27/08/2010

L'excursion de Robert

Aujourd’hui Robert a fait une excursion à l’hôpital de Jolimont à la Louvière, en autocar jaune et deux guides touristiques. Accueil sympathique. « Vous êtes déjà venu ici, monsieur ? ». « Trois fois, madame ». « Vous avez été opéré de quoi ? ». « Non, non, les trois fois que je suis venu ici c’est parce que c’est ici que ma fille a accouché ». Sacré Robert ! 

03/08/2010

Jeanne et Gisèle

Un ami et collègue, Robert, a du se faire hospitaliser pour une affaire de tuyauterie. Dans une polyclinique. « Chouette » m’a-t-il dit «Une clinique polie ça me changera de mon quartier où pétaradent des adolescents attardés sur leurs moustiques à deux roues. Enfin je quitte un milieu inhospitalier pour un milieu hospitalier ». Le pauvre, il n’y a pas plus inhospitalier qu’un milieu hospitalier. Robert, au guichet : « Bonjour, madame, je viens retirer mon lot. J’ai le billet 273 ». « Vos papiers ». « Permis de conduire ? Carte grise ? ». « Monsieur, une fois dans votre chambre, vous laisserez votre humour au vestiaire ». « Oui, madame. Mais quel papier ? Je pensais que le papier cul était fourni ». « Gisèle, veux-tu t’occuper de monsieur, je vais prendre un calmant ». « Oui, Jeanne ». « Et bien, mademoiselle Gisèle, si Jeanne Calmant avait été aussi nerveuse elle ne serait jamais devenue centenaire ». « Chambre 203, vous prenez à gauche une fois, vous prenez à gauche deux fois et ». « Trois fois, adjugé ». Quelle femme énergique, cette Gisèle !

31/05/2010

Cherche la suite du bulletin

« Papa, tu as oublié de signer mon bulletin ». « Mais non, gamin. Hier j’ai tout lu et j’ai signé ». « Papa, il fallait signer en dessous de la page suivante sur laquelle il y a aussi une remarque, celle du directeur. J’ai essayé de marchander en disant que quand c’est signé c’est signé mais madame est devenue toute rouge de colère ». « Tu as bien fait, gamin, ces derniers temps je la trouve pâlotte. Montre-moi ça. Connaît un étrange décalage horaire comme si son horloge biologique interne était réglée sur l’hémisphère sud. Heuuu, ça veut dire quoi, gamin ». « Alors, papa, tu signes ? ». « Gamin, chaque fois que j’ai signé un bon de commande sans voir la marchandise j’ai été roulé ». « Alors, papa, tu signes ? ». « En fait, d’abord, je dis non puisque je sais que le bidule proposé ne me sera pas utile ». « Alors, papa, tu signes ? ». « C’est de la faute des vendeurs : ils insistent ». « Alors, papa, tu signes ? ». « A la cinquième fois je craque ». « Alors, papa, tu signes ? ». « Voila, gamin, c’et signé. A propos, ça voulait dire quoi la remarque ? ». « Que je dors en classe, papa ». « Heuuu ».

13/01/2010

Cherche les bonnes choses

« C’est toi, gamin ? ». « Non, papa, c’est le gros méchant loup qui revient de l’école pour te manger parce que tu as passé ta matinée sur ton ordi plutôt que de préparer de bonnes grosses galettes au beurre. Et je parie que tu n’a pas été pisser de toute la matinée. Tu es dans la même position que lorsque j’ai quitté le plafond paternel. Tu vas attraper la prostate ». « Gamin, on dit le toit paternel ». « Papa, tu sais bien qu’il n’y a pas de toit à l’immeuble. C’est une plate-forme avec un abri de jardin en béton pour ranger la grande roue et le moteur de l’ascenseur. Je dois tout t’apprendre. Et je ne vois pas d’épluchures de pommes de terre par terre alors je te demande de répondre à la question Caisse qu’on Mange ( voir http://www.caissequonfete.be ) ». « Ouvre une boite de raviolis, gamin ». « C’est votre dernier, mot, papa ? ». « A quoi joues-tu, gamin ? ». « Papa, à l’école, madame a dit que nous, les enfants, nous devons parfois secouer les vieux parce que, sans cela, ils sombrent dans des habitudes ». « Comment t’as dit, gamin ? ». « J’ai dit que le bateau coule et qu’il est temps que tu apprennes à nager, papa. Tu dois réapprendre les bonnes choses, comme il y en a sur http://www.caissequonfete.be ». « Alors, les raviolis sont prêts, gamin ? J’ai faim ». « La maman de Cédric a dit que je pouvais aller manger chez eux. A ce soir, papa ». « Heuuu ».

