17/06/2010

L'énigme des chiffres

« Gamin, houhou, viens ici, sors tes doigts de ton nez, termine ta boulette, expédie la par le balcon et viens t’asseoir ». « Où, papa, tous les tabourets sont occupés ». « Mets la vaisselle sale dans l’évier, gamin et viens t’asseoir ». « Papa, il y a des slips à toi qui flottent dans l’évier ». « Gamin, ne t’occupe pas de ma lingerie intime, je suis de sortie ce weekend et il faut que je sois près ». « Tu aurais pu les laver avec du savon à la lavande, hein, papa. Tu vas puer le citron. Tu les as mis tremper dans du truc à vaisselle ». « Gamin, je n’avais que le détergent pour la vaisselle sous la main, compris ». « Oui, papa. A propos, c’est quoi la connerie du jour ? ». « C’est une énigme, gamin. Quel est le chiffre commun à 2, 7, 0, 5, 8 et 9 ? ». « Facile, papa, il suffit de ». « Stooop, gamin, laisse les potes des blogs réfléchir jusqu’à demain ». « Oui, papa ». 

14/02/2010

Cherche la culotte de cheval (jour 2)

« Heuuu ». « Oui, monsieur ». « Heuuu, vous, vous êtes la, la réassortisseuse du rayon ? » ? « Oui, monsieur, la lingerie féminine c’est mon rayon ». « Ha. Je vais vous parlez tout bas parce que c’est très intime. Avez-vous une culotte de cheval ? ». « Goujat, voyeur, exhibitionniste, salaud. Oui, monsieur, j’ai une culotte de cheval, et même la peau d’orange, ça se voit, non, que j’ai un gros cul à cause du stockage d’eau et de graisse sous la peau de mes fesses. Pourquoi me posez-vous cette question dégueulasse ? ». « Heuuu, disons que je connais un gamin et je voudrais lui montrer une culotte de cheval ». « Pédophile, en plus. J’alerte la sécurité ». « Non, non, non, madame, je ne voulais pas rentrer dans votre corps, je veux dire dans votre corpulence. En fait, j’ai déjà vu des chienchiens ridicules avec une petite culotte de chien mais je n’y connais rien en chevaux ». « Dites, monsieur, on n’est pas à Vincennes, ici ». « Heuuu, qu’y a-t-il à Vincennes, madame ? ». « Un hippodrome ». « Ha ! Et, heuuu, c’est loin, Vincennes ? Parce que, voyez-vous, hier j’ai promis à quelqu’un de lui ramener une culotte de cheval ». « En tout cas, monsieur, vous n’aurez pas la mienne. Au revoir ». « Heuuu ».

27/08/2009

Cherche à attraper un lapin

 Un lapin, c'est bon. Surtout avec des pruneaux d'Agen. Un lapin de Garenne avec des pruneaux d'Agen. Et des oignons de Mulhouse. Et de la moutarde de Dijon. Et du sporting d'Anderlecht. Et du basilic de Koekelberg. Mais, comment attraper un lapin ? On m'a dit : lapin, ça linge. Je n'y connais rien en lingerie, je n'ai que des slips, taille M comme Mâle. Les S me serrent à la taille, je dois en mettre deux, un à chaque jambe, ce qui n'est pas économique pour les lessives. Avec les XXL, je pourrais faire un parachute. Donc j'ai des slips M. Mais où donc est le lapin dans cette histoire de slips ? Je ne me vois dire à une rencontre, blonde avec du monde au balcon : "Je vais te montrer ma queue de lapin". Une trompe d'éléphant, oui, mais pas une queue de lapin. Je n'ai pas de trompe d'éléphant. Ni une queue de lapin. Mais j'ai vu un lapin. Dans des bruyères chez un voisin. J'ai les oignons de Mulhouse, la moutarde de Dijon, du basilic de chez Carrefour et un autocollant du sporting d'Anderlecht sur le frigo. Aidez-moi à l'attraper. D'avance merci.

