude

Suite à la présence d’un plâtre sur mon bras gauche je suis plus large que d’habitude. Avec Gérard, un copain qui me conduit en voiture au supermarché, on rigole beaucoup quand j’abats une colonne de boîtes de conserve avec mon plâtre. Parfois sans le faire exprès et parfois pour rigoler. Devant l’attroupement je me mets à pleurer : ouiiin, ouiiin. Gérard, tout haut : « Ah, quelle salope, ce sont sûrement les chevrotines qu’elle t’a tiré dans le bras qui te font faire ça. C’est en plomb les chevrotines et le plomb ça donne le saturnisme ». Moi : « Ouiiin, ouiiin ». Des dizaines de mains tenant un mouchoir en papier se tendent vers moi. Gérard : « Surtout pas, mesdames. Quand il se mouche à une main il en envoie partout. Ce qu’il lui faudrait c’est quelqu’un, jeune et jolie, qui viendrait chez lui pour lui ouvrir ses boîtes de conserve. Soyez sans crainte, il a terminé ses viagra hier ». Bizarre, plus d’attroupement. Alors Gérard et moi rejoignons la sortie par des allées différentes pour ne pas éclater de rire. Dans l’appartement c’est différent : c’est aux chambranles de portes que je me cogne. En plus du gros orteil droit j’ai le coude tout bleu. Je cherche une huile de coude, légèrement parfumée, pour retrouver mon teint habituel.

08/11/2008

Cherche un bouchon

« Allo, Gérard, dis-moi que ce n’est pas vrai ». « Tu m’as l’air mal en point ? Qué sé pasta ? ». « Je sors d’un cauchemar ». « Tu dors l’après-midi, toi ? ». « Heuuuu, parfois, une petite sieste. Gérard, j’étais une chauve-souris, accrochée par les pattes, la tête en bas ». « C’est normal pour une chauve-souris. Et ensuite ? ». « Je crois que j’ai trop mangé ce midi, Gérard ». « Je ne vois pas le rapport ! ». « Moi bien. J’étais accroché par les pieds et j’ai cru que j’avais la chiasse, la coulante, la déferlante ». « Dis, sais-tu qu’il y a des enfants qui te lisent, idiot ». « Et bien, grâce à moi, Gérard, ils retiendront toute leur vie que les chauves-souris dorment la tête en bas ».  

03/11/2008

Cherche Nietzsche

« Allo, Gérard, je te déranges ? ». « Oui, je lis Nietzsche ». « A tes souhaits ». « Fais vite. C’est pour quoi ? ». « Je te demandais si je te dérangeais, Gérard ». « Je t’ai répondu oui, je lis Nietzsche ». « A tes souhaits, Gérard, tu as du traverser un courant d’air à la nage sans maillot pour éternuer comme ça. Heuuu, tu lis quoi ? ». « Nietzsche ». « Gérard, tu me fais perdre mon temps. Débouche toi le nez une fois pour toute ». « Mais je n’ai jamais éternué, voyons ». « Alors, nous sommes sur écoute, Gérard. Leffe Bi Aille ou le Cas GB ? J’ai peur, Gérard. Nitche, c’est peut-être de l’américain. Ou du russe. Ou de l’arabe. Je te jure que je ne me suis jamais fichu de la gueule du prophète, je ne le connais pas. Je ne rigole du bon dieu qu’avec les blagues du père Walther. Si lui il peut, je peux aussi, non, hein, Gérard. Dis quelque chose pour que je sache que c’est toi qui es en ligne ». « Dis, tu vas me fiche la paix ». « Ouf, je t’ai reconnu, c’est bien toi. Que fais-tu en ce moment ? ». « J’ai besoin de calme pour lire Nietzsche ». « Ca y est, Gérard, ça recommence ». « Dis-toi que personne ne s’intéresse à nous, voyons ». « C’est autre chose alors, mais quoi ? Penses-tu que ça pourrait être Maurice, le poisson rouge, qui ferait des interférences avec ses bulles ? ». « C’est sûrement lui. Vas lui dire d’arrêter ». « Mais, je ne sais pas nager, Gérard, et le bocal est trop petit pour deux ». « Tu réfléchis à la question et tu me dis comment tu as résolu le problème après-demain ». « Après-demain ? ».  « Oui, après-demain, j’ai envie de terminer mon bouquin ». « Ah bon. Et bien je vais causer avec Maurice. S’il avait le téléphone je pourrais lui téléphoner mais il n’a pas le téléphone dans son bocal. Tu comprends, ça, toi, Gérard ». « A après-demain ». « Oui, Gérard ».

