01/06/2009

Cherche un menu à deux plats

« Papa, aujourd’hui c’est le jour de la tarte aux pommes. C’est chouette, non ? ». « Gamin, depuis quand crois-tu que c’est toi qui vas composer le menu ici ? Aujourd’hui on mange italien. En entrée, l’antipasti, c’est raviolis nature, et, en plat principal, raviolis à la sauce. Comme je n’ai que des boîtes de raviolis en sauce je vais en laver quelques uns pour préparer l’entrée. Gamin, j’espère que tu accepteras que nous n’ayons qu’une seule assiette pour tout le repas. Ils l’ont dit à la télévision : il faut économiser l’eau. C’est pour ça que, sur le balcon, j’aurais préféré planter un platane parce que c’est plein d’oiseaux, mais je me contente d’un bonzaï en pot. Pour les toilettes et pour la vaisselle c’est la même chose, il faut économiser l’eau et, pour la vaisselle, en plus, il faut économiser les gestes inutiles. C’est grâce aux économies que je peux t’offrir des vacances de deux fois un demi-jour à la plaine de jeux. Je résume : gamin, aujourd’hui journée italienne, deux plats, une assiette ». « Papa, tu peux supprimer l’entrée, je n’aurai pas fort faim car je dois garder une place dans mon estomac pour la tarte aux pommes. Papy et Mamy me l’ont dit ». « Pourquoi t’ont-ils dit ça, ces vieux schnocks, gamin ? ». « Parce que, papa, normalement, après les raviolis et avant ta sieste, il est prévu que tu me conduises chez eux ». « Gamin, tu veux faire la révolution ? Non seulement tu décides de mon repas mais tu veux gérer mon emploi du temps ! ». « Papa, si tu es sage maintenant, quand tu seras à l’hospice j’irai te porter des bonbons qui ne collent pas à ton dentier ». « Heuuu ».

31/08/2008

Bonjour les aoûtiens

Coucou, vous voilà revenou. Chez nous. Bijou, caillou, chou, genou, joujou. A propos, quel joujou avez-vous rapporté ? Un bijou, un caillou, un mal au genou, un nouveau chou avec une grosse biloute ? Ici, Beldjioum tou points et rien que des femmes à Pékin, tout va bien, pas eu besoin d’arroser les jardins, mais l’année prochaine, dans certaines régions de Wallonie il ne faudra plus mettre que des choux chinois décoratifs dans le potager sous peine de devenir fluorescent. Toujours à Pékin, Philippe s’est fait mal au cul en s’asseyant dans le stade. Vous avez raté l’ouverture des jeux ! Il paraît qu’il y avait des séquences préenregistrées. Je parie que c’était le cas avec Philippe qui, en fait, assistait en invité à un match du Standard et qui pensait : « Mais qu’on leur donne deux ballons à ces p’tits cons en culotte courte et qu’on en finisse. J’ai envie de faire sixième enfant, moi. Il n’y a que lorsque  je fais un enfant que je peux baiser et ici c’est moi qui est baisé ».  Laurent, lui, s’est recyclé mais on ne sait pas dans quoi. On ne l’a pas vu aller donner la papatte dans les chenils de vos chiens largués par la fenêtre sur une route de campagne. De mauvaises langues disent que Bébert s’adonne au trampoline sur le parquet et que ça marche. Fafa ne se cogne plus la tête aux plafonds, même pas dans les caves. Panne à La Panne. Il y a eu une manif d’indigènes voulant bouter les francophones hors de leur territoire. Bonne nouvelle : le prix des appartements à la côte belge est en chute libre. Mauvaise nouvelle, si vous en acheter un vous ne saurez plus le revendre. Les fraises sont moins bonnes qu’en juillet. Le prix des limaces a aussi diminué. C’est ce qui pousse le mieux en ce moment dans les jardins. C’est la guerre des supermarchés, points bonus, le troisième gratuit, des coupons à détacher, cinq pourcent sur un article de moins de cinq euros si tu achètes pour 180 euros. Pleurez tant que vous voulez, en septembre les gros prix reviennent. Vous n’avez rien à faire, pas de cahier à recouvrir, pas d’article scolaire à aller acheter, pas de tournée des chenils à faire pour essayer de retrouver votre chien,  pas de congélateur à nettoyer parce que vous l’aviez débranché en partant, pas d’annonce à mettre parce que durant vos vacances votre chatte n’a pas eu sept petits ? Dans ce cas, détendez-vous en tapant « vacances d’été » dans les mots-clef (tags). Un dernier mot : qu’on était bien sur les routes aux entrées des villes quand vous n’étiez pas là.