09/01/2009

Cherche les soldes

« Chers clients, ce sont les soldes, tout doit disparaître, même les caissières, sauf celle de la caisse huit qui est ma préférée et que je garde pour moi ». « C’est quoi ce bordel ? ». « Monsieur le directeur, le micro de l’accueil a disparu ». « Chers clients, profitez des soldes. Le pain d’un kilo ne fait plus que huit cents grammes, pour le même prix ». « Retrouvez-moi ce micro tout de suite, c’est un ordre ». « Oui, monsieur le directeur ». « Chers clients, nous vous signalons que la machine à couper les pains en tranches est hors d’usage depuis que j’ai essayé d’y faire des rondelles avec le boudin de noël en solde. C’est à cause des raisins. C’est un carnage. C’est horrible. Ames sensibles s’abstenir ». « Trouvez-le, nom de tnûûût (censuré) ». « Chers clients, c’est le moment de sortir, toutes les caissières sont devant la machine à couper le boudin aux raisins. Elles vivent leurs phantasmes profonds. Je vais quitter la lingerie en solde et vous rejoindre à l’extérieur. Bye bye, arrivée d’erchi, auf videur zéne ».

16/12/2008

Cherche à éliminer le cuicui qui m'énerve

« La personne qui conduit le caddy qui fait cuicui, cuicui avec sa roue avant droite est priée d’appuyer fortement sur la poignée du caddy afin de ne rouler que sur les roues arrières. D’avance merci ». « C’est quoi, cet appel dans le supermarché, mademoiselle Laurence ? ». « Je ne sais pas, monsieur le directeur, le micro a disparu ».

07:15 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : cuicui, caddy, supermarche, micro |  Facebook |

08/10/2008

Cherche le plan des toilettes

Zut, j’ai perdu le plan du Salon de l’Alimentation de Bruxelles sur lequel les double vé cé étaient indiqués. « Madame, madame ». « Voila, monsieur, un bol de bouillon de poule. C’est du naturel, même les colorants ». « Madame, madame ». « Vous en aurez un deuxième quand vous aurez bu le premier, monsieur ». « Madame, madame, je sens que ça vient ». « Montez sur le podium, monsieur. Mesdames, messieurs, voyez le bonheur de ce connaisseur en bouillon de poule. Parlez dans le micro, monsieur ».  « Toc, toc, toc, une, deux, ça marche, on m’entend. Où sont les toilettes, je répète, appel à toutes les unités, où sont les toilettes, ça urge ? ».     

19/12/2007

Cherche les bonnes affaires pour Noël

« Chers clients, pour gagner de la place dans votre caddy, achetez nos boules de Noël précassées. Gain de temps : vous achetez, vous payez, vous jetez ». « Lâchez ce micro, monsieur, c’est celui du supermarché ». « Je donne des conseils, moi, madame ». « Monsieur, je m’occupe de vous dès que possible ». « Hop, encore un. Décorez vos sapins pour pas cher, mettez-lui des pommes de terre ». « Monsieur, un peu de patience ». « Sur votre sapin, des choux de Bruxelles, c’est encore mieux ». « Maintenant, ça suffit ». « Chers clients, vous avez entendu la dame de l’accueil, ça suffit, rejoignez les caisses en rang, deux par deux, je ne veux voir qu’une seule tête ». « Aaaaah, ma-âââme, j’ai le cordon ombilical autour du cou ». « C’est le fil du micro. Encore un mot et vous sortez du magasin par césarienne ». Pfffff.

12/07/2007

Cherche à dégager l'allée

« Waouw, il y a aussi du monde chez vous ! ». « C’est toujours comme ça quand ce sont les soldes, monsieur ». « Vous avez des chemises vertes ? ». « Les chemises sont dans la troisième allée, après les pantalons ». « Pas des à fleurs, hein, c’est pour mettre avec un pantalon beige ». « Troisième allée, monsieur ». « Heuuu, vous avez des vélos ? ». « Non ». « Une sirène de pompier ? Un micro ? ». « Surtout pas, ne touchez à rien ». « Mais je n’arriverai jamais aux chemises vertes avant la fermeture, il y a trop de monde. ‘ Allo, allo, les souris dans les chemises vertes ne sont pas dangereuses mais il vaut mieux ne pas y toucher, j’arrive ‘ ».