01/10/2008

Cherche à régler le thermomètre

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Comment peut-on régler la vitesse d’un thermomètre ? ». « Répète, je n’ai pas tout compris ». « C’est simple, Gérard. Comment fait-on pour régler la vitesse d’un thermomètre ? ». « Tu te l’es mis où, ce thermomètre ? ». « Sur le balcon, Gérard. Je l’ai cloué au mur ». « Et quel est le problème ? ». « Je l’ai surveillé. Ce matin, à six heures six degrés, à sept heures sept degrés, à huit heures huit degrés, à neuf heures dix degrés, tu retiens, hein, Gérard, dix degrés à neuf heures. A dix heures douze degrés. Et demi. Mon thermomètre s’emballe, Gérard ». « Et cent balles c’est pas cher ». « Que dis-tu ? ». « Rien, rien. Une question : n’aurais-tu pas cloué ton thermomètre face au soleil ? ». « Dis, Gérard, un thermomètre, ce n’est pas fait pour obtenir les horaires des marées, hein. Je m’en fiche des marées, Gérard, j’habite au cinquième. Si la mer monte j’ai le temps de voir venir.  Si je veux connaître la température extérieure, je dois mettre mon thermomètre à l’extérieur, voyons. C’est comme quand tu dois te prendre ta température à toi, Gérard. Tu te le mets où, hein ? Pas dans le bocal de confiture, quand même ». « Je vais te donner un truc pour avoir l’heure sur ton balcon : cloue une montre ». « Heuuu ».

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

11/08/2008

Cherche à faire rire Gérard

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide et quand je m’ennuie je téléphone à Gérard. « Allo, Gérard ? ». « Mais t’es fou. Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler sur le portable quand je suis au bureau ». « Gérard, j’en ai une bonne. Sais-tu ce que je fais quand j’ai un poêle à mazout ? ». « Un quoi ? ». « Un poil à ma zoute » . « Je m’en fiche ». « Gérard, quand j’ai un poil à ma zoute, je le knokke ». « Tu le quoi ? Je le knokke, Gérard. Je knokke le zoute. Elle est bonne, hein ? ». « Dis, je suis dans le bureau du patron, je raccroche ». « Passe le moi ».  « Non, ce n’est pas raisonnable, je raccroche ». « Gérard, si tu raccroches, j’appelle directement le patron. Il a le droit de rire aussi, non ? ». « Monsieur, c’est pour vous ». « Allo ? ». « Salut, patron. Dites, il ne faut pas croire tout ce que Gérard raconte, c’est un blagueur ». « Ah bon. En fait il était venu demander une augmentation ». « Ah, ah, ah ». « Une augmentation de salaire pour vous ». «  Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.

11/07/2008

Cherche à vous revoir en forme

Voici le message reçu de Rafaël en commentaires le 10/07/08

Bonjour, vous avez rejoint la messagerie vocale d'aide psychiatrique.

*Si vous êtes un obsessif-compulsif, appuyez sur le 1 sans arrêt.
*Si vous êtes dépendant affectif, demandez à quelqu'un d'appuyer sur le 2 pour vous.
*Si vous souffrez d'un désordre de personnalité multiple, appuyez sur les 3, 4, 5 et 6.
*Si vous êtes paranoïaque, restez en ligne, nos agents tracent votre appel.
*Si vous êtes schizophrène, écoutez attentivement et une voix vous dira sur quel numéro appuyer.
*Si vous êtes dépressif, le numéro sur lequel vous appuierez est sans importance, personne ne répondra.
*Si vous êtes un compulsif a répétition, raccrochez et recomposez.
*Si vous êtes un agressif-passif, mettez-nous en attente.
*Si vous êtes antisocial, arrachez le téléphone du mur.
*Si vous avez des difficultés d'attention, ne vous occupez pas des instructions.

http://carpe-diem-lbsp.skyblogs.be/

Rafaël a raison. Gérard aussi, d’ailleurs, quand il dit en me voyant endormi sur la photocopieuse du bureau que les zéros sont fatigués. J’ai besoin de me ressourcer, d’une cure. Et, vu la pénurie des vocations, une cure ne doit pas être difficile à trouver. Une cure, aussi pour démasquer le démon de midi moins le quart car je sens que ça arrive. Une cure de jeunesse. Je vous délaisse quelques jours, parti à la recherche de la souris de l’abbé Jouvence. Soyez heureux car paix dit aime.

