20/03/2010

Cherche à épiler

« Papa, papa, tu es tout rouge ». « Oui, gamin, c’est le soleil du printemps ». « Tu as fait quoi, papa, pour être aussi rouge ? ». « Du jardinage, gamin ». « Du jardinage ! Sur la moquette ? ». « Sur le balcon, gamin ». « Ah. Tu as semé une pelouse sur le balcon, papa ? ». « Non, gamin, j’ai passé ma matinée à enlever les mauvaises herbes du bonzaï ». « Une matinée ! ». « Gamin, c’est du travail de précision, avec la pince à épiler ». « Wow, tu es devenu champion en épilation, alors, papa ». « Oui, gamin ». « Papa, j’ai une idée ». « Ah bon ! Pourquoi pas. Je t’écoute, gamin ». « Papa, quand on est expert dans une discipline, comme toi en pince à épiler, il faut garder la main ». « Oui, gamin. Mais je ne vais quand même pas semer des mauvaises herbes au pied du bonzaï pour avoir le plaisir de les épiler par après ». « Non, papa, je pensais à la moustache de la voisine de palier ». « Heuuu ».

 

05/07/2007

Cherche à m'instruire en jardinage

" Regarde, gamin, là, un monsieur qui plante de petits arbres ". " C'est quoi, comme arbre, papa ? ". " Reste ici, je vais lui demander ". " Bonjour, monsieur, c'est joli ce que vous faites et c'est bien de renouveler la nature. C'est quoi, les arbres ? ". " Ce sont des poireaux ". " Ah, des poireaux ". " Ben oui, des poireaux, pour la soupe ". " Aaaah ". " Alors, papa, il fait quoi le monsieur ". " Ben, heuuu, il dit qu'il fait de la soupe ".

17/05/2007

Cherche mes petits pois

« Voisin, j’ai l’impression que vous me regardez avec dédain ». « Non, non, je regarde vos petits pois avec envie, on voit déjà les cosses, j’ai moi il n’y en a pas un qui pousse ». « Vous avez mis des petits pois ? ». « Oui, oui ». « Où ça ? ». « Ici ». « Où ça, ici ? ». « Ben, ici, je suis au milieu de ma petitpoiseraie ». « Je ne vois rien ». « Moi non plus ». « Vous avez mis quelle sorte ? ». « Des extra fins, ils sont plus sucrés ». « Des quoi ? ». « Des extra fins, il y avait une promotion, quatre boîtes pour le prix de trois ». « Pour manger chauds avec des oignons précuits ou froids avec de la mayonnaise ? ». « Froids avec de la mayonnaise au citron ». « Voisin, vos petits pois, les avez vous trempés dans la mayonnaise avant de les semer ? ». « Heuuu, non. Il fallait ? ».

16/05/2007

Cherche à être d'accord

« Voisin, je parie que vous êtes venu la semaine dernière faire pschiiit pschiiit sur votre lopin de terre ». « J’ai fait pschipschit ? ». « Pulvériser de l’anti herbe, exact ? ». « Exact, sur mon terrain. J’ai construit une large allée à l’anti herbe. Et de un, je pourrai y garer ma Citroën Berlingot quand j’amènerai les copains baver devant mon magasin  de fruits et légumes en pleine nature. Et de deux, plus l’allée centrale est large et moins il y a de terrain à cultiver ». « Dites, voisin, ce jour-là, il y avait du vent ? ». « Exact ». « Vous avez vu mes salades ». « Oh, qu’elles sont mignonnes. Des salades jaunes, je n’en avais jamais vu. Vous m’en vendrez une quand elles seront grandes, je veux épater maman ». « Elles ne seront jamais grandes, voisin ». « Ah, des salades miniatures, jaunes comme les chinois. Banzaï. Vous m’en vendrez trois ou quatre, alors ». « Voisin, vous avez construit votre autoroute en anti herbe sur mes salades, à cause du vent ». « Aaah, heuuu, on peut s’arranger, j’ai encore le ticket de caisse, je ne vous facturerai pas la main d’œuvre ». « Voisin, vous viendrez vous garer dans mon jardin, sur les salades ». « D’accord ». « J’irai repiquer de nouvelles salades sur votre terrain ». « D’accord ». « Je vous vendrai mes salades vertes que j’aurai cultivé sur votre terrain ». « D’accord ». « Voisin, je vous interdis de construire un héliport à l’anti herbe où que ce soit ». « D’accord ».

