20/03/2010

Cherche à épiler

« Papa, papa, tu es tout rouge ». « Oui, gamin, c’est le soleil du printemps ». « Tu as fait quoi, papa, pour être aussi rouge ? ». « Du jardinage, gamin ». « Du jardinage ! Sur la moquette ? ». « Sur le balcon, gamin ». « Ah. Tu as semé une pelouse sur le balcon, papa ? ». « Non, gamin, j’ai passé ma matinée à enlever les mauvaises herbes du bonzaï ». « Une matinée ! ». « Gamin, c’est du travail de précision, avec la pince à épiler ». « Wow, tu es devenu champion en épilation, alors, papa ». « Oui, gamin ». « Papa, j’ai une idée ». « Ah bon ! Pourquoi pas. Je t’écoute, gamin ». « Papa, quand on est expert dans une discipline, comme toi en pince à épiler, il faut garder la main ». « Oui, gamin. Mais je ne vais quand même pas semer des mauvaises herbes au pied du bonzaï pour avoir le plaisir de les épiler par après ». « Non, papa, je pensais à la moustache de la voisine de palier ». « Heuuu ».

 

11/09/2009

Cherche psy dodo canapé

Je me suis trompé de photo quand mon psy m'a demandé si j'en avais une de moi quand l'étais jeune, pour voir si j'avais déjà la bosse des maths, le creux de la vague, la langue bien pendue, la culotte de cheval, les nerfs à fleur de peau, les guibolles qui flageollent, un poil dans la main, une odeur de moquette fumée, les seins qui louchent, les dents de la mère, une cervelle d'oiseau, des pieds de porc, une langue de boeuf, les dents du dessous qui baignent, les pieds dans le plat, l'oeil de Moscou, la rate qui se dilate, les deux doigts dans le nez, le nez en trompete, une tête à claques, les tripes à la mode de Caen, le waterzooï à la gantoise, la tête pressée entre deux saindoux comme chez le boucher, une côte à l'os, un oeil qui dit coucou à l'autre, un coucou qui sort quand c'est l'heure, un cheveu sur la langue, une langue de bois. Quel questionnaire j'ai du subir. Ah, il faire beaucoup d'études pour être psy. C'est quand je lui montré la photo que ça c'est gâté. " Vous avez besoin de vacances. Et tout de suite. Mais pas dans mon canapé. Allez, réveillez-vous ".

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30/05/2009

Cherche une punition exemplaire

J'ai surpris le gamin en train de fumer un cigare de la main gauche. " C'est un tout petit, papa " disait-il de la main droite. Il a osé ajouter : " Tu devrais avoir peur, papa, je suis le potiron masqué et je vais cracher tous mes pépins ". "D'accord, gamin, mais fais-le par la fenêtre. A l'intérieur ça ne poussera pas sur la moquette ". " D'accord, papa, mais j'exige une rançon ". " Tu sais ce qu'est une rançon ! ". " Oui, papa, et je suis déterminé à combattre pour mes revendications ". " " De mieux en mieux. Quelle est la rançon ? ". " J'exige, ce midi, une vraie soupe faite avec des légumes du marché, des poireaux, des oignons, des épinards à la crême à la place d'une soupe en poudre dans un sachet. Une soupe rouge, avec des boulettes ". " Et oui, rouge, j'aurais du m'en douter ".

2007 octobre 094 - Copie

27/05/2009

Cherche à prendre mon pied

Hier j’ai pris mon pied. Dans une souche d’arbre en allant vider ma vessie près d’une route. Pendant que j’admirais de près le sol wallon jonché de canettes, d’emballages vides ayant contenu des bonbons ou des barres chocolatées, de sacs pleins dont on pouvait dire à l’odeur qu’ils ne dataient pas d’hier, je me suis dit : « Toi, tu viens de prendre ton pied ». A quoi je me répondis : « Pourquoi donc ne prendre qu’un seul pied ? Le plaisir serait-il réservé aux unijambistes ? Pendant qu’une herbe folle agitée par un petit vent, pas de moi, hein, le vent, me taquinait la narine gauche, je pensais au cul-de-jatte qui ne prend jamais son pied et qui ne trouve jamais la bonne pointure dans un magasin de chaussures. Que dire de son chien à qui il crie « Médor, au pied ». Au fond, il n’y a pas que des lampadaires dans la vie, il y a aussi des lampes de chevet. Chacun a son utilité. Si j’achète un lampadaire pour ma table de chevet je vais devoir trouer le plafond. Et ce sont les gens du sixième étage qui profiteront de ma lumière. Au sixième, ce sont de jeunes mariés. Ils prennent souvent leur pied. Je l’imagine d’ici, par terre, à deux mètres de la route, elle, dans leur chambre, dire à son mari : « Chéri, as-tu mis de l’engrais sur la moquette ? Il y a une lampe de chevet qui pousse. Je ne trouve pas l’interrupteur et ça m’empêche de dormir ». « Dévisse l’ampoule ». « Oui, mon chéri que j’adore ». Sur ces bonnes paroles je me suis endormi. Ce sont des policiers de la brigade de la route qui m’ont secoué : « Monsieur, réveillez-vous. Si vous preniez votre pied avec une dame, il y a longtemps qu’elle est partie ».   

30/12/2008

Cherche à m'amuser

Je suis le gamin de Biglodion qui est parti en randonnée me chercher quelqu'un qui sait faire la cuisine. Je m'emmerde. Alors j'ai ouvert la cage de Kiki et Pipette, les hamsters. Incroyable, ça bouffe tout, ces machins, les pantoufles de papa, les fils électiques de papa, la moquette de papa, l'agenda de papa avec ses adresses, les factures de papa. Heureusement que papa n'est pas là.

09/10/2008

Cherche à éviter la déprime

Authentique, j’ai reçu une invitation « Venez découvrir les possibilités culinaires de la cuisine à la vapeur à l’occasion de l’une des démonstrations dans le Théâtre des Dégustations du Salon de l’Alimentation à Bruxelles ». A la vapeur, non mais, à la vapeur ! Mais c’est dépassé les trains à vapeur, tchouc tchouc nougat. Je n’irai pas. Je vais rester chez moi et ressortir le train électrique que j’ai reçu pour mes dix-huit ans. Modèle de luxe : pas un bête rond mais un ovale, c’est à dire un demi rond, un rail droit, un demi rond, un rail droit et ainsi de suite. Quels souvenirs. C’était un cadeau collectif de parrain (il est mort), de marraine (décédée), de maman (paix à son âme) et de papa (tombé d’un mirador à la guerre). Que c’est triste. J’ai un cimetière sur la moquette. C’est déprimant le Salon de l’Alimentation.

24/09/2008

Tûûût 26 bis. Cherche à colmater

« Allo ». « Bonjour, plomberie Lafuite, je vous écoute ». « Heuuu, je crois que ça s’agrandit, pouvez-vous venir en urgence, ici, c’est devenu du Schubert, la fuite vagabonde ». « Il me semble que je reconnais votre voix. J’y suis. Vous êtes le petit con d’hier, c’est ça ? ». « Heuuu ». « Ah ah, monsieur Choubert, la moquette fait ploutch ploutch ? On est moins fier, hein, on est dans la purée, la rata de choubert  ». « Pas Schubert. Mon nom est Biglodion et la fuite, c’est au ». « Biglodion, aaaaah, ah, ah. Germaine, tu ne me croiras jamais, j’ai un