23/08/2010

Robert déprime

« Salut, Robert. Ben, dis donc, ce n’est pas la forme ». « Approche-toi que je te confie un secret. J’ai un nouveau voisin de chambrée. Si tu arrives à le faire sortir je te dirai pourquoi les infirmières l’appellent la chèvre ». « Bonjour, monsieur. Et si vous alliez voir dans le couloir si le repas du soir arrive, Robert a faim ». « Idiot, il sait bien que je ne peux avaler que du liquide ». « Monsieur, rectification du message : Robert a soif ». … « Dis donc, Robert, c’est sadique d’envoyer dans le couloir ce vieux avec sa perche et ses perfusions. Courbé comme il est on dirait Fabiola de dos ». « Nous serons plus tranquilles pour causer ». « Ah oui, de la chèvre ». « Si tu savais, il n’arrête pas : à tout à l’heure peut-êêêêêêtre,  ici c’est le bien-êêêêtre, puis-je entrouvrir la fenêêêêêtre ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Pas quand il m’appelle Robêêêêêrt, Robêêêêêrt ». « Mais c’est comique, ça, Robert ». « Sors ». « Heuuu ».

15/08/2010

Robert à la chasse

« Salut, Robert » ? « Robert ? ». « Suis ici, vas m’attendre dehors, je viens d’y arriver de justesse, je t’appellerai quand j’aurai fini ». « Pas question, Robert, je suis et reste à tes côtés ». « C’est pour mon intimité, idiot. On entend tout dans cette chambre ». « Oulaaah, je l’entends bien que tu es aux toilettes et que tu as fini. Je viens d’entendre la chasse ». « Ce n’est pas la chasse, idiot, c’est moi. Vas m’attendre dehors ». « Oulalaaah, Robert, j’ai déjà entendu la cascade de Coo et la chute de Montmorency, mais ce que je viens d’entendre, ça mérite le guide des records  ». « Vas m’attendre dehors ». « Dehors il pleut, Robert, je vais être mouillé. Ici, j’ai de l’animation, de la distraction. Dommage que je n’aie pas pris mon enregistreur ». « Vas m’attendre dehors ». « Quoi, tu n’as pas fini ? Tu vas faire un bis ? ». « Vas m’attendre dehors ». « Robert, si je sors je ne reviens que demain ». « C’est bien ce que j’espère ». « Heuuu ».

28/10/2009

Cherche des chrysanthèmes

"Allo, maman ". " Je t'ai reconnu parce que tu as dit maman, fils indigne. Hé, tu te prends pour Zorro maintenant, tu as un numéro masqué ? ". " C'est parce que j'appelle de mon portable (gsm en Belgique, cellulaire au Canada), maman. Nous sommes mercredi 28 octobre et dimanche c'est la Toussaint Je suis chez Aldi et il y a des chrysanthèmes, des gros, à 6,95 euros, des moyens à 4,95 euros et des plus petits mais tout aussi jolis à 2,95. Que choisis-tu, maman ? ". " Si c'est pour mettre un chrysanthème sur ton balcon au cinquième, n'achète rien du tout, tu vas encore blesser un passant quand tu vas l'arroser ". " Mais, maman, ce n'est pas pour le balcon, c'est pour toi ". " Ah bon. Et que comptes-tu faire avec ces chrysanthèmes ? Les enfourner dans ma boîte aux lettres ? ". " Mais non, maman. C'est pour ta tombe ". " Mais je ne suis pas encore morte, idiot ". " Heuuu ".

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

22/06/2008

Cherche 14-18

« Allo, Gérard ». « Oui ». « Heuuu, tu as fait 14-18, toi ? ». « Idiot. Non. Tu l’as fait, toi ? ». « Ben, heuuu, non, pas encore, mais je crois que je vais essayer ».

06:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : gerard, 14-18, idiot |  Facebook |

10/05/2008

Cherche la fête des mères (9)

« Bon, recommençons. Pourquoi suis-je venue ? ». « Ben, heuuu, maman, tu es venue, heuuu, je ne sais pas moi, tu es venue, heuuu, par hasard ? ». « Non ». « Heuuu, parce que ton taxi a pété un pneu devant la porte ? ». « Non ». « Heuuu, parce que tu n’as plus rien dans ton frigo ? ». « Non ». « Maman, je ne trouve pas. Pourquoi tu ne dis pas jésus marie machin comme d’habitude ? ». « Ils m’ont abandonné ». « Ah, les salauds. C’est qui ? Je vais aller leur dire deux mots. Je les connais ? ». « Jésus Marie Joseph, il est pire que je ne pensais. Dis, tu as été enfant de chœur, non ? Et ça te rappelle quoi ? ». « Heuuu, je faisais dingueling quand le curé disait vas-y p’tit con. Et aussi le vin blanc. Ah le petit vin blanc, qu’on boit sous les tonnelles, que les femmes sont belles, du côté de Nogent. Chef, un p’tit verre on a soif, chef un p’tit verre on a soif, il est des nôôôtres ». « Dis, idiot, tu as bu avant mon arrivée, n’est ce pas ? ». « Heuuu, oui ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Pourquoi ? ». « Heuuu ». « Je te demande pourquoi ». « Heuuu, vois-tu, maman, les grands artistes, avant d’entrer en scène, et bien, ils boivent un coup ». « Parce que tu te prends pour un artiste, peut-être ». « Ben, non ». « Alors, pourquoi ? ». « Ben, heuuu, pour être joyeux lors de ta visite ».

06/05/2008

Cherche la fête des mères (5)

Driiiing. « Je parie que c’est ton collègue Gérard ». « M’enfin, maman. Tu es presdigitaticienne ? ». « Idiot. Qui veux-tu qui sonne chez toi, enfin ? ». « Heuuu, Gérard, peut-être ». Driiiing. « Tu as entendu, maman, ça a refait dring ». « Bouge ton cul, idiot, vas décrocher ». « Oui, maman. Et je dis quoi ? ». « Tu lui donne les prévisions météo, idiot ». « Heuuu, et où je vais les trouver ? ». Driiiiiiiiing. « Maman, ça a encore sonné ». « Dis, as-tu vu que je portais une oreillette comme le constipé de la starac ? J’ai entendu. Décroche, et si ce sont des témoins de jéhovah, tu dis que tu n’es pas là ». « Heuuu, êtes-vous des témoins de, un instant, des témoins de quoi, maman ? ». « Passe-moi le cornet. Allo, Gérard ? ». « Oui. Pourquoi ? ». « Parce que vous avez poussé sur la sonnette, imbécile ». « Je crois que je me suis trompé d’adresse ». « Gérard, au pied. Montez que je vois à quoi vous ressemblez ». « Oui, madame ». « Je confirme, c’est Gérard ton collègue. Tu travailles dans un asile ? Comme client ? ». « Heuuu ».

04/05/2008

Cherche la fête des mères (3)

« Bonjour maman. Quelle suuu. Heuuu, comment vas-tu ? ». « Comme tu vois, taxi et ascenseur ». « Et, heuuu, le taxi t’attend ? ». « Dis, idiot, sais-tu à combien revient une tasse de café si on la boit pendant que le compteur tourne dans un taxi ? ». « Avec lait et sucre ou noir ? ». « Idiot. Et dire que c’est moi qui ai mis ça au monde. Jésus, Marie, Joseph. On dit que c’est le spermatozoïde le plus rapide qui l’emporte. J’ai du ovuler quand le dernier passait. Tu es peut-être le fils de la voiture-balai ». « Ah bon, papa c’est pas papa ? ». « Si, idiot. Quoique, à voir comment tu es coiffé, une certaine parenté avec un balai n’est pas à exclure ». « Heuuu, tu veux dire quoi, maman ? ». « Vas te peigner ». « Oui, maman ». « Alors, t’as fini ou tu fais du lèche-vitrine narcissique devant ton miroir ». « Heuuu, je ne retrouve pas le peigne, maman ». « Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints du paradis, venez-moi en aide pour rester calme ». « Je t’ai entendu dire tes prières, maman, tu veux la carpette de la salle de bain pour faire ta gymnastique ? ». « Idiot. Où est le café ? ». « Quel café, maman ? ». « Je ne repartirai pas d’ici sans avoir bu une tasse de café, compris ». « Oui, maman ».