15/05/2007

Cherche la source communale

« Voisin, vous me semblez tout essoufflé, que ce passe-t-il ? ». « Heuuu, il fait sec, alors j’arrose. La première fois je suis venu avec mes deux seaux remplis dans ma Citroën Berlingot. Heureusement que c’était de l’eau, hein, vous me comprenez, hein. Depuis, je viens à pied mais il ne reste pas beaucoup d’eau à l’arrivée ». « Il fait chaud, c’est peut-être l’évaporation ». « Non, non, en fait, je n’ai que deux mains, une main par seau. Quand je viens à mon petit terrain, je n’ai pas d’ombre, les poireaux sont encore trop petits. Donc j’ai chaud. Donc j’ai soif. Donc je prends des cannettes de bière. Donc je les mets dans les seaux. Déjà sans eau, c’est lourd. Est-ce que vous me comprenez ? ». « Je comprends que vous venez ici boire de la bière ». « Heuuu ». « Mais vous avez une brouette, voisin ». « J’ai oublié de vous raconter : la deuxième fois que j’avais l’intention d’arroser, j’ai mis les deux seaux dans la brouette mais les seaux  ont penché vers l’arrière. J’ai cru que j’avais un pneu plat à l’arrière, j’ai regardé, ma brouette n’a pas de pneu à l’arrière, elle est construite de travers, elle penche ». « Mais non, voisin, c’est fait pour que le fond penche du bon côté quand vous conduisez ». « Ah bon ». « Et le résultat ? ». « Heuuu, arrivé en face de la boucherie une dame en est sortie avec son chien, j’ai freiné, plus d’eau, tout était sur la dame, ses chaussures et son chien ». « Et alors ? ». «  Je suis revenu à vide à l’appartement. Depuis je viens à pied au jardin ». « Voisin, vous devriez acheter un tuyau d’arrosage ». « Je vous l’ai déjà dit, le jardin est à une demi-heure de l’appartement. Vous vous imaginez la longueur d’un tuyau d’une demi-heure. Et puis, je suis souvent distrait. Si une voiture passe sur le tuyau, je suis certain d’aller regarder le bout du tuyau pour voir ce qui bouche et, quand la voiture sera passée, hein, qui va recevoir le jet en pleine poire, hein ? ». « Mais, voisin, tous les lopins de jardin ont un robinet placé par la commune ». « Ah bon, c’est à ça qu’il sert, ce robinet stupide fixé à un piquet stupide ».

14/05/2007

Cherche le bon sens.

« Voisin,ne le prenez pas mal, mais, entre nous, les poireaux, ça se plante dans l’autre sens ». « Ah bon ! Allongés, horizontalement ? ». « Non, non, ça se plante avec le vert en haut et le blanc en bas ». « Ah bon ! Et, heuuu, là où il y a les cheveux, ce n’est pas la tête ? ». « Ce sont les racines, voisin. Et l’autre côté est vert parce qu’il y a de la chlorophylle ». « Ah bon ! Comme dans mon dentifrice. J’ai du dentifrice au vert de poireau ? Pourtant, il est blanc mon dentifrice ». « Voisin, ne vous en faites pas, retenez que le côté blanc, c’est la racine ». « Mais non, les carottes, c’est rouge ; les radis sont rouges et les betteraves rouges sont rouges ». « Voisin, les oignons blancs, hein, ils sont de quelle couleur ? ». « Les oignons sont des racines ? Ah bon. Moi je les achète toujours en bocal, ils sont un peu gris, vous ne trouvez pas ? Et, voilà que j’y pense, qu’y a-t-il à côté du rayon des oignons, hein ? Le rayon des cornichons, hé hé. Vous voyez bien qu’il y a des racines vertes, na ». « Voisin, les cornichons ne poussent ni dans la terre ni dans des bocaux, ils poussent sur des plantes ». « Ah bon ! Comme, heuuu, les tomates, heuuu, les bananes, les pommes, les poires ». « Et les scoubidous ». « Les quoi ? ». « Laissez tomber, voisin ». « Ah bon, je dois laisser tomber le jardinage ? ». « Non, non, non, non, voisin, surtout pas, vous y arriverez, commencez par remettre vos poireaux dans le bon sens ».

