04/12/2009

La solution

Ce qu'adorent les belges ce sont les vieux murs parce que les vieux murs c'est frite. C'est le gamin qui me l'a suggéré sans le savoir : il a du recopier dix fois "Les vieux murs s'effritent". Chacun sait qu'en Belgique, au nord comme au sud, les tétines des biberons sont carrées pour habituer les bébés à la forme des frites mais, bon, de là à voir des frites partout, hein. En plus, la frite a été inventée par un joueur de tennis à qui on avait lancé une patate au lieu d'une balle. Si, c'est le gamin qui me l'a dit. C'était sur un château-fort et le gars, de rage, a pris les bouts de patates pour les jeter dans l'huile bouillante que les assiégés s'apprêtaient à déverser sur les envahisseurs. Ceux-ci auraient crié "Envoyez aussi la mayonnaise". Que c'est beau, l'Histoire, quand c'est le gamin qui la raconte.

15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

21/05/2009

Cherche le dénouement

Je ne dors plus. On m’annonce que je dois être mûr pour enlever le plâtre. J’ai peur d’un massacre à la tronçonneuse. Je n’en ai pas mais j’ai déjà vu une tronçonneuse. Si j’éternue pendant le spectacle je serai transformé en rondelles, en carpaccio sans le parmesan, la roquette et le vinaigre balsamique. Mon Dieu, c’est ma dernière volonté : j’ai envie d’un carpaccio, un vrai. Un carpaccio en entrée. Après, un américain (steak tartare pour les français) frites mayonnaise. Trou normand à l’Eau de Villée et, ensuite, puisqu’il faut manger du poisson pour le phosphore, douze cuisses de grenouilles à l’ail. Attention : pas douze fois une cuisse mais douze fois deux cuisses. Pas des cuisses de grenouilles unijambistes. Une grenouille unijambiste ça tourne en rond, dzoing, dzoing, dzoing, comme moi quand j’essaye de me gratter avec mon plâtre à gauche quand ça chatouille au cou du côté droit. J’a dit au cou mais ailleurs c’est le même. Seigneur, j’ai honte de vous embêter avec mes petites histoires. C’est pourquoi je vous laisse le choix du dessert, avec une petite préférence pour une crème glacée à la vraie vanille surmontée d’un bon chocolat belge. Mon Dieu, le dénouement est proche. Donnez-moi la force de ne pas éternuer pendant la tronçonneuse.  

29/12/2008

Cherche à faire le bip sonore

Bonjour, vous êtes bien sur le blog de Biglodion. Papa est en vadrouille et moi, je me démerde avec un ouvre-boîte, des boîtes de thon, des boîtes de petits pois extra-fins et un bocal de mayonnaise. Laissez votre message après le bip sonore.

09/09/2008

Cherche à écouter les crevettes

« Mesdames, messieurs, aujourd’hui profitez de notre promotion sur les crevettes, les crevettes en barquettes ». « Ah, ça c’est con. Des crevettes en barquette ! J’ai déjà vu des crevettes en tomate, serrées les unes dans les autres comme des indonésiens dans un camion de transport collectif mais des crevettes qui rament ! Où vont-ils chercher des idées pareilles, je me le demande. – Que fait-on, Capitaine Crevette ? – On cherche la mer Mayonnaise et puis on rentre à Port Tomate. – Pensez-vous, Capitaine Crevette, que nous serons accueillies par une pluie de confettis en persil ? – Si la ciboulette est en promotion aujourd’hui, ce seront des confettis en ciboulette. – Capitaine Crevette, je viens d’entendre la nouvelle promotion : c’est pour les soutiens, ils font les bonnets D au prix des bonnets A. – C’est parce qu’ils ont trop de tissus, c’est pour liquider leur stock. – Capitaine Crevette, quel drame si une ménagère nous met dans un bonnet D en promotion. – Impossible, de mémoire de crevette, on n’a jamais vu de persil ni de ciboulette dans un bonnet D. – Capitaine Crevette, si nous tombons sur une ménagère accouplée à un sexmaniaque ? – Horrible, ce sera horrible. Changement de cap. Ramons vers la pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes. – Mais, Capitaine Crevette, la pâte à tartiner chocolat noisette n’est pas en promotion. – Je sais, mais chocolat noisette crevette, c’est immangeable ». « Mesdames, messieurs, suite à un incident indépendant de notre volonté, vous trouverez exceptionnellement les barquettes de crevettes, en promotion, au rayon des pâtes à tartiner ».     

