25/02/2010

Cherche à traverser la rivière

Voici l’énigme promise. Une barque, une rivière qui ne demande qu’à se faire traverser pour aller goûter le plaisir de prendre l’air sur une île, Kiki, Pipette et Maurice. Plus l’imbécile qui rame : moi. J’ai écrit rivière mais c’est pour faire plus joli. En fait c’est l’eau de l’étang communal qui a une île déserte à NNE de mon point de départ. NNE c’est nord-nord-est, c’est presque tout droit, en face, mais un peu plus à droite. Je dis ça pour ceux qui ont perdu la boussole. Maurice est un poisson. Je l’adore Maurice. Un rouge. Un ex-communiste, peut-être, mais, vu qu’il ne parle pas, je n’en sais rien. Je l’adore, Maurice. Quand je promène mon doigt dans son bocal, il suit mon doigt partout. Kiki et Pipette sont les deux hamsters du gamin, à une différence près : Kiki est un garçon et Pipette est une fille. Ne rigolez pas, je connais plusieurs personnes qui, alors que je leur disais, en mentant « Oh, le joli chien » m’ont répondu « Non, non, c’est une fille ». Kiki et Pipette, normalement, sont calmes. Mais, quand je déplace leur cage commune, c’est la panique, ils croient qu’il n’y aura qu’un seul survivant au cataclysme et ils commencent à s’entredévorer. Il est donc impossible de transporter Kiki et Pipette ensemble dans la même cage dans une barque. Vous avez déjà essayé de monter dans une barque, vous. Moi, à chaque fois, j’ai l’impression que je vais faire du looping latéral. Kiki et Pipette adorent le poisson. Je le sais bien : chaque fois que je cuisine des sardines pour le gamin j’ouvre la boîte et j’enlève la peau, les écailles et je les donne aux deux monstres. Ils dévorent. Il est donc impossible de mettre Maurice dans la cage avec un des hamsters pour faire la traversée. Le problème est posé : je dispose d’une barque, d’une cage pour Kiki et Pipette, d’un bocal pour Maurice et je dois les amener séparément comment amenez mes petits animaux sur l’île de l’étang communal pour y passer une après-midi au calme ? (indice : il y a plusieurs solutions possibles)

19/11/2009

L'énigme de la statue grecque

Incroyable : jeudi dernier, malgré sa célérité, sa promptitude, ses neurones hyperactifs ce n'est pas Rafaël, du célèbre blog  http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be (à lire tous les jours mais surtout les jeudis, les jours des énigmes) qui a trouvé la solution mais Maurice, dit Chacha, aidé, je suppose, par sa charmante Titine, qui a trouvé la solution (voir les 12 et 13 novembre 2009 dans la colonne Archive, à droite en entrant). Chacha a créé un famaux blog : http://regimemaigrir.skynetblogs.be . Cadeau, Maurice :

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Revenons à l'énigme du jour : voici une statue d'un dieu grec (admirez au passage les détails de la barbe). La question est double :

- Qui en est l'auteur ?

- Quel est le principal matériau utilisé ?

Post-it crom' : Si vous envoyez votre réponse par lettre en y mettant une enveloppe déjà timbrée, attachez le timbre avec un trombone s'il vous plait. Si vous le collez je dois allez chez la voisine de palier pour le décoller vu que je ne dispose pas d'un fer à vapeur. Merci.

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20/08/2009

Cherche l'énigme de l'expression

Aujourd'hui l'énigme du jour, en compétition avec la seule, la vraie, l'unique, celle de Rafaël, tous les jeudis, sur http://carpe-diem-lbsp.skynetblogs.be est : " Voici le portrait d'un jeune homme, célibataire avec un gamin, Kiki et Pipette les hamsters et leur roulette qui empêchent de dormir parce que ces cons font du body-training la nuit, Maurice le poisson rouge beaucoup plus silencieux, rasé de près, l'oeil persan comme les chats du même nom, qui arrive à lire à distance dans les pensées de celles et ceux qui regardent sa photo en ce moment et qui se dit que ce n'est pas beau tous les jours, champion du virage à gauche toute avec un caddy vide au supermarché, attendant inlassablement blonde à forte poitrine aimant vaisseler et repasser des chemises, belge ce qui est une grande qualité, wallon oufti biloute, cuisinier amateur débutant esayant désespérement d'atteindre le niveau amateur averti, éteint de vertige quand il faut remplacer une ampoule électrique quand il faut monter sur un tabouret, habitant au cinquième étage ce qui est un énorme avantage pour les blondes à la forte poitrine qui ont le sommeil léger parce qu'on n'entend pas les bruits de la route et que de la route on n'entend pas les cris du cinquième, ayant toutes ses facultés sauf celle de monter sur un tabouret, pouvant ouvrir une boîte de raviolis les yeux fermés sans se blesser si on lui donne l'ouvre-boîte et la boîte dans le bon sens, aimant les voyages surtout ceux d'une heure ou deux au parc communal. Et bien, ce jeune homme, représente une expression. Top chrono, vous avez vingt-quatre heures pour trouver et une semaine pour répondre si vous êtes blonde ... 