13/05/2007

Cherche à me relever.

« Alors, voisin, comment va la tendinite ? ». « Comme vous voyez, à quatre pattes ». « Et ça va ? ». « Le plus dur, c’est prendre l’ascenseur. J’ai pris l’habitude d’être au jardin à quatre pattes. Donc je rentre à pied à quatre pattes. Mais, dans l’ascenseur, à quatre pattes, je n’arrive pas à toucher le bouton du cinquième étage ». « Et alors ». « Ben, heuuu, je dois faire le beau ». « Comment faites-vous ? ». « Je fais wouf wouf ». « Et alors ? ». « Parfois je reçois un sucre ».

12/05/2007

Cherche un dictionnaire italien.

« Petit, petit, petit, houhou ». « Vous parlez à qui, voisin ? ». « On m’a dit qu’il fallait parler aux plantes ». « Vous savez, à vous voir, j’ai cru que vous étiez musulman s.c.f. ». « C’est quoi, çà, s.c.f. ? ». « Sans carpette fixe. Sans indiscrétion vous parliez à qui ? ». « A mes choux de Milan, pour qu’ils sortent de terre ». « Vous auriez du semer des choux de Bruxelles ». « Ah bon ! Pourquoi ? ». « Je ne sais pas si vos choux de Milan comprennent le français ». « Je vais essayer en italien : petito, petito, houhou, pronto pronto, milano, la vita é bella, adagio ma non troppo, parmesan, pizza, carpatcho, coucaratcha, moutchos grassiasse, olé, olééé, oléoléoléé, il est des nôôôtres, il est des nôôôtres, olééé, oléoléoléé ». « Dites, voisin, arrêtez, vous allez faire fuir les vers de terre »

11/05/2007

Cherche à parler aux plantes.

« Dis, tu n’avais pas commencé un jardin, toi ? ». « Oui ». « Et alors ? Quoi ? ». « Oui, Gérard ». « Dis, hé, ho, tu es encore dans les nuages ? ». « Non, Gérard, j’ai l’esprit ras des pâquerettes ». « Tu as l’air déprimé, toi, non ? ». « Bouuu houuu houuu, oui, Gérard ». « Dis-moi tout ». « Ben, heuuu, en semant trente kilos d’oignons en les lançant en l’air, j’ai attrapé une tendinite. Alors le docteur a dit que je devais jardiner à quatre pattes. ». « Change de médecin ». « J’ai envie d’abandonner le jardinage et de faire de la peinture rupestre mais le problème, dans les grottes, c’est qu’il faut aussi peindre les plafonds. Et je ne peux pas, à cause de la tendinite ». « Tu es juste bon à faire le mouton à quatre pattes dans une crèche vivante, si j’ai bien compris ». « Gérard, tu connais des crèches vivantes au mois de mai, toi ? ». « Ecoute, je suis ton ami, je vais trouver ». « T’es con, oui, faire le mouton, crever de chaud sous une descente de lit en laine bouclée, faire bêêê bêêê bêêê bêêêtement sur la place du village, tout seul, sans petit jésus, avec une botte de foin pour m’appuyer une papatte. Gérard, si je fais ça je vais attraper le rhume des foins ». « Calme toi, j’ai une idée. Tu as semé autre chose que des oignons, non ? ». « J’ai semé dans la terre des graines de chou de Milan, Gérard, mais il n’y a rien qui pousse ». « Vas leur parler à quatre pattes. Tu sais, les plantes, il faut leur parler ». « Ah bon ».