17/11/2009

Cherche à manger proprement

" Madame, madame ". " Oui, monsieur ". " Appelez-moi le chef ". " Dans le restaurant, monsieur, le chef c'est moi et je me fais un plaisir de servir personnellement mes clients ". " Vous, le chef ! Une femme chef ! Vous savez, je ne suis pas raciste, sauf envers les étrangers de Patchénou, mais une femme en cuisine, ça alors, dans un restaurant, on aura tout vu. Une femme, c'est une lessiveuse, une repasseuse, une su, pardon, je pense que ce n'est pas votre genre, mais pas un chef. Si, devant ses copines, pour raconter qu'elle a les couilles au cul pour engueuler son baiseur qui s'instruit en regardant le football à la télé ". " Monsieur, calmez-vous, parlez plus bas, asseyez-vous. Quel est le problème ? ". " Amenez-moi le martien, le petit bonhomme vert immigré de sa planète qui travaille dans votre cuisine ". " Quel bonhomme vert, monsieur ? ". " Celui qui a des pellicules et qui en a mis plein mon assiette ". " Où ça, monsieur ? ". " Là, là, là, là, là, partout je vous dis ". " Mais, monsieur, c'est du persil finement hâché ". " Du persil ! Ah ! Heuuu ". 

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13/10/2009

Cherche le beau surgelé

" Gamin, les papas sont là pour apprendre à leurs gamin, même si ceux-ci les font chier ". " Oui, papa, tu m'as déjà dit mille fois que toi tu pouvais dire faire chier et que je dois attendre ton âge pour pouvoir le dire aussi ". " Oui, gamin ". " Mais, papa, ça fait trois ans que tu me le dis et, à chaque année, il y a une bougie de plus sur ton gâteau. Si tu deviens centenaire je devrai attendre de le devenir aussi pour faire chier tout le monde ? ". " Oui, gamin ". " Mais, papa, ce que tu dis est aussi débile que le coiffeur qui avait fait peindre sur sa vitrine DEMAIN ON RASE GRATUITEMENT ". " Gamin, un papa doit instruire son gamin mais le gamin doit expliquer à son papa quand le papa ne comprend pas. C'est quoi cette histoire de coiffeur ? ". " Ben, papa, quand les clients venaient se faire raser gratuitement le coiffeur disait que c'était demain et, pour le prouver, il disait d'aller voir ce qui était écrit sur sa vitrine ". " Mais c'est de la publicité mensongère, ça, comme sur les plats préparés surgelés. Tu ouvres le paquet et, dedans, il n'y a pas les brins de ciboulettes qui sont sur la photo. Ni la vapeur qui s'échappe des petits pois carottes bien chauds. Ni la belle assiette. Ni la nappe. Ni le verre de vin bien rempli ". " Papa, tu devrais lire les emballages. C'est marqué suggestion de présentation ". " Ah, ça, gamin, pour être suggestif c'est suggestif. C'est tellement suggestif que je n'achète des surgelés que lorsque la photo est jolie ". " C'est du trompe l'oeil, papa ". " Oh, gamin, à propos de trompe l'oeil, regarde ce que j'ai photographié à Vesoul ". " Tu t'es encore fait avoir, hein, papa. Madame a voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul. Et l'accordéon. Et les flonflons ". " Ben, heuuu ".