03/05/2008

Cherche la fête des mères (2)

Driiing. « Qui c’est ? ». « C’est ta mère ». « Oh, quelle surprise ». « Ne fais pas l’idiot, idiot, tu savais trèèès bien que je venais aujourd’hui ». « L’ascenseur est à gauche dans le couloir, maman. A l’intérieur tu trouveras une plaque avec des numéros. Pousse sur le cinq ». « Tu me prends pour qui ? Je ne me suis pas trompée d’immeuble, quand même ». « Dis, maman, si tou vois oune moustachou avé oune achent bicharre, ce n’est pas grave, c’est monsieur Gonzales, il est portouguaize. Normalement il descend au quatrième ». « Idiot, je suis au zéro. Si je vois ton portougalais, c’est qu’il monte au quatrième, idiot ». « Heuuu. Si c’est une dame avec des enfants, c’est madame ». « Dis, c’est pas un peu fini tes histoires. Tu veux que je monte ou tu préfères qu’on fasse causette dans le parlophone ». « Heuuu. Cinquième, maman. Deux plus trois ». « Dis, si je fais deux et puis si je fais trois, je vais d’abord au deux ou d’abord au trois ? ». « Heuuu, je n’ai jamais essayé, maman ». « Idiot. Je te donne cinq étages pour trouver la réponse ». « Heuuu ».

16/02/2008

Tûûût 05. Cherche à expliquer à maman

« Allo, maman ». « Encore toi. Deux fois en une semaine ! Tu vas faire exploser les statistiques annuelles ». « Ben. Heuuu ». « Lucienne, termine le mots-croisés sans moi, je crois que ça va être long ». « Heuuu ». « Lucienne, tu peux aussi commencer celui de Femmes d’Aujourd’hui ». « Heuuu ». « Lucienne, ce soir, quand tu t’en vas, referme bien la porte ». « Heuuu ». « Ecoute, idiot. Je sens que dans dix minutes je vais devoir aller faire pipi. Dis-moi tout. Maintenant ». « Et bien, hier, heuuu ». « Lucienne, ça recommence, mon fils a rayé son disque ». « Allo, maman ». « Idiot, ça, tu l’as déjà dit. Plus que huit minutes. Non mais ». « Hier, Gérard m’a dit que je m’y suis mal pris en te proposant de te présenter à la foire aux antiquités. J’aurais du te dire qu’il y avait un endroit couvert, sans chien, sans crotte de chien, qui sent bon la cire, avec très peu d’enfants qui courent dans les jambes, que j’avais une entrée gratuite pour toi, rien que pour toi, parce que moi, les endroits avec des petits vieux qui traînent la patte devant de vieilles casseroles, ce n’est pas de mon âge ». Tûûût, tûûût, tûûût.

15/01/2008

Cherche à revoir maman

Hier je suis allé chez maman. « Bonjour, maman ». « Bonjour, monsieur ». « Ah zut, Alzheimer a encore frappé ». « S’il a frappé, c’est un imbécile. Il y a une sonnette, non ? ». « Oui madame, heuuu, oui maman ». « C’est toi, triple idiot ? ». « Ben, heuuu, oui maman ». « Avec un nez rouge et un bonnet d’âne, mi janvier ? ». « Oui, maman ». « Tu es déjà prêt pour Halloween ? ». « Heuuu, bonne année, maman. Regarde ce que je t’ai apporté. C’est pour mettre dans l’eau. C’est de l’anisette ». « Je ne peux pas à cause de mes médicaments ». « Je t’aiderai à finir la bouteille ». « Qu’as-tu pris comme résolutions cette année ? ». « Heuuu, varier mon alimentation, soigner mon cholestérol, heuuu, apporter mes piles usagées au supermarché, nettoyer la cave, heuuu, changer de slip tous les deux jours, heuuu ». « Et ton lustre, y as-tu pensé ? ». « Le lustre ? ». « Tu vois encore clair avec toutes les poussières qui s’accumulent ? ». « Heuuu ». « Et soigner tes plantes d’appartement ? ». « Ben, heuuu, je n’en ai plus, je crois qu’elles ne se plaisent pas chez moi ». « Tu te plairais, toi, en plein désert ? ». « Heuuu ». « A propos de désert, je vois que tu as terminé l’anisette ». « Heuuu ». « Dans dix minutes, Lucienne vient faire un monopoly ». « Ben, heuuu, je vais te laisser le temps de te faire une beauté ». « Un conseil mais tu n’en feras qu’à ta tête : enlève ton déguisement stupide pour sortir d’ici ». « Au revoir, maman, bon monopoly ».