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18/07/2009

Cherche les papys gustatives

" Papa, pourquoi dit-on UNE papy gustative alors que papy a des couilles et est un mâle ? ". " Gamin, j'ai toujours dit que le père de ta mère est un porc. Et les porcs, ça mange comme des cochons ". " Papa, si papy est une cochonne il faut dire truie et il ne faut pas faire aux truies ce que tu ne voulasse point qu'on ne te fisse ". " Gamin, tu as eu combien à ton dernier examen de français ? ". " Plus que toi au même âge, papa ". " Gamin, parlons d'autre chose. As-tu rangé ta pléstécheune ? As-tu ciré tes chaussures, et les miennes, sans mettre du cirage plein les murs ? As-tu pelé les pommes de terre pour le repas ou dois-je cuire des pâtes ? As-tu pissé du haut du balcon du cinquième quand il pleuvait pour économiser l'eau de la planète en ne tirant pas la chasse ? As-tu retiré Kiki, ton hamster, du bocal de Maurice, ton poisson rouge ? Tu sais, gamin,les hamsters ne sont pas admis aux jeux olympiques de natation ". " Papa, je ne saurais pas te répondre, tu parles comme une femme, tu poses trente-six questions en même temps, c'est à cette heure-ci que tu rentres, qui as-tu rencontré, comment s'appelle-t-elle, une poule de luxe je suppose, combien en as-tu bu, quand déboucheras-tu l'évier, grimpe à quatre pattes je n'irai pas t'aider à monter, j'espère que tu seras à la hauteur quand maman sera là demain pour dîner, c'est quoi cette facture de restaurant dans ton portefeuille, ta poule a mangé du canard, dis-moi tout ou je continue à te faire souvenir avec le rouleau à tarte ". " Gamin, où as-tu appris tout ça ? Tu as eu des leçons de vie à l'école ? ". " Non, papa, c'est chez Papy et Mamy quand Papy rentre très tard. Je fais semblant de dormir mais j'écoute ". " Tu as vu le rouleau à tarte, gamin ? ". " C'était splendide, papa. Mamy ressemblait à une fermière qui enfonçait des piquets de clôture pour un pré à vaches ". " Ah ça, gamin, pour être vache elle est vache, ta Mamy. Elle doit tenir ça de sa fille ". " Papa, tu ne dois pas dire ça de maman. Maman c'est ma maman. Et toi tu es mon papa. Quand Papy dit que tu es un con je lui réponds que plus con que lui tu meurs ". " Gamin, tu es vraiment un chouette gamin ".

24/04/2009

Cherche la forme pour Maurice

Si, par hasard, vous passez par Lourdes pour aller au boulot, allez faire brûler un cierge pour le rétablissement de Maurice ( http://bonnieandclyde.skynetblogs.be , Titine et Chacha. Maurice c’est Chacha avec Titine mais, chez moi au cinquième, Maurice est dans un bocal, pas de formol mais d’eau fraîche parce que c’est le poisson rouge du gamin. Je ne vais pas à Lourdes avec lui parce que j’ai peur de casser le bocal dans les virages. Pourtant ça m’intéresserait de faire la multiplication des petits pains avec Maurice. Des montagnes de fish-sticks dans des hamburgers sauce tartare. Mais comment multiplier la sauce ? Et les frites ? Des fish-sticks sauce tartare sans les frites c’est comme des frites sans les doigts. Ou des doigts sans les gants, en hiver, quand il gèle. Je me demande comment c’est manger des fish-sticks sauce tartare avec des frites avec ses doigts avec des gants, quand il gèle, en hiver. Et avec une écharpe ! Et avec un bonnet passe-montagne ! En dessous d’un casque à visière ! Il faut que j’arrête parce que c’est celui qui en parle le plus qui en mange le moins. Alors, le temps d’enlever mon casque à visière, mon bonnet passe-montagne, mon écharpe, mes gants et les frites seront froides.

08/04/2009

Cherche celui qui ne mange pas de viande

« Gamin, c’est quoi ces points dans ton bulletin ? ». « C’est à cause de Maurice, papa ». « Quel Maurice, gamin ? Pas ton poisson rouge, je suppose. Ni Maurice de Titine et Chacha, il a l’œil pétillant mais je le vois mal en courtes culottes sur un banc d’école ». « Maurice, celui dont le papa est boucher ». « Si le père est bouché, c’est normal que le fils le soit aussi, gamin, c’est ce qu’on appelle du bouchon de culture. C’est l’inverse d’ici ». « Madame m’a demandé comment on appelle celui qui ne mange pas de viande et Maurice m’a soufflé la réponse ». « Et qu’a-t-il dit ? Un oeusophage ? ». « Non, papa, c’est un mauvais client. Et c’est ce que j’ai répondu à madame ».

07/11/2008

Action syndicale

En raison d’une action syndicale en front commun, nos émissions sont interrompues. Kiki, Pipette, nom di djou, rentrez dans la cage ou je fais Sarkozy. Non, pas le fil de l’ordi, non, bouffez autre chose. Je compte jusque trois et je vais chercher le karcher, un, deux, Pipette, ma petite pipette, tu fais de l’aérophagie ? Pourquoi me montres tu trois avec ta papatte de hamster ? Trois petits ! Tu attends trois petits. Je vais être papa. Ta gueule Kiki, je sais bien que c’est toi le père. Ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons, il n’a pas quitté son bocal. Kiki, tu as l’air triste, pourquoi ? Tu vas devoir travailler plus, hein. Ah oui, depuis que j’ai mis une dynamo sur la roulette de ta cage je paye tes graines avec l’électricité verte que tu produis. Allez hop, rentrez, en rang, par deux, et je ne veux voir qu’une seule tête. Chers auditeurs, bonne nouvelle, les grévistes se sont remis au travail pour deux cacahuètes.

