25/05/2010

Cherche la fête des voisins

« Monsieur Gonzales ! ». « Ah, Biloudionne ! ». « Gonzales, en cette année 2010 la fête des voisins aura lieu ce vendredi 28 mai ». « Ah ! Bonne fête, Biloudionne, ma nous chommes pas voichins. Tou es dou chinquième et yé chouis du trouachième ». « Gonzales, ce n’est pas un étage qui va nous séparer, voyons. Vous aimez l’Italie ? ». « Ma, Biloudionne, you save què yè souis portougalèze ». « Je sais, Gonzales, mais je voulais vous inviter, vous et votre dame, pour déguster ma spécialité italienne : des raviolis. Et des bons, hein, fabriqués en Belgique. En Belgique du nord, mais, jusqu’à présent c’est encore la Belgique ». « Et yé fé quoua ? ». « Le reste, Gonzales : l’apéritif, les zakouskis, l’entrée, le dessert. Ok ? ». « Yé penche qué nous save oune réounionne avé des zôtres portougalèzes vendredi ». « Ah bon. A plus, Gonzales ». « A plouche, Biloudionne ».

05/01/2010

Cherche à réparer l'oubli

« Papa, tu sais que tu as oublié quelqu’un ? ». « Gamin, tu es là, je suis là, nous sommes deux, je ne vois pas qui j’ai pu oublier ». « Pas ça, papa, je veux dire que tu as oublié de souhaiter la bonne année à quelqu’un ». « Laisse-moi deviner, gamin. Il ou elle ? ». « Les deux, papa ». « Ah zut, un transgénique, un ogm, un bicéphale ! Qui donc sont-ce ? Heuuu, est-ce madame Gonzales, la portugaise à moustache du troisième ? ». « Tu chauffes, papa mais c’est plus près que ça ». « Non, ah non, pas la voisine de palier ». « Papa, ça chauffe encore plus. Fais un effort, papa ». « Je veux bien, moi, ça chauffe, ça chauffe. Il n’y a quand même pas quelqu’un caché dans la micro-onde ». « A côté, papa ». « Ben, à côté il y a Kiki et Pipette, tes hamsters ». « Bravooooo, papa, tu as trouvé ». « Dis, gamin, tu crois que ces ruminants savent qu’on est en 2010 ? ». « Ce ne sont pas des ruminants, papa, ce sont des grignotants, ne sois pas vache avec eux. Fais leur un gros bisou ». « Berk, berk, berk. Excuse-moi, gamin. Je viens de penser à madame Gonzales et embrasser des moustaches ce n’est pas mon truc ».

27/10/2009

Cherche à atteindre le 3ième palier

« Vous arrivez au troisième palier. En ce moment, vous pouvez empocher 500 euros, faire appel à l’équipe, appeler un ami ou continuer ». « Je continue, c’est mon dernier mot ». « Vous êtes sûr ? ». « Si je te le dis, bouffi, c’est que j’en suis sûr ». « Vous êtes prêt pour le troisième palier ? ». « C’est plus haut, je sais, mais je dois y arriver ». « Voici la question. Petit A : Coincoin. Petit B : Meumeuh. Petit C : Proutproute. Petit D : Mioumiou. Voulez-vous que je vous rappelle la question ? ». « Non, non, la question ne me gêne pas. C’est la réponse qui me fait chier ».  « Je vous rappelle que vous êtes sur antenne ». «  Et moi je vous rappelle que j’ai déjà atteint le premier palier, que je suis arrivé péniblement au deuxième palier, que je suis en train de gravir les marches qui me mènent au troisième palier,  que la poignée du sac que je tiens à la main gauche est en train de lâcher et que si ce n’est pas la poignée qui lâche c’est moi qui vais la lâcher ».  « Biloudionne ! Tou parle tout chol, tou choliloque, tou rouchpète pach’que l’achencheur il est  en réparachionne ». « Gonzales, monsieur Gonzalez, vous êtes mon sauveur portugais. Aidez-moi ». « Yé tout entendou, Biloudionne, yé souis la même émichion à la télévichion ». « Monsieur Gonzales, je sais qu’avec vous je peux faire appel à un ami ». « Biloudionne, yé vous diche tout. La bonne ch’est la pétite Bé, meumeuh ». « Heuuu ».

