17/01/2010

Cherche mon sapin

« Gamin ». « Oui, papa ». « Où est le sapin de Noël ? ». « Petit papa Noël est passé ». « Gamin, tu as oublié la virgule entre papa et Noël ». « Oui, papa. Petit papa, virgule, Noël est passé. Le camion aussi ». « Quel camion, gamin ? ». « Le camion poubelle qui ramasse les sapins de Noël, papa ». « Mais, gamin, c’est un sapin artificiel, qui se replie comme un parapluie et qui se range dans la cave ». « Tu n’avais qu’à le ranger, papa. Je te connais, avec toi le sapin aurait encore été là à Pâques ». « C’est vrai, gamin, mais sais-tu ce que coûte un parapluie à aiguilles ? ». « Papa, si tu avais de l’ordre tu aurais rangé le sapin ». « Et les boules, gamin ? ». « Camion, papa ». « Et les petits personnages, gamin ? ». « Camion, papa ». « Et la guirlande, gamin ? ». « Camion, papa ». « Et le petit Jésus, gamin ? ». « Il est dans la caisse de Noël, emballé avec l’âne et le bœuf pour ne pas qu’Il voit Joseph et Marie, que j’ai emballé ensemble, lui faire une petite sœur ». « Et les moutons, gamin ? ». « Tant pis si la pure laine vierge va coûter plus cher mais je les ai mis avec les bergers dans le même essuie-tout ». « Et les rois mages, gamin ». « Ils font de la musique dans la boîte, papa ». « De la musique, gamin ? ». « Ben oui, papa. Comme il n’y avait plus d’essuie-tout pour les emballer séparément, je les ai emballés dans ta chaussette orpheline et ils font de la musique à l’envers ». « De la musique à l’envers ? ». « Ben oui, papa, en musique, une blanche vaut deux noires, mais, chez les mages, c’est un noir pour deux blancs ». « Heuuu ».

09/01/2010

Cherche à vous faire un cadeau

C’est encore l’époque des cadeaux, alors je vous en fais un qui va vous être utile au bureau. Au bureau les collègues me disent « Vas pas aussi vite », « Fais gaffe dans les virages », « Tu vas t’essouffler ». Savez-vous pourquoi ? Non ? Ils croient que je marche très vite. Ce n’est pas vrai. En fait je marche plus lentement que la moyenne kilométrique des collègues mais j’agite mes bras comme si je marchais très vite. L’illusion est parfaite. Vous ne me croyez pas ? Allez, hop, on se lève tous pour Biglodion. Lève toi et marche, comme a dit Jésus à un paralélibipède carrément rond. Allez hop, les bras comme si vous marchiez très vite. Gauche, droite, une, deux, hop, hop, hop. Pas besoin d’avoir appris la danse classique. Le look, le look d’un homme pressé qui travaille à du deux cent à l’heure. La gloire. L’estime de chef. Et le plaisir d’aller lentement. Faites-le et donnez-moi des nouvelles. D’avance merci.

20/12/2009

Cherche la bonne aiguille

« Tu essayes de faire quoi, papa ? ». « Gamin, si tu savais ce que c’est compliqué ! ». « Tu as perdu le mode d’emploi, papa ? ». « Il n’y en a pas, gamin. C’est ça qui est terrible ». « Tu aurais du en acheter un fabriqué en Chine, papa ». « Gamin, ça va pas la tête. Rien de tel que le naturel de nos campagnes ». « Papa, chez Cédric ils en ont un qui se déplie comme un parapluie mais à l’envers ». « Dis, gamin, je ne me vois pas mettre le petit Jésus en dessous d’un parapluie, voyons ». « Mais, papa, si tu dois coller toutes les aiguilles au sapin de l’année dernière que tu as remonté de la cave, j’ai l’impression que nous allons fêter Noël à Pâques ». « Gamin, aligne-moi les aiguilles par ordre de grandeur, parce que, vois-tu, pour l’esthétique, les grandes aiguilles sont près du tronc et les petites devant ». « C’est pas comme dans les voitures, hein, papa. Les petits sont à l’arrière ». « Gamin, si tu pouvais te taire deux minutes, je dois réfléchir ». « Ah ! C’est nouveau, ça. Youppie, j’ai un papa qui réfléchit. C’est la magie de Noël. Tu te prends pour un miroir, papa ? ». « Gamin, prends mon porte-monnaie et file à la superette acheter douze tubes de colle à prise rapide ». « Papa, douze tubes de colle à prise rapide, c’est plus cher que le prix d’un nouveau sapin ». « Heuuu ».