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : rafael, gerard |  Facebook |

10/07/2008

Cherche à me défouler

« Allo, Gérard ? ». « Oui. Que se passe ? ». « Gérard, il se passe que je reviens de chez mon psy ». « Et tu as fait bonne route ? ».  « Heuuu. J’ai fait quoi ? ». « Je veux dire que tu es revenu, tu es entier, tu es vivant ».  « Gérard, tu as le profil d’une victime. Je ne reviens pas d’un abattoir, je suis donc entier, je reviens de chez mon psy. Il m’en a appris de bien bonnes mais je ne peux pas les dire. La vie, c’est comme ça, Gérard. Si tu veux savoir, tu dois aller chez lui ». « Et payer ? ». « Gérard, tu aggraves ton cas ». « Tu as l’air énervé, non ? ». « Non, Gérard, je suis énervé. C’est l’étape numéro un : apprendre à savoir s’énerver ». « Il y a beaucoup d’étapes dans ta cure ? Il ya de la plaine ? De la montagne ? du contre la montre ? ». « Ne te moque pas, Gérard. Il y a deux étapes, point à la ligne ». « Et c’est quoi, la deuxième ? ». « Se défouler et exploser ». « Comment ? ». « Gérard, tèkunkon, tu entends, tèkunkon, Gérard, tèkunkon ». Tûûût.

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09/07/2008

Cherche les économies

« Allo, Gérard ». « Oui ». « J’ai une idée pour ta pelouse ». « Ah bon ? ». « Achète des moutons, ça te coûtera moins cher que l’essence pour ta tondeuse ».

08:16 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : gerard |  Facebook |

25/06/2008

Cherche la poésie

« C’est quoi, ça Gérard ? ». « Des renoncules ». « Renoncule, je t’en … ». « Stop, j’ai des voisins, moi ». « Gérard, c’est quoi, ça ? ». « Je viens de te le dire, des renoncules ». « Ah, Renoncule, je t’en … ». « Arrêêête, on n’est pas au cinquième étage, ici ». « Tu n’es pas poète, hein, toi, Gérard, tu n’as pas la rime facile. Et là, c’est quoi ? « . « Là, ce sont mes patates ». « Vive van’ boma, patâte ne sossisse ». « T’arrêtes, oui, ou alors tu pars ». « Pas avant que tu me dises ce qu’il y a dans ta flotte, là ». « Là, c’est la mare aux grenouilles ». « C’est profond ? ». « Non, pourquoi ? ». « Alors, j’ai trouvé. Poème. Dans la mare aux grenouilles, j’ai de l’eau jusqu’aux cou … ». Bllullullullup, stlllopllll, Glérlaaardllll, je vais me noir, je ne vllleux pas boufflller des tétards ». « Maintenant, tu te tais ? ». « Oui, Gérard ».

23/06/2008

Tûûût 20 Cherche à revoir Ginette

« Allo, madame Ginette ? ». « Vous me connaissez ? ». « Oui, je prends le même tram que vous ». « Le trente-trois ? ». « Oui, celui de la place de Brouckèèère, des frites chez Eugène, de Jef  t’es pas tout seul, et je vous téléphone pour vous dire que, heuuu, je vous ai vue dans le tram ce matin et que, heuuu ». « Gérard, c’est Gérard ». « Mais non, mais non, espèce de nymphe au manneke ». « Vous avez dit quoi ? ». « Gérard, il vient en voiture. Il pollue, Gérard. Il lâche des gaz d’échappement, Gérard, il fait des trous dans l’os jaune, Gérard ». « Gérard il est beau, il fait de l’humour et il sait faire le café ». « Ah bon ! C’est lui qui est dans la machine à café, peut-être ? ». « Mais vous êtes méchant, vous. Qui êtes-vous ? Je vais le dire à Gérard ». « Heuuu, non non ». Tûûût, tûûût, tûûût.