03/11/2008

Cherche Nietzsche

« Allo, Gérard, je te déranges ? ». « Oui, je lis Nietzsche ». « A tes souhaits ». « Fais vite. C’est pour quoi ? ». « Je te demandais si je te dérangeais, Gérard ». « Je t’ai répondu oui, je lis Nietzsche ». « A tes souhaits, Gérard, tu as du traverser un courant d’air à la nage sans maillot pour éternuer comme ça. Heuuu, tu lis quoi ? ». « Nietzsche ». « Gérard, tu me fais perdre mon temps. Débouche toi le nez une fois pour toute ». « Mais je n’ai jamais éternué, voyons ». « Alors, nous sommes sur écoute, Gérard. Leffe Bi Aille ou le Cas GB ? J’ai peur, Gérard. Nitche, c’est peut-être de l’américain. Ou du russe. Ou de l’arabe. Je te jure que je ne me suis jamais fichu de la gueule du prophète, je ne le connais pas. Je ne rigole du bon dieu qu’avec les blagues du père Walther. Si lui il peut, je peux aussi, non, hein, Gérard. Dis quelque chose pour que je sache que c’est toi qui es en ligne ». « Dis, tu vas me fiche la paix ». « Ouf, je t’ai reconnu, c’est bien toi. Que fais-tu en ce moment ? ». « J’ai besoin de calme pour lire Nietzsche ». « Ca y est, Gérard, ça recommence ». « Dis-toi que personne ne s’intéresse à nous, voyons ». « C’est autre chose alors, mais quoi ? Penses-tu que ça pourrait être Maurice, le poisson rouge, qui ferait des interférences avec ses bulles ? ». « C’est sûrement lui. Vas lui dire d’arrêter ». « Mais, je ne sais pas nager, Gérard, et le bocal est trop petit pour deux ». « Tu réfléchis à la question et tu me dis comment tu as résolu le problème après-demain ». « Après-demain ? ».  « Oui, après-demain, j’ai envie de terminer mon bouquin ». « Ah bon. Et bien je vais causer avec Maurice. S’il avait le téléphone je pourrais lui téléphoner mais il n’a pas le téléphone dans son bocal. Tu comprends, ça, toi, Gérard ». « A après-demain ». « Oui, Gérard ».

04/10/2008

Cherche un parasol doré

Les parachutes dorés, c’est horrible. Hop, coup de pied au cul de Maurice ou d’Herman et ils reçoivent plus de millions d’euros que moi en toute une vie. J’habite au cinquième. C’est vrai que j’aurais besoin d’un parachute quand j’arrose le bonzaï en été sur le balcon. Je me fiche de la couleur, pourvu qu’il s’ouvre. Pour le doré, je me contenterai d’un parapluie. Mieux, n’étant pas gourmand, je cherche un emploi chez un marchand de glaces qui pique des petits parasols dorés dans les boules.

25/09/2008

Cherche à cacher ma honte

« Allo, c’est toi ? ». « Ben, oui, Gérard, c’est moi, ce n’est quand même pas Maurice le poisson rouge, voyons ». « Dis, je te téléphone parce que, bizarrement, je n’ai pas de nouvelle depuis plusieurs jours. Tu n’es pas malade, au moins ? ». « Je suis tout rouge, Gérard ».  « Je vois, une maladie d’enfant. C’est normal avec toi ». « Non, Gérard, je suis rouge de honte ». « Je vois, tu avais oublié de mettre ton slip et ton pantalon avant de prendre l’ascenseur. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. La honte, je te dis ». « Je vois, tu t’es endormi sur le caddy au supermarché et tout s’est renversé. C’est normal avec toi ». « Mais non, Gérard. J’ai été vu et j’ai honte ». « Alors, là, je ne vois pas. C’est normal avec toi ». « Gérard, je vais être soupçonné de faire du tourisme sexuel ». « Toi, du tourisme sexuel ! Alors, là, je ne vois plus rien du tout ». « On m’a vu et reconnu, Gérard, c’est ça le drame ». « Qui ça ? ». « La jeune institutrice du gamin ». « Ah ah, elle fait aussi du tourisme sexuel, cette petite madame. Dis-moi quand tu seras malade, j’irai rechercher ton gamin à l’école ». « Mais non, Gérard, elle, c’est normal. C’est moi qui me suis trompé. Au lieu de tourner à droite vers le rayon des pantalons, j’ai tourné à gauche et je me suis retrouvé dans le rayon des sous-vêtements féminins ».