18/10/2009

Cherche à être là

Rappelez-vous, c'était l'avant-dernière Cène. Pierre, un peu beaucoup éméché, bitu quoi, commençait à raconter des blagues salaces et Jésus, troublé par cette attitude peu disciplinaire pour un disciple plutôt dissipé, lui dit : " Pierre, si tu continues, je t'appelle Abri de Jardin et, sur toi, je ne bâtirai qu'un abri de jardin. Pierre, ça suffit, Nom de Papa, vas voir dehors si j'y suis ". Pierre sorti et, oh surprise, Jésus y était.

Voulant suivre cet exemple et ayant entendu cette phrase cultivée, cultivante et cultivatrice : " Nous irons où les potes iront ", j'y suis allé et ils étaient là.

022 (4)

025 (2)

026 (3)

07/10/2009

Cherche les souvenirs

 « Papa, raconte-moi encore tes vacances, s’il te plait ». « Regarde cette photo, gamin. C’est un ramasse-miettes géant ». « Tu l’as vu fonctionner, papa ». « Non, hein, gamin. En fait c’est la formule 1 de Jean Alesi mais rien que la coque ». « Mais, papa, Formule 1 ce n’est pas l’hôtel où tu voulais entraîner la voisine de palier ». « Heuuu. Gamin, je te parle de sport, pas de la voisine de palier. Oublie-la, veux-tu ». « Parce que tu m’as dit qu’avec elle ça ne doit pas être du sport tous les jours ». « Gamin, tu retiens mieux ce que je ne te dis pas quand je parle tout seul à haute voix que tes leçons de catéchisme, hein. C’était quoi encore cette histoire de leçon sur ‘Jésus marche sur l’eau’ avec le Père Rafaël et, la semaine suivante, sur ‘A la recherche de Jésus’, hein, c’était quoi ? ». « Ben, papa, j’avais dit au père ce que tu m’avais dit, qu’après une disparition d’une semaine ça ne valait pas la peine de se mouiller pour le retrouver parce que le corps allait revenir à la surface tout seul ». « J’avais dit ça, moi, gamin ? ». « Ben oui, papa ». « Ah bon, ça a du m’échapper ».

019 (4)

26/06/2009

Cherche à disculper le gamin

« Alors, gamin, as-tu reçu tes résultats scolaires ? ». « Oui, papa ». « Et alors ? ». « J’ai un échec en religion ». « En religion ! Mais je t’avais fait répéter : Jésus, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons. Tu as eu un trou de mémoire ? ». « C’est à cause des autres, papa ». « Quels autres, gamin ? ». « Les rois mages, papa ». « Mais, gamin, je t’avais dit d’écrire leurs noms à l’intérieur de la ceinture de ton pantalon ». « Je l’ai fait, papa, même que ce n’était pas facile de relire les noms pendant que madame interrogeait ». « Explique-moi, gamin ». « Le premier, c’était Gaspard ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente de ma réponse. Le deuxième, j’ai lu Balthazar dans mon pantalon et j’ai dit Balthazar à madame ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente. Pour le troisième j’ai lu dans mon pantalon et j’ai répondu Benetton. Madame n’a pas été contente ». « Gamin, j’irai dire à madame que j’ai eu une mauvaise idée ».  