22/06/2008

Cherche 14-18

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Heuuu, tu as fait 14-18, toi ? ». « Idiot. Non. Tu l’as fait, toi ? ». « Ben, heuuu, non, pas encore, mais je crois que je vais essayer ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gerard, 14-18, idiot |  Facebook |

14/06/2008

Cherche à faire péter Maurice

Gilles Berbécot a chanté que la solitude, ça n’existe pas. Si, Môssieur, ça existe. Et c’est pire encore quand on est seul. Quand le gamin est chez sa mère. Quand Kiki et Pipette, les hamsters, sont chez Papy et Mamy parce qu’il faut huiler la roulette. Quand Gérard ne répond pas au téléphone. Quand personne ne parle quand je descends dans la rue et que je pousse sur la sonnette de mon appartement. Quand les poules auront des dents. Quand. Qu’entends-je ? Blup. Y a quelqu’un ? Blup. Sortez de là, je vous ai entendu, vous avez une gastro-entérite, vous avez dit blup. Blup. Mais, le bruit vient du bocal. Cornichon, es-tu là ? Mais c’est toi, Maurice. Je t’avais oublié, petit poisson rouge. Tu es muet comme la truite vagabonde et tu dis blup. Maurice, nous allons faire causette. Françoise Dolto et les autres vendeurs de livres à l’usage des parents le disent tous : il faut dialoguer. Maurice, nous allons dialoguer, un blup pour oui, deux blup pour non, comme les derviches tourneurs de table. A toi Maurice, à toi l’antenne. Mauriçounet, ne te vexe pas, j’ai dit antenne comme on le dit à un papillon, j’aurais du dire à toi la nageoire. Blup blup blup. Ben tiens, ce n’est pas au dictionnaire, ça. Les problèmes linguistiques commencent. Maurice, nous allons changer de méthode. Quand tu blup par l’avant, c’est oui, et quand tu blup par l’arrière, c’est non. Je cherche un moyen de faire péter Maurice.

11/06/2008

Cherche la relaxation

« Papa, à l’école j’ai paniqué ». « Gamin, on ne dit pas ‘j’ai pas niqué’, on dit  ‘je n’ai pas eu de relation sexuelle, c’est Gérard qui me l’a dit ». « Et ça veut dire quoi, papa, quand tu n’as pas eu de relaxation textuelle ? ». « Heuuu, disons, relaxation, relax, divan, petites bières, heuuu, envie de dormir ». « Et textuelle, papa ? ». « Gamin, tu connais Gérard, il dit n’importe quoi ».

10/06/2008

Cherche le destructeur d'archives

« Dis-moi, c’est toi ? ». « Dis-moi quoi, Gérard ? ». « Le destructeur d’archives, c’est toi ? Le chef demande qui c’est ». « Non, Gérard, ce n’est pas moi ». « Je parie que c’est toi. C’est ton style ». « Gérard, comment veux-tu que ce soit moi puisque je ne sais pas me servir du destructeur d’archives ». « Tu es un comique, toi. Tu me dis que ce n’est pas toi et tu ne sais même pas ce qui lui est arrivé, au destructeur d’archives ». « Je ne l’ai pas fait exprès, Gérard, donc, ce n’est pas moi ». « Si tu le l’a pas fait exprès, c’est que tu sais ce que tu as fait, non ? ». « Heuuu, oui et non, Gérard. Non, ce n’est pas moi parce que je ne savais pas que le chef le verrait ». Le chef l’a vu, donc explique-moi pourquoi c’est toi ». « Ne le dis pas au chef, Gérard. C’est à cause de mon ex-belle-mère. Elle a fait de la mousse de thon au gamin et il a voulu que je lui en fasse ». «  Dis-moi tout ». « Je jure de dire la vérité, Gérard, toute la vérité, rien que la vérité, je le jure, ratchâââ. Et merde ». « Pourquoi et merde ». « Gérard, en jurant j’ai craché comme les scouts. Et maintenant je ne sais plus lire ce que j’avais écrit sur le calendrier  mural, ça dégouline ». « Et ton thon ? ». « Lequel ? J’ai trois Tonton, Gérard ». « Ta mousse de thon ? ». « Ah, la mousse. Heuuu, je me suis trompé une première fois, j’ai confondu thon et saumon. J’ai confondu une seconde fois,  j’ai acheté du saumon fumé ». « Et alors ? ». « Gérard, je te le jure, c’est impossible d’écraser du saumon fumé à la fourchette pour faire de la mousse de thon. Gérard, il me faut une oreille bien nettoyée qui m’écoute. J’ai voulu faire de la mousse de thon pour le gamin en mettant du saumon fumé dans le destructeur d’archives ». « Et alors ? ». « Je lui ai fait des raviolis en boîte ».

