25/05/2009

Cherche à louanger le Roi

« Papa, c’est vrai que les facteurs suivent des cours par correspondance ? C’est le papa de Cédric qui le dit ». « Et oui, gamin, ça ne fait pas un pli, cachet de la Poste faisant foi ». « Mais, ils sont timbrés, alors, les facteurs, papa ? ». « Il ya pire, gamin. Bébert, le bon Bébert, notre roi qu’on voit en portrait sur les timbres, on lui lèche le cul, on le retourne et paf, en plein dans la gueule, pour que le timbre colle. Moi je n’ose pas, par respect. C’est pourquoi j’attache le timbre avec un trombone. La machine à timbrer tape sur le trombone, n’atteint pas le timbre et hop, mon correspondant reçoit ma lettre, un trombone et un timbre tout neuf ». « Mais, papa, c’est de la fraude ». « Non, gamin. C’est le respect. Je l’appelle Bébert parce que, lorsqu’il a du succéder à Baudouin, son frère adoré de tous, le palais lui a dit : ‘Majesté, il va falloir remplacer tous les sièges du palais marqués du B de Baudouin et faire broder la A de Albert’ et Albert a répondu : ‘Pas de dépenses inutiles, je signerai Bébert’. On me l’a dit au bureau, donc c’est vrai ».  (voor de nederlanstalige, Albert heeft gezegd : k’zal Beertje tekenen). Alors j’invite tous les belges à attacher leurs timbres à l’effigie du Roi avec un trombone. Vous ferez ainsi un cadeau à la planète : moins de papier, moins de colle, moins de salive, et les trombones sont recyclables de timbre en timbre.

22/11/2008

Cherche les jouets

« Allo, maman ? ». « Quoi, tu oses me téléphoner alors qu’hier tu m’a claqué la porte au nez ». « Maman, calme toi, je n’aurais pas su claquer la porte vu que je ne l’ai pas ouverte ». « Donc c’était bien toi qui faisais le pitre dans l’interphone. Je te hais, je te déteste, me faire ça devant Lucienne qui a du faire pipi dans le caniveau. Personne ne la voyait derrière le gros cul de ta Berlingo jusqu’à ce qu’elle se mette à chanter une tyrolienne. Elle est complètement folle, celle-là. Tu aurais du être son fils ». « Allo, maman ». « Quoi encore, allo maman ? Si je te parle c’est que je suis au bout du fil, andouille. Et ne me dit pas c’est une palissade comme tu l’as écrit l’autre jour sur ton blog. Pourquoi ? J’ai une seule question : pourquoi. Pourquoi téléphones-tu aujourd’hui alors que tu faisais maison close hier ? ». « C’est à cause du calendrier, maman ». « Ah. Il est tombé du mur et tu cherches quelqu’un pour l’y remettre, c’est ça ? ». « Mais non, maman, il est très bien par terre. C’est à cause de la date ». « On est le 22. T’as eu une contravention ? ». « Non. Pourquoi, maman ? ». « 22, les flics, contravention. Mais qu’il est con, mais qu’il est con, mais qu’il est con ». « J’ai peur que les postiers fassent grève, maman ». « Ben, v’là aut’chose, à c’t’heure. Mon fils est timbré. Tu espères m’envoyer une lettre anonyme ? ». « Non, maman. Je dois écrire une lettre à Saint Nicolas pour qu’il passe pour moi chez toi mais j’ai besoin de ton accord pour son contenu. J’ai découpé des photos de jouets dans des catalogues et je les colle sur des pages. J’en ai déjà six. Recto-verso. C’est combien, ton budget ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.