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

01/02/2009

Cherche un anti-mousse puissant

J’adore le cassoulet et les lentilles. Il paraît que c’est plein de fibres et que ça tricote dans l’estomac. « Laisse Thomas dans l’étalon » aurait dit Jésus lors de l’avant-dernière cène quand Thomas était parti, seul, la main sur sa braguette, pour aller pisser, de nuit, dans un pré voisin du restaurant et, croyant que c’était la chasse des toilettes, aurait tiré sur quelque chose de chevalin, lequel cheval, peu gay, n’aimant pas qu’on tire la sonnette d’alarme facétieusement, lui aurait rué dans les brancards. Ceci n’était qu’une parenthèse inutile mais, quand ça traverse l’esprit, il faut que ça ressorte  Bon, c’est sorti. Donc, disais-je, cassoulet et lentilles suivi d’un bain bien arrosé de bain-mousse, ça ne fait pas bon ménage. J’ai du m’enfuir et courir dans la rue couvert de mousse. Je cherche un frein à mousse de bain comme il y a, paraît-il, dans les trois en un des lave-vaisselle.

14/01/2009

Cherche à échanger

Je cherche quelques grosses cloches pour Pâques. En contrepartie j'offre une splendide crèche, en bois massif laqué rouge, ainsi que trois personnages qui surprennent un peu car deux d'entre eux ont déjà une crèpe de la Chandeleur sur la tête. Le personnage de droite, celui à la grosse biloute au bout rose, est en fait la maman. Le papa de Jésus, à gauche, est représenté dans sa position au travail, celle du policier au milieu du carrefour. Utilisation possible comme porte-clefs mais pas de fonction décapsuleur. Voici une photo pour que vous compreniez.

 

019 - Copie

28/12/2008

Cherche à être absent

Je serai absent durant quinze jours, soit du vingt-huit au quarante-trois. Mais le gamin vous donnera des nouvelles car, si je suis absentéiste, c'est pour lui faire plaisir. Pour ses fêtes il veut que je lui ramène à la maison quelqu'un qui sache faire à manger. Le gamin m'a fait une liste de recommandations : pas de pute, pas de travesti, pas avec de grands ongles de feignasse, pas d'institutrice, pas d'infirmière qui fait des piqûres. Quelle époque, doux jésus, jamais je n'aurais osé écrire ça à mon père. Bonjour, papa, ça va, là-haut.

25/12/2008

Cherche Noël

« Papa, houhou, papa, il est midi, jésus est né ». « Oufti ». « Papa, papa, père Noël a passé des capsules de bière dans mes chaussures, c’est normal ? ». « Oufti ». « Papa, papa, je sais que père Noël est passé, la porte du frigo est restée grande ouverte ». « Oufti ». « Papa, papa, le foie gras pour le nouvel-an a disparu ». « Oufti, quel salaud le père Noël ». « Papa, papa, monsieur Gonzales dit que t’as dégueulé plein son balcon ». « A cause du vent, gamin, à cause du vent ». « Papa, dis-moi, c’était quoi Noël, avant ? ». « Demande à ta mère, gamin, et laisse-moi dormir ».

13/12/2008

Cherche une tête et un hibou

C’est encore moi, pour la crèche vivante. Je simplifie : je vais faire la crèche vivante avec des animaux morts. Je cherche une tête de cerf sur une planche en chêne et un hibou empaillé. Et aussi un manneken pis avec le zizi en tire-bouchon, pas trop grand, pour faire le petit jésus. Ce sera du plus bel effet si je le mets couché. Pour les moutons je mettrai des boules d’ouate de démaquillage. J’en cherche aussi parce que je ne me démaquille pas vu que je ne me maquille jamais. Je cherche aussi un sapin, intelligent, capable de prendre l’ascenseur tout seul et de monter au cinquième. Avec les boules si possible. Important : je cherche aussi un emplacement de parking dans ma rue pour ma Citroën Albert Lingo pour ne pas devoir me promener avec une grosse dinde surgelée. D’avance merci  pour tout.