10/05/2007

Cherche à soigner ma tendinite.

« Monsieur, votre mal à l’épaule, c’est une tendinite, vous allé être privé de tennis pendant quelque temps ». « Je m’en fiche, docteur, je ne sais pas tenir une raquette ». « Qu’avez-vous fait pour attraper ça, alors ? ». « J’ai semé trente kilos d’oignons à la volée ». « A la volée ! Comment ça ? ». « Je vous explique. Vous savez, je suis jardinier débutant mais je sens que je vais passer dans la catégorie des débutants expérimentés. A la volée, c’est semer comme çà, aïe, le geste d’Auguste le semeur mais verticalement ». « Pourquoi verticalement ? ». « J’ai essayé à l’horizontale mais mes oignons atterrissaient dans les parcelles des autres. C’est idiot, non ? ». « Résumons-nous : plus de geste du bras vers le haut pendant quelques semaines, compris ». « Et repeindre mon plafond ? ». « Postposez ». « Et les crêpes ? ». « Postposez ». « Et mon petit jardin ? ». « A quatre pattes, d’accord ». « Au revoir, docteur ».

09/05/2007

Cherche casque à oignions.

« Prends des trucs faciles pour commencer ton jardin ». « Ah oui ! Quoi ? ». « Des trucs qui se sèment à la volée, ou des oignons, des échalotes ». « Semer à l’envolée ? ». « A la volée : tu prends une poignée en main et hop, tu sèmes ». « Merci, Gérard ». Ah, aaah, je vais semer, tu vas semer, ils vont s’aimer. « Bonjour, monsieur, je voudrais 10 kilos d’oignons et 10 kilos d’échalotes » . Les oignons, des rouges ou des blancs ? ». « Aaah, heuuu, les oignons, blanc ou rouge, c’est comme le vin ? Heuuu, dix kilos de chaque sorte ». « Il y a aussi les oignons jaunes d’Espagne ». « Dix kilos ». « Et ça ira pour transporter 30 kilos ? ». « Hé, hé, je n’ai pas pris la brouette, hein, je suis venu avec la Citroën Berlingot ». « Ce n’est pas pour offrir ? Je ne vous fait pas un emballage cadeau ? ». « Non, non, c’est pour semer ». « Ah bon, ah, ah, ah ». J’étais joyeux, dans l’auto, avec mes trente kilos d’oignons à semer. Arrivé sur mon lopin de terre, j’ai semé à la volée. Hop, une poignée d’oignons blancs en l’air, à la volée, hop, une poignée d’oignons rouges, aïe, il y en a un qui m’est retombé sur le crâne, hop, une poignée d’oignons jaunes d’Espagne, aïe, aïe, aïe, trois oignons sur le crâne. Mais c’est dangereux, semer à la volée ! Je cherche un casque à oignons.

08/05/2007

Cherche la panne.

« Voisin, pourquoi courrez vous comme ça ? ». « Ce n’est pas moi, c’est lui qui tire ». « Vous devez le retenir ». « J’sais pas, il est trop fort ». « Mais c’est vous le chef, non. Retenez-le ». « Facile à dire. Il est indomptable ». « Vous avez pris un motoculteur à essence trop puissant. Il n’a pas deux vitesses ? ». « J’sais pas ». « Vous serez mort ce soir si vous continuez à courir comme ça. Coupez l’arrivée d’essence ». « J’sais pas ». « Je vous dis de couper l’arrivée d’essence ». « J’sais pas où elle arrive, l’essence ». « Qu’allez vous faire, voisin ? ». « Je dois rendre le motoculteur ce soir, je vais courir tant qu’il y aura de l’essence ».

07/05/2007

Cherche un bulldozer à louer.