26/08/2008

Cherche à bien rentrer - 3

Bientôt le grand jour de la rentrée scolaire. Je dois faire bonne impression auprès des nouvelles institutrices. Je fais appel à vous, mères célibataires. Et à votre expérience. Question : « Que regardez-vous le plus chez un homme sympathique qui amène son gamin à l’école le premier jour ? Sa chemise ? Son pantalon ? S’il a des chaussettes à trous ? Si sa braguette est ouverte ? Et si je vais à l’école avec une chaussure brune et une chaussure noire, aurai-je l’air intellectuel ? Et si je prenais un sac à provision avec des poireaux qui dépassent, histoire de montrer que j’ai un besoin culinaire urgent à la maison ? Deux poireaux, rien que deux pour bien montrer que le gamin et moi sommes seuls ? Deux poireaux, deux pommes de terre, deux carottes. Non, avec les pommes de terre et les carottes on va croire que je viens nourrir l’âne du Père Noël, enfin, voyons. Et si j’amenais Kiki le hamster parce que Maurice le poisson rouge, c’est plus difficile à cause du bocal ? Kiki et deux poireaux, ça commence à faire beaucoup de monde, ça. Et si Kiki bouffe les poireaux ? Si je tiens le cartable du gamin, j’ai peur de passer pour un père poule. Enfin, il vaut mieux être père poule que mère moule. Et si je me parfumais à la soupe à l’oignon ? Avec des croûtons dans les cheveux ? ». donnez moi  des idées. D’avance merci.

17/08/2008

Spécial Mimi

C'est Mimi qui, dans un commentaire récent sur mon blog, m'a remis en mémoire cette plaisante mélodie.

C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

Le vacancier du mois d'août, c'est vraiment une race à part
C'est comme des hiboux avec leurs lunettes noires
Y se promènent quasiment nus
On voit plus de poil que de tissu
Moi je rigole quand y s'assoient dans mes gratte-culs.

Moi, je m’en fiche, dans ma cave au moins un

Pas de vacancière, pas de hibou

Ni  de chou, ni de caillou, ni de genou

Je suis sans lunettes noires

Par contre, les mains, c’est une autre histoire

Savons-nous les laver, à la mode, à la mode

Savons-nous nous les laver, à la mode de chez nous

Imaginons qu’une quidame passe dans ma cave

Si je lui mets la main aux fesses

La police scientifique va retrouver l’ADN

Des cloportes, des vers luisants, des araignées

Qui peuplent mon jardin au moins un

Dans la cave que je suis en train de ranger

Bruxelles a ses clandestins perchés sur des grues

J’ai les miens qui me chatouillent, qui me gratouillent

Qui me tripotent les genoux (tant pis pour la rime)

Comment sont-ils tombés aussi bas ?

Des clandestins au moins un !

Jamais le journal télévisé ne montrera des images, hein

Vais-je les remonter au cinquième ?

Là où vivent déjà Maurice, le poisson rouge

Kiki et Pipette, les hamsters du gamin

Non, ce n’est pas une animalerie, chez moi

Pourquoi suis-je tombé si bas ?

Mimi et son joli minois ?

Non, c’est à cause de l’ascenseur

Quand on pousse sur moins un

On a l’estomac qui remonte et

Quand la porte s’ouvre

Il n’y a plus qu’à ouvrir la porte en face

Si on a la clef, hé, hé, et moi je l’ai

Alors, le garçon d’ascenseur dit :

Moins un, rayons cloportes, vers luisants, araignées,

Vieux jouets, outils rouillés, coquilles de moules, photos de mariage,

Enigmes de Rafaël, planches à repasser avec un grand trou,

Anciennes bouteilles de vin. Ah, je les oubliais, celles-là

Excusez-moi, j’ai du travail

 C'est les vacances, c'est la transhumance
Les vacanciers, c'est comme les fourmis
Ça se répand partout dans le pays
Plus ça va et plus ça s'enhardit
L'an dernier, j'en avais ben trouvé un dans mon lit, oui!

 

06/08/2008

Enigme n° 206

Un homme décide, par manque de sparadrap et suite à de multiples lésions crâniennes, de surélever  le plafond de sa cave au niveau moins un d’un immeuble de six étages dont il occupe le cinquième avec son gamin, un bonzaï, Maurice le poisson rouge, Kiki et Pipette les deux hamsters et sa voisine de palier avec qui il n’entretient ni de relation ni le paillasson de l’étage. Le QI (quotient intellectuel) de l’individu lui permet de comprendre que surélever un plafond revient à rehausser le sol de la cuisine qui recouvre ce plafond. Surélevé, ce sol, pour permettre la même colonne d’air et pour ne pas devoir scier les meubles de cuisine qui vont du sol au plafond, entraîne la surélévation du plafond de la dite cuisine. Ceci amène un écrasement de la cuisine de l’étage supérieur. Super, peut-être, mais rieur, ce n’est pas sûr. D’où la même contrainte : rehausser le plafond de la cuisine, ce qui entraîne, vous l’avez deviné et, si pas, tant pis, hop, le rehaussement du sol du dessus. Et ainsi de suite, de fil en aiguille, sans bergère de France  ou autre fournisseur de fil à tricoter. La question :  combien de sols et de plafonds faudra-t-il élever (NDLA pour les débiles : élever, c’est rehausser vers le haut) afin que l’individu dont question dispose d’une cave normale sans qu’aucun des autres occupants se situant dans le même immeuble que l’individu, au dessus, verticalement, ne perdent un millimètre cube d’espace culinaire ? Question subsidiaire : qui a ouvert la porte à l’individu quand il a sonné chez lui (indices avant-hier et hier) ? Le cachet de la poste fera foi.