10/09/2008

Cherche à me débiner

« Papa, demain soir tu dois aller à l’école ». « Mais tu es fou, gamin, j’ai fini mes études depuis longtemps ». « C’est pour le catéchisme, papa ? Il y a un papier dans mon journal de classe. Tiens, le voilà ». « C’est encore pour demander des sous, je suppose. Ou pour annoncer un congé pédagogique. Ou pour augmenter le prix du repas de midi. Ou pour tenir un stand à la fête de l’école. Ou pour annoncer une grève spontanée des enseignants. Ou pour demander de laisser les poux à la maison ». « Mais non, papa, c’est pour le catéchisme. Lis, papa ». « Bon, je lis : Chers parents, nous vous invitons à nos soirées thématiques. Cette semaine, ‘ Jésus marche sur l’eau ‘. La semaine prochaine, ‘ A la recherche de Jésus ‘. Je n’irai pas, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Je ne sais pas nager, gamin ».

04/05/2008

Cherche la fête des mères (3)

« Bonjour maman. Quelle suuu. Heuuu, comment vas-tu ? ». « Comme tu vois, taxi et ascenseur ». « Et, heuuu, le taxi t’attend ? ». « Dis, idiot, sais-tu à combien revient une tasse de café si on la boit pendant que le compteur tourne dans un taxi ? ». « Avec lait et sucre ou noir ? ». « Idiot. Et dire que c’est moi qui ai mis ça au monde. Jésus, Marie, Joseph. On dit que c’est le spermatozoïde le plus rapide qui l’emporte. J’ai du ovuler quand le dernier passait. Tu es peut-être le fils de la voiture-balai ». « Ah bon, papa c’est pas papa ? ». « Si, idiot. Quoique, à voir comment tu es coiffé, une certaine parenté avec un balai n’est pas à exclure ». « Heuuu, tu veux dire quoi, maman ? ». « Vas te peigner ». « Oui, maman ». « Alors, t’as fini ou tu fais du lèche-vitrine narcissique devant ton miroir ». « Heuuu, je ne retrouve pas le peigne, maman ». « Jésus, Marie, Joseph, et tous les saints du paradis, venez-moi en aide pour rester calme ». « Je t’ai entendu dire tes prières, maman, tu veux la carpette de la salle de bain pour faire ta gymnastique ? ». « Idiot. Où est le café ? ». « Quel café, maman ? ». « Je ne repartirai pas d’ici sans avoir bu une tasse de café, compris ». « Oui, maman ».

14/09/2006

Cherche des chansons (2)

Je dois aller à un mariage. Avec karaoké. Tu chantes, tu manges. Tu chantes pas, tu manges pas. C'est du chantage, non. Je manque d'inspiration. Dans sa maison, un grand cerf, regardais par la fenêtre, un lapin veniralui et criérainsi : cerf, cerf, ouvre moi. Ouvre-moi la porte, pour l'amour de dieu. Non, non et non, si j'y vais, à ce mariage, c'est pour manger des zakovskis. Plein de zakovskis. Riquita, jolie fleur de Javaaa, donnes nous, donnes nous des baisers. Non, on va croire que je drague. Ne me quitte pas, il faut oublier, tout peut s'oublier, qui s'enfuit déjà, oublier le temps, des malentendus, et le temps perdu. Triste, c'est à chier, ce truc. Je n'aurai pas à manger. J'ai bien mangé, j'ai bien bu, j'ai la peau du ventre bien tendu, merci, petit, jésuuus. Ah, ça, c'est mieux. Surtout avant de manger. C'est comme un rappel : "tous à table".  Je cherche la partition de J'ai bien mangé, j'ai bien bu.