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26/06/2009

Cherche à disculper le gamin

« Alors, gamin, as-tu reçu tes résultats scolaires ? ». « Oui, papa ». « Et alors ? ». « J’ai un échec en religion ». « En religion ! Mais je t’avais fait répéter : Jésus, Marie, Joseph, l’âne et le bœuf, les bergers et les moutons. Tu as eu un trou de mémoire ? ». « C’est à cause des autres, papa ». « Quels autres, gamin ? ». « Les rois mages, papa ». « Mais, gamin, je t’avais dit d’écrire leurs noms à l’intérieur de la ceinture de ton pantalon ». « Je l’ai fait, papa, même que ce n’était pas facile de relire les noms pendant que madame interrogeait ». « Explique-moi, gamin ». « Le premier, c’était Gaspard ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente de ma réponse. Le deuxième, j’ai lu Balthazar dans mon pantalon et j’ai dit Balthazar à madame ». « Et alors, gamin ? ». « Madame était contente. Pour le troisième j’ai lu dans mon pantalon et j’ai répondu Benetton. Madame n’a pas été contente ». « Gamin, j’irai dire à madame que j’ai eu une mauvaise idée ».  

24/05/2009

Cherche la fête des pères

« Papa, c’est bientôt la fête des pères. Tu veux quoi comme cadeau ? Madame, à l’école, demande des idées ». « Un pot de yaourt vide avec des confettis collés dessus, Grâce à ton institutrice j’ai commencé une collection de pots de yaourt. Quand tu auras quarante ans je m’achèterai une planche que je fixerai au mur pour exposer tous tes chefs-d’œuvre. Le musée du pot de yaourt à travers le temps. A York il y a le musée du jambon. A Agen c’est le musée du pruneau. A Garenne celui du lapin. A Compote celui du boudin. Ici, ce sera le musée du pot de yaourt ». « Papa, tu m’achèteras une casquette marquée Guide ». « Gamin, j’espère qu’à quarante ans tu feras autre chose que d’attendre des autocars de japonais  venus photographier un mètre cinquante de pots de yaourt, ça va coincer dans l’ascenseur pour les faire monter au cinquième étage ». « Je t’offre quoi, alors, papa ? ». « Du persil, du vrai, du vivant. Je n’en ai jamais vu mais ce n’est pas cher. Il parait que c’est bon pour la santé, pour avoir une biloute qui se lève devant les dames, que c’est plein de fer comme les chemins qui supportent les trains ». « Papa, je fais quoi avec le pot de yaourt que madame m’a confié pour ta fête ? ». « Heuuu ».

Lhistoire du plâtre est terminée. Retrouvez-la dans le colonne de droite à partie du 14 mai 2009. Bonne lecture.

20/05/2009

Cherche à éviter la fête

« Papa, j’ai raconté à l’école ce que tu m’as dit hier. Ils ont ri tellement bruyamment que le directeur est venu voir ce qui se passait parce qu’on dérangeait les autres classes. A la récré on a essayé de faire ce que tu as dit en faisant le bras cassé et en retirant nos pantalons et le directeur s’est fâché. Mais toi tu es devenu un héros ». « Pour ton institutrice aussi ? ». « Je sais pas, papa. Mes copains demandent que tu viennes mimer comment tu fais à une main dans les toilettes ». « Ah, gamin, ce sont des moments de grande solitude, surtout quand on s’aperçoit trop tard qu’il n’y a plus de papier ». « Tu viendras, papa ? On te donnera une chaise percée de l’école gardienne». « Non, gamin, non, pas à cul tout nul devant ton institutrice ». « Tu n’as qu’à garder ton slip, papa. Madame a dit que si c’était comique on te demanderas de le faire sur scène à la fête de l’école ». « Pourquoi pas à la starac tant que tu y es. Je chanterais ‘Viens, viens, ma brûûûne’ a capella. Et puis, j’espère bien que je n’aurai plus de plâtre le jour de la fête de l’école. Si c’est le cas, je demande qu’on me plafonne le reste et je fais don de mon corps au musée Grévin. Donc, c’est non ». « Et qu’est-ce que je vais dire à madame, papa ? ». « Tu n’as qu’à lui dire que j’ai dit que ce n’est pas par le derrière que nous ferons plus ample connaissance ».    