03/07/2008

Cherche l'idée du jeudi

« Gamin, ne me dis rien, je parie que tu es encore en vacances le trois juillet, non ? ». « Oui, papa, tout le mois de juillet. Et aussi le mois d’août ». « Ah bon. Et pendant combien d’années ? ». « Ce sont les grandes vacances, papa ». « Et à Pâques, c’était quoi, hein ? Un week end, prolongé de douze jours ? Résumons. Gamin, tu es toujours en vacances ? ». « Oui, papa ». « Chez moi ? ». « Oui, papa ». « Tu as des devoirs de vacances à faire ? ». « Non, papa ». « Tu as donné à manger à Kiki et Pipette, les hamsters ? ». « Oui, papa ». « Tu as changé l’eau de Maurice le poisson rouge ? ». « Oui, papa ». « Tu t’es brossé les dents ce matin ? ». « Oui, papa ». « Je suppose que ce n’est pas toi qui vas changer la graisse à frite de la friteuse ». « Non, papa ». « Ni repasser six mois de cols de chemise ». « Non, papa ». « Ni ouvrir tous les raviolis pour faire de la bolognaise avec l’intérieur, hein, histoire de varier les menus ». « Non, papa ». « Ni tondre la pelouse sur le balcon ». « Quelle pelouse, papa ? ». « Laisse tomber, gamin. Je voulais savoir si tu m’écoutais ».

18/06/2008

Cherche les petits tuyaux

Je n’ai pas de tuba pour descendre dans le bocal de Maurice, le poisson rouge, et lui parler. Et si j’en avais un je n’irais pas, je ne sais pas nager. Les profondeurs de l’être humain me semblent impénétrables, il ne faut pas demander celles d’un bocal à poisson rouge ! Pas de tuba, pas de blabla. Et bien, si. Je me suis rappelé que, dans certains restaurants gastronomiques, qu’on appelle ‘Ma queue à donald, putaing, cong, couillong’ dans le sud du sud, si on achète un truc imbuvable on peut prendre autant de serviettes en papier et autant de tuyaux en plastique qu’on veut. « Madame, je voudrais un truc comme là, le plus petit possible, et je vous signale qu’il n’y a plus que 23 tuyaux dans le distributeur, je viens de les compter. En fait, il n’y avait plus que 23 tuyaux et maintenant y en a plus, faudrait en remettre, j’ai difficile à boire dans un gobelet avec un chapeau ». « Monsieur, il faut faire la file, comme tout le monde ». « Madame, c’est un répondeur automatique ou c’est vous qui m’avez parlé ? ».  « Dans la file, monsieur ». « Madame, vous venez de perdre un client potentiel et 23 petits tuyaux en plastique ».

17/06/2008

Cherche un poisson intelligent

« Maurice, rapporte. Allez, Maurice, rapporte ». Mais qu’il est con, Maurice, le poisson rouge. Je l’entraîne à rapporter et il me fait blup blup. Pourtant, apprendre à rapporter, ça rapporte. J’ai vu des propriétaires de chien qui lançaient un bois de bois en criant « rapporte » et dont le chien rapportait des sacoches. L’investissement de départ n’est pas cher : un bout de bois. Je rêve d’un poisson rouge qui, quand je lance un melon du cinquième étage en criant rapporte, bondirait hors de son bocal, dévalerait les cinq étages en piqué vertical, freinerait pour ne pas recevoir le melon sur la tronche tellement il aurait été vite et me rapporterait, je ne sais pas, ce sera selon son imagination, un casier de bières, un parcmètre plein de sous, le sac à dos d’un touriste avec la tente, un décapsuleur et un tube de crème anti moustique, mais rien, rien de rien, il ne rapporte rien. J’en suis à dix-huit melons lancés du cinquième étage. Tout va bien, jusqu’à présent pas de victime. A part la camionnette des flics qui en a pris un sur le pare-brise et un autre dans le capot. Si on m’interroge je plaiderai la perte de cargaison d’un avion. Je ne suis pas fier de Maurice. Ce poisson rouge a l’esprit limité aux dimensions de son bocal. Je l’échange. Faire propositions.   

16/06/2008

Cherche des sauces

En ce moment, nous sommes seuls dans l’appartement : Maurice, le poisson rouge, et moi. Le dialogue est difficile. Je n’arrive presque plus à distinguer Maurice dans son bocal. Au ketchup avec lequel le gamin avait essayé de dessiner d’autres poissons rouges sur le bocal s’est ajouté la sauce andalouse que j’avais sur mes doigts après le sachet de frites acheté à la fête foraine.  Ketchup et andalouse, c’est tout ce que je vois. Certains voient l’avenir dans une boule de cristal, je vois ketchup et andalouse sur un bocal. Où est mon avenir ? Quand je crois que le ketchup bouge, en fait, c’est Maurice. Quand la sauce andalouse bouge, c’est parce qu’elle n’est pas encore sèche et qu’elle dégouline. Mon psy m’a dit : tant que ça vous amuse, continuez. Je continue. Je cherche d’autres sauces. Faxez-moi les vôtre, des vertes si possible, pour varier.