09/07/2007

Cherche à éviter les coups

« Allo, allo, je suis perdu, quelqu’un peut-il me renseigner ? ». « Monsieur, déposez ce micro, c’est celui du magasin ». « Tutûûût, je n’ai pas fini. Allo, allo, quelqu’un aurait-il vu des chemises vertes avec des étiquettes rouges ». « Monsieur, rendez-moi ce micro ». « Rouges, les étiquettes, celles à 50 %, et vertes les chemises. C’est un conseil de ma voisine de palier ». « Monsieur, monsieur, sortez de là ». « Et bien, elle est forte, celle-là ». « Salaud, non, je ne suis pas forte, juste un peu d’embonpoint. Voilà, voilà, voilà ». « Aïe, aïe, aïe, à l’aide. Allo, allo, ici Nicolas Hublot, je suis en plongée sous la caisse, une baleine me tape avec une perforatrice, allo, aïe, aïe, nooon, pas la perforatrice, aïe, aïe ».

07/04/2007

Biglodion cherche (2)

Biglodion cherche (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche cohabitante

J’ai cru faire une bonne affaire au marché en achetant douze slips pour le prix de huit. Erreur. Ils sont beaucoup trop larges à l’usage. Ils tombent. Je marche comme un canard homosexuel, un petit coup de derrière à droite, un petit coup de derrière à gauche. Je n’ai plus qu’à faire coin coin pour paraître naturel. Ou alors, je fais le phoque : honk, honk, honk et je bats des mains. Au parc communal, d’accord, mais au supermarché, en poussant un caddy, honk, honk, honk, ça pas être possibeul. Quand je remonte mes slips trop larges sur mes épaules pour avoir les mains libres pour tenir le caddy, je suis trop serré du, de la, des, disons, des bijoux de famille. Je dois faire des pointes. Avec les pieds. Comme une danseuse. Nouréev au supermarché. Tapetipetap ploum ploum, tapetipetap ploum ploum, les balais du vingtième siècle. J’ai essayé, j’ai eu la sécurité du supermarché sur le dos. Rien que sur le dos, heureusement. Je ne vais quand même pas utiliser mes slips pour faire du parapente, non. Je cherche cohabitante de slip pour danser la lambada.

Cherche un plan de Liège

« Coralie, tu nous quitte à 81 ans ». Coralie, Coralie, c’est quoi ce truc, je suis venu représenter le service à l’enterrement de Gérard. « Coralie, tu as choisi de rester jeune fille pour élever tes vaches ». Ha , ha, ha, Gérard, élever des vaches, qu’il est con ce curé, Gérard jeune fille, je vais pisser de rire, ha, ha, ha. « Coralie, tu n’es pas seule, un paroissien est là, je lui cède la parole ». Qui ? Moi ? « Heu, Gérard, tu es là, Gérard ? Dans la caisse ». « Mon fils, la douleur vous égare, il s’agit de Coralie ». « Mon père, c’est vrai, je le confesse, je suis égaré, je cherche Gérard, il est mort à Liège, j’ai la couronne offerte par service dans le coffre de ma voiture, où est Gérard ».  Merde, je me suis trompé d’église. Qui peut m’envoyer d’urgence un plan de Liège.

Cherche maman

« Profitez-en, aujourd’hui le cabillaud est à 19,90 euros ». « Pardon, madame, j’ai perdu ma maman ». « Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge ». « Non, non, je l’ai perdue dans le supermarché ». « Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel ». « Biglodion ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l’accueil ». « Non, non ». « Comment, non non ? ». « Vous devez dire ‘le petit Biglodion’ sinon elle ne viendra jamais ». « Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l’accueil ». « Passez-moi le micro ». « Non ». « Si ». « Je vais avoir des ennuis avec le directeur ». « Hé, ho, j’ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu’ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro ». « Heu, mais la promo du cabillaud ». « Je m’en charge ». « Mais ». « Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours ». « Et le cabillaud ». « Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m’entendez, le cabillaud, m’sieurs, dames, c’est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m’entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu’il n’est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c’est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j’oubliais, le cabillaud, m’sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j’ai pipi, je m’excuse de t’avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m’sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t’envoie au home, na ». Plus jamais, plus jamais je n’amènerai maman au supermarché.