19/05/2009

Cherche à décrire ma siruation

« Papa, tu peux m’aider ? Pour l’école je dois écrire sur une grande difficulté qu’on peut rencontrer dans la vie ». « Heuuu, je ne sais pas, moi. Heuuu, arriver à pousser sur le bouton de l’ascenseur et puis sur le bouton de l’étage quand on a un sac de provisions dans chaque bras avec les verts de poireau qui dépassent et qui chatouillent le nez et qu’on ne sait pas si ce qui coule dans un sac sont des tomates écrasées ou des œufs cassés ? ». « Pas ça, papa. Madame a dit : une grande difficulté ». « Gamin, prends de quoi écrire, je tiens le sujet. Titre : Comment enfiler un pantalon quand on a un orteil bleu d’un côté et le bras dans le plâtre de l’autre ». « Papa, tu es sûr que c’est une grande difficulté ? ». « Une heure et demi pour y arriver, gamin, c’est une grande difficulté, je peux aller faire la démonstration devant ton institutrice. Ecris ». « Oui, papa ». « Petita : comprendre que vouloir le faire debout, c’est se casser la gueule une deuxième fois. Petibé : s’asseoir sur le bord du lit et enlever son pantalon de pyjama à une main. Peticé : se relever en prenant appui sur le pied qui ne fait pas mal, sinon, ouille, on retombe sur le lit, et ça parce qu’on a oublié de prendre son pantalon. Petidé : s’asseoir à nouveau mais pas sur le pantalon jeté sur le lit sinon on retourne une case en arrière. Petiheu :  glisser prudemment le pied endolori dans la bonne jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petiteffe : c’est là que ça se corse car un pantalon ce sont deux jambes et une partie commune, là où il y la braguette et la ceinture. Impossible de faire entrer l’autre jambe dans un pantalon remonté jusqu’au dessus. Donc redescendre, à une main, la jambe du pantalon sans qu’elle ne sorte de la jambe, la vraie, celle au pied à l’orteil bleu. Petigé : essayer de faire entrer l’autre jambe dans l’autre jambe du pantalon jusqu’à ce que le pied dépasse. Petihache : remonter le tout, à une main, une fois côté gauche, une fois côté droit, sinon ça coince ». « C’est long, papa ». « Attends, gamin, ce n’est pas fini. Jusqu’ici ça ne fait que trois quarts d’heure. Il faut recommencer toute la procédure parce que tu viens de t’apercevoir que tu as oublié de mettre ton slip ».

17/05/2009

Cherche à passer un bon dimanche

« Papa, c’est dimanche. Je peux aller sur le balcon jouer au golf miniature que les cloches m’ont apporté à Pâques ? ». « Gamin, je te répondrai quand tu auras rangé l’aspirateur et son tuyau ». « Pourquoi, papa ? Tu veux inviter ma madame de l’école ? ». « Gamin, tu lis dans les pensées, maintenant ? Si oui, dis-moi ce que tu vois dans mes yeux ». « Je vois la grosse paire de lolos de madame ». « Gamin, tu te trompes, c’est sur le frigo que j’ai mis des tas de nénettes aux gros nénés. Même que, lorsque j’ouvre le frigo, je ne sais plus ce que j’allais y chercher ». « Papa, tu devras t’en séparer si ma madame vient ». « Pourquoi viendrait-elle, ton institutrice, gamin ? ». « Elle nous a dit qu’il faut aider les pauvres d’esprit, les esseulés et les grabataires et que, avec ton bras dans le plâtre, tu étais un bon exemple parce que tu fais partie des trois catégories ». « Heuuu. Elle compte venir quand, ta madame, gamin ? ». « Je ne sais pas, papa, mais elle a dit que le vrai don c’est quand l’autre ne s’y attend pas ». « Gamin, range l’aspirateur, descend les assiettes et les casseroles qui sont dans l’évier à la cave, tire la chasse dans les toilettes et utilise ce que tu appelles le changement de vitesse pour brosser la cuvette, ramasse le paquet de pâtes qui s’est ouvert quand je l’ai sorti de l’armoire, fais un tas avec toutes les factures et mets le tout sous mon oreiller, change l’eau de Maurice le poisson rouge et la litière des hamsters, mets du savon de vaisselle dans les soucoupes des plantes pour parfumer l’appartement au citron. Pendant ce temps-là je vais me raser, m’extraire de mon pyjama pour enfiler une tenue décente et me mettre du spray à la lavande sous les aisselles. Gamin, si ta madame débarque à l’improviste dans son rôle de bonne sœur, il faut que tu sois digne de ton papa. Compris. Exécution ».