« Monsieur, il est beau votre cheval ». « Ah, oui, j’en suis fier, surtout quand il me promène avec le sulky ». « Je connais, j’ai fait du sulky, une fois. Après vingt mètres j’étais sul’ cul ». « Ah, ah, il faut se tenir aux rennes ». « Dites, vous avez une charrue ? ». « Pour faire quoi ? ». « Heuuu, j’ai loué un lopin de terre à cause de mon cholestérol mais avant de pouvoir planter des carottes il faut retourner la terre et, si on ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs, on peut la mettre derrière un cheval ». « Mais vous êtes fou ! Ce n’est pas un cheval de trait ». « Ah bon. Et le sulky, il le pousse ? ». « Monsieur, avez-vous déjà vu un cheval de trait ? ». « Heuuu, sur les bouteilles de lait c’est une vache, sur les boîtes de sardines c’est forcément une sardine, sur le camembert c’est une tête de moine chauve. Non, je ne vois pas sur quoi j’aurais vu un cheval de trait ». « Monsieur, le cheval de trait est à mon cheval ce qu’un 4 x 4 est à une Ferrari. Le cheval de trait, c’est un bulldozer ». « Merci, monsieur. Un bulldozer pour mon terrain, je n’y avais pas pensé. Je vais en louer un ».

06/05/2007

Cherche à combattre le cholestérol.

« Bonjour, monsieur, je viens rendre le motoculteur électrique que j’ai loué et le câble de 50 mètres, rendez-moi la caution et remboursez-moi la location, ça ne marche pas ». « Monsieur, je vous garantis que ce motoculteur fonctionne ». « Oui, mais pas où il faut ». « Comment ça ? ». « Il manque d’autonomie ». « Il manque de quoi ? ». « D’autonomie. Le câble est trop court, il me permet d’arriver devant la boucherie mais pas plus loin. Je ne pense pas que le boucher serait content de voir ses beaux morceaux de bœuf, de veau et de porc transformés en viande hachée. Mon terrain est à une demi-heure de marche, monsieur, vous me comprenez ? ». « Mais vous faites ça pour quoi ? ». « Pour mon cholestérol, je dois pratiquer un sport, j’ai choisi le jardinage ». « Vous êtes un cas, vous ». « Restez poli. C’est quoi un cavou ? ». « J’ai compris : ce qu’il vous faut c’est de l’électricité près de votre jardin ». « Vous louez des éoliennes ? ». « Non, mais je peux vous louez le motoculteur électrique, le câble de 50 mètres et un groupe électrogène à essence ». « Bonne idée, attendez je réfléchis, une demi-heure pour amener le motoculteur au terrain, une demi-heure pour revenir chercher le câble, une demi-heure pour apporter le câble, une demi-heure pour revenir, une demi-heure pour apporter le groupe électrogène, ça fait deux heures et demi rien que pour le trajet aller. Et je n’ai pas encore d’essence pour le groupe électrogène. Je reviens à l’appartement, une demi-heure, je pars en voiture à la station avec un bidon, une demi-heure, je reviens avec le bidon rempli et je cherche à me garer, une demi-heure, je descends la brouette pour y mettre le bidon d’essence et je rererepars vers le terrain, une demi-heure. Total, pour l’essence : deux heures. Hé, ho, ça fait un peu beaucoup, non, quatre heures et demi avant de commencer, hein. Admettons que je commence à huit heures du matin. Si j’ajoute la demi-heure pour rentrer pour le repas de midi, il sera treize heures. Non, non, je vais me faire engueuler. « C’est à cette heure-ci que tu rentres, tu as fini, j’espère, tu devras manger froid vu que la prise du micro-ondes est arrachée ». Trouver un colocataire qui a un micro-ondes qui fonctionne et lui expliquer pourquoi j’en ai besoin, une demi-heure, manger chaud, une demi-heure, retourner à pied au terrain, une demi-heure. Bon, comptons, il est quatorze heures trente et je suis à pied d’œuvre. Il faut penser au retour : ramener le motoculteur, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le câble, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le groupe électrogène, une demi-heure, retourner au terrain, une demi-heure, ramener le bidon d’essence qui n’a pas servi dans la brouette, ça nous fait sept fois une demi-heure, soit trois heures et demi. J’étais à pied d’œuvre à quatorze heures trente et je rentre, sans avoir rien fait, à dix-huit heures. Et je n’ai pas compté le temps de mettre un groupe électrogène, un bidon d’essence, un motoculteur et une brouette dans l’ascenseur, de les en sortir et de leur trouver un emplacement de parking pour eux dans l’appartement. De huit heures à dix-huit heures, dix heures pour n’avoir rien fait ». « Monsieur, j’ai entendu que vous aviez un véhicule, nous louons aussi des remorques ». « Hé, ho, connard, ce n’est pas en louant une remorque que mon taux de cholestérol va descendre, hein ».