09/06/2008

Cherche à faire du vélo

« Bonjour, Gérard, c’est gentil de passer me voir. Tu sais, j’avais reconnu ton coup de sonnette, il n’y a que toi qui sonne chez moi ». « Salut. Hé, mais dis donc, tu te lance dans l’art nouveau ? ». « Où ça ? ». « Ben, là, les deux manches de brosses surmontées de casques de coiffeuse pour pygmées ». « Non, hein, Gérard, ce n’est pas de l’art, c’est du génie, le mien. Sais-tu combien ça coûte des genouillères pour aller à vélo ? ». « Non ». « Moi non plus mais celles-ci sont gratuites, à part l’achat de deux manches de brosse, d’un pot de peinture et d’un pinceau ». « Et où est le vélo ? ». « Gérard, lève-toi, viens voir, assieds-toi. ». « Si j’approche mon siège, ça va aussi ? ». « Regarde, Gérard, les deux gros radis rouges ce sont deux ballons de football crevés que j’ai trouvés au parc, que j’ai découpés pour qu’ils s’adaptent à mes genoux et que j’ai peint en rouge, histoire d’être vu dans la circulation ». « Et quand tu te mets debout, ils font quoi tes radis ? ». « Gérard, voyons, le vélo, ça se pratique assis, non. Je ne suis pas au régime sans selle ». « Pédale un peu, pour voir ». « Et merde, les genouillères fichent le camp comme les escarpins d’une ballerine en collant quand elle pète ».

07/06/2008

Cherche un nom à radis

« Dis, Gérard, c’est quoi ces balles de tennis rouges ? ». « Ce sont mes radis. Il a fait chaud, il a plu, il a fait chaud. Résultat, ils sont trop gros, immangeables ». « Gérard, tu n’as qu’à dire que c’est la variété Roland Garros ».

04/06/2008

Cherche le bourdon du printemps

« C’est le printemps, j’ai attrapé le bourdon. Et toi ? ». « Gérard, c’est sûrement grave si tu me téléphones. Tu es malade ? Tu as le bourdon ? Tu vas mourir ? ». «  Idiot, je te dis que c’est le printemps, la sève monte et j’ai le bourdon. Tu ne l’as pas, toi, le bourdon ? ». « Ah, j’ai compris, Gérard, tu as le bourdon.  Moi pas. C’est l’avantage d’habiter au cinquième étage. Pas de bourdon, pas d’abeille, rien que des mouches quand je laisse noircir une banane. Mais, pas de problème puisque j’ai acheté une caisse de vingt-quatre ». « Je te dis que j’ai le bourdon et tu me parles de ta banane ». « Gérard, tu permets que j’achève ma phrase. Tu es pire qu’une femme et sa mère réunies. Où en étais-je ? ». « Tu disais que tu avais acheté vingt-quatre bananes à mouche ». « Mais non,  Gérard, une boîte de vingt-quatre sproutch psipsîîît anti-mouche. Je peux me permettre de vider une bombe dès qu’une mouche passe. Une mouche passe et elle trépasse ». « Et ça te fait quoi ? ». « Je tousse, Gérard, à cause du sproutch psipsîîît ». « Tu sais que ça fait des trous dans la couche d’ozone, ces saloperies ». « Gérard, tes os jaunes, je m’en fiche. Je sens que ça doit faire des trous, et pas que dans les chaussettes. La preuve, je tousse ». « Oui mais toi, avec ce beau temps, tu n’as pas le bourdon ? ». « Gérard, ne quitte pas, j’arrive avec un sproutch psipsîîît et, tu vas voir, ton bourdon va tomber comme une mouche ».