16/05/2009

Cherche l'institutrice du gamin

« Papa, on a parlé de toi à l’école ». « Gamin, je la connais. Un ardoisier est venu parler de son métier, c’est ça ? ». « Pourquoi tu dis ça, papa ? ». « Parce qu’un ardoisier parle de toit. Je le sais depuis mon service militaire. Je me suis fait avoir par des copains de chambrée. Alors, pour bien me faire voir de l’adjudant-chef, je lui ai dit – On a parlé de vous, chef. – Ah bon. Qui ça. – L’ardoisier, chef ». « Et alors, papa ? ». « J’ai été de corvée épluchage des patates pendant une semaine. Mais pourquoi a-t-on parlé de moi à l’école, gamin ? ». « Tu as été cité en exemple, papa ». « Ah, enfin, mes qualités sont reconnues par ton institutrice ». « En exemple à ne pas suivre, papa ». « Comment ça, gamin ? ». « A la question ‘Que fais votre papa ?’ j’ai dis que tu avais fait un vol plané en trébuchant sur le tuyau de l’aspirateur ». « Et alors, gamin, je me suis relevé, non ! C’est de l’héroïsme ». « Madame a dit que tu étais un bel exemple de malpropre qui laisse traîner ses affaires et qui s’en mord les doigts ». « Gamin, c’est quand la prochaine réunion de parents ? ».