05/01/2008

Cherche à vous la souhaiter bonne

Nous sommes le 5 janvier. Maman vient de téléphoner. Pour un oubli. « Sais-tu en quelle année nous sommes, triple idiot ». « En 2008, maman. Tu fais un jeu concours dans Femmes d’Aujourd’hui ? ». « Et que ce passe-t-il début 2008 ? ». « Oula, ça se complique. Tu as acheté Mode et Travaux ? ». « Tu as de la chance que j’aie un téléphone sans fil sinon je tirerais dessus pour te secouer ». « Attends, je cherche. 2008, année bissextile mais ça n’empêchera pas la Noël de tomber un 25 décembre. Dis, le concours, c’est dans Sciences et Avenir ? ». « Ecoute, ce sera ma dernière question ». « Enfin ! ». « Qu’as-tu dis, triple idiot ? ». « Heuuu, j’ai faim ». « Tu ne penses qu’à manger alors que depuis cinq jours tu aurais pu me souhaiter une bonne année ». « Heuuu, bonne année, maman. Et bonnes lectures ». Tûûût, tûûût, tûûût. Maman a raison. Nous sommes le 5 janvier. Et je ne vous ai pas encore souhaité une année de bonne humeur, avec juste ce qu’il faut de petits tracas pour encore mieux apprécier les bons moments. Et je n’ai pas remercié celles et ceux qui m’ont fait éclabousser le clavier l’année dernière. En fait, heuuu, je lis les commentaires en buvant mon café. Et quand j’éclate de rire le café part tout seul. J’ai du créer un budget pour les rouleaux d’essuie-tout. Alors, merci et bonne année, bonnes lectures.

22/11/2007

Cherche la lettre à Saint Nicolas

« Allo, maman, c’est bientôt Saint Nicolas ». « Et alors, grand dadais ? ». « J’ai fait ma liste ». « C’est plus grave que je ne pensais ». « Tu es malade, maman ? ». « Non, toi, idiot ». « Heuuu, veux-tu voir ma liste, maman ? ». « Non. J’en ai aussi fait une ». « Ah, tu joues encore à la poupée ? ». « Idiot ». « Tu as mis quoi, alors ? ». « Tu veux que je te la lise ? ». « Oh oui, oh oui, oh oui ». « Oh, Grand Saint Nicolas, apportez-moi quelqu’un capable de déboucher mon évier, quelqu’un qui n’a pas le vertige sur un tabouret et qui ne se débine pas quand je demande de remplacer une ampoule du lustre du salon ». « Mais, c’est moi, ça, maman. Pourquoi parles-tu de moi à Saint Nicolas ? ». « Qui sait ! Il va peut-être faire un miracle ».

22/06/2007

Cherche toilettes en urgence

« Bonjour, maman ». « Ah, c’est toi, idiot, il est temps ». « Heuuu ». « Tu sais, la fête des mères, c’était il y a plus d’un mois ». « Heuuu ». « Tu viens parce que tu as oublié d’acheter des œufs et que tu veux te faire une omelette, c’est ça ? ». « Heuuu, je viens pour une urgence, maman ». « Une urgence, laisse moi rire ». « C’est urgent, maman ». « C’est ça, tes raviolis sont en train de brûler et tu viens me demander comment éteindre la cuisinière ? ». « Heuuu, maman, les toilettes sont bouchées et je, heuuu, c’est urgent ». « Tu reviendras quand tu te seras soulagé ». Vlan. Je cherche une toilette en urgence, pas occupée si possible.

23/05/2007

Cherche un slip avec coffre

Driiing. « Bonjour, monsieur ». « Bonjour, maman ». « Aaah, c’est toi, idiot. Tu t’es trompé de sonnette ? ». « Mais non, maman, je suis venu te dire bonjour ». « Tu es malade ? ». « Je vais très bien, je rentre de vacances ». « Où es-tu allé ? ». « Je suis hâlé partout sauf au zizi parce que j’avais mis un mini slip ». « C’est quoi cette cochonnerie ? ». « Ben, un club de vacances, maman ». « Un cleuuub, un cleuuub, tu ne sais pas dire clup’ comme tout le monde ». « Un clup’ de vacances, si tu préfères ». « Et tu y as fait quoi ? ». « Bronzer, bronzer, bronzer ». « Je t’ai demandé ce que tu y as fait, idiot. Bronzer, tu le fais tous les jours, même en hiver, dans ton lit, fainéant ». « Ben, heuuu, il fallait courir avec une cuillère en bouche et un œuf dans la cuillère ». « Doux Jésus, mon fils est devenu fou. Tu as fait des rencontres ? ». « Ben, heuuu, j’ai du quitter le cleuuub, pardon, le clup’, plus tôt que prévu ». « Tu as voulu préparer un repas et tu les as empoisonné ? ». « Ben non, je sortais avec mon collier de perles ». « Quoi, tu mets des colliers de perles, maintenant, ne viens jamais me voir avec un collier de perles, tu as compris ». « Mais, maman, dans le clup’, on paye avec des perles. Donc je sortais avec mon collier de perles, mon porte-monnaie pour pouvoir acheter un nouveau collier de perles quand j’avais épuisé l’autre, mon téléphone portable, deux bouteilles de bière et la clef de ma case ». « Tu as passé tes vacances avec une valise ? ». « Non, hein, maman. Pour avoir les mains libres, j’avais tout mis dans mon slip ». « Et alors ? ». « Heuuu, ça pendait par terre ».