02/06/2008

Tûûût 19 Cherche à tester les fonctionnaires

« Allo ». « A l’huile ». « Allo ? ». « Non, à l’huile ». « Allo, allo ». « A l’huile, à l’huile, hé hé hé ». « Allo, c’est quoi cette histoire ? ». « La purée est à l’eau et les frites sont à l’huile, sinon les frites sont à l’eau, bonnes à jeter ». « Désolé, monsieur, je raccroche ». « Non, surtout pas, c’est un test pour se rendre compte de ce que racontent les employés au téléphone. Jusqu’à présent, vous n’avez dit que allo ». « Allo, c’est un quoi ? ». « Un test. Ne parlez pas trop vite, je dois tout noter ». « Allo. Mais je ne veux pas faire de test, moi. Allo ». « Huit, ça y est, vous en êtes à huit ». « Allo. Huit quoi ? ». « Neuf ». « Allo, c’est quoi ce truc idiot ? ». « Dix, ça marche, le record est de douze ». « Allo, si vous ne me dites pas de quoi il s’agit, je raccroche. J’ai du travail, moi ». « Hé, hé, hé ». « Allo, c’est quoi ce ricanement ? ». « Treize. Bravo ». « Pourquoi ? ». « Mmmm ». « Allo ». « Mmmm ». « Allo, allo, je ne vous entends pas bien ». « Seize. C’est fou ce que vous avez comme travail, vous ». « Allo, excusez-moi, j’en ai assez et puis c’est l’heure de la pause café ». « Ok, Gérard, à tout de suite, devant la machine à café ». « Salaud ». Tûûût tûûût tûûût.

28/05/2008

Cherche Gérard

« Allo, Gérard, c’est toi ? ». « Bonjour et bienvenue sur le système automatisé des commandes des Trois Suisses. Pour confirmer votre commande, taper sur un ». « Houhou, Gérard, c’est toi ? ». « Pour doubler votre commande, tapez sur deux ». « Gérard, si ce n’est pas toi, dis-le moi et je raccroche ». « Pour tripler votre commande et devenir client trois étoiles, taper sur trois ». « Allo, les dérangements ? ». « Si vous ajoutez la nuisette de la page 43 à votre commande vous recevrez un cure-dent gratuit ». « Allo, le cure-dent, pardon, allo, madame, vous savez, heuuu, je ne connais pas les trois suisses, je ne suis jamais allé en Suisse, je vous le jure que je mange de l’emmenthal, français, mais c’est quand même suisse, hein, l’emmenthal, le fromage avec les trous. Plus les trous sont gros et plus le prix à la tranche est cher, au même prix au kilo. Parce que plus les trous sont grands et plus il y a de croûte. Bientôt, dans le rayon du supermarché, il n’y aura plus que des paquets vides, marqués trous d’emmenthal, à 16,95 du kilo. Avec un magnet gratuit pour faire du poids ». « Vous avez dépassé le temps de réponse, veuillez recomposer le numéro ». « Au revoir, madame ».  

27/05/2008

Cherche le canif

« Allo, Gérard, c’est toi ? ». « Je ne sais pas mais je t’écoute ». « Gérard, est-ce vous ? ». « Oui, idiot ». « Gérard, c’est quoi un canif, c’est un petit quoi ? ». « Couteau ». « Ah, comme le commandant Couteau avec son truc rouge sur la tête ? ». « OK, je raccroche ». « NOOON, Gérard, le petit canif, c’est en quatre lettres. C’est dans un mots-croisés de la revue de la ligue des zozotteurs. V’ai afeté fa pour aider feux qui ont un feveu fur la langue ». « Fien ». « Quoi, fien, Gérard ». « Un canif, f’est un petit fien ». « Merci, Gérard, ça colle avec oufounette que j’avais verticalement ».    

26/05/2008

Tûûût 18 Cherche à ne pas être reconnu

« Allou ». « A qui désirez-vous parler ? « Allou ». « Ah, à Lou. Lou comment ? ». « Allou, Allou ». « Lou Koum ? Lou Ikatorze ? Lou Esseketamilepodechambre ? Lou Hidefunèsse ? ». « Allou ». « Allou, pardon, allo, que puis-je pour vos, pardon, pour vous ? ». « Allou ». « Bon, stoup, pardon, stop, de quoi s’agit-il ? ». « Allou wette, gentille allou wette, allouwette, je te plumerai, et le bec, et le bec ». « Dites, vous savez à qui vous parlez ? ». « A Gérard, hé hé hé. Je t’ai bien eu, hein, Gérard ». « Gérard est en congé. Je suis le chef du département. A qui ai-je l’honneur ? ». « Heuuu, bonjour, chef, heuuu, je crois que je me suis trompé de numéro. J’admire votre patience, chef. Heuuu, vous êtes sûrement un très bon chef, chef. Gérard a beaucoup de chance avec un chef comme vous ». « Il me semble que je vous reconnais, vous ». Tûûût, tûûût, tûûût.