14/06/2008

Cherche à faire péter Maurice

Gilles Berbécot a chanté que la solitude, ça n’existe pas. Si, Môssieur, ça existe. Et c’est pire encore quand on est seul. Quand le gamin est chez sa mère. Quand Kiki et Pipette, les hamsters, sont chez Papy et Mamy parce qu’il faut huiler la roulette. Quand Gérard ne répond pas au téléphone. Quand personne ne parle quand je descends dans la rue et que je pousse sur la sonnette de mon appartement. Quand les poules auront des dents. Quand. Qu’entends-je ? Blup. Y a quelqu’un ? Blup. Sortez de là, je vous ai entendu, vous avez une gastro-entérite, vous avez dit blup. Blup. Mais, le bruit vient du bocal. Cornichon, es-tu là ? Mais c’est toi, Maurice. Je t’avais oublié, petit poisson rouge. Tu es muet comme la truite vagabonde et tu dis blup. Maurice, nous allons faire causette. Françoise Dolto et les autres vendeurs de livres à l’usage des parents le disent tous : il faut dialoguer. Maurice, nous allons dialoguer, un blup pour oui, deux blup pour non, comme les derviches tourneurs de table. A toi Maurice, à toi l’antenne. Mauriçounet, ne te vexe pas, j’ai dit antenne comme on le dit à un papillon, j’aurais du dire à toi la nageoire. Blup blup blup. Ben tiens, ce n’est pas au dictionnaire, ça. Les problèmes linguistiques commencent. Maurice, nous allons changer de méthode. Quand tu blup par l’avant, c’est oui, et quand tu blup par l’arrière, c’est non. Je cherche un moyen de faire péter Maurice.

09/02/2008

Cherche à occuper la saint Valentin

« Papa, c’est vrai, je peux venir dormir chez toi le soir de la saint Valentin pendant que maman est au restaurant ? ». « Gamin, sache que c’est uniquement parce que ce restaurant ne propose pas de menu enfant ». « Maman, elle, elle m’a dit que c’est parce qu’il n’y a que des tables de deux personnes ». « Heuuu. Ah bon ». « Ben oui ». « Tiens, tiens, des tables de deux personnes ». « Ben oui ». « Il faut être deux, alors ? ». « Ben, oui ». « Heuuu, ta maman, elle est deux ? ». « Ben, oui ». « Avec un chômeur, je suppose. Ou avec un nègre, ou un flamand, ou un estropié du Vietnam, ou un rital mafieux, ou un baraki de Charleroi, ou un voyou de la bande de Gaza ou un ancien ministre de la Défense Nationale ». « Papa, arrête, tu vas t’étrangler pour rien ». « Tu sais quoi, gamin ? ». « Non, papa ». « Le soir de la saint Valentin nous ferons deux tables de deux, une pour nous deux et une pour Kiki et Pipette, les hamsters ». « Et Maurice, Papa ? ». « Maurice, le poisson rouge ? ». « Ben, oui ». « Heuuu, on mettra son bocal dans la salle de bain, pour ne pas qu’il soit jaloux ».

12/12/2007

Cherche un réveillon à deux

Le réveillon approche. Peut-être vais-je sortir. Pour manger autre chose que des raviolis en boîte et des pizzas surgelées. J’ai un problème : je voudrais associer Maurice qui vit seul toute l’année. Maurice, c’est le poisson rouge du gamin. Il déprime. Je cherche un restaurant où je pourrais passer le réveillon en tête-à-tête avec un bocal.

30/03/2007

Biglodion et les animaux (4)

Biglodion et les animaux (4)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à envoyer une lettre anonyme

 « Papa, il fait quoi, le singe ? ». « Ben, heu, il mange une banane ». « Pas lui, papa, les deux, là ». « Chouette hein, gamin, on a du soleil ». « Papa, c’est comme ça que tu m’as fait avec maman ? ». « Viens, on va voir les girafes ». « Mais, papa, t’as dit qu’on venait au zoo pour m’instruire ». « Toi, tu viens pour t’instruire et moi, je viens pour me détendre, d’accord ». « D’accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu’ils n’ont pas de poils là où on a un slip ». « Détends-toi, gamin ». « Papa, toi tu te détends et moi je m’instruis, c’est toi qui l’a dit ». « Allez, on va s’instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu’il y a un tunnel ». « Papa, les singes, ils sont comiques, eux ». « Ah bon, tu trouves ». Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman ». « Ah, où ça, où ça, lequel ? ». « Papa, on va voir les girafes ». « Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre ». « Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ? ». « Je vais les envoyer anonymement ». « A qui ? ». « Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes ».

