19/07/2009

Appel aux vieux

Maman m’a téléphoné et ça s’est mal passé, comme d’habitude. Ce qui m’inquiète c’est qu’elle m’a dit qu’elle ne pouvait pas venir chercher son cadeau de fête des mères (hé, en juillet, ho, il y a longtemps que j’ai bouffé les pralines que je lui destinais si elle venait me donner mes étrennes pour la nouvelle année, non mais) parce qu’elle avait les pieds gonflés. Maman a les pieds gonflés. C’est nouveau, ça, des pieds qui gonflent ! Je ne connais pas ce phénomène mais j’en ai peur parce que si ses pieds gonflent comme des ballons elle va s’envoler, disparaître entre Mars et Vénus et je n’aurai jamais l’héritage puisqu’on ne retrouvera pas le corps. Je fais appel aux vieux et aux vieilles qui savent manipuler internet et qui ont les pieds qui gonflent  pour savoir comment ça se passe. Marchent-ils au plafond ? Doivent-ils vivre les fenêtres fermées pour ne pas être emportés par un pet qui les propulseraient à l’extérieur ? Par où font-ils entrer leur nourriture vu qu’ils ont la tête en bas ? Que se passe-t-il quand ils ont la coulante ? Comment tiennent-ils leurs cornets de frites sauce andalouse ?  Maman a les pieds qui gonflent ! C’est gonflé, ça. D’avance merci pour vos explications.

01/08/2008

Au revoir

Au revoir les aoûtiens, bonjour les juilletistes. Voici quelques nouvelles du pays pour ceux qui nous ont quittés en juillet. L’Alsace n’est plus le pays des grues. Maintenant c’est Bruxelles. Ironie du sort, les occupants des grues n’ont pas de papier. Comme ils ne mangent pas, hein, vous m’avez compris, ils n’ont pas besoin de papier. D’après la presse, de nombreux touristes repartent vers leurs contrées avec des photos. Dommage pour l’économie du pays. Pendant que les touristes font leurs photos ils n’achètent pas de chocolat belge.  Dommage aussi pour les visites de l’Atomium. Mais Bruxelles va peut-être entrer dans le Guiness Book pour le nombre d’habitant par grue. Et pour le nombre de grutiers en chômage technique. Vous avez bien fait de partir en juillet. Vous avez évité de voir les eaux envahir votre maison. La boue aura eu le temps de sécher et sera plus facile à enlever par plaques. Attention, pour remplacer l’électro ménager, il faudra attendre décembre pour les prochaines soldes. Vous avez raté le 21 juillet. On a vu Bébert secouer sa belle-sœur pour l’aider à gravir en équerre les marches de la cathédrale. Claire était habillée en grille de sudoku. Profitez de votre retour pendant les vacances des ministres. Apprenez le flamand. C’est bourré de flamands dans les Ardennes. Les wallons sont à la vlaamse kust (côte belge située en flandres). Pour le reste rien n’a changé. Les conducteurs fantômes roulent toujours du même côté, on a découvert un ossuaire gallo-romain à Tournai mais c’est un faux car les restes humains n’ont que 15 ans d’âge, les chargements continuent de perdre leur camion dès que le conducteur a eu le coude trop léger, on attend impatiemment le prochain scandale à Charleroi. Certains prédisent qu’on va enfin voir Elio nu. C’est-à-dire sans sa moumoute. Toutes les banques donnent du 4 pourcent mais ne veulent pas donner aux épargnants ce qu’elles ont donné aux actionnaires pendant la disette. Les raviolis en boîte sont à 3 pour 2 chez Carrefour. N’y allez pas pendant trois jours. Je dois d’abord constituer mon stock et, pour cela, continuer à vider ma cave. D’avance merci.

03/07/2008

Cherche l'idée du jeudi

« Gamin, ne me dis rien, je parie que tu es encore en vacances le trois juillet, non ? ». « Oui, papa, tout le mois de juillet. Et aussi le mois d’août ». « Ah bon. Et pendant combien d’années ? ». « Ce sont les grandes vacances, papa ». « Et à Pâques, c’était quoi, hein ? Un week end, prolongé de douze jours ? Résumons. Gamin, tu es toujours en vacances ? ». « Oui, papa ». « Chez moi ? ». « Oui, papa ». « Tu as des devoirs de vacances à faire ? ». « Non, papa ». « Tu as donné à manger à Kiki et Pipette, les hamsters ? ». « Oui, papa ». « Tu as changé l’eau de Maurice le poisson rouge ? ». « Oui, papa ». « Tu t’es brossé les dents ce matin ? ». « Oui, papa ». « Je suppose que ce n’est pas toi qui vas changer la graisse à frite de la friteuse ». « Non, papa ». « Ni repasser six mois de cols de chemise ». « Non, papa ». « Ni ouvrir tous les raviolis pour faire de la bolognaise avec l’intérieur, hein, histoire de varier les menus ». « Non, papa ». « Ni tondre la pelouse sur le balcon ». « Quelle pelouse, papa ? ». « Laisse tomber, gamin. Je voulais savoir si tu m’écoutais ».

01/07/2008

Cherche le pourquoi des vacances

« Allez, gamin, debout ». « Oh, j’ai envie de dormir encore un peu, papa ». « Rien du tout. Tu n’as qu’à faire comme moi, tu dormiras à l’école ». « Y a pas école, papa ». « Quoi ! Encore ! Les institutrices se tapent un mini-trip pédagogique ? Maria Arena prend sa douche ? C’est l’Humérus Claudius qui a frappé ? ». « On est en juillet, papa ». « M’en fiche. Ils n’ont qu’à remplacer les vieux bancs scolaires par des bancs solaires et tu les verrais, les institutrices, faire du string et du tong ». « Papa, en juillet, je suis en vacances ». « Mais non, gamin. Tu n’es pas en vacances puisque tu es là. Est-ce que je suis en vacances, moi ? ». « Toi aussi tu es là, papa ». « Gamin, c’est différent parce que moi, je suis en congé. Et si je suis en congé c’est parce que j’ai demandé d’avoir congé. Et si j’ai demandé d’avoir congé c’est parce que, je ne sais plus mais je sais que je l’ai noté dans l’agenda à la date d’aujourd’hui. Voyons voir. Demander congé, gamin en vacances. Heuuu ».