19/01/2009

Cherche à sortir

« Houhou, madame, houhou, monsieur ». … … … « Houhou, je vous entends, m’entendez-vous ? ». … … … « Houhou, houhou, bande d’ingrats, vous pourriez répondre, non ». … … … « Ici, Robinson Crusoé. Je suis sur le radeau de la méduse au milieu de la marée humaine. A l’aide ». … … … « Je vais compter jusque trois et, à trois, je lance un S.O.S. en jetant mes godasses par-dessus bord, compris ? Et ce sont des lourdes, hein, des chaussures d’hiver  ». … … … « Houhou, houhou, j’ai des bonbons. Des bonbons à la fraise. Qui veut un bonbon à la fraise ? ». « Maman, maman, j’ai entendu Père Noël qui donne des bonbons, ça venait de là ». « Viens, on sort d’ici, ma chérie ». « Restez, j’ai deux bonbons ». « N’insistez pas, monsieur, ça ne fait pas d’attirer des enfants dans une cabine d’essayage ». « Madame, il y a erreur, j’ai laissé tomber mon pantalon et quelqu’un l’a pris par en dessous de la cloison ». « Vous n’avez qu’à sortir en mettant celui que essayez ». « Pas possible, madame, j’ai flaché sur le décor du bermuda, des cocotiers, mais j’ai oublié de regarder la taille. C’est du garçonnet. Quand vous me verrez vous comprendrez ». « Mais je ne compte pas vous voir, monsieur. Que voulez-vous au juste ? ». « Les tissus d’ameublement sont à moins soixante-quinze pourcent, j’en voudrais six mètres cinquante pour me draper dedans ». « C’est bon pour une fois. Quelle couleur ? ». « Je m’en fiche, du moments qu’il n’est pas imprimé avec des cocotiers, ce n’est pas la saison ».

12/10/2008

Cherche à éviter les mélanges

Je suis à nouveau au salon de l’alimentation de Bruxelles. Je ne sais plus si j’y suis venu hier. Il n’est même pas dix heures du matin et j’en ai déjà fait tout le tour. Et dire que le premier jour je trouvais le salon immense, comme un supermarché des dégustations. C’est vrai, j’ai déjà trouvé des dégustations gratuites, mais jamais à déguster assis, avec une fourchette et un couteau, une serviette en papier et un verre de rouge pour mettre le salami en situation réelle. Si on reconnaît un bon ami dans le besoin, on reconnaît un bon salami quand il est accompagné d’un verre de rouge ou d’une bonne trappiste. Il faut que ça se marie, tous les gastropodes les plus diplômés le diront. Essayez du salami ail, fines herbes, armagnac et fumé sous la cendre avec une limonade à l’orange ! Ici, la limonade gratuite est à côté du salami, le maïs tendre et croquant à dix mètres du chocolat artisanal, la crème légère tomate méditerranée à deux pas de la compote potagère pomme chou rouge qui, selon le dépliant publicitaire accompagnera à merveille une simple saucisse mais aussi vos préparations élaborées comme la biche, le chevreuil et le marcassin. Biche, oh ma biche, je connais mais j’ai du me faire expliquer les deux autres, d’autant plus que je croyais qu’une paire de marcassins c’étaient des godasses. J’ai décidé qu’aujourd’hui je ne mangeais pas. Par contre j’ai soif. J’ai repéré qu’il y avait plus de stands de bières que de stands de vins. C’est décidé : ce sera la bière.