08/09/2008

Cherche à avoir la paix

« Bonjour, madame, c’est bien vous la dame de l’accueil du supermarché ? ». « Quel est le problème, monsieur ? ». « Vous pouvez me gardez ça en dépôt pendant que je fais les courses ? ». « Quoi, ça ? ». « Ben, heuuu, ça ». « Mais, monsieur, ce n’est pas une garderie ici ». « Je sais. Et ça, ce n’est pas un enfant. C’est maman ». « Mais elle encore très bien, votre maman ». Maman : « Il y a un mot de trop dans ce qu’a dit la dame ». « Maman, tais toi si tu veux qu’on te garde ». Maman : « Elle a dit encore très bien. Le ‘encore’ est en trop ». La dame de l’accueil : « Monsieur, ce n’est pas une sale d’attente, ici ». « Dites, votre panneau ‘Que pouvons-nous faire de plus pour vous aujourd’hui ?’  c’est de la décoration ou de la publicité mensongère ? Vous pouvez garder maman. Sinon, je reprends mes billes et je m’en vais, l’âme vide et le cœur lourd, lourd, lourd, la nuit tu m’apparais fugace, je tends tes bras pour te saisir, mais tu prends zun malin plaisir, à te jouer de mes avances, la nuit, dzoum dzoum, je deviens fou hou hou, je deviens fou ». « Lâchez ce micro, monsieur, c’est pour les enfants disparus ». « Hé, hé, ça tombe bien, je vous laisse maman et je vais disparaître ».