01/07/2009

Venez nombreux à ma brocante

Il va y avoir une grande brocante et foire du terroir dans ma rue, des deux côtés. J’ai loué la moitié de la façade de l’immeuble. L’autre moitié, c’est monsieur Gonzalez, le portugais du troisième, qui présentera des spécialités de son pays. Pendant qu’il fera foire du terroir je ferai foire du tiroir. Venez nombreux. Je suis facile à trouver : je serai au seul emplacement où il n’y aura rien car j’expose tout sur le balcon, au cinquième. L’ascenseur est gratuit mais, dedans, j’aurai mis le gamin qui acceptera volontiers quelques piécettes pour se constituer un pécule de vacances et aussi, très important, pour que vous entriez à la bonne porte au cinquième parce que ma voisine de palier a un sale caractère. Ambiance assurée. Venez nombreux.

22/05/2009

Cherche le youkaïdi youkaïda

Youkaïdi youkaïada, youkaïdi youkaïda. Je n’ai plus de plâtre au bras. Youkaïdi youkaïda. Le gars à l’hôpital  a gardé les bandes vieille peau mais m’a donné le plâtre en souvenir. J’ai voulu en faire un vase mais il coule. J’aurais du y penser avant de le remplir d’eau puisque puisqu’il manque un morceau verticalement. J’ai un vase de Soissons, cassé. Je vais mettre une étiquette autocollante dessus : vase de Soissons, pour épater les copains. Reste le problème du youkaïdi youkaïda. Fou de joie comme un mec qui a réussi à s’extirper d’un préservatif en boyau de vélo, enfilé facilement à jeun mais devenu strangulatoire par la suite, je tape sur la porte du palier en hurlant youkaïdi youkïda. C’est Gonzalez, le portugais du troisième, qui me menace : « Biloudionne, chi tou continouache à tapotache, yé rachemble oune comité dé quartier pour tou espoulser ». J’ai promis à Gonzalez de ne plus taper sur la porte et de chanter toute la chanson. Mais je ne connais pas les paroles. Je cherche le texte de youkaïdi youkaïda.

NB. Si vous avez raté des épisodes, le reportage sur le plâtre a commencé le 13 mai (voir colonne de droite).

25/12/2008

Cherche Noël

« Papa, houhou, papa, il est midi, jésus est né ». « Oufti ». « Papa, papa, père Noël a passé des capsules de bière dans mes chaussures, c’est normal ? ». « Oufti ». « Papa, papa, je sais que père Noël est passé, la porte du frigo est restée grande ouverte ». « Oufti ». « Papa, papa, le foie gras pour le nouvel-an a disparu ». « Oufti, quel salaud le père Noël ». « Papa, papa, monsieur Gonzales dit que t’as dégueulé plein son balcon ». « A cause du vent, gamin, à cause du vent ». « Papa, dis-moi, c’était quoi Noël, avant ? ». « Demande à ta mère, gamin, et laisse-moi dormir ».