13/02/2009

Cherche la signification du 14 février

« Allo ». « Heuuu, allo, bonjour madame ? ». « Alors, on se prépare ? ». « Heuuu, oui, je suppose. Je vais aller faire mes courses, c-à-d acheter du thon puisque le thon c’est du poisson et qu’on est vendredi et que Jésus, s’il était encastré entre un bœuf et un âne à sa naissance, a continué sa vie sous le signe du poisson qui se dit Pie Seize en romain. Le vendredi est donc le jour du poisson mais, vu que ce vendredi est un vendredi treize, je prendrai du thon en boîte, sans arêtes, parce que, me connaissant, si j’achète du thon, une darne de saumon ou du cœur de cabillaud frais un vendredi treize je vais revenir avec un stock de cure-dents qui ne sera pas fini quand je quitterai l’hospice les pieds devant ». « Je ne parle pas d’aujourd’hui, abruti, je parle de demain. Quel jour serons-nous demain ? ». « Facile, madame. Demain nous serons le quatorze, non ? ». « Oui mais, quelle est la spécificité du quatorze février ? ». « Facile, madame. Cette année le quatorze février est un samedi. C’est un jour spécial car c’est le jour du marché. Je serai prêt demain pour y aller. J’y vais quand le marché est fini, pour ramasser ce qui est par terre aux légumes et aux fleurs, surtout les fleurs séchées.  Je donne le tout à Kiki, sauf du chou. Kiki, c’est le hamster du gamin. Avec ça il pue moins de la gueule quand il pète ». « Je répète ma question, idiot : qu’a de spécial le quatorze février ». « Madame, vous m’avez appelé idiot, comme maman. Vous la connaissez ? ». « Fils d’imbécile, demain c’est la Saint Valentin. Y penses-tu ? ». « Horreur, je vous ai reconnu. Maman, c’est toi ? ». « Qui veux-tu qui pense à toi, idiot. Je te signale au passage que je ne suis pas encore une horreur ». « Heuuu, si, si, heuuu, non, non. Je voulais dire que les voix sont déformées avec mon téléphone ». « Tu es comme les chats, toi : on devrait leur couper les pattes avant de les jeter par la fenêtre. Quand est-ce que j’aurai une nouvelle belle-fille à enquiquiner ? ». « Maman, efface ce que tu as dit sur les chats, s’il te plait. Pense à mes amis qui aiment les animaux. Moi-même, si je n’ai que deux hamsters et un poisson rouge, c’est parce que j’habite au cinquième. Adieu, veaux, vaches, cochons, couvée. Ici, le marsupilami est en latex. Je ne me sers de sa queue pour me déboucher le nez et les oreilles. Me comprends-tu, maman ? ». « Demain, idiot, tu vas à la pèche, compris. Tu sors en boîte, comme on dit maintenant et tu m’en trouves une qui a un travail stable, pas trop jolie parce que tu vas te le faire piquer, qui se plante la queue du marsupilami et le reste où elle veut et qui a l’esprit de famille pour accepter qu’une belle-mère vienne habiter chez elle parce qu’elle se fait vieille. Compris ». « Heuuu ». « Je te sens dubitatif ». « Tu sais, maman, je ne me suis jamais rasé à cet endroit là. Mais je vais suivre ton conseil sur les boîtes. Deux boîtes, ce sera encore mieux ». « Demain soir : au rapport. J’attends son coup de fil qui m’invite chez toi ». « Oui, maman. Au revoir, maman. Le bonjour à ton amie Lucienne. Je te quitte parce que j’ai pipi caca et ça urge ».     

19/01/2009

Cherche à sortir

« Houhou, madame, houhou, monsieur ». … … … « Houhou, je vous entends, m’entendez-vous ? ». … … … « Houhou, houhou, bande d’ingrats, vous pourriez répondre, non ». … … … « Ici, Robinson Crusoé. Je suis sur le radeau de la méduse au milieu de la marée humaine. A l’aide ». … … … « Je vais compter jusque trois et, à trois, je lance un S.O.S. en jetant mes godasses par-dessus bord, compris ? Et ce sont des lourdes, hein, des chaussures d’hiver  ». … … … « Houhou, houhou, j’ai des bonbons. Des bonbons à la fraise. Qui veut un bonbon à la fraise ? ». « Maman, maman, j’ai entendu Père Noël qui donne des bonbons, ça venait de là ». « Viens, on sort d’ici, ma chérie ». « Restez, j’ai deux bonbons ». « N’insistez pas, monsieur, ça ne fait pas d’attirer des enfants dans une cabine d’essayage ». « Madame, il y a erreur, j’ai laissé tomber mon pantalon et quelqu’un l’a pris par en dessous de la cloison ». « Vous n’avez qu’à sortir en mettant celui que essayez ». « Pas possible, madame, j’ai flaché sur le décor du bermuda, des cocotiers, mais j’ai oublié de regarder la taille. C’est du garçonnet. Quand vous me verrez vous comprendrez ». « Mais je ne compte pas vous voir, monsieur. Que voulez-vous au juste ? ». « Les tissus d’ameublement sont à moins soixante-quinze pourcent, j’en voudrais six mètres cinquante pour me draper dedans ». « C’est bon pour une fois. Quelle couleur ? ». « Je m’en fiche, du moments qu’il n’est pas imprimé avec des cocotiers, ce n’est pas la saison ».

