31/08/2010

J'ai peur de revoir Robert

Hier j’ai commis un impair avec Robert. J’ai des excuses, non ? C’est incroyable de voir un collègue faire le hamster avec du pain de mie. Plus je chasse la vision de Kiki quand je vois Robert et, hop, plus je pense à ma grand-mère quand elle récitait ses chapelets. Pourtant il y a des similitudes et des ressemblances. Robert n’a pas de moustache mais Kiki oui. Ma grand-mère en avait aussi, moins que Kiki ou que la femme de Gonzales, le portugais du troisième, mais quand même. Elle tenait son chapelet en main et récitait ses pater et ses ave silencieusement mais en remuant la bouche. Petit, j’étais sidéré du spectacle et de sa rapidité d’élocution silencieuse. Parce que le chapelet défilait dans ses mains à la vitesse d’une chaîne de vélo. Mon grand-père m’a expliqué que, pour aller plus vite dans ses dix tours de chaîne quotidiens, elle marmonnait « èco l’même su sti ci, èco l’même su sti ci » (la même chose sur celui-ci). J’ai peur de retourner voir Robert et de l’imaginer en train de réciter ses chapelets avec du pain de mie.

07/02/2010

Cherche une bonne pédale

Vous connaissez certainement ma petite et ma grande. Non ? Si. Faire sa petite (pipi) et faire sa grande (caca). Mon problème est que je n'aime pas faire ma grande après ma petite. Pourquoi ? Parce que je n'aime pas m'asseoir sur une lunette mouillée. J'explique pour les belges : une lunette c'est la " planche " du cabinet. Comme je ne me rends dans les lieux d'aisance, comme on dit chez les gens bien, qu'en cas d'urgence, ce n'est pas dans l'aisance que j'y vais. La lunette a deux positions : on-off,, c-à-d, abaissée ou relevée. Faire sa petite avec la lunette en position abaissée c'est possible mais on éclabousse. Quand arrive l'urgence de la grande c'est désagréable. Quand j'ai le cul mouillé, je me sens refroidi dans mes élans, je me contracte et je n'arrive pas à sortir quelque chose d'intelligent. Dans le temps j'ai eu une poubelle à pédale, génial, tu pousses, et hop, la lunette se relève. J'ai tellement pris de plaisir avec elle que j'ai usé le mécanisme et que, un jour, hop, la lunette a sauté par la fenêtre du cinquième étage. J'en garde de tellement bons souvenirs que j'imagine  de mettre le même système on-off à pédale dans les toilettes. Je cherche une pédale de poubelle à adapter sur la lunette des toilettes. D'avance merci.

09/01/2010

Cherche à vous faire un cadeau

C’est encore l’époque des cadeaux, alors je vous en fais un qui va vous être utile au bureau. Au bureau les collègues me disent « Vas pas aussi vite », « Fais gaffe dans les virages », « Tu vas t’essouffler ». Savez-vous pourquoi ? Non ? Ils croient que je marche très vite. Ce n’est pas vrai. En fait je marche plus lentement que la moyenne kilométrique des collègues mais j’agite mes bras comme si je marchais très vite. L’illusion est parfaite. Vous ne me croyez pas ? Allez, hop, on se lève tous pour Biglodion. Lève toi et marche, comme a dit Jésus à un paralélibipède carrément rond. Allez hop, les bras comme si vous marchiez très vite. Gauche, droite, une, deux, hop, hop, hop. Pas besoin d’avoir appris la danse classique. Le look, le look d’un homme pressé qui travaille à du deux cent à l’heure. La gloire. L’estime de chef. Et le plaisir d’aller lentement. Faites-le et donnez-moi des nouvelles. D’avance merci.