22/04/2007

Cherche une librairie discrète.

« Lucienne t’a vu à la librairie ». « Ah, et tu es fière d’avoir un fils intellectuel, hein, maman ». « Pas du tout, idiot, il paraît que tu es resté une demi-heure devant les couvertures des revues pornographiques ». « Et meeerde ». « A ton âge, des photos de cul, tu n’as pas honte ? ». « Je suis fou ton cul, heuuu, tout confus, je confusionne, je confucius, je le confesse, maman ». « Mais qu’est-ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir un fils pareil ! A 58 ans ! Que faisais-tu devant ces saloperies, hein ?». « Je dois actualiser mes compétences, maman ». « Tu crois que Lucienne va croire ça, idiot ».

13/04/2007

Cherche à aider maman

« Maman, à qui fais-tu signe au revoir, tu es devant un mur ». « Je ne fais pas signe au revoir, idiot, tu n’as pas vu que je ponce le mur ». « Et ça sert à quoi de jouer les essuie-glaces devant un mur ». « Tu es bien le fils de ton père question bricolage, hein. Lui, à chaque fois qu’il voulait planter un clou, on avait droit à un nouveau passe-plat dans la maison, il tapait n’importe comment et il finissait par trouer le mur ». « Tu vas faire un passe-plat, maman ? ». « Triple idiot, si je fais un passe-plat en ponçant je serai centenaire avant d’avoir fini, je vais repeindre la cuisine et, avant, je ponce ». « Dis, maman, dans tes copines, y a pas une vieille de ton âge qui a Parkinson ? ». « Tu es idiot et sot, en plus ». « Mais, maman, elle ferait ponceuse vibrante ».

21/02/2007

Cherche à savoir dire non avec énergie

« Allo ». « Cher monsieur Biglodion, c’est un plaisir de vous entendre, n’est-ce pas ? ». « Non, non ». « Vous aimez certainement le vin, monsieur Bigolion ». « Non, non ». « Cher monsieur Bilogion, vous avez été sélectionné, ça vous fait plaisir ? ». « Non, non ». « Cher monsieur Bidlogon, nous avons une offre spéciale pour vous et, ce soir, nous vous la présentons chez vous ». « Non, non ». « Vous recevrez le cadeau spécial que nous avons réservé pour vous, c’est chouette, n’est-ce pas ? ». « Non, non ». « Mais vous êtes l’heureux gagnant d’un stupide tire-bouchon, monsieur Biglodion, je viens vous l‘apporter chez vous vous, avec une dégustation gratuite et un bon de commande » ? « Non, non ». « Mais vous êtes idiot, monsieur Biglodion ». « Oui, oui ».