05/05/2007

Cherche un fil d'une demi-heure.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. J’ai loué un motoculteur électrique, je l’ai branché dans l’appartement et je suis parti mais quelqu’un a utilisé l’ascenseur de l’immeuble et zouuu, le motoculteur est parti en marche arrière à toute vitesse. Je suis allé rendre ce qu’il restait du motoculteur, j’ai du laisser la caution et en donner une nouvelle pour en louer un autre. Pas bête, j’ai passé le fil électrique par la fenêtre et hop, me voilà parti. Je ne suis jamais arrivé, le fil électrique était trop court. J’avais pourtant un fil de 50 mètres. C’est quand même beaucoup plus que la longueur du bassin à petite profondeur de la piscine, non ? A un certain moment j’ai cru que ça pourrait marcher car, en poussant très fort, tout à coup, le motoculteur s’est remis à avancer. Chouette, me dis-je. Ben non, c’était la prise électrique de la cuisine qui s’était retrouvée dans la rue. J’ai enfin compris qu’une demi-heure de marche à pied fait plus que 50 mètres. Je cherche un fil électrique d’une demi-heure.

04/05/2007

Cherche à bloquer l'ascenseur.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Opération numéro un : retourner la terre. Je suis allé louer un motoculteur électrique. Pourquoi électrique. La réponse officielle est : pour ne pas polluer la planète avec un moteur à combustion. La vraie réponse est : parce que, dans le magasin, je ne suis jamais arrivé à mettre en marche la saloperie de motoculteur à essence en tirant comme un idiot sur une cordelette. Le début du transport était chouette, j’avais l’impression de conduire une moto, à pied, sur le trottoir. A un certain moment, je ne sais pas quel est le con dans l’immeuble qui a utilisé l’ascenseur en coinçant dans la porte le fil électrique du motoculteur mais, subitement, le susnommé motoculteur s’est mis à faire marche arrière. A toute vitesse. Que ça va vite un ascenseur, à l’horizontale. Cinq ou six étages de fil électrique. J’étais le cul la terre, renversé par l’engin dans sa course folle, le regardant filer en zigzagant et en renversant tout sur son passage. C’était le jour des sacs poubelle. Le carnage. Optimiste, je me suis dit : heureusement qu’on n’a pas coincé le fil dans la porte de la fusée Ariane. Je cherche un truc, une astuce, un bricolage pour bloquer l’ascenseur pendant que je transporte le motoculteur.

03/05/2007

Cherche des recettes à base de pissenlit.

J’habite au cinquième étage et, pour faire du sport, j’ai loué un petit lopin de terre à une demi-heure à pied de l’appartement. Pour ne pas faire des trajets inutiles avec ma brouette vide, j’ai demandé au chef de pouvoir partir une heure plus tôt. J’arrive au terrain avec la brouette et mes gants verts et, bon, je fais quoi maintenant ? Le terrain est déjà tout vert. Avec des fleurs jaunes. « Bonjour, voisin, on a la vocation des légumes ? ». « Bonjour, monsieur, heuuu, je suis jardinier débutant. C’est quoi, ça ? ». « Des fleurs de pissenlit ». « Et ça se mange ? ». « Quelques pétales, pour décorer la salade ». « Vous croyez qu’il y a des carottes ici ? ». « Non ». « Des poireaux ? ». « Non ». « Des potirons ? ». « Non ». « Des bananes ? ». « Non ». « Mais c’est quoi, tout ça ? ». « Des mauvaises herbes, il faut retourner la terre ». « C’est dur, ça ? ». « Il faut louer un motoculteur ». Je suis retourné chez moi avec la brouette. Fier, car ma brouette n’était pas vide, hé, hé, hé. J’ai plein de belles fleurs de pissenlit, de quoi décorer un millier de salades.