23/07/2009

Cherche le trois pour deux

Acheter le trois pour le prix de deux c’est mon sport favori. Hop, trois boîtes de champignons à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy, trois boîtes de raviolis sauce tomate à réchauffer au four à micro-ondes pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Malgré mes efforts je n’ai jamais trouvé de chaussettes à trois pour deux. Pourtant, je serais content d’avoir une troisième chaussette quand mon orteil gauche fait coucou à travers de la deuxième. Trois saucisses de campagne pour le prix de deux, hop, dans le caddy. Deux paquets. Six saucisses pour le prix de quatre. Nous sommes deux, le gamin et moi, et ça fait trois jours de saucisse de campagne raviolis sauce tomate pour le prix de deux. Je suis un fanatique des trois pour deux : j’ai trois paniers pour chien avec coussin dont je me servirai pour mettre les petits pains quand je recevrai des invitées, j’ai trois recharges d’agrafes et j’attends que les agrafeuses soient à trois pour deux, j’attends impatiemment que les sapins de noël soient à trois pour deux pour les stocker dans la cave. Hier, le gamin m’a empêché de faire une bêtise.  « Papa, que vas-tu faire avec trois bouettes sur le balcon au cinquième étage ? ». Il a raison mon gamin, je dois maîtriser mes impulsions.

21/06/2009

Cherche un bon barbecue

Le dimanche c'est creux, pas beaucoup de lecteurs. C'est normal, c'est barbecue chez vous ou chez des amis. Le barbecue, la joie des bouchers. Hop, les viandes avariées, hop, dans une marinade avec des herbes réhydratées et avec de l'huile, hop, promotion, hop, brochettes, hop, bénéfice. Seul investissement : une baguette en bois. " C'est le vin rosé qui m'a rendu(e) malade ". Non, non, c'est la brochette de boeuf faite avec des morceaux d'une entrecôte qu'une dame est venue rapporté parce qu'elle n'avait pas commandé une entrecôte aux champignons. " Prends quelques spare ribs ". " C'est quoi ? ". " Des côtes d'agneaux ". " Elle est où, la viande ? ". " Tu dois ronger l'os ". " Ouaf, ouaf, j'ai pipi, c'est sur quel arbre que je peux lever la patte ?. " Où as-tu trouvé des merguez orange, il ont du se tromper dans les doses de colorants. Tu as l'étiquette avec la composition ? ". " Non, c'était en promotion, en vrac, au kilo, vente rapide, à consommer le jour même, ne pas congeler ". "Dis, il y a quoi pour manger. J'ai faim ". Je cherche un bon barbecue. Si nécessaire j'apporterai une bouteille de rosé. 

13/06/2009

Cherche mon bonzaï

Pour avoir plus facile pour l’arroser j’avais mis mon bonzaï sur le couvercle de ma poubelle à pédale qui se trouve sur le balcon au cinquième. Une distraction, un réflexe stupide, un coup de pédale intempestif et hop, j’ai vu passer devant moi le premier bonzaï de l’espace. J’ai crié « Reviens, reviens » mais il était déjà trop loin, il ne m’entendait pas. « Ah le con, ah le con, ah le con » me répétais-je sans cesse, me parlant à moi-même. Je ne savais que répondre devant cette évidence. Banzaï, un bonzaï kamikaze. Si vous voyez passer un bus surmonté d’un bonzaï alertez-moi, c’est le mien. D’avance merci.

12/06/2009

Cherche un entraînement à pédale

Depuis qu’on a interdit l’usage du  vide-ordures dans l’immeuble, j’accumule des tas de déchets vu le prix des sacs sélectifs obligatoires. Depuis peu j’utilise ma poubelle à pédale depuis le balcon du cinquième étage. Hop, un petit sac de déchets sur le couvercle de la poubelle, hop, un bon coup de pédale, hop, chute libre de cinq étages, ploutch, atterrissage. Les premières fois j’ai tout reçu dans la figure mais maintenant je ne me penche plus pour voir le décollage.  Je cherche une salle d’entraînement pour la mise sur orbite et le bon atterrissage des sacs poubelle, si possible sur le toit d’un bus pour ne pas être soupçonné.