 

<!--DEBUT WEBOSCOPE FREE - Weborama -->
<script type="text/javascript">
WEBO_ZONE=1;
WEBO_PAGE=1;
webogold_ok=0;</script>
<script type="text/javascript" src="http://script.weborama.fr/gold.js"></script>
<script type="text/javascript">
if(webogold_ok==1){webogold_zpi(WEBO_ZONE,WEBO_PAGE,296588);}</script>
<NOSCRIPT><A HREF="http://www.weboscope.com">Weboscope</A> mesure d'audience, statistiques, ROI<BR>
<A HREF="http://www.weborama.fr">Classement des meilleurs sites</A> et positionnement </NOSCRIPT>
<!--FIN WEBOSCOPE FREE - Weborama -->

17/10/2006

Cherche Kiki

"Kiki, reviens". "Monsieur, lâchez ce micro". "Non, non, allo, Kiki". "Monsieur, lâchez ce micro, je vais faire l'appel moi-même. Où avez vous perdu votre fils ?". "Ce n'est pas mon gamin". "Votre neveu ?". "Non non, c'est le hamster du gamin". "Monsieur, on ne fait pas d'appel ici pour un hamster". "Kiki, Kiki". "Rendez-moi ce micro tout de suite". "Kiki, Kiki, papa est à l'accueil". "Donnez-moi ce micro, chers clients, si vous apercevez un hamster, prévenez l'accueil. Heu, il est où ?". "Dans les carottes en vrac, le vétérinaire a dit qu'il devait de temps en temps manger du frais". "Appel aux kikis, pardon, appel aux clients, prévenez l'accueil s'il y a quelqu'un dans les carottes". "Hé, ho, c'est pas comme ça qu'il va revenir, hein. Attendez". "Rendez-moi le micro". "Non, non. Madame, mademoiselle, monsieur, la petite bèbète qui bouffe des carottes, c'est Kiki. Donnez lui un raisin, j'arrive". "Monsieur, revenez, lâchez ce micro". "Non, non, Kiki, ne mange pas le raisin, il faut d'abord le laver, c'est plein de produits". "Monsieur". "Oui, madame". "Donnez-moi le micro, allez près des carottes et je lance un appel". "Oui, madame". ... "Chers clients, promotion ce jour sur le cabillaud, profitez-en".

04/10/2006

Cherche Gérard d'urgence

"Maintenant, si un parent, un ami, veut dire quelques mots à notre cher défunt, voici le micro". "Gérard, tu nous a quitté". "Psiiit". "Sacré Gérard, tu ne viendras jamais à nos enterrments". "Psiiit". "Gérard, tout le service pleure mais je vois que suis le seul ici"."Psiiit". "C'est fini, oui, ces psiiit, bordel". "Mon bien cher frère, la douleur vous égare. Nous accompagnons aujourd'hui Amélie, 94 ans, à sa dernière demeure". "Mais alors, Gérard, où es-tu nom de dieu". "Pas de ça ici, mon fils, vous êtes dans une église". "Mais c'est moi qui ai les fleurs du service pour Gérard, nom de dieu de nom de dieu de nom de dieu". "Seigneur, bénissez ce pécheur et vous, rendez-moi le micro". "Attends, bonhomme, je n'ai pas fini. Amélie, bonjour. Et au revoir. Puisque le curé a dit que t'étais la-haut, peux-tu regarder vers ici et me faire savoir où est Gérard. C'est pas pour Gérard. Je m'en fous de Gérard. C'est pour les fleurs. Elles nous ont coûté la peau des fesses. Amélie, hou, hou". 

16/09/2006

Cherche à être absent (2)

