02/07/2009

Cherche les vacances (conseils)

Voici quelques conseils pour des vacances réussies :

1.       Achetez votre lait en bouteille d’un demi-litre avec un gros bouchon à visser.

2.       Ne donnez surtout pas le bouchon à des œuvres qui les récoltent.

3.       Soyez attentifs à vos enfants quand l’auto est à l’arrêt dans une file.

4.       Pour les hommes : ménagez votre prostate, vous n’en avez qu’une.

5.       Souriez quand les gens de la voiture d’à côté, à l’arrêt, vous regardent.

6.       Cherchez-moi dans la file de voitures à l’arrêt depuis deux heures sur la route des vacances, bloquées par un chargement qui a perdu son camion, j’ai LA solution pour le prix modique d’une bouteille de lait.

Venons-en à la réalité : c’est en voiture, à l’arrêt depuis deux heures sur l’autoroute, que le besoin de pisser se fait le plus pressant. Si vous avez suivi mes conseils, vous prenez la bouteille vide d’un demi-litre de lait avec un gros bouchon et un gros goulot pour pouvoir y introduire votre engin (pour les dames, prévoyez un entonnoir), vous souriez aux gens de la voiture d’à côté, vous vous soulagez sans être poursuivi pour exhibitionnisme, vous remettez le bouchon sur la bouteille à condition de ne pas avoir donné le bouchon à des œuvres et hop, vous attendez que la circulation redémarre dans la joie, le soulagement et la bonne humeur. Si vous n’avez pas suivi mes conseils, sachez que je passerai mes vacances en voiture, dans les bouchons, avec, dans le coffre, deux mille six cent dix-huit bouteilles de lait d’un demi-litre, vides, en plastique, avec bouchon à visser, pour vous les confier au prix modique d’une bouteille de lait remplie de lait. A noter que j’ai pensé aux familles nombreuses (et pas aux fameuses nombrilles comme dit le gamin) : j’emporte avec moi six cent douze bouteilles de lait vides d’un litre, avec un goulot et un bouchon à visser. L’année prochaine je circulerai dans les bouchons avec des jerrycans pour les autocars.

30/10/2008

Cherche la mort avec des frites

C’est la Toussaint. Des fleurs partout. Aux caisses des supermarchés, dans les pépinières, au marché, chez les libraires, le long des routes avec les mêmes jeunes enfants refroidis qu’à l’époque des fraises ou du muguet. C’est mortel toutes ces fleurs, identiques à part la couleur. Chrysanthèmes, bruyères et, nouveauté, le chou chinois. Le chou chinois envahit nos cimetières. Deux euros quarante-neuf et hop, la corvée cimetière est terminée. « Maman sera contente, tu ne trouves pas ». « Du moment qu’elle ferme sa gueule, c’est bien ». « Que dis-tu mon amour ? ». Et si on fêtait nos chers défunts avec des frites, hein ? Une baraque à frites devant chaque entrée de cimetière. Musique : accordéon musette, pour rendre hommage à nos chers disparus. Dans la joie, dans la dignité, pas dans le commerce.

27/11/2006

Cherche à être agréable

"Madame, ça va ?". "Qui êtes-vous ?". "Je suis votre voisin de palier et, en passant devant la porte, j'ai entendu des rugissements". "Tout va bien, allez, ouste". "Mais j'en entend encore, c'est horrible, voulez-vous que j'appelle les pompiers". "Rentrez chez vous, je n'ai besoin de rien". "J'insiste, madame, il y a des rugissements dans votre appartement". "Fichez le camp, et vite". "Vous êtes prise en otage ? Voulez-vous que j'aille chercher un canif ?". "Fichez-moi la paix, ça ne vous est jamais arrivé d'être constipé, non". "Aaah, ah, ah, les cris horribles, c'est vous, aaah". "Rentrez chez vous, je veux être seule, chez moi, sans écoute téléphonique ou autre". "Mais je ne suis pas au téléphone, j'ai l'oreille collée sur votre porte de palier. Ah, je viens d'entendre ploc, puis plouf, ça va mieux ?". "Partez". "C'est pas votre montre, hein". "Monsieur, disparaissez, vous me faites chier". "Aaah, c'est grâce à moi, alors, oh, ma joie de vous être agréable". Difficile, hein, d'être agréable avec les gens, surtout avec les voisines de palier constipées.