25/05/2009

Cherche à louanger le Roi

« Papa, c’est vrai que les facteurs suivent des cours par correspondance ? C’est le papa de Cédric qui le dit ». « Et oui, gamin, ça ne fait pas un pli, cachet de la Poste faisant foi ». « Mais, ils sont timbrés, alors, les facteurs, papa ? ». « Il ya pire, gamin. Bébert, le bon Bébert, notre roi qu’on voit en portrait sur les timbres, on lui lèche le cul, on le retourne et paf, en plein dans la gueule, pour que le timbre colle. Moi je n’ose pas, par respect. C’est pourquoi j’attache le timbre avec un trombone. La machine à timbrer tape sur le trombone, n’atteint pas le timbre et hop, mon correspondant reçoit ma lettre, un trombone et un timbre tout neuf ». « Mais, papa, c’est de la fraude ». « Non, gamin. C’est le respect. Je l’appelle Bébert parce que, lorsqu’il a du succéder à Baudouin, son frère adoré de tous, le palais lui a dit : ‘Majesté, il va falloir remplacer tous les sièges du palais marqués du B de Baudouin et faire broder la A de Albert’ et Albert a répondu : ‘Pas de dépenses inutiles, je signerai Bébert’. On me l’a dit au bureau, donc c’est vrai ».  (voor de nederlanstalige, Albert heeft gezegd : k’zal Beertje tekenen). Alors j’invite tous les belges à attacher leurs timbres à l’effigie du Roi avec un trombone. Vous ferez ainsi un cadeau à la planète : moins de papier, moins de colle, moins de salive, et les trombones sont recyclables de timbre en timbre.

13/01/2009

Cherche à vendre une guirlande

J’avais, et j’ai encore mais je cherche à la vendre, une guirlande de noël qui va, qui ne va plus, qui va à nouveau, qui s’éteint, qui se rallume sans qu’on le lui demande, et puis hop, c’est le noir, elle fonctionne à nouveau, paf c’est le noir absolu, elle revit et tout s’éclaire, hop elle a disparu. Impossible de résoudre un sudoku dans ces conditions alternatives. Le sudoku c’était mon menu de réveillon, avec un paquet de chips nature et un paquet de chips paprika, des olives à l’ail et un paquet de cure-dents pour piquer dans les olives. J’essayais de profiter des moments de noir pour manger mais je piquais dans les chips au lieu de piquer dans les olives. Et, j’en suis témoin, un chip ça vit. Quand on le pique avec un cure-dent il explose. Nuit dramatique vu que je réveillonnais dans le lit avec le carnet de sudoku, les olives et les chips. Je ne souhaite à personne de dormir dans un lit recouvert de chips piqués au vif. S’il y avait eu du soleil j’aurais pu m’imaginer être sur la plage, piqué aux fesses par des coquillages. Mais pas fin décembre, voyons. Plutôt que d’enguirlander ma guirlande électrique, je la vends. Telle qu’elle est, elle va, elle va pas, elle va, elle va pas. Faire offre.  

11/01/2009

Cherche à revendre

Pendant les soldes, je craque. Surtout en lingerie féminine. Si je ne mets pas de nichoir au cinquième jamais je n’aurai d’oiseau dans la cuisine. Il faut agir pour avoir. C’est comme pour l’ascenseur : il ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Hé, je m’étonne moi-même de la profondeur de cette philosophie. Il faut que je retienne ça. L’ascenseur ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Tant pis pour ceux qui habitent dans un bungalow au raz des pâquerettes et qui ne peuvent pas comprendre. Moi je chasse comme on chasse le crabe : une corde, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard. Quand la corde bouge, hop, on remonte le crabe. Je chasse les femelles à la corde : une petite culotte, un soutien, une petite culotte, un soutien et je laisse pendre la corde depuis le cinquième étage. Bizarre, je n’attrape que des mâles. Que je rejette à la mer, non mais. Succombant à ma passion de la chasse, j’ai de quoi réaliser une corde de huit cent mètres. Beaucoup trop pour cinq étages. Je vends le surplus de production à prix coûtant. Faire offre.

30/10/2008

Cherche la mort avec des frites

C’est la Toussaint. Des fleurs partout. Aux caisses des supermarchés, dans les pépinières, au marché, chez les libraires, le long des routes avec les mêmes jeunes enfants refroidis qu’à l’époque des fraises ou du muguet. C’est mortel toutes ces fleurs, identiques à part la couleur. Chrysanthèmes, bruyères et, nouveauté, le chou chinois. Le chou chinois envahit nos cimetières. Deux euros quarante-neuf et hop, la corvée cimetière est terminée. « Maman sera contente, tu ne trouves pas ». « Du moment qu’elle ferme sa gueule, c’est bien ». « Que dis-tu mon amour ? ». Et si on fêtait nos chers défunts avec des frites, hein ? Une baraque à frites devant chaque entrée de cimetière. Musique : accordéon musette, pour rendre hommage à nos chers disparus. Dans la joie, dans la dignité, pas dans le commerce.