08/10/2008

Cherche le plan des toilettes

Zut, j’ai perdu le plan du Salon de l’Alimentation de Bruxelles sur lequel les double vé cé étaient indiqués. « Madame, madame ». « Voila, monsieur, un bol de bouillon de poule. C’est du naturel, même les colorants ». « Madame, madame ». « Vous en aurez un deuxième quand vous aurez bu le premier, monsieur ». « Madame, madame, je sens que ça vient ». « Montez sur le podium, monsieur. Mesdames, messieurs, voyez le bonheur de ce connaisseur en bouillon de poule. Parlez dans le micro, monsieur ».  « Toc, toc, toc, une, deux, ça marche, on m’entend. Où sont les toilettes, je répète, appel à toutes les unités, où sont les toilettes, ça urge ? ».     

19/09/2008

Cherche à occuper le week end

« Papa, c’est mon week-end chez toi. Quel est le programme pour demain et après-demain ? ». « Gamin, nous commencerons par attendre le lever du soleil, hein. Demain, c’est vers 10 h 15 ». « Pas possible, papa. A L’école c’est l’heure de la récré ». « Ah bon. Vous faites des jeux de nuit à la récré ? ». « Je te jure, papa, c’est 10 h 15. Et il fait clair ». « Tu as appris à lire l’heure, toi ? Où ? Quand ? Comment ? ». « C’est madame. Elle dit : ‘Ah, la cloche sonne, il est 10 h 15’ quand le directeur fait aller la sonnette ». « Dis donc, gamin, ils sont brouillés le directeur et ta madame ». « J’ai entendu la maman de Lydia dire à la maman de Cléo qu’elle n’avait pas voulu baiser et que c’est normal parce que c’est un nabot, laid, qui ressemble à un président mais je n’ai pas retenu le nom ». « Heuuu, c’est vrai qu’il lui ressemble ». « Papa, c’est quoi baiser ? ». « Heuuu, ça doit être du ch’ti, gamin. Ou une expression marseillaise ».

17/09/2008

Cherche à marchander

« Gamin, debout, c’est l’heure. Mais, gamin, où es-tu ? Je suis livide de voir ton lit vide ». « Coucou, papa, il y a longtemps que je suis éveillé, moi. C’est normal, papa, je ne suis pas allé sur l’ordinateur jusqu’au milieu de la nuit, moi. Je n’ai pas bu de bières, moi. Et je n’ai pas ronflé, moi ». « Gamin, je te donne un euro si tu ne racontes ça à personne, d’accord ? ». « Je réfléchis, papa. Et je trouve que me taire vaut bien un euro par capsule de bouteilles de bière ». « D’accord, gamin, tu auras deux euros ». « Papa, j’ai compté sept capsules, trois dans la poubelle et quatre à côté ». « D’accord, gamin, tu auras trois euros ». « Papa, si tu marchandes, je te dis que les capsules à côté de la poubelle comptent double ». « Coupons la poire en deux. Disons quatre euros, gamin. D’accord ? ». « Hé, je ne l’avais pas vue celle-là. Regarde, papa, il y a une capsule dans le bonzaï. Celle-là elle compte triple ». « Gamin, tu sais compter jusque combien ? ». « Jusque dix, papa ». « Dix euros, gamin, c’est mon dernier mot ». « Bon. Dix euros, papa. Mais demain je demanderai à madame à l’école si tu ne m’as pas roulé ». « Heuuu ».

28/06/2008

Cherche Napoléon pour le gamin

« Papa, j’ai un devoir sur Napoléon. C’est qui, ce type ? ». « Heuuu, attends que je me souvienne. Napoléon. Ah oui, je vois, question morts, ce type était à Hitler ce que les pyramides sont à un château de sable ». « Madame dit qu’il dormait sur son cheval. C’est vrai, papa ? ». « Gamin, quand tu dors, parfois tu te retournes dans ton lit. Napoléon, quand il dormait sur son cheval et qu’il se retournait, quand il criait Hue, il se cassait la gueule ». « C’est pour ça que sur la photo que madame a montré il se tient les côtes ? ». « Tu vois, gamin, je n’invente rien ». « Papa, madame dit que c’était un grand homme ». « Gamin, ta madame a des phantasmes sur les nains. Je me demande pour qui elle voterait si elle était française ».  « Il a voulu faire l’Europe, papa ». « Gamin, explique-moi pourquoi les anglais ne connaissent pas l’euro et roulent à gauche, hein ». « Ils ne sont pas européens, les anglais, papa ? ». « Ben, heuuu ». « Papa, tout le whisky que tu t’enfiles, il vient d’où ? ». « Ben, heuuu ».