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : tuuut, allo, chef, gerard, loukoum, allou, heuuu |  Facebook |

25/05/2008

Cherche le pote à Gérard

« Allo, Gérard ? ». « Oui, idiot, je t’ai reconnu ». « T’es vraiment un pote, si tu m’as reconnu.  Gérard. Dis, le type avec sa sale gueule d’enterrement, à ton barbecue, c’était qui ? ». « Laisse tomber, c’est un pilote-décès ». « Ah, il connaît Lolo Ferrari, alors ? ». « Mais non, idiot, il conduit des corbillards ».  « Ah bon. Heuuu ».

19/05/2008

Tûûût 17 Cherche à faire une blague

« Allo, madame Ginette ? ». « Oui, de quoi s’agit-il ? ». « De mon dossier ». « Quel numéro ? ». « Je ne le trouve plus ». « Pas de problème. Le numéro de votre dossier se trouve sur chaque lettre que nous vous envoyons ». « Ah bon ». « Au dessus, sous référence ». « Et alors ? ». « Dites moi ce qu’il y a d’écrit ». « Où ça ? ». « La référence de votre dossier, monsieur, c’est écrit sur chaque lettre ». « Je ne le trouve pas ». « Bon, je comprends, prenez une lettre au hasard dans votre dossier ». « Je ne le trouve pas ». « Bon. Qu’est-ce que vous ne trouvez pas ? ». « Mon dossier. Vous savez, je fais des piles : les à jeter et les à ranger. J’ai du me tromper de pile ». « Ah, si Gérard était là ! Bon, c’est quoi, votre histoire ? ». « Gérard, Gérard, c’est toujours Gérard ! Dans l’ascenseur : bonjour Géra-a-a-rd, bonjour heuuu. A la machine à café : pas de sucre, Géra-a-a-rd, pour ma ligne. Gérard, sers aussi l’autre ». « Je vous reconnais. Vous êtes l’autre ? ». « Heuuu ». Tûûût, tûûût, tûûût.

17/05/2008

Cherche la brosse sans manche

« Papa, papa, regarde, dans le jardin de ton copain Gérard, il y a une brosse qui marche ». « Gamin, t’as bu quoi comme apéritif ? ». « De la citronnade, papa ». « Où elle est, ta brosse qui marche ? ». « Là, papa, là, regarde, elle marche ». « Ah, oui, je vois. N’aie pas peur, gamin, ce n’est pas une brosse, il n’y a pas de manche. Attends. Gérard, houhou, Gérard, petit cachottier, tu ne nous as pas dit que tu élevais des oursins dans ton jardin, gros salaud ». « Où ça ? ». « Ben, heuuu, là, la brosse sans manche qui marche ». « Dis donc, tu n’as jamais vu un hérisson, toi ? ».

08/05/2008

Cherche la fête des mères (7)

« Madame, je vous prie d’agréer l’expression de mes salutations distinguées mais je vais devoir vous quitter ». « Gérard, non, tu viens d’arriver et maman est toujours là ». « Oui, je suis là. Je dérange ? ». « Certes non, chère madame. Votre présence me fut plus qu’agréable. J’eu su que vous fûtes là et je ne fûme pas venu pour ne pas troubillionner votre réunion familiale ». « Gérard, tu veux une Chimay bleue ou une Chimay rouge ? ». « Très cher, permetasse que je vous quittasse. Votre mère vous requiert. Allez, mon brave, hélez moi l’ascenseur ». « Je vous accompagne jusqu’au monte-charge, cheeer môssieur. Je reviens, hein, maman ». « Ouf ». « Gérard, ce n’est pas gentil. Tu dis ouf mais qui reste avec maman, hein, qui ? ». « Salut, popeye ». « Maman, Gérard est parti ». « Ouf ». « Comment, ouf ? C’est une nouvelle expression à la mode ? ». « Je dis ouf parce que je ne suis pas venue voir Gérard ». « Tu viens voir qui, maman ? ». « Les toiles d’araignées sur ton lustre, idiot ». « Heuuu ».

