13/08/2010

Robert va peut-être guérir

« Salut, Robert, comment vas-tu ? ». « Je vais deux fois par jour ». « Ah bon ! Tu vas bien deux fois par jour ! Et le reste du temps comment vas-tu ? ». « Hé, tu ne voudrais quand même pas que je reste toute la journée sur le pot, non ? ». « Robert, quand je te demande comment vas-tu c’est pour savoir comment tu vas ». « J’y vais à pied, imbécile. Je ne vais quand même pas y aller à cheval ou à mobylette ».  « Robert, je ne te reconnais pas. Depuis que tu es à l’hosto tu ne dis que des conneries ». « Je le fais exprès ». « Et ça te sert à quoi ? ». « Tous les autres de l’étage sont moribonds. Alors les infirmières se disent pute pour savoir qui aura l’honneur de venir faire mes soins ». « Heuuu ».

02/12/2009

Cherche mon bonzaï

Non, ne croyez pas que mon bonzaï  a atterri cinq étages plus bas à cause du grand vent d'automne, non. Non, je l'avais rentré. Comme on dit en Belgique : Je l'avais rentré à l'intérieur. Et à Bruxelles : Je l'avais rentré à l'intérieur pour qu'il ne soit plus dehors. Mais je pense que j'ai perdu mon bonzaï. C'est le gamin qui a donné l'alerte " Papa, regarde, le bonzaï. Il n'a plus de feuille. On dirait un porte-manteaux pour schtroumpfs ". " Gamin, regarde-moi dans les yeux.Paaarfait. Une seule question, une seule réponse. Gamin, tu n'as que deux possibiltés de réponse : Oui ou Non ". " Oui, J'ean-Pierre, c'est ma dernière réponse ". " Gamin, fini de faire l'imbécile, on n'est pas à la télé, ici ". " Papa, peux-tu me rapeller la question à propos du bonzaï sans feuille ? ". " Gamin, as-tu, oui ou non, laissé la porte de la cage de Kiki et Pipette, les hamsters, ouverte ? ". " Oui, papa ". " Je m'en doutais ".

26/08/2009

Le problème du jeune lapin

 Le problème du jeune lapin c'est que cet imbécile oublie qu'il a de grandes oreilles et, comme il est curieux, il les pointe pour écouter les conversations des adultes qui se racontent des choses qui ne sont pas de son âge. Comment pourrait-il comprendre courbature, vergéture, bite molle, pilule, gélulle, compresse, carpaccio, merguez, hémorroïde, côte à l'os, voisine de palier, tension artérielle, colonoscopie, hamster, roulette, casino, ruiné, barbecue, déluge, garage, démangeaison, hospice, pitta, entrecôte, viennoiserie, amuse gueule, zakouski, otorhynolaryngologue, tamalou, retraite, décès, veuve joyeuse, club de rencontres, dentier, prostate, biloute, fuites, gérontologie, reflux gastrique, migraine, s'éteindre comme un chandelle, 69, magret de canard, sauce andalouse, faire revenir des oignons, buffet à volonté, bactérie, chiasse, bronchite chronique, sudoku, cucurbitacée, crise d'hystérie, dernières volontés, funérailles, héritage, notaire, nouba, gueule de bois, incontinence, sarkozi, karcher, bonobo bama, changer les draps, alzheimer, potiron, escalope, pompidou, poulidor, vache folle, météo. Le jeune lapin devrait se contenter d'écouter les oiseaux, les grenouilles, les sauterelles, loin des adultes pour ne pas se faire tirer les oreilles.

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13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

21/11/2008

Cherche à me faire tout petit

Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Ouvre, fils d’imbécile, je suis ta mère ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Si tu n’ouvres pas je dis à tout le monde que tu te promènes en slip dans ton appartement ». Dring. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, j’ai engendré un monstre. Sais-tu qu’à la Toussaint il a été fleurir le caveau dans lequel je ne suis pas encore ». Dring, driiiiing. « Heuuu, il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez atchiii ». « Tu vois ce que ça fait, hein, de te promener en slip. Lucienne, je suis sûre qu’il est chez lui, j’ai entendu la roulette de ses souris ». « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, tu comprends ça, toi. Je n’ai même pas sonné et le répondeur se met en marche. Lucienne, dis quelque chose, vieille loque ». « J’ai pipi ». Dring, dring, driiing. « Il n’y a plus d’abonné au numéro que vous avez demandé ». « Lucienne, fais pipi dans le caniveau. Chante une tyrolienne, ce te sera plus facile, moi j’abandonne ». Ouf.  

