31/03/2009

Cherche un boudin à ressort

Cette année, pour ses Pâques, le gamin recevra un boomerang. C’est un jouet économique puisqu’il revient toujours. J’entends déjà le gamin : « Papa, viens voir ce que la cloche a passé (il sera surpris un jour de savoir que ce qu’il appelle la cloche, c’est moi. Il faudra que je parle préventivement de ce futur traumatisme filial à ma psy. J’attends qu’il fasse plus chaud, à cause de ses décolletés plongeants. Hé, c’est sans supplément, faut en profiter. En plus, quand je lui fais pouêt pouêt elle me donne des jours de congé pour cause de surmenage. Je ne sais pas imiter beaucoup de personnes, a part Johnny aqueux aqueux, mais j’imite bien le surmenage. En plus c’est avec les mains et pouêt pouêt se dit pouêt pouêt en ch’ti, en wallon ou en marseillais. Même en braille si on n’est pas muet. Je ferme la parenthèse). Le gamin va certainement ajouter : « Et ça sert à quoi ? Où met-on les piles ? On reçoit ça en achetant quoi ? C’est une réplique du chapeau de Napoléon passée au rouleau compresseur ? Je parie que le papa de Cédric sait s’en servir ». J’ai donc décidé de savoir m’en servir. Après dix lancers j’ai arrêté. J’avais parcouru un vingtième de marathon, grimpé dans cinq arbres pour récupérer l’engin, déchiré mon pantalon lors de la cinquième descente et pris mon pied trois fois dans une taupinière. La bouse de vache, ça glisse. Il y avait déjà des pissenlits. Ce n’est pas mauvais. Une fois relevé j’ai eu une idée : essayer verticalement. Il faut courir moins loin. Le principal est de ne pas éternuer à cause du soleil quand il retombe, ça fait mal, je le sais. Jamais à court d’idée je vais tester le boomerang verticalement mais vers le bas, chez moi, à partir du cinquième étage. Pour étudier son aérodynamisme. J’ai l’impression qu’il ne va pas remonter tout seul et je n’ai pas envie de me taper un abonnement all-in dans l’ascenseur. Je cherche quelqu’un qui disposerait d’un boudin à ressort et qui ne mangerait que le boudin. Je partage les frais, l’un prenant le boudin au prix de la viande et moi le ressort, au prix de la ferraille.

07/02/2009

Tûûût 32. Cherche le bon pneu

« Allo, c’est pour un pneu ». « Oui, monsieur, nous avons presque tout en stock. C’est quelle référence ? ». « C’est un pneu noir ». « Oui, mais je dois savoir ce qu’il y a écrit dessus pour aller voir sur l’ordinateur si j’en ai en stock ». « Aaaah. Si je viens avec le pneu, ça ira ? ». « Oui, monsieur, si vous savez encore rouler avec le pneu à remplacer. Nous ferons alors l’équilibrage des roues ». « Equilibrer les roues, ce ne sera pas nécessaire ». « Monsieur, c’est une question de sécurité. A propos, s’il faut le changer, il faut changer les deux ». « Pas possible ». « Monsieur, c’est la loi, il faut que les deux pneus d’un même essieu soient de la même marque et présentent le même taux d’usure ». « Pas possible, je vous l’ai dit ». « Comment ça, pas possible ? ». « Je n’ai qu’un pneu » ». « Un pneu ? ». « Ben, oui, c’est le pneu de ma brouette ». Tûûût, tûûût, tûûût.

07:33 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : allo, tuuut, envoyez, moi, vos, essais, de, qu on, rie, ensemble |  Facebook |