 

Cherche deux gros rouleaux en carton

« Papa,c’est quoi cette vache avec une grosse corne sur le nez ? ». « D »après le catalogue, c’est un rhinocéros ». « Il ne ressemble pas au monsieur chez qui on est allé ». Ah, mais lui c’est un autorhinocéros, un déboucheur nez, gorge, oreilles ». « Papa, avec sa corne, comment il fait pour regarder la télé, le rinossérosse ? ». « On va demander au gardien. Monsieur, pour la télévision ... ». « Qu’est-ce qu’il a dit ? ». « Il n’est pas du zoo, il est de Liège, il a dit oufti ». « Papa, il doit quand même loucher, c’est un oculisse qu’il doit aller voir ». « T’as raison, gamin. Tu sais quoi ? ». « Non ». « A la maison, on va se coller un gros rouleau en carton sur lez nez et on regardera les Simpson, d’accord ? ». « Papa, tu es génial ». « C’est normal, gamin, je suis ton papa ».

 

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C’est déprimant : quand j’ouvre une boîte de raviolis, j’en ai pour deux jours. Je m’amuse comme je peux. Hier, j’ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l’air d’une loutre. Mais Maurice n’a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d’être étranglé par l’adversaire qui s’est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd’hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage râpé sur les raviolis. Si vous avez d’autres idées de distraction, envoyez-les.

15/02/2007

Biglodion : un an d'annonces (1)

15 février 2006, le lendemain du 14, la grande aventure des blogs commence pour Biglodion.

Voici une des premières annonces :

 

Maurice déprime.

« Pépé vient de décéder. On l'a enterré avec son dentier. Maurice déprime. Maurice,c'est le poisson rouge du gamin. Il est maintenant seul, la nuit, dans son bocal. Je cherche pour Maurice un dentier, haut et bas, de maximum 28 centimètres car c'est la dimension de l'ouverture du bocal de Maurice. »

09/07/2006

Nouveau jeu

Vous tapez des tags (voir post précédent). Paf, ils apparaissent. Et vous essayez de construire une phrase. J'essaye. Bonzaï, la boîte à crèpe du gamin, et hamster, le Kiki de Maurice, regardent les moules du plafond pendant que le poisson se tape les raviolis. Surrrrréaliste, c'est du Magritte en mots, on dirait le texte du mode d'emploi d'un appareil ménager japonais. Essayez, ça détend.

J'essaye les tags

Ceci n'est pas une annonce, j'essaye les tags. Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge du gamin, me regardent ouvrir une boîte de raviolis sous le regard attendri d'une crèpe collée au plafond. Zut, je n'ai pas su mettre moules ni bonzaï dans ma phrase.

07/07/2006

Cherche distractions

Le gamin est chez sa mère pour les vacances. C'est déprimant : quand j'ouvre une boîte de raviolis, j'en ai pour deux jours. Je m'amuse comme je peux. Hier, j'ai inversé Kiki, le hamster et Maurice, le poisson rouge. Dans le bocal, Kiki avait l'air d'une loutre. Mais Maurice n'a pas voulu aller dans la roulette du hamster. Il tapait sur le fond de la cage avec sa queue comme un catcheur qui fait semblant d'être étranglé par l'adversaire qui s'est assis sur sa tête. Ouf, ils sont encore vivants tous les deux. Mais pour combien de temps ? Si vous partez en vacances, je peux garder vos animaux. Sans garantie. Aujourd'hui je fais la fête, tout seul : je vais mettre du fromage rapé sur les raviolis. Si vous avez d'autres idées de distraction, envoyez-les.

08:03 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : gamin, kiki, hamster, maurice, poisson, raviolis |  Facebook |

04/07/2006

Cherche nouvel avocat

La mère du gamin a obtenu la garde alternée pour les vacances. Je crois que je me suis fait avoir : le gamin va chez elle jusqu'à ses 18 ans et je l'aurai pour les vacances de 18 à 36 ans. Mais je ne vais quand même pas rester coincé avec un gamin jusqu'à ses 36 ans pendant toutes les vacances. C'est que ça mange beaucoup à cet âge là. Et ça a des copains. Bruyants. Qui vont vouloir faire un feu de camp dans l'appartement. Son train électrique ne tiendra pas jusque là. Et quel âge j'aurai ? Je serai peut-être dans une voiturette à pousser. Le gamin ne sais pas essuyer une vaisselle sans casser une assiette, il ne saura jamais me pousser sans me renverser. Et puis ça ne doit pas être bon pour son spychi, piscism, pour sa tête, quoi. Je cherche un avocat spécialisé en garde alternée. Mieux, une avocate, ça a plus facile pour faire pleurer les juges.

03/07/2006

Cherche aide ménagère

"Gamin, où vas-tu ?". "A la toilette". "Mais c'est tous les jours la même chose, juste au moment de faire la vaisselle". "Mais c'est chiant la vaisselle, papa". "Quoi, que dis-tu, je ne veux plus t'entendre dire ce mot là". "Mais toi tu le dis tout le temps : les feux rouges sont chiants, les ministres sont chiants, ceux d'en dessous sont chiants". "Gamin, arrête, sois pas chiant". "Tu vois, tu le dis tout le temps". "Heu, c'est que, heu, et de un j'ai l'âge requis pour le dire, et de deux, chez moi c'est comme qui dirait un réflexe professionnel, c'est comme un mot de passe obligatoire quand on reçoit du boulot". "Papa, c'est urgent". "Vas faire ta crotte vite fait, on fera la vaisselle à l'eau froide". Non mais, je ne vais quand même pas acheter des assiettes en carton au kilo. Je cherche une aide ménagère.

30/06/2006

ARRET DES ANNONCES (suite)

(vu la demande, ceci est le détail de l'annonce du 28.06) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l'on commande ses hamburgers par caméra. - - - "Allo". "Oui, monsieur, quelle est votre commande ?". "Allo". "Oui, oui, j'écoute". "Allo, y a quelqu'un ?". "Que désirez-vous, monsieur ?". "Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c'est fermé". "Mais non, monsieur, c'est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ?". "Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces". "Bien, monsieur". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ?". "Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite". "Je peux y aller en voiture ?". "Non, monsieur, pourquoi ?". "Ben, heu, j'ai déjà commencé, vous pouvez m'apporter un rouleau ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonswâââr". "Bonsoir, monsieur, je vous écoute". "Alleï on m'a dit une fois qu'il y avait des soirées sado-maso chez vous. C'est à quelle heure ?". "Mais, monsieur, il n'y a pas ça chez nous". "Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c'est pas maso ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) "Bonjour". "Bonjour, bonhomme, mais tu n'as pas l'âge pour conduire". "M'en fous, c'est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet". "Allez, déguerpis, c'est une blague". "Ouiiiiiiiin, c'est pas une blague, c'est le mariage de ma soeur, le traiteur s'est retourné avec sa camionnette. Il faut qu'on mange". "Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ?". "Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t'as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - "Bonjour, Gilbert". "Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint". "T'es devenu gérant à deux joints, Gilbert". "Monsieur, passez votre commande". "Gilbeeeeeert, hou hou". "Je ne vous connais pas, monsieur". "Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t'a bouché les neurones, hein". "Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ?". "Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l'école, rappeles-toi, on t'appelait Gérard Menvuhaussicon". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) "Est-ce que papa a fini ?". "Heu, pourquoi ?". "Parce qu'après c'est mon tour". "C'est ton tour de quoi ?". "Mon tour d'aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu'il a bouché les toilettes en les jettant". Vroum, vroum, maison. "Papa, on le refera, hein".

ARRET DES ANNONCES (suite)

(vu la demande, ceci est le détail de l'annonce du 28.06) Le gamin a réussi ses examens. Comme je lui avais promis en cas de réussite, nous sommes allé dans des drive-in de fast-food où l'on commande ses hamburgers par caméra. - - - "Allo". "Oui, monsieur, quelle est votre commande ?". "Allo". "Oui, oui, j'écoute". "Allo, y a quelqu'un ?". "Que désirez-vous, monsieur ?". "Allo, a-llo, a-llo, a-llo, gamin, vas dire aux autres voitures que c'est fermé". "Mais non, monsieur, c'est ouvert. Monsieur, je vous offre les frites si vous avancez votre véhicule. Que désirez-vous ?". "Rien que des frites, trois kilos, plus les sauces". "Bien, monsieur". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonjour, monsieur, où sont les toilettes ?". "Il faut rentrer, les toilettes sont au fond à droite". "Je peux y aller en voiture ?". "Non, monsieur, pourquoi ?". "Ben, heu, j'ai déjà commencé, vous pouvez m'apporter un rouleau ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - "Bonswâââr". "Bonsoir, monsieur, je vous écoute". "Alleï on m'a dit une fois qu'il y avait des soirées sado-maso chez vous. C'est à quelle heure ?". "Mais, monsieur, il n'y a pas ça chez nous". "Non alors, une fois, et bouffer vos trucs, c'est pas maso ?". Vroum, vroum, un autre fast-food. - - - (le gamin est au volant, je suis caché) "Bonjour". "Bonjour, bonhomme, mais tu n'as pas l'âge pour conduire". "M'en fous, c'est pour une urgence. Il faut 120 saloperies au boeuf, 120 saloperies au poisson et 120 saloperies au poulet". "Allez, déguerpis, c'est une blague". "Ouiiiiiiiin, c'est pas une blague, c'est le mariage de ma soeur, le traiteur s'est retourné avec sa camionnette. Il faut qu'on mange". "Ah, oui, oui, oui, combien tu as dit de hamburgers ?". "Fallait prendre des notes. Papa a dit : si t'as affaire à un débile, vas chercher 250 cervelas et 250 portions sauce andalouse à la friterie de la gare". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - "Bonjour, Gilbert". "Bonjour, monsieur, je ne suis pas Gilbert, je suis le gérant adjoint". "T'es devenu gérant à deux joints, Gilbert". "Monsieur, passez votre commande". "Gilbeeeeeert, hou hou". "Je ne vous connais pas, monsieur". "Hé, ho, Gilbert, la vapeur de la graisse à frites t'a bouché les neurones, hein". "Monsieur, je ne vous connais pas, quelle est votre commande ?". "Gérard ! Mais oui, tu es Gérard. A l'école, rappeles-toi, on t'appelait Gérard Menvuhaussicon". Vroum, vroum, autre fast-food. - - - (le gamin au volant et à la caméra) "Est-ce que papa a fini ?". "Heu, pourquoi ?". "Parce qu'après c'est mon tour". "C'est ton tour de quoi ?". "Mon tour d'aller aux chiottes parce que papa a laissé cramer les raviolis et qu'il a bouché les toilettes en les jettant". Vroum, vroum, maison. "Papa, on le refera, hein".