23/10/2008

Cherche le fromage à tête pressée

« Papa, c’est quoi un fromage à pâte pressée ? ». « Heuuu, c’est quand tu l’as laissé tomber et que tu as marché dessus ». « Papa, ce n’est pas gentil ce que tu dis. Ce n’est arrivé qu’une fois la semaine dernière et c’est toi qui as marché dedans ». « Moi, moi ton père, tu oses me dire ça ». « Rappelle-toi, papa. Quand tu as glissé, j’ai juste eu le temps d’ouvrir la porte du palier, d’ouvrir celle de l’ascenseur, de pousser sur zéro et tu t’es engouffré dedans et tu as disparu ». « Heuuu, c’était à cause du fromage à tête pressée que je me suis retrouvé au rez-de-chaussée nez à nez avec la dame du deuxième ? Enfin, quand je dis nez à nez ce n’est pas tout à fait ça puisque j’ai su lire la marque de sa petite culotte ». « Et tu as fait quoi, papa ? ». « Je me suis accroché à la jupe de la dame pour me relever ». « Et alors, papa ? ». « Elle a craqué ». « T’as une touche alors, papa ». « Non, gamin, pas la dame, c’est sa jupe qui a craqué ». « Et alors, papa ? ». « Tu sais, gamin, on ne reçoit jamais une tuile à la fois, on reçoit toute la toiture. Monsieur Gonzales est arrivé ». « Et alors, papa ? ». « Tu me connais, hein, gamin. Devant l’adversité je fonce. J’ai vite empoigné la veste de la dame pour me relever, elle a craqué. Puis son chemisier, il a craqué. Puis son soutien-gorge, il a tenu grâce aux bretelles mais flop, flop, sein gauche, sein droit, je tenais debout mais j’avais deux obus devant moi ». « Tu as fait quoi, papa ? ». « Tu sais, gamin, des obus, il faut les désamorcer ». « Tu as désamorcé comment, papa ? ». « C’est monsieur Gonzales qui s’en est chargé ». « Et alors, papa ? ». « On a reçu l’autre pan de toiture sur la tête, madame Gonzales est rentrée d’avoir été faire ses courses. Tu peux voir les traces sur mon crâne, gamin, ce sont ses coups de poireaux pour que j’arrête d’étrangler monsieur Gonzales ». « Papa, tu es un héros ». « Je le sais, gamin ». 

22/10/2008

Cherche une chatte nue

Je me suis fait passer pour une enquêtrice du chômage au téléphone, pour connaître le nombre de personnes à charge : madame Gonzales, du troisième étage, n’a pas un chat laid mais une laide chatte. Je n’ai pas eu le temps de la voir quand je l’ai découpée au ciseau pour récupérer l’autocollant que mon gamin, ce fils d’imbécile, avait collé sur le flanc gauche. Malheureusement j’ai oublié de l’asphyxier pendant quelques minutes pour faire rase campagne. J’aurais du lui coincer la tête dans la porte de l’ascenseur mais j’ai une âme sensible, j’aime les animaux. J’avais presque fini de tondre la chatte de madame Gonzalez quand elle m’a griffé, la salope. Stupide réflexe, j’ai arrêté de l’étrangler et elle a bondi par la fenêtre du balcon qui était ouverte. Cinq étages.  Je pense que son atterrissage a du se produire sur la toile de la remorque d’un camion car, descendu quatre à quatre à la vitesse d’un ascenseur, je n’ai pas trouvé de trace de l’autocollant ni de badauds extasiés devant un fait divers. Je cherche une chatte nue avec un autocollant.

21/10/2008

Cherche échange autocollants Panini (2)

Comme promis hier, voici la liste des autocollants qui manquent au gamin : de 1 à 16, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 25, 26, 29, 30, 31, 32 et la suite. Le 32 vous étonne puisque, hier, je l’ai proposé en échange. C’est parce que le gamin l’a collé sur la porte du frigo. Je ne vois pas comment je pourrais coller une porte de frigo de 52 centimètres x 94 centimètres dans un album de 30 sur 21. Grosse récompense à qui retrouvera le chat des Gonzales.