02/05/2007

Cherche une brouette à moteur.

J’habite au cinquième étage. Comme le médecin m’a dit de me bouger un peu le cul question cholestérol, j’ai loué un petit lopin de terre et j’y vais à pied question sport. C’est à une demi-heure de l’appartement. Chouette, ça tombe bien, me dis-je, je dispose d’une heure entre mon retour et le repas du soir. Et bien non : à peine arrivé à destination, je dois repartir. Je l’ai déjà fait six fois, avec ma nouvelle brouette. Vide à l’aller, vide au retour. Les voisins l’ont remarqué. Peut-être à cause de mes grands gants verts. « Alors, on promène sa brouette ? ». « Tiens, tiens, toujours pas de récolte ? ». J’ai essayé de courir derrière la brouette mais je manque d’entraînement. Et je fais des dégâts à la brouette. A cause des poteaux de signalisation plantés dans les trottoirs. Ma toute nouvelle brouette qui n’a pas encore servi est déjà cabossée. Je cherche un petit moteur à mettre à la roue de la brouette. Je m’achèterai des patins à roulettes pour la suivre.

19/03/2007

Biglodion et le jardinage (1)

Biglodion et le jardinage (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Je cherche cours de conduite.

Je suis récemment devenu le fier et heureux propriétaire d’une brouette galvanisée. Ma première brouette. Elle n’a qu’une roue. Je me suis renseigné auprès des collègues, il paraît que c’est normal pour une brouette. Mais, au jardin, quand je l’utilise, soit je tombe, soit elle se renverse. Je cherche des cours de conduite de brouette à une roue par correspondance. Ou alors, des petites roues, à mettre sur les côtés, comme sur le petit vélo du gamin, je crois qu’au début, ça va m’aider. 

Cherche haies à tondre

Youpiiiiiiiie, j’ai gagné le deuxième prix à la tombola de la fête de l’école du gamin. Le premier prix, c’était une croisière avec animateurs, nanas, bar à volonté, piscine à bord et à tribord, les draps de lit changés tous les jours et le reste. Les troisième et quatrième prix, c’était une portion de frites « Chez Lucienne ». J’ai eu de la chance car je n’aime pas les frites de « Chez Lucienne », un gars mal rasé, âgé, poilu, sans hygiène. J’ai gagné le deuxième prix, un taille-haies électrique. Pour moi qui habite au cinquième étage d’un building, c’est un don du ciel et un don du ciel, ça se partage. Je tonds votre haie gratuitement si vous amenez votre haie car le fil électrique est un peu court.

Cherche explications sur les tuteurs

L’été dernier, en rentrant de vacances, j’ai constaté que mes plantes n’avaient pas poussé et avaient même disparu. Par contre, les tuteurs, oui. Ils avaient des feuilles et même de petites branches. Je les ai gardé et j’ai mis des tuteurs aux tuteurs. Je viens de constater que les nouveaux tuteurs bourgeonnent. Je vais bientôt devoir mettre des tuteurs aux tuteurs des tuteurs. Mais, si ça continue, dans dix ans, il n’y aura plus que des tuteurs au jardin. Je me demande qu’en faire. Les vendre, ce ne serait pas honnête, ça va déclencher une invasion de tuteurs, une épidémie de tuteurs. Je cherche des explications, surtout comment m’en débarrasser puisque je vais bientôt devoir en mettre de nouveaux.