31/01/2009

Cherche de bons vieux films

Gonzalez, mon voisin portugais du troisième, me manque. Il est parti quelques jours au Portugal pour l’enterrement de sa tante Adèle. C’est idiot, me direz-vous, puisqu’elle est morte, Adèle. Avant de partir il m’a dit : « Biloudionne, yé souis sour l’héritache. Yé va aouar la collèchionne des cachettes dè Louiche Dé Founèche. Sour oune seize percée ».  « Sur un arbre perché ». « Ochi La yolie en grandeur, Papy faiche dé la réjistanche à la clair dè loune ». « Gonzales, je vous arrête ». « Ma, yé né rien fait ». « Gonzales, le clair de lune, ce n’est pas avec De Funes, c’est avec Maubeuge ». « Scouze, yé ma trompé ». « Gonzalez, si vous avez une autre tante, tout aussi moribonde mais un peu plus moderne, attendez un peu et revenez avec la même chose mais en DVD ».

19/01/2009

Cherche à sortir

« Houhou, madame, houhou, monsieur ». … … … « Houhou, je vous entends, m’entendez-vous ? ». … … … « Houhou, houhou, bande d’ingrats, vous pourriez répondre, non ». … … … « Ici, Robinson Crusoé. Je suis sur le radeau de la méduse au milieu de la marée humaine. A l’aide ». … … … « Je vais compter jusque trois et, à trois, je lance un S.O.S. en jetant mes godasses par-dessus bord, compris ? Et ce sont des lourdes, hein, des chaussures d’hiver  ». … … … « Houhou, houhou, j’ai des bonbons. Des bonbons à la fraise. Qui veut un bonbon à la fraise ? ». « Maman, maman, j’ai entendu Père Noël qui donne des bonbons, ça venait de là ». « Viens, on sort d’ici, ma chérie ». « Restez, j’ai deux bonbons ». « N’insistez pas, monsieur, ça ne fait pas d’attirer des enfants dans une cabine d’essayage ». « Madame, il y a erreur, j’ai laissé tomber mon pantalon et quelqu’un l’a pris par en dessous de la cloison ». « Vous n’avez qu’à sortir en mettant celui que essayez ». « Pas possible, madame, j’ai flaché sur le décor du bermuda, des cocotiers, mais j’ai oublié de regarder la taille. C’est du garçonnet. Quand vous me verrez vous comprendrez ». « Mais je ne compte pas vous voir, monsieur. Que voulez-vous au juste ? ». « Les tissus d’ameublement sont à moins soixante-quinze pourcent, j’en voudrais six mètres cinquante pour me draper dedans ». « C’est bon pour une fois. Quelle couleur ? ». « Je m’en fiche, du moments qu’il n’est pas imprimé avec des cocotiers, ce n’est pas la saison ».

24/05/2007

Cherche des toilettes insonorisées

« Deux moules nature, deux ». … « Deux marinières, deux ». … « Et deux nature, deux ». « Quatre vin blanc, quatre, et une nature, une ». … « Une provençale, une, une marinière, une et deux charentaises, deux ». « Lucien, tu déconnes ? ». « Je n’ai rien dit, chef ». « Non, et tes moules charentaises, c’est quoi, alors ? ». « Chef, je vous jure, je n’ai rien dit. La dernière commande, c’était quatre osso buco ». « Didju, j’ai mis en route cinq nature, quatre vin blanc, trois marinières et une provençale, c’est pour qui ? ». « Chef, ne tapez pas, déposez la poêle, chef. Je me renseigne, chef ». « Ici Londres, les français parlent aux français ». « Chef, chef, il y a un type dans les toilettes. Il n’arrête pas de gueuler et ça communique dans les cuisines et dans la salle par la ventilation ». « Germaine, renfort caisse huit ». « Lucien, sors le de là, et vite ». « C’est fermé à clef, chef ». « Lucien, essaye d’attraper son pantalon par en dessous de la porte, il doit sortir ». « Chef, chef, je l’ai. Je fouille ? ». « Oui, Lucien ». « Au voleur, au voleur, au voleur, passez moi une grande nappe ». « Lucien, fais n’importe quoi mais fais le taire. Il y a déjà les quatre osso buco qui viennent de filer à l’anglaise sans consommer ». « Monsieur, monsieur Biglodion, si vous arrêtez je vous rends votre carte d’identité, votre porte-feuille et votre pantalon ».