27/08/2008

Cherche à bien rentrer - 4

Cette fois, rentrer veut dire rentrer dans un garage. J’ai pris une option pour la location d’un garage vu que la Citroën Albert Lingo que je possède possède, elle, un côté latéral sans griffe, sans trou, sans bosse. Elle a donc de beaux restes qu’il faut préserver. Si je la revends, c’est ce côté que je publierai en photo sur internet.  Petits malins, vous l’avez deviné, c’est le côté du côté de la rue puisque de l’autre il y a le trottoir et ses poteaux et que, à l’avant et à l’arrière, il y a d’autres véhicules quand je me parque.  J’ai essayé le garage. D’abord en marche avant. Ma chance, j’avais ouvert la porte du garage . Mais, pas de bol, une fois dedans je n’arrivais plus à ouvrir celle de mon véhicule. Le mur était trop près. En sortant mon véhicule j’ai failli écraser une usine à crottes. Tant pis si je me fâche avec les toutouistes. J’ai ensuite essayé de rentrer mon véhicule en marche arrière. Une demi-heure. Un embouteillage monstre. « Roucoule, roucoule » criait Lindadi Souza, la femme de Gonzales, le droite. Mais, quand tu roucoules, la gauche est à droite et la droite est à gauche quand tu t’assieds à genoux sur ton siège pour voir ton cul. Le cul de la voiture, bien sûr, parce que le tien, il est toujours derrière toi, quoiqu’il arrive. « Lindadi, ta gueule, je ne vais pas y arriver tout seul, alors, si tu m’aides, ça va être pire ». J’y suis arrivé, un conducteur de bus qui s’énervait dans la file ayant pris le volant. Qui peut le plus peut le moins ou, comme disait ma grand-mère, on dit bien basse messe dans une grande église quand elle avait utilisé une immense casserole pour faire sa sauce lapin. Le conducteur de bus a su faire entrer mon auto. Moi, je m’étais caché dans le coffre. C’est quand il a dit « Nom di dju di nom di dju » que j’ai compris qu’il y avait un problème. Le même que lorsque j’étais entré en marche avant. Trop étroit. Un garage fait pour des japonaises. Tant pis si je me fâche avec ceux qui ne roulent pas européen. Mais c’est petit, des japonais. On en mettrait six sur les cuisses sièges avant d’une allemande. Dix-huit dans mon Albert Lingo, coffre compris. Alors que j’étais toujours dans le coffre en train de faire coucou aux badauds, le conducteur de bus a sorti la voiture, en marche avant, ce qui est logique puisqu’il était entré en marche arrière. Je dis ça pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début. Je me suis retrouvé dans la rue. Sans place de parking à cause du retour des vacanciers. Et bien non, je ne louerai pas ce garage.

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».

22/03/2008

Cherche le printemps

Roucoule, roucoule, roucoule. « Gamin, écoute, c’est le printemps ». Roucoule, roucoule, roucoule. « Gamin, ah, c’est chouette ». Roucoule, roucoule, roucoule ». « Je devrais dire que c’est pigeon, hein, gamin. Ah, je me sens poète aujourd’hui ». Roucoule, roucoule, roucoule. « Je suis poète, pouèt pouèt, je suis poète, pouèt pouèt. Y a d’la joie, bonjour bonjour les six rondelles, y a d’la joie ». Roucoule, roucoule, roucoule. « T’es où, gamin ? ». « Sur le balcon, papa. C’est comique. Il y a madame Gonzalez, la portugaise du troisième qui aide son mari à rentrer leur nouvelle voiture en marche arrière dans leur garage. Elle n’arrête pas de crier roucoule, roucoule, roucoule ». « Heuuu ».

23/12/2007

Cherche à aider monsieur Gonzales

« Vos êtes sourd qué yé lé pouf ». « Mais oui, monsieur Gonzalez. C’est Noël ». « Et qué yé fé ? ». « Tou fé cé qué tou pouf, Gonzalouf ». « Pas la rigouler, Biloudionne, dou la ressepette ». « Mé yé tou ressepette, Gonzalette, ma yé bou, c’est Nouelle ». « Yé dé zamigoches allémannes, yé pou ». « Té pou, Gonzamigou ». « Y’écris cé qué yé voul ? ». « Cé qué tou lé voul, Gonzamoul ». «  Ich möchte gerne einen Tisch am Fenster haben. Frohe Weihnachten. Ein gutes neues Jahr. Frohe Ostern. Meine besten Glückwünsche. Ich möchte gerne Eier und Spek zum Frühstück haben ».« Gonzafruchtuck, stop, assez, je ne sais même pas ce que tu vous avez écrit ».