Mon voyage d'un jour en car de luxe, avec climatisation, accompagnateur et démonstrations. Youpie. Voyons le programe : prise en charge des participants. Ouais, je sais, je suis dans le car depuis 6 h 45, il est 12h 15 et il y a encore deux arrêts sur les 23 prévus. La prochaine fois que je voyage en car de luxe, je prends le tgv. Stop. Arrêt. Des soeurs jumelles montent. Deux. Waow. Zut, à elles deux elles doivent totaliser plus de 140 ans au compteur. C'est un voyage ou un cauchemard, hein. On est obligé d'applaudir chaque nouveau participant. Moi : "Clap, clap, nous avons, faim, clap, clap, nous avons, faim". L'accompagnateur : "Je vous rappelle le programme, quand nous aurons réuni tout le monde, nous aurons droit à une petite démonstration". Enfin, nous y voilà, dans une salle. Une dame, au micro : "Qui peut me dire ce que c'est que ces merveilles. Des vitro ..., des vitro ... . Un petit vieux du car : "Heu, des vitraux d'art ?". La dame, au micro : "Non, non, des vitro ..., des vitro ...". J'ai craqué et j'ai pris le micro : "Je sais, moi, madame, je sais, des vî trô d'cul". Aïe, aïe, aïe, ça a jeté un froid dans la salle, tous les vî trô d'cul présents ont crié "Oooooh". C'étaient des plaques vitrocéramiques.Résultat, personne n'a voulu en acheter. M'en fous. J'ai faim. Il est 14 h 20 et toujours pas de boulettes sauce tomate à l'horizon. Je vous raconterai la suite, si je ne suis pas mort de faim.

31/08/2006

Cherche maman

"Profitez-en, aujourd'hui le cabillaud est à 19,90 euros". "Pardon, madame, j'ai perdu ma maman". "Ho, pauvre monsieur, elle avait quel âge". "Non, non, je l'ai perdue dans le supermarché". "Ah, vous vous appellez comment, je vais faire un appel". "Biglodion". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Bildoguion attend sa maman à l'accueil". "Non, non". "Comment, non non ?". "Vous devez dire 'le petit Biglodion' sinon elle ne viendra jamais". "Avis à notre aimable clientèle, monsieur Petit Bill Godion attend sa maman à l'accueil". "Passez-moi le micro". "Non". "Si". "Je vais avoir des ennuis avec le directeur". "Hé, ho, j'ai perdu maman du côté des surgelés, elle a la manie de prendre les paquets de tout en bas parce qu'ils sont plus froids. Elle est peut-être coincée dans la banquise, passez-moi le micro". "Heu, mais la promo du cabillaud". "Je m'en charge". "Mais". "Y a pas de mais, allez aux surgelés, appelez spéléo-secours". "Et le cabillaud". "Allo, un, deux, ça marche ce truc, un deux, vous m'entendez, le cabillaud, m'sieurs, dames, c'est plein de phosphore, dépéchez-vous, maman arrive et va tout rafler, maman, si tu m'entends, ne prends pas de cabillaud, ils le liquident parce qu'il n'est plus frais, maman, reviens, ça suffit, c'est pas des jeux à faire à 80 ans, ah oui, j'oubliais, le cabillaud, m'sieurs dames, caca bibi yoyo, ca bi yo, ca bi yo, hou houuu, maman, reviens, je veux rentrer maison, j'ai pipi, je m'excuse de t'avoir traité de vieille dentelle, cabillaud, m'sieurs dames, si vous retrouvez maman, je vous offre une crevette, di dju, maman, si tu ne sors pas de ta cachette je t'envoie au home, na". Plus jamais, plus jamais je n'amènerai maman au supermarché.

25/04/2006

Cherche un supermarché avec plein de micros

Hé, hé, hé. J'ai refait le coup du micro au supermarché. Cette fois, j'ai pris le micro de l'accueil pendant que la dame était partie faire pipi. "Ici, l'accueil, hé, hé, hé, coucou, bonjour à toutes et à tous, ceci est un appel personnel pour la caisse douze. La petite dame en tailleur est attendue à l'accueil par le beau monsieur qui agite un paquet de spaghetti à tour de bras. Ho, ho, coucou. C'est moi, hé, hé, hé. Soyez discrète en venant à l'accueil. Il ne faut pas qu'on me reconnaisse.". Et paf, de nouveau dans le bureau du directeur. Il m'a menacé de retirer dix points sur ma carte de fidélité. J'ai attrapé le virus du micro. Je cherche un supermarché où il ya plein de micros.

19/04/2006

Cherche quelqu'un pour amener ma maman.