01/06/2008

Cherche, mais quoi ?

« Papa, tu prends quoi pour le transit intestinal ? ». « Gamin, où as-tu trouvé ces mots là ? ». « A l’école, papa. Madame a demandé si on avait des parents malades et j’ai dit que tu étais toujours sur le pot ». « Mais, gamin, où veux-tu que je lise mon Play Boy en cachette de toi, hein ? ». « Papa, je peux l’amener à l’école ? ». « Quoi ? Mon transit intestinal ? ». « Non, papa, ton plé stécheune boy ». « Ouf ».

21/04/2008

Cherche Robinson

« Papa, à l’école madame a dit que tu pouvais t’inscrire sur la liste Robinson pour ne plus avoir de publicité et garder des arbres sur la terre ». « Gamin, quand il n’y aura plus d’arbres dans les rues, il n’y aura plus de pigeon qui chient dans les arbres quand je passe en dessous ». « Papa, je sais bien que tu n’aimes pas madame depuis le jour où elle t’a dit Salaud, pas devant les enfants mais Rafaël, le papy de Luka, dis que s’inscrire sur la liste Robinson ça marche ». « Qui c’est celui-là ? ». « Papa, il y a eu une journée portes ouvertes à l’école et tu n’es pas venu. Il était là, lui ». « Gamin, je t’ai dit que je ne vais jamais à des journées portes ouvertes parce que j’ai horreur des courants d’air ». « C’était qui Robinson, papa ». « C’est l’idiot du village, gamin. Dans tout village il y a un idiot. Comme il est seul dans son village, c’est lui l’idiot du village ». « Pourquoi il est seul, papa ? ». « C’est un allergicomane à la publicité. Alors il colle des papiers ‘Pas de pub, svp’ sur sa boîte aux lettres, sur son front, dans son slip, partout. Il ne sait pas que maintenant il y a des sudokus gratuits dans les magazines toutes-boîtes. Non, mais, tu imagines une boîte aux lettres marquée Robinson Pas de pub, svp. Sur une île déserte ». « Papa, tu racontes des couilles. Si Robinson vit sur une île déserte, l’île n’est plus déserte puisqu’il y a Robinson ». « Heuuu ».

02/10/2007

Cherche l'érection matinale

« Dis, papa, c’est quoi la masturbation ». « Heuuu, tu vois, gamin, quand on a des outils, il faut les aiguiser de temps en temps. C’est mon copain Gérard qui dit ça ». « Je le connais ? ». « Tu l’as vu une fois, c’est celui qui a démoli ses vélos en les rentrant dans son garage ». « Comment papa ? ». « Il avait oublié de retirer les vélos du toit de sa voiture ». « Et une érection matinale, papa, c’est quoi, j’ai pas compris madame, à l’école ». « Heuuu. Madame a ça ? ». « Les garçons, papa, qu’elle a dit, quand on est plus grand ». « Heuuu. Dans ta chambre, gamin, tu as un réveil qui ne fait pas dring mais coucou, hein. Et zouuu, le petit oiseau sort ». « C’est normal, papa, c’est l’heure de se lever ». « Quand on n’a pas de réveil avec un zozio qui sort, tout d’un coup, on rêve qu’on est un voilier et que le mât ne passera pas en dessous du pont et on se réveille. C’est comme le zozio, mais verticalement. Tu as compris ? ». « Oui, papa. Demain, je le dirai à madame parce que je pense qu’elle n’a jamais vu un voilier ». « Heuuu ».