14/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 2)

« Heuuu ». « Oui, monsieur ». « Heuuu, vous, vous êtes la, la réassortisseuse du rayon ? » ? « Oui, monsieur, la lingerie féminine c’est mon rayon ». « Ha. Je vais vous parlez tout bas parce que c’est très intime. Avez-vous une culotte de cheval ? ». « Goujat, voyeur, exhibitionniste, salaud. Oui, monsieur, j’ai une culotte de cheval, et même la peau d’orange, ça se voit, non, que j’ai un gros cul à cause du stockage d’eau et de graisse sous la peau de mes fesses. Pourquoi me posez-vous cette question dégueulasse ? ». « Heuuu, disons que je connais un gamin et je voudrais lui montrer une culotte de cheval ». « Pédophile, en plus. J’alerte la sécurité ». « Non, non, non, madame, je ne voulais pas rentrer dans votre corps, je veux dire dans votre corpulence. En fait, j’ai déjà vu des chienchiens ridicules avec une petite culotte de chien mais je n’y connais rien en chevaux ». « Dites, monsieur, on n’est pas à Vincennes, ici ». « Heuuu, qu’y a-t-il à Vincennes, madame ? ». « Un hippodrome ». « Ha ! Et, heuuu, c’est loin, Vincennes ? Parce que, voyez-vous, hier j’ai promis à quelqu’un de lui ramener une culotte de cheval ». « En tout cas, monsieur, vous n’aurez pas la mienne. Au revoir ». « Heuuu ».

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.