19/01/2009

Cherche à sortir

« Houhou, madame, houhou, monsieur ». … … … « Houhou, je vous entends, m’entendez-vous ? ». … … … « Houhou, houhou, bande d’ingrats, vous pourriez répondre, non ». … … … « Ici, Robinson Crusoé. Je suis sur le radeau de la méduse au milieu de la marée humaine. A l’aide ». … … … « Je vais compter jusque trois et, à trois, je lance un S.O.S. en jetant mes godasses par-dessus bord, compris ? Et ce sont des lourdes, hein, des chaussures d’hiver  ». … … … « Houhou, houhou, j’ai des bonbons. Des bonbons à la fraise. Qui veut un bonbon à la fraise ? ». « Maman, maman, j’ai entendu Père Noël qui donne des bonbons, ça venait de là ». « Viens, on sort d’ici, ma chérie ». « Restez, j’ai deux bonbons ». « N’insistez pas, monsieur, ça ne fait pas d’attirer des enfants dans une cabine d’essayage ». « Madame, il y a erreur, j’ai laissé tomber mon pantalon et quelqu’un l’a pris par en dessous de la cloison ». « Vous n’avez qu’à sortir en mettant celui que essayez ». « Pas possible, madame, j’ai flaché sur le décor du bermuda, des cocotiers, mais j’ai oublié de regarder la taille. C’est du garçonnet. Quand vous me verrez vous comprendrez ». « Mais je ne compte pas vous voir, monsieur. Que voulez-vous au juste ? ». « Les tissus d’ameublement sont à moins soixante-quinze pourcent, j’en voudrais six mètres cinquante pour me draper dedans ». « C’est bon pour une fois. Quelle couleur ? ». « Je m’en fiche, du moments qu’il n’est pas imprimé avec des cocotiers, ce n’est pas la saison ».

26/11/2008

Cherche le bon circuit

 « Allo, maman ? ». « Monsieur, je n’ai pas besoin de salon en cuir, ni de vin, ni de cadeaux gratuits spécialement sélectionnés pour moi ». « Maman, houhou, c’est moi ». « Je t’ai reconnu, andouille. Si tu me téléphones pour me donner l’heure, vas-y. Au troisième top il sera ? ». « Heuuu, les piles sont plates dans l’horloge de la cuisine ». « Je sais. C’est comme ça depuis trois ans ». « Mais, maman, sais-tu que l’horloge de cuisine en panne me donne l’heure exacte deux fois par jour. C’est quand même beaucoup plus souvent que lorsque les aiguilles tournaient ». « Ce n’est plus une palissade, ça, c’est le mur de Berlin. Mon dieu, mon fils décore sa cuisine avec une horloge en panne pour avoir l’heure exacte deux fois par jour. Où suis-je, dans quel état j’erre ». « Maman, j’ai quelque chose d’important à te dire ». « Tu vas te remarier ? Tu as trouvé une folle pour vivre avec toi et tes deux souris ? ». « Ce sont des hamsters, maman, je te l’ai déjà dit ». « Bon. C’est quoi ta chose importante ? Serais-tu parvenu à ouvrir une boîte de raviolis sans te blesser ? ». « Maman, dans le catalogue La Magie des Rêves, pour Saint Nicolas pour moi chez toi, page 71, il y a le circuit Formule Champion, deux voitures, 5 mètres de long, échelle 1/43, avec compte-tours mais j’hésite avec le Circuit Maxi Poursuite avec deux loopings mais il fait 136 x 220 centimètres ce qui m’obligerait de le mettre au seul endroit où c’est possible, c’est-à-dire sous mon lit mais, à cause des loopings, je devrais surélever mon lit avec des blocs en béton. Deux blocs par pied, ce qui fait huit blocs. Est-ce que c’est possible, vu ton âge, que tu me livres aussi les huit blocs de béton ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

