02/09/2007

Cherche le zazaï

« Bonjour, madame ». « Ah, vous êtes rentré de vacances ? ». « Ben, oui, si c’est bien moi qui ai sonné ». « On dirait que vous êtes bronzé. Vous avez eu du soleil ? ». « Je ne l’ai pas fait exprès, je n’ai pas trouvé l’interrupteur ». « Vous savez, le petit Zazaï va bien ». « Heuuu, c’est qui ? ». « Voyons, c’est votre bonzaï, enfin ». « Heuuu, il vous a dit son nom ? ». « Non, mais je donne des petits noms à tous mes objets. Regardez, là, le lapin empaillé, c’est Pinpin ». « Et moi, je suis Zinzin, votre voisin, c’est ça ». « Comment avez-vous deviné ? ». « Et le Zazaï de Zinzin a été sage ? ». « Oui, nous avons fêté la Noël ensemble ». « La Noël, en plein été ! ». « Je le trouve tellement mignon, Zazaï, que j’ai voulu le voir avec la guirlande qui clignote ». « Et alors ? ». « Elle clignote encore. Vous savez, il faut se méfier des objets dont on ne se sert qu’une fois par an, parfois ça vous lâche ». « Ah oui, comme votre vibro, heuuu, inhalateur, heuuu, aérosol ». « Qu’est-ce que vous lui voulez, à mon aérosol ? ». « Rien, rien, je me rappelle qu’il était tombé en panne après un an d’inutilisation ». « Je ne m’en rappelle pas. Je n’ai pas d’aérosol ». « Passons, c’était quelqu’un d’autre. Alors, Zazaï, tu reviens chez papa Zinzin ».