22/08/2008

Cherche à sortir

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et je rêve. De la mer, de la plage, de la fête des paires, pouêt pouêt, excusez-moi, madame, je l’ai fait exprès, c’est pour faire rire le gamin et lui apprendre les bonnes manières. Et, à la plage dans ma cave, je deviens poète. Si, si. Vous ne me croyez pas. Hop, je me lance. Pas dans la mer, hein, je ne sais pas nager. Je me lance dans la poésie. Trois, quatre. « Oh, Oh » « Un Hun » « Au haut » « D’une dune ». Ce n’est peut-être pas le prix qu’on court mais c’est peut-être le prix con tout court. Ah, ces arts. Et ses césariennes. Ah, os quart et ses os quartilagineux. Ah, Gérard et ses gérarmenvuplupetitebites. L’avantage d’être à la plage dans sa tête alors qu’on est dans sa cave, c’est que dans la cave il n’y a pas de vent qui oblige à courir après le parasol, pas de pluie qui oblige à tout replier alors qu’on vient d’arriver, pas de sable sur la crème glacée ou entre les orteils.  Si un homme avec un homme c’est un homosexuel et qu’un homme avec une femme c’est un homofoyer, un homme seul dans sa cave c’est un homo sapiens. Et un homo, quand ça piense, ça piense. Je ne sais pas ce que ça veut dire, mais ça passe bien avec du rouge. Car, miracle, j’ai aussi retrouvé des bouteilles de rouge dans la cave. Alors je porte un toast. Expression stupide puisqu’il n’y a rien à bouffer dans ma cave. Je me vois déjà, levant le bras dans la salle du congrès socialiste, m’adressant à Diroupo : « Bonjour, heuuu, ne trouvez-vous pas, dans le cadre de la politique actuelle telle qu’elle est et afin de la faire avancer puisqu’elle est au bord du précipice, que le rouge, après du blanc, ça fait du rose. Le rose, la couleur des dessous. Des dessous de table. Bien plus que deux sous, d’ailleurs, sous la table. Et, coucou, sous la table, un troisième saoul, Daerden. Je ne veux pas Paul et Mickey, juste vous dire que, heuuu, ne me coupez pas quand j’ai la parole, hein, heuuu, que, quand, lorsque, hips, que si, à l’inverse de ce qui se passe dans votre famille politique, à savoir renvoyer l’ascenseur quand on vous ouvre la porte, hips, je vous offrirai l’ascenseur si vous me dites où se trouve la porte de la cave. Ne cherchez pas la sonnette pour jouer à la fée clochette, faites boum boum boum sur la porte, d’un geste viril, avec la main. Je vous ouvrirai. Nous ferons chine chine, un verre à la main, comme deux médaillés des jeux olympiques. Et nous chanterons : je te tiens, tu me tiens, par la barbichette, le premier de nous qui rira sera une, hips, stop, je reprends une rasade, ça donne soif de tenir le crachoir. Voilà, cher monsieur, une expression stupide car c’est celui qui est devant celui qui cause qui doit tenir le crachoir. Quand certains vont postillonner, d’autres vont à la poste hériter. Alors, hips, boum boum boum, ça vient ?   