072

19/08/2009

Coeur d'artichaut

Le gamin a réalisé une d'oeuvre d'art : un coeur d'artichaut. Un vrai, un mûr, un de Bretagne où le beurre est salé d'origine parce que les vaches broutent de l'herbe arrosée par les embruns. La première fois que je suis allé en Bretagne je n'ai rien compris. J'avais compris que le beurre était salé à cause des gens bruns. Faut les chercher, en Bretagne, les gens bruns. Ou alors ce sont des immigrés clandestins qui vendent des pittas ou des durums en faisant croire que ce sont des crêpes normandes. Avec un merguez à l'intérieur. Ou des raclures de vieux mouton. Moi, j'adore, mais pas en Bretagne. Donc, pour épater le gamin, j'ai acheté une revue féminine avec des recettes pour débutantes. Epoustouflé, j'ai été époustouflé par le nombre de publicités pour de la lingerie. Or, si c'est de la lingerie, ce sont des sous-vêtements et, par définition un sous-vêtement est sous le vêtement et donc ne se voit pas. La page des recettes commençait par A comme artichaut. Seul matériel indispensable : un flacon de vinaigrette, une casserole et de l'eau. Pour moi, le seul investissement a été l'achat d'un flacon de vinaigrette. Et les artichauts. Deux. Un pour le gamin et un pour moi. Dans la recette c'était écrit : quand c'est cuit, laissez refroidir, trempez, sucez. Heuuu. Heureusement que le gamin m'a montré parce qu'il en avait déjà mangé chez ses grands-parents maternels. C'est bon la Bretagne, même avec de la vinaigrette polonaise de chez Aldi. Après, le gamin a réalisé un coeur d'artichaut. Quel fils de génie, mon gamin. Voyez et admirez :  

041

11/01/2009

Cherche à revendre

Pendant les soldes, je craque. Surtout en lingerie féminine. Si je ne mets pas de nichoir au cinquième jamais je n’aurai d’oiseau dans la cuisine. Il faut agir pour avoir. C’est comme pour l’ascenseur : il ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Hé, je m’étonne moi-même de la profondeur de cette philosophie. Il faut que je retienne ça. L’ascenseur ne viendra pas te chercher si tu ne pousses pas sur le bouton. Tant pis pour ceux qui habitent dans un bungalow au raz des pâquerettes et qui ne peuvent pas comprendre. Moi je chasse comme on chasse le crabe : une corde, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard, un nœud, un bout de lard. Quand la corde bouge, hop, on remonte le crabe. Je chasse les femelles à la corde : une petite culotte, un soutien, une petite culotte, un soutien et je laisse pendre la corde depuis le cinquième étage. Bizarre, je n’attrape que des mâles. Que je rejette à la mer, non mais. Succombant à ma passion de la chasse, j’ai de quoi réaliser une corde de huit cent mètres. Beaucoup trop pour cinq étages. Je vends le surplus de production à prix coûtant. Faire offre.

09/01/2009

Cherche les soldes

« Chers clients, ce sont les soldes, tout doit disparaître, même les caissières, sauf celle de la caisse huit qui est ma préférée et que je garde pour moi ». « C’est quoi ce bordel ? ». « Monsieur le directeur, le micro de l’accueil a disparu ». « Chers clients, profitez des soldes. Le pain d’un kilo ne fait plus que huit cents grammes, pour le même prix ». « Retrouvez-moi ce micro tout de suite, c’est un ordre ». « Oui, monsieur le directeur ». « Chers clients, nous vous signalons que la machine à couper les pains en tranches est hors d’usage depuis que j’ai essayé d’y faire des rondelles avec le boudin de noël en solde. C’est à cause des raisins. C’est un carnage. C’est horrible. Ames sensibles s’abstenir ». « Trouvez-le, nom de tnûûût (censuré) ». « Chers clients, c’est le moment de sortir, toutes les caissières sont devant la machine à couper le boudin aux raisins. Elles vivent leurs phantasmes profonds. Je vais quitter la lingerie en solde et vous rejoindre à l’extérieur. Bye bye, arrivée d’erchi, auf videur zéne ».

14/02/2008

Cherche la bonne saint Valentin

« Papa ». « Gamin, je suis occupé ». « Tu fais quoi, papa ? ». « J’écris, gamin ». « Tu écris à qui, papa ? ». « J’écris sur mon blog, gamin ». « Tu écris quoi, papa ». « J’écris bonne fête, gamin ». « Tu écris bonne fête à qui, papa ? ». « A ceux qui fêtent la saint Valentin, gamin ». C’est qui, papa, ceux qui fêtent la saint Valentin ? ». « Beaucoup de monde, gamin ». « Oui mais c’est qui, papa ? ». « Ben, heuuu, les marchands de fleurs, les vendeurs de bijoux en toc, les tenanciers de friteries et de restaurants à bougie, les fabricants de parfum, les gérants de magasins de lingerie. Tu vois, gamin, c’est leur fête ». « Et tu leur dit quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, j’écris Bonne fête à vous, marchands de fleurs, vendeurs de bijoux en toc, tenanciers de friteries et de restaurants à bougie, fabricants de parfum, gérants de magasins de lingerie ». « Et ça te sert à quoi, papa ? ». « Ben, heuuu, ça me défoule, gamin ».