31/10/2006

Cherche à trouer le potiron

"Allo, je suis bien chez la sorcière". "Je t'ai reconnu, idiot, tu n'as pas honte de traiter ta mère de sorcière". "Hè, hè, hè, c'est à cause de la moustache, hè, hè, hè". "Dis-moi bonjour poliment ou je raccroche". "Bonjour, maman, c'est Halloween aujourd'hui". "Allo, qui ?". "C'est la fête des citrouilles et des sorcières". "Idiot, demain, c'est la Toussaint, tu as pensé à une bruyère pour ton père ? J'en ai vu des petites à 2 euros". "Non, mais j'ai acheté un potiron et je n'arrive pas à le couper. J'ai déjà cassé trois couteaux". "Idiot, un potiron, mais tu vas avoir de la soupe pour tout l'hiver avec un potiron. As-tu pensé aux oignons ?". "Pour mettre où ?". "Pour tes trous, quels trous, idiot, pour la soupe". "La soupe, quelle soupe ?". "Ton potiron, idiot, ce n'est quand même pas pour mettre sur la tombe de ton père". "Heuuu, je veux faire une citrouille avec le potiron". "Tu ne vas quand même pas gaspiller de la nourriture, idiot.". "C'est pour mettre une bougie dedans et mettre sur l'appui de fenêtre, pour éclairer la rue". "Et tu crois que tu vas éclairer la rue depuis ta fenêtre du cinquième étage, idiot. Mets un poireau, ce sera la même chose. Et s'il tombe dans la rue, ça ne fera pas des blessés". "Heuuu, ah, heuuu, un poireau ?". "Fais comme tu veux, je dois partir chez Lucette, elle m'attend pour le café". Qui peut me dire comment trouer la peau à cette saloperie de potiron.

23/10/2006

Cherche à échanger des chaussettes

"Allo, maman". "Ca alors, c'est toi qui me téléphone, que se passe-t-il ?". "Ben, heu, j'ai besoin d'un conseil". "Ah, ah, tu vas enfin essayer de préparer une salade, c'est ça". "Non, maman, un conseil vestimentaire. J'ai acheté des chaussettes". "J'espère bien que tu ne marches pas pieds nus, idiot". "C'est que, heuu, j'ai acheté des chaussettes grosses mailles pour l'hiver mais elles tiennent ensemble". "Idiot, ceux qui ont deux pieds ont besoin de deux chaussettes, non ? Coupes le petit fil qu'il y a au dessus, idiot. Utilises des ciseaux, hein, pas le couteau éléctrique, ha, ha, ha". "Mais non, maman, tout le dessus tient ensemble". "Comment ça ? Retourne au magasin avec le ticket de caisse". "En fait, je ne sais pas si tu vois, hein, maman, mais les chaussettes remontent jusqu'au dessus des jambes et puis tout tient ensemble, comme un slip". "Tu prends ta mère pour une idiote, idiot, je vois très bien, tu as acheté des panties". "Ah bon ! Et comment on fait pour faire pipi ?" . "On les abaisse, idiot". "Mais maman, devant les urinoirs, au bureau, je ne peux quand même pas descendre mon pantalon et descendre la double chaussette". "C'est ton problème". Je cherche à échanger deux chaussettes siamoises, dénommée panties, contre deux chaussettes normales.

10/10/2006

Cherche une porte de frigo

Maman a acheté des tas de magnets. Ce sont des plaquettes aimantées avec des personnages de bande dessinée. "Et ça sert à quoi, maman ?". "C'est pour des oeuvres, idiot, et c'est pour décorer le frigo". "Ah, mais ça doit être beau, ça !". "Non, ça ne tient pas". "Ca ne tient pas ?". "Tu n'as qu'à venir me voir plus souvent, idiot, et tu saurais que la porte de mon frigo est en bois, comme la cuisine équipée". "Heuuu, t'inquiètes pas, je solutionne". Je cherche une porte de frigo, rien que la porte, en métal, pour que maman puisse y mettre ses magnets.

06/10/2006

Cherche huile à caddy

"Allo, qui c'est". "C'est ta mère, idiot". "Aaah, et que ce fait-ce ?". "Dimanche, tu viens me chercher". "Heuuu, dimanche, te chercher, mais pourquoi donc?". "Lés élections, idiot". "Ha, tu es candidate ?". "Idiot. Je vais voter". "A 80 ans, t'as encore le droit de voter". "Imbécile, fils d'imbécile, réfléchis, comment vais-je aller voter, hein". "Sais pas". "Et bien, je vais te le dire, idiot, prends ton auto". "Mais, maman, c'est impossible de se garer près du bureau de vote. T'as toujours le caddy dans ta cave ?". "Oui, cette saloperie est toujours là, et aussi la paille que tu y avais mise pour le stupide lapin que tu avais gagné à une tombola". "On ira voter en caddy, maman". "En caddy ! Mais il fait cuicui". "Cuicui ?". "Il commence à rouiller des roues. A mon avis, quand le lapin était dedans, il a du pisser dessus". "T'occupes, maman, je m'en occupe, à dimanche". Je cherche d'urgence de l'huile pour roues de caddy.