13/11/2007

Cherche la fin de la promotion

« Papa, c’est urgent, je dois rendre mon devoir demain. Rappelles toi : 6,48 le kilo de hachis campagnard pur porc et 6,68 le kilo de saucisse campagnarde pur porc. Que coûte le boyau ? ». « Gamin, je deviens fou. Je suis allé voir le boucher. Cet imbécile vend cette semaine ses saucisses campagnardes pur porc à 4 plus1 gratuite. Ce qui fait que le hachis dans les saucisses est moins cher que le hachis qui n’est pas dans les saucisses. C’est comme si une Barbie habillée coûtait moins cher qu’une Barbie toute nue » . « Tu préfèrerais quoi, papa ». Gamin, ne changeons pas de conversation, veux-tu ». « Papa, et mon problème ? ». « Insoluble, gamin, il faut que la promotion des 4 plus 1 gratuite soit terminée ».

12/11/2007

Cherche le pain de viande

« Papa, mon problème reste entier ». « Coupe le, gamin, fais-en de la saucisse et bouffe-la rondelle après rondelle ». « Papa, c’est effectivement un problème de saucisse ». « Encore un imbécile qui, comme moi, n’arrive pas à cuire sa chipolata ? ». « Papa, madame a dit que le hachis campagnard pur porc est à 6,48 euros le kilos. La saucisse campagnarde pur porc est à 6,68 euros le kilo. Que coûte le boyau ? ». « Facile, gamin, attends. 6,68 moins 6,48 ça fait 20 centimes. Il suffit de vider la saucisse et on reçoit un préservatif pour 20 centimes. C’est où cette promo ? ». « Ben, madame nous a montré le dépliant publicitaire du boucher ». « Gamin, attends-moi, je vais acheter un kilo de saucisse, je te ferai un pain de viande ».

13/02/2007

Cherche une calculette

« Gamin, gamin, 18 kilos, record battu ». « T’es dans le guidesse bouque, papa ». « Ben non, hein, gamin, ben non ». « Et tu vas faire quoi avec les 18 kilos de documentation que t’as ramené du salon des vacances ». « Ha, ha, bonne question, gamin. Et bien je vais les revendre à Gérard, à 0,20 euro le kilo ». « Il part en voyage ? ». « Non, depuis que cet imbécile a mis un autocollant Pas de PUB svp sur sa boîte aux lettres, il n’a plus de papier pour allumer son feu ouvert, alors il m’achète les prospectus. Ah, le con ». « T’as gagné combien, alors ». « Ben, gamin, c’est facile, 18 fois 20 centimes, facilement gagné, à l’huile de bras ». « T’as payé combien pour y aller en train, papa ? ». « Neuf euros ». « T’as payé combien ton entrée au salon, papa ? ». « Huit euros, gamin ». « Au total, t’as gagné combien, alors ? ». « Heuuu »

02/11/2006

Cherche un hangar chauffé

"Allo". "Ah, c'est toi, maman, que ce fait-ce ?". "Es-tu allé au cimetière fleurir ton imbécile de père ?". "J'ai fait comme tu as dit, maman, j'ai acheté une bruyère à deux euros". "Et alors ?". "Bêêê, heuuu, j'avais l'air tellement ridicule avec la petite plante que je l'ai mise sur la tombe d'un ancien combattant de 14-18 qui n'avait rien". "Tu as bien fait. Ton imbécile de père ne m'a jamais offert de fleurs de son vivant, je ne vois pas pourquoi il en aurait maintenant qu'il est raide". "C'est pour dire ça que tu téléphones, maman". "Non, idiot, tu as vu le thermomètre ?". "Je vais bien, maman, je ne me suis pas mis le thermomètre dans le derrière". "Idiot, la température extérieure". "Ben oui, il va geler, et alors, c'est normal, on est en novembre". "Idiot, tu n'as rien compris, les pomponettes des cimetières vont geler, elles seront perdues, loues une camionnette et vas les chercher toutes, mets les dans ton appartement, tu les arroses et, dans un an, tu installes un stand près du cimetière". "Maman, à 80 ans, tu as encore tous tes neurones, hein". Je cherche un grand hangar chauffé pour y mettre 2 à 3.000 pomponettes pendant un an.

06/10/2006

Cherche huile à caddy

"Allo, qui c'est". "C'est ta mère, idiot". "Aaah, et que ce fait-ce ?". "Dimanche, tu viens me chercher". "Heuuu, dimanche, te chercher, mais pourquoi donc?". "Lés élections, idiot". "Ha, tu es candidate ?". "Idiot. Je vais voter". "A 80 ans, t'as encore le droit de voter". "Imbécile, fils d'imbécile, réfléchis, comment vais-je aller voter, hein". "Sais pas". "Et bien, je vais te le dire, idiot, prends ton auto". "Mais, maman, c'est impossible de se garer près du bureau de vote. T'as toujours le caddy dans ta cave ?". "Oui, cette saloperie est toujours là, et aussi la paille que tu y avais mise pour le stupide lapin que tu avais gagné à une tombola". "On ira voter en caddy, maman". "En caddy ! Mais il fait cuicui". "Cuicui ?". "Il commence à rouiller des roues. A mon avis, quand le lapin était dedans, il a du pisser dessus". "T'occupes, maman, je m'en occupe, à dimanche". Je cherche d'urgence de l'huile pour roues de caddy.