20/11/2008

Cherche un hébergement clandestin

« Allo, maman ? ». « Oui ». « Elle était bonne, tu sais, ta blague d’hier. Je l’ai racontée au bureau ». « Quelle blague d’hier ? ». « Tu m’as fait croire que tu venais demain ». « Je viens demain ». « Ah, ah, ah. C’est de toi que je tiens mon sens de l’humour, je le sens ». « Je viens demain et tu ne vas pas rigoler ». « Maman, si tu viens vraiment demain, épargne-toi des efforts inutiles. Attends-moi en bas de l’immeuble. Je connais un établissement où on reçoit un petit beurre quand on commande un café ». « J’apporterai un paquet de biscuits. Essaye d’avoir autre chose que du café en poudre car je viens avec Lucienne ». « Maman, houhou, ce n’est pas le salon de l’alimentation, chez moi. Et puis, depuis ma chute en essayant de remplacer une ampoule électrique, je n’ai plus que trois chaises ». « Vas mettre la cage de tes souris sur le palier et tu auras trois chaises ». « Ce sont des hamsters, maman, pas des souris ». « A demain ». Tûûût, tûûût, tûûût. Je cherche un hébergement clandestin pour demain, cave ou grenier, si possible avec télévision et salle de bain.

02/07/2008

Cherche que faire ce mercredi

« Gamin, je vois sur le pense-bête du frigo qu’aujourd’hui je suis encore en congé mais je ne sais plus pourquoi ». « Peut-être parce que je suis aussi en vacances, papa ». « Quoi, tu es encore en vacances ! ». « Mais, papa, on est le deux juillet ». « Et alors ! Ce n’est pas encore la fête nationale que je sache ». « Papa, on irait bien au zoo pour se distraire ». « Si tu veux te distraire regarde la rue du balcon, mange des bananes, il y en a six qui attendent les mouches sur l’appui de fenêtre, choisis le moment pour crier ‘Houhou, excusez-moi’ et hop, tu balances la pelure quand la victime regarde vers le ciel ». « Et si c’est un sourd, papa ? ». « Il faut vérifier avant ». « Comment, papa ? ». « Par exemple, tu cries ‘Hep vous, c’est quoi votre nom ?’. S’il te répond ‘Midi moins le quart’, c’est un sourd ». « Et ce midi, on mange quoi, papa ? ». « Dis, gamin, tu crois peut-être que tu auras encore faim quand tu auras mangé les six bananes ! ».

17/05/2008

Cherche la brosse sans manche

« Papa, papa, regarde, dans le jardin de ton copain Gérard, il y a une brosse qui marche ». « Gamin, t’as bu quoi comme apéritif ? ». « De la citronnade, papa ». « Où elle est, ta brosse qui marche ? ». « Là, papa, là, regarde, elle marche ». « Ah, oui, je vois. N’aie pas peur, gamin, ce n’est pas une brosse, il n’y a pas de manche. Attends. Gérard, houhou, Gérard, petit cachottier, tu ne nous as pas dit que tu élevais des oursins dans ton jardin, gros salaud ». « Où ça ? ». « Ben, heuuu, là, la brosse sans manche qui marche ». « Dis donc, tu n’as jamais vu un hérisson, toi ? ».

21/06/2007

Cherche à fêter l'été

Quand j'étais chez mon pèèère, apprenti pastouriau. Il m'a mis dans les landes, pour garder les troupiaux. Troupiaux, troupiaux, je n'en avais guèèère, troupiaux, troupiaux, je n'en avais biaux.

 

Blogueuses, blogueurs,

Nous sommes le 21 juin,

Houhou, c’est l’été,

Ouvrez vos fenêtres

Et chantons tous en chœur :

 

Quand j'étais chez mon pèèère, apprenti pastouriau. Il m'a mis dans les landes, pour garder les troupiaux. Troupiaux, troupiaux, je n'en avais guèèère, troupiaux, troupiaux, je n'en avais biaux.