01/06/2009

Cherche un menu à deux plats

« Papa, aujourd’hui c’est le jour de la tarte aux pommes. C’est chouette, non ? ». « Gamin, depuis quand crois-tu que c’est toi qui vas composer le menu ici ? Aujourd’hui on mange italien. En entrée, l’antipasti, c’est raviolis nature, et, en plat principal, raviolis à la sauce. Comme je n’ai que des boîtes de raviolis en sauce je vais en laver quelques uns pour préparer l’entrée. Gamin, j’espère que tu accepteras que nous n’ayons qu’une seule assiette pour tout le repas. Ils l’ont dit à la télévision : il faut économiser l’eau. C’est pour ça que, sur le balcon, j’aurais préféré planter un platane parce que c’est plein d’oiseaux, mais je me contente d’un bonzaï en pot. Pour les toilettes et pour la vaisselle c’est la même chose, il faut économiser l’eau et, pour la vaisselle, en plus, il faut économiser les gestes inutiles. C’est grâce aux économies que je peux t’offrir des vacances de deux fois un demi-jour à la plaine de jeux. Je résume : gamin, aujourd’hui journée italienne, deux plats, une assiette ». « Papa, tu peux supprimer l’entrée, je n’aurai pas fort faim car je dois garder une place dans mon estomac pour la tarte aux pommes. Papy et Mamy me l’ont dit ». « Pourquoi t’ont-ils dit ça, ces vieux schnocks, gamin ? ». « Parce que, papa, normalement, après les raviolis et avant ta sieste, il est prévu que tu me conduises chez eux ». « Gamin, tu veux faire la révolution ? Non seulement tu décides de mon repas mais tu veux gérer mon emploi du temps ! ». « Papa, si tu es sage maintenant, quand tu seras à l’hospice j’irai te porter des bonbons qui ne collent pas à ton dentier ». « Heuuu ».

29/10/2008

Cherche la Toussaint pour Monmon

Pour la Toussaint, sur la tombe de  mon Monmon, j’ai mis une boîte de cassoulet. Il avait horreur des fleurs coupées. Lui, il aimait le cassoulet, avec beaucoup de haricots, parce qu’il était champion pétomane et qu’il amusait les gens lors des mariages et des fêtes d’école. Je suppose que, là-haut, ça doit péter ferme. Alors je lui ai amené du carburant. Une boîte. Date de péremption dans plus de deux ans. J’ai lu l’étiquette, il n’y a que de bon, rien d’italien, pas de mozzarella. Monmon, si tu m’entends, fais nous un gros orage, je saurai que c’est toi.

09/11/2007

Cherche Nawagouzouk

« Papa, j’ai un problème ». « Gamin, je suis ton père, je suis là. La mi-temps du match de foot est finie, descends de mon fauteuil. Je t’écoute dès que nous avons gagné ». « J’aime pas le foot, papa ». « Meeerde, je n’ai plus de bière. Gamin, prends l’ascenseur et la clef de la cave, tu m’en ramènes six, il y aura peut-être des prolongations ». « Papa, j’ai un problème ». « Un nègre, et maintenant un italien, il va marquer, non, si, il ose, meeerde. Gamin, à propos de saloperie, vas surveiller les raviolis ». « Papa, ils sont collés ». « Qui est collé, les italiens ? ». « Les raviolis, papa ». « Di dju, mais que font Zwglq et Nawagazouk, nos joueurs belges. La honte, gamin, nous allons être battus par des étrangers de pas de chez nous ». « Papa, j’ai mal au ventre, c’est la faim ». « Ce n’est pas la fin, gamin, décapsuleur, vite, oui, oui, oui, aaaaah, oooh, sur la latte ». « Papa ». « C’est gai, hein, gamin, de faire du sport ensemble, nous deux ».

12/05/2007

Cherche un dictionnaire italien.

« Petit, petit, petit, houhou ». « Vous parlez à qui, voisin ? ». « On m’a dit qu’il fallait parler aux plantes ». « Vous savez, à vous voir, j’ai cru que vous étiez musulman s.c.f. ». « C’est quoi, çà, s.c.f. ? ». « Sans carpette fixe. Sans indiscrétion vous parliez à qui ? ». « A mes choux de Milan, pour qu’ils sortent de terre ». « Vous auriez du semer des choux de Bruxelles ». « Ah bon ! Pourquoi ? ». « Je ne sais pas si vos choux de Milan comprennent le français ». « Je vais essayer en italien : petito, petito, houhou, pronto pronto, milano, la vita é bella, adagio ma non troppo, parmesan, pizza, carpatcho, coucaratcha, moutchos grassiasse, olé, olééé, oléoléoléé, il est des nôôôtres, il est des nôôôtres, olééé, oléoléoléé ». « Dites, voisin, arrêtez, vous allez faire fuir les vers de terre »