Vous étiez splendide, au supermarché, à la caisse douze. J'étais à la caisse huit, coincé entre le gros cul d'une mèmère à chachats et son caddy plein de barquettes et une nerveuse qui me rentrait dans les fesses avec le sien. - - - J’ai vu un micro sur une tablette près de la caisse : Allo, ici caisse huit. Caisse douze, vous m'entendez ? - - - La chef caissière s’est amenée (1) : Monsieur, veuillez lâcher le micro, il est réservé à la chef caissière pour les enfants perdus et les promotions. - - - Moi, dans le micro (1) : Allo, allo, je suis perdu à la caisse huit, j'appelle la caisse douze. Le cabillaud est en promotion et aussi les sardi ... Argllll, vous m'étranglez. - - - La chef caissière (2) : Chers clients, il n'y a pas de promotion sur le cabillaud aujourd'hui. Nous mettons la caisse cinq à votre disposition, le temps de déboucher la caisse huit. - - - Moi, dans le micro (2) : Hop, j'ai attrapé le micro. Chères clientes, incroyable, je suis au rayon chaussures, il n'y a que des pieds gauches. Chères clientes, ... , il faut que je me cache. Allo, la caisse douze ? - - - La dame de l'accueil, dans son micro (1) : Appel 22, appel 22, quelqu'un l'a vu derrière les frigos avec les petits yaourts. Chers clients, nous vous souhaitons une bonne journée et vous rappelons qu'aujourd'hui les oeufs de Pâques en chocolat sont à cinquante pourcent. - - - Moi, dans le micro (3) : Non, non, je ne suis pas dans les yaourts. Hé, hé, hé. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (2) : Appel 24. Tous les bouchers, fouillez les viandes. Chers clients, les oeufs de Pâques en chocolat sont exceptionnellement à moins soixante pourcent, profitez-en. - - - Moi, dans le micro (4) : Et la chipolata, elle est à combien ? Hé, hé, hé. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (3) : Ta gueule. Chers clients, tout va bien. Nous vous remercions pour votre visite et, s'il vous plait, veuillez mettre vos articles sur le tapis roulant, nous n'avons pas d'autre caissière disponible. Nous vous rappelons la promotion sur le cabill, ..., pardon, sur les oeufs de Pâques en chocolat. - - - Moi, dans le micro (5) : Coucou ! Hé, hé, hé. - - La dame de l'accueil, dans son micro (4) : Appel à toutes les unités. La lingerie. Fouillez la lingerie. Chers clients, nous vous remercions pour votre visite. Allez, hop, dehors. Vite, ça bouchonne. Chers clients, au plaisir de vous revoir. - - - Moi, dans le micro (6) : Chères clientes, nous allons procéder à une coupure générale de l'électricité. Veuillez remettre tous vos articles dans les rayons et sortir en rang par deux. Hé, hé, hé. Allez, hop, une, deux, une, deux. - - - La dame de l'accueil, dans son micro (5) : Chers clients, nous vous remercions pour avoir applaudi l'humour du directeur de votre supermarché. Mais ce n'est pas de l'humour et ce n'est pas le directeur. Chers clients, pour tout achat de dix euros ou plus, vous recevez deux oeufs de Pâques en chocolat si vous mettez moins de deux minutes pour passer à la caisse. - - - Moi, au gsm : Allo, maman, viens me chercher, je suis dans le bureau du directeur du supermarché. J'ai fait une rencontre mais ça a raté. Viens vite, ils ont planqué le caddy et les surgelés commencent à fondre.

24/03/2006

Cherche à défendre le français

Chaque jour, à la radio, c'est la même chose : "Gneugneugneu, on nous signale qu'un camion à perdu son chargement sur la nationale". Mais c'est faux. Au supermarché, la chef des objets trouvés ne dit pas au micro "Un papa de gamin a perdu son gamin", elle dit : "Un petit garçon attend son papa à l'accueil". Parfois elle ajoute : "Venez vite, il est infernal et fout le bordel partout". Dans ces cas-là je me retourne et, vu son absence, j'ai la confirmation : c'est le gamin. Vous avez déjà remarqué : c'est un moment horrible pour le papa : tous les clients s'arrêtent pour regarder quel est l'imbécile de père qui a perdu son gamin. Quand ça m'arrive, j'ai un truc : j'attends, vingt minutes s'il le faut, et, dès que j'entends "Le cabillaud est en promotion pendant dix minutes", je file à l'accueil pendant que les autres imbéciles se piétinent au rayon poissonnerie. Où en étais-je ? Vous m'avez distrait. Ah oui, on devrait dire "Un chargement attend son camion dans le ravin".