04/08/2008

Cherche à vendre un sol en béton

Suite à mon annonce d’hier, dans laquelle je vendais un plafond de cave pour en construire un nouveau plus haut, d’autres locataires m’ont fait remarquer que si je rehaussais le plafond de ma cave je devrai rehausser à mes frais le plafond de la moitié de la cuisine des Duval qui ont leur appartement au rez-de-chaussée pour qu’ils gardent le même volume d’oxygène dans cette dernière, et ce, vu que le plafond de ma cave et la moitié du sol de la cuisine des Duval sont une seule et même personne. J’avoue que je n’y avais pas pensé mais j’ai vite compris. C’est déjà un bon point. Chemin faisant, je me suis dit : au dessus des Duval il y a les Garnier. D’accord, on ne se parle pas mais je vais être obligé de le faire avant d’aller chez eux pour rehausser la moitié du sol de leur cuisine. Et hop, un nouveau bon point. Nouvelle réflexion : par quel hasard la cuisine des Garnier est-elle juste au-dessus de celle des Duval alors que la cuisine des Duval est au dessus de deux caves ? Nouvelle idée, nouveau bon point. Allons vérifier au deuxième étage, des nouveaux que je ne connais pas. Driiing. Crîîîk. - Bonjour monsieur. - Dites, il faudra mettre de l’huile à la porte d’entrée, hein. - Oui, oui, monsieur ; vous êtes de l’immeuble ? - Bien sûr ; figurez-vous que quand vous marchez dans votre cuisine vous marchez sur ma cave. - Et vous entendez le bruit de la porte d’entrée depuis votre cave ? – Heuuu ; je suis venu vous dire que j’allais rehausser la moitié du sol et la moitié du plafond de votre cuisine que j’aperçois et qui, je m’en doutais, est au dessus de celle des Garnier – Nous sommes locataires, monsieur. Voici une carte avec les coordonnées du propriétaire – Ver luisant ? – Ici, ça se prononce Verluysen, monsieur. Ce jeu de mots est connu depuis Arthur Masson – Il habite à quel étage, celui-là ? – Et que voulez-vous faire dans la cuisine – Vous êtes locataire, ça ne vous regarde pas. Et hop, encore un bon point. – Mais nous aimons bien la couleur des murs. Que nous reprochez-vous ? – Vous écrasez ma cave. Pas le temps de vous expliquer, je file au troisième. Driiing. Bézour, Biloudionné – Et merde, je suis chez Gonsalez, le portugais du troisième – Qué vous voulvoul ? – Cher Gonsalez, bonne nouvelle, vous aurez bientôt deux cuisines, enfin, deux demi-cuisines mais, et c’est là l’innovation architectronique, sur deux niveaux. Vous êtes content, si si, ne dites rien, vous êtes content, au revoir. Je me débrouille comme un dieu, je m’ajoute un bon point. Qui donc est-ce au quatrième ? Ding dong. – Nous avons déjà donné – Mais ouvrez, bon sang – Nous avons déjà donné – Ding dong bom bom bom aïe – Nous avons déjà donné – Je viens pour la cuisine – Nous avons déjà donné – Bande de cons – Nous avons déjà donné. Je garde mon sang froid et je m’octroie un bon point supplémentaire. Hop, étage suivant. Driiing, bom bom bom, je m’en fiche si vous avez donné, si vous êtes constipé ou vaporisant, ouvrez mil d’ju d’bouc. Sortez, je vous ai reconnu. Crîk. – Papa ! – Chez qui es-tu, gamin ? – Ben, chez nous papa, au cinquième – Heuuu.

06/03/2007

Cherche http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/

« Papa, tu fais quoi ? ». « Bèèè, heuuu, j’ai suivi les conseils de Rafaël de http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be/ : pour essorer la salade, j’ai foré des trous dans la boîte de raviolis et j’ai joué à l’hélicoptère sur le balcon en faisant tournoyer la salade dans la boîte ». « Et alors, papa ? ». « Y a plus de salade ». « T’as tout mangé ? ». « Non, la ficelle a lâché. Heuuu, en fait, j’ai eu une crampe dans le bras et hop, j’ai lâché la ficelle en faisant l’hélicoptère. La salade est partie faire un tour de ville sur le toit du bus 23 ». « Et on fait quoi, alors, papa ? ». « On mange des raviolis sans salade, gamin ».

15/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (3)

15 février 2006, le lendemain du 14, la grande aventure des blogs commence pour Biglodion.

Voici une des premières annonces :

 

Cherche un détecteur d’objets.

 

« Quand je dois jeter quelque chose à la poubelle de la cuisine, j'ai l'habitude d'appuyer du pied d'un geste viril et franc sur la pédale de la poubelle. Ma nouvelle compagne a l'habitude de se servir du couvercle de la poubelle pour y déposer des plats. Hier, une pizza. Je suis arrivé pour jeter quelque chose et, hop, la pizza collée au plafond. Nous n'avons pas su la récupérer. Donc, repas tartines, ça crée un froid. Avant-hier, c'étaient six oeufs, et hop, il faudra repeindre le plafond. C'est à cause d'eux et de la goulasch de lundi que la pizza était irrécupérable. Je cherche un détecteur d'objet qui bloquerait la pédale de la poubelle quand un objet est posé dessus. ».