07/05/2008

Cherche la fête des mères (6)

« Maman, je te présente Gérard, un collègue qui est venu par hasard. Gérard, je te présente maman qui est venue aussi mais elle était à l’heure, elle ». « Bonjour, chère madame. Enchanté de vous connaître, chère madame ». « Vous êtes vendeur de tapis ? ». « Non, je travaille à la région wallonne, avec votre fils ». « Et vous, je parie que vous n’y perdez pas votre temps comme lui. Vous tricotez ? ». « Non, je fais des sudoku pour entretenir mes neurones et pour attendre de pouvoir rentrer chez moi ». « Et lui, l’idiot avec la gueule ouverte qui vous regarde comme un poisson qui vient d’être attrapé, il fait quoi ? ». « Oui, maman ». « La question est : tu fais quoi ? ». « Je t’écoute, maman ». « Je dis : que fais-tu à la région wallonne ? ». « Des photocopies, maman ». « Et ça sert à quoi, à part zigouiller des arbres pour faire du papier ». « Je ne sais pas, maman. C’est top secret. Souvent je me trompe et je photocopie le côté blanc des feuilles ». « Et bien, ça ne m’étonne pas. Et alors ? ». « Heuuu, ils ne le voient même pas ».

06/05/2008

Cherche la fête des mères (5)

Driiiing. « Je parie que c’est ton collègue Gérard ». « M’enfin, maman. Tu es presdigitaticienne ? ». « Idiot. Qui veux-tu qui sonne chez toi, enfin ? ». « Heuuu, Gérard, peut-être ». Driiiing. « Tu as entendu, maman, ça a refait dring ». « Bouge ton cul, idiot, vas décrocher ». « Oui, maman. Et je dis quoi ? ». « Tu lui donne les prévisions météo, idiot ». « Heuuu, et où je vais les trouver ? ». Driiiiiiiiing. « Maman, ça a encore sonné ». « Dis, as-tu vu que je portais une oreillette comme le constipé de la starac ? J’ai entendu. Décroche, et si ce sont des témoins de jéhovah, tu dis que tu n’es pas là ». « Heuuu, êtes-vous des témoins de, un instant, des témoins de quoi, maman ? ». « Passe-moi le cornet. Allo, Gérard ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que vous avez poussé sur la sonnette, imbécile ». « Je crois que je me suis trompé d’adresse ». « Gérard, au pied. Montez que je vois à quoi vous ressemblez ». « Oui, madame ». « Je confirme, c’est Gérard ton collègue. Tu travailles dans un asile ? Comme client ? ». « Heuuu ».

05/05/2008

Cherche la fête des mères (4)

« Alors, maman, ça va ? ». « Dis, ton café, c’est du robusta ou de l’arabica ? ». « Heuuu, un instant, je reviens, heuuu, je veux dire que je pars mais qu’après je reviens, je vais à la cuisine, je vais lire l’étiquette, houhou, je reviens ». « Jésus, Marie, Joseph, je regrette. Je regrette de lui avoir posé une question aussi difficile, mon Dieu ». « Maman, maman, j’ai trouvé, c’est du oploskoffie ». « C’est cela, oui, c’est cela, suis-je bête, j’aurais du m’en douter. Une cuillerée de poudre par tasse, c’est ça ? ». « Heuuu, oui. Mais attention, pas une cuillerée à soupe, hein, une cuillerée à café ». « Tiens, tiens. De mieux en mieux. As-tu remarqué que, sur terre, il y a des blancs et des noirs ? ». « La terre, oui maman, la grosse bouboule avec des noirs là où il y a plus de soleil. C’est comme Gérard, quand il avait fait un barbecue. J’ai eu une merguez du milieu, juste au dessus des braises et ». « Stop, stop, stop. Es-tu daltonien ? ». « Tagada, tagada, voilà les Dalton, tagada, tagada, voilà les Dalton ». « Stooooop. Tout le monde descend. Quelle couleur a mon café ? ». « Heuuu, noir. Comme la merguez chez Gérard ». « Et alors ? ». « Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir. Johnny, toute ma jeunesse. Je vais te mettre la chanson, maman, à fond la caisse ». « Nom de dieu, pardonnez-moi, restons calme, inspirer, expirer, inspirer, expirer. Je veux du lait dans mon café, tu entends, bom bom bom bom, ici Londres, je veux du lait dans mon café ». « Oui maman ».