19/07/2008

Blog en entretien, hé hé

Aujourd’hui, 19 juillet 2008, je m’occupe de l’écran. Puisque c’est l’été, je me suis enduis d’écran total. Indice 50, spécial nourrissons, prématurés et spermatozoïdes. Sproutch, sproutch, sproutch, six flacons. C’est tout blanc, comme une mayonnaise sans œuf, mais il paraît qu’à force de frotter sur la peau ça pénètre dans les ports d’Amsterdam ou d’ailleurs jusque dans le cœur des frites que leurs grosses mains invitent à revenir en plus cuit et ils pissent comme je pleure sur. Heuuu, comment je fais pour pisser avec mes mains pleines de mayonnaise sans œuf ? J’aurais du me mettre en string avant. Et il est où, mon string ? Je n’aurais pas du le ranger dans la boîte avec les ficelles. Meeerde, ça commence mal la bronzette, il n’y a même pas 20 degrés et il pleut.

27/06/2008

Cherche à faire la fête

« Papa, tu en fais trop, tu sais, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Tu sais, papa, c’est la première fois que je vois une bougie allumée plantée dans les raviolis ». « Facile, gamin, elle tient grâce au fromage rapé qui a fondu, c’est la fête, gamin ».  « Et les grandes bougies dans le pot du bonzaï, c’est beau. Elles éclairent le bonzaï de haut ». « C’est la fête, gamin ». « Je trouve que la bougie que tu as collé sur le couvercle du pot de mayonnaise avec du lard sans la couenne, c’est joli, papa, mais on ne saura plus manger le lard ». « J’en ai une tranche en réserve dans le frigo. C’est la fête, gamin ». « Tu en fais trop, papa, tu vas être fatigué ». « Mais non, gamin, c’est la fête ». « Papa, pourquoi tu marches à quatre pattes, le derrière tout nu, avec une bougie allumée dans le derrière ? ». « C’est la fête, gamin. C’est l’anniversaire du jour où ta maman m’a quitté ». « Ah, tu connais maman ? ». « Heuuu ».

29/05/2008

Cheche à joindre l'école du gamin

« Allo, c’est l’école du gamin ? ». « Bonjour, veuillez vous identifier à l’aide du numéro à six chiffres que vous avez choisi en début d’année scolaire et qui figure sur tous les documents fournis par l’école. Appuyez ensuite sur le petit carré ». « Oui, madame, pour moi c’est facile, c’est 4 – 4 – 4 – 7 – 1 – 9. Petit carré, hop ». « Pour mentir au sujet de l’absence de votre enfant, appuyez sur 1. Pour tenter d’expliquer pourquoi le devoir n’est pas fait, tapez sur 2. Pour vous plaindre de la direction de l’école, faites le 3. Pour demander la démission d’un enseignant, composez le 4. Pour vous plaindre d’une claque donnée à votre enfant alors que vous auriez dû le faire vous-même, appuyez sur 5. Pour demander pourquoi vous n’avez pas reçu la lettre de convocation incluse dans l’enveloppe qui vous a été remise avec accusé de réception, faites le 6. Pour vous plaindre des bus, tapez 7. Pour vous plaindre de la cantine, tapez  8. Pour demander pourquoi votre enfant a déjà changé de classe trois fois cette année, formez le 9. Pour écouter à nouveau la liste des possibilités, faites le 0 ». « Allo, l’école ? ». « Pour mettre fin à cette conversation, raccrochez ». « Allo, ici le quat’ quat’ quat’ sept un neuf, dites au gamin qu’il n’y a plus de ketchup, qu’il demande des sous à madame et qu’il en ramène de la superette. Il n’a qu’à acheter le pot qu’il veut, je ne bouffe pas cette saloperie. A propos de nourriture, dites au gamin de prendre aussi un pot de mayonnaise, ou deux si, comme la semaine dernière, on reçoit un petit pot de sauce andalouse à l’achat de deux pots de mayonnaise. Ah oui, important : aux œufs, la mayonnaise, pas au citron. Suis-je clair ? ». Tûûût, tûûût, tûûût.

17/05/2007

Cherche mes petits pois

« Voisin, j’ai l’impression que vous me regardez avec dédain ». « Non, non, je regarde vos petits pois avec envie, on voit déjà les cosses, j’ai moi il n’y en a pas un qui pousse ». « Vous avez mis des petits pois ? ». « Oui, oui ». « Où ça ? ». « Ici ». « Où ça, ici ? ». « Ben, ici, je suis au milieu de ma petitpoiseraie ». « Je ne vois rien ». « Moi non plus ». « Vous avez mis quelle sorte ? ». « Des extra fins, ils sont plus sucrés ». « Des quoi ? ». « Des extra fins, il y avait une promotion, quatre boîtes pour le prix de trois ». « Pour manger chauds avec des oignons précuits ou froids avec de la mayonnaise ? ». « Froids avec de la mayonnaise au citron ». « Voisin, vos petits pois, les avez vous trempés dans la mayonnaise avant de les semer ? ». « Heuuu, non. Il fallait ? ».

21/09/2006

Cherche à être absent (5)

Bientôt la fin de mes vacances d'un jour en car de luxe avec boulettes gratuites et démonstration. 15 h 30, la demi-heure prévue pour le repas est terminée. Retour au car. 15 h 45, il manque encore 8 petits vieux, ils sont callés dans la file pour les toilettes. Tant pis, ils ne mangeront pas. Ce n'est pas grave, les petits vieux ont toujours un sac plein de en-cas avec eux. Comme j'étais turbulent à cause de la présence d'une seule boulette dans mon assiette en carton, j'ai reçu deux vieux seaux à mayonnaise remplis de boulettes, sans doute celles des dizaines de petits vieux coincés dans les embouteillages pour le WC. 16 h 15, départ pour l'autre demi-tour de ville promis dans le programme."Hé, ho, c'est le même que ce matin mais dans l'autre sens". "Monsieur, rassurez-vous, nous allons arriver pour la démonstration. Chers amis, bientôt une surprise ex - tra - or - di - naire : des moules". "Des moules, il y en a assez dans le car". Le choeur des petits vieux : "Oooooh, honteux". "Mais c'est pour rire, bande de ruines". J'ai évité un coup de canne de justesse, je me suis fait tout petit, je ne voyais plus par la fenêtre du car. M'en fous, c'était le même trajet qu'à l'aller. J'étais tout recroquevillé mais heureux. Je pensais déjà à la tête du gamin quand il verrait les boulettes.

06/04/2006

Cherche grossiste en mouchoirs en papier

Quelle émotion. Je pleure comme un bas de laine. C'est fou. Le gamin m'a envoyé une carte postale de la mer où il est en ce moment pour les vacances de Pâques. Je ne comprends pas bien la photo de la carte, ça doit être une blague : on voit un type en ciré jaune qui fait du cheval dans la mer. Je demanderai quoi au gamin après les vacances. Ca y est, je repleure. Il m'a écrit, mon gamin : "Papa, j'ai appris un nouveau mot : décortiquer. J'ai aussi appris à décortiquer les crevettes, tu sais, les petits emballages en plastique, ça ne se mange pas." Il faudra qu'il m'explique après les vacances. J'espère que sa mère lui a donné une tomate parce que le gamin, c'est tomate crevettes. Et mayonnaise. J'ai tellement pleuré de joie que j'ai inondé les raviolis et que je n'ai plus de mouchoirs libres. Cherche un grossiste.

05/04/2006

Cherche les bons gros

Le gamin est à la mer avec sa mère. Avant de partir, il m'a dit qu'il avait perdu le papier de l'école pour le voyage scolaire. Il a juste retenu le prix et il sait qu'il va aller voir les gros de Han. Je trouve que c'est cher pour voir des gros. Il y en a plein les fast food, des gros, gratuitement. Je suis allé sur internet et j'ai tapé gros, pour voir. J'ai obtenu 64.437.612 résultats. Il va me falloir deux ans pour tout visiter. Le gamin revient dans dix jours. Je demande de l'aide aux citoyens et citoyennes pour se répartir la tâche et visiter chacun quelques milliers de sites.

Cherche personnes dormant la fenêtre ouverte

Pendant que le gamin est à la mer avec sa mère, pour lui faire une surprise (au gamin, pas à sa mère), avec l'aide d'un copain, de son garage, de son établi, de sa scie sauteuse, de ses clous, de ses planches de palette et de quelques bières, j'ai réussi à construire quatre nichoirs. Hop, un clou, et de un, dans la cuisine. Hop, un clou, et de deux, dans la salle de bain. Hop, un clou, dans le coin au-dessus de la commode, vous voyez. Le quatrième hop je l'ai cloué dans l'ascenseur, histoire d'égayer l'immeuble avec quelques petits oiseaux. La vie en immeuble pourrait être chouette si on pouvait choisir les autres locataires. Moi, je n'ai pas pu. Parfois je rêve que je suis dans mon appartement au cinquième, seul, sur un île déserte, et que le propriétaire s'est noyé en venant à la nage me réclamer le loyer. Pour les nichoirs, c'est la catastrophe. Les collègues m'ont dit que je devrai dormir la fenêtre ouverte. Ca, jamais. C'est déjà tout juste pour me réchauffer avec les cinq nounours dans le lit. Je cherche des personnes qui dorment la fenêtre ouverte et qui acceptent qu'un gamin aille voir éclore les petits oiseaux chez eux.

31/03/2006

Cherche à vous donner un truc

J'ai l'habitude de me laver et de me brosser les dents dans la cuisine dans le noir. En fait, je n'aime pas me voir dans un miroir. Tenez-vous bien : j'ai toujours pris le bon tube. Jamais celui pour les hémorroïdes, jamais la mayonnaise, jamais le tube de cirage. Je vous sens déçu. Alors je vous donne mon truc : je renifle les tubes ouverts. C'est pour ça que parfois j'ai le bout tout noir en arrivant au bureau.

01:12 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mayonnaise |  Facebook |