30/10/2009

Le deuxième indice

Si vous n'avez pas osé répondre hier par peur du ridicule de votre réponse, essayez aujourd'hui. Voici le deuxième indice, l'indice principal. Chaque année sur les plages sablonneuses, pour débarasser les parents de leurs bambins, il y a des concours de château-fort. C'est con, parce que, sauf si la mère est célibataire, c'est le père qui s'y colle. Lui, qui était heureux de prendre des vacances pour faire une pause dans le jardin, se retrouve avec une autre pelle en train de creuser le sable mou pour arriver à la couche de sable dur. Quand il y arrive, parce qu'à la mer il y a la pelle du large mais aussi la pelle du bar, pendant que sa tendre et chère suce un eskimo glacé comme lui ne l'a jamais été, il est distrait par une plus jeune et mieux roulée que sa chère et tendre qui a subi une maternité et, hop, le sable atterri dans la tronche du bambin. Drame. Le petit, de peur, a chié dans son froc estampillé pampers pendant que sa mère continue à sucer. Que va faire le papa ? A sa place je donnerais de grands coups de pied dans le château-fort en criant merde, merde, merde parce que mon pied a fait la rencontre d'un morceau de coquillage pointu et que ça pique. Un bambin qui chiale parce qu'il ne voit plus rien, un père qui sautille en criant ouille ouille ouille et une mère qui suce, quelles belles vacances. Ceci n'était pas un un indice. Le deuxième indice est la photo.

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29/10/2009

Coucou, voici l'énigme (en trois phases)

Coucou, où suis-je ? Et, surtout, qu'est-ce donc ?

Demain il y aura un autre indice.

Je vous vois tous dans ma webcam. Je vois des hommes en pyjama qui se grattent machinalement les couiiles en ayant l'air de réfléchir. Trop tard, mon vieux, je t'ai vu. Je vois des nanas, déjà fardées, en nuisettes molletonnées griffées Damart thermolactyl. Faufra aller se coiffer, hein.

Bone chance à tous. 

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30/04/2009

Cherche l'énigme

« Docteur, pour les séances de divan, faites-vous des abonnements à prix réduit ? ». « Non, pourquoi ? ». « Je crois que ça va être long avec moi, docteur. Je suis une énigme pour moi-même ». « Qu’est-ce qui vous turlupine aujourd’hui ». « Je n’aime pas ce mot, docteur. Je n’ai plus turlupiné depuis des années-lumière. Il n’y a plus de lumière, docteur. Quelqu’un a du couper le courant ». « Avez-vous des indices sur l’origine ». « Quelqu’un m’a dit que je faisais une obsession sur les raviolis ». « Ah bon ! Je ne vois pas le rapport ». « Vous voyez, docteur, vous ne voyez rien non plus. Pas de rapport, c’est ça qui me turlupine ». « Mais ! ». « Docteur, moi je peux le dire. Je paye pour le dire ». « Sans vouloir vous demander le prix d’une séance, expliquez-moi comment vous préparez les raviolis ». « En ouvrant une boîte, docteur ». « Bien, bien. Ensuite ? ». « Quand c’est chaud j’appelle le gamin pour qu’il vienne à table ». « Je veux dire : entre les deux que faites-vous ? ». « J’allume le gaz. Le gamin n’aime pas les raviolis froids ». « Bien. Racontez-moi. Que mettez-vous sur les raviolis, du gruyère, du parmesan, du persil de la ciboulette ? ». « C’est quoi ça, de la ciboulette, docteur ? ». « Ce sont de fines herbes qu’il faut couper en tout petits morceau ». « C’est trop dangereux la ciboulette, docteur ». « Mais non, c’est bourré de vitamines ». « Je veux dire que c’est dangereux pour moi si je dois la couper en petits morceaux, docteur. Je n’ai déjà pas facile pour ouvrir la boîte, j’en mets partout, d’ailleurs je ne mets plus les raviolis dans une casserole, ça fait trop de vaisselle, je chauffe la boîte ». « Mais il n’y a pas de manche à une boîte ! ». « Je sais ». « Et alors ? ». « J’attends que ça refroidisse. Une expérience m’a suffit. Pas con, hein, docteur ». « Ce sera tout pour aujourd’hui. Vous restez une énigme pour moi ». « A propos, docteur ». « Oui ». « Pour la prochaine fois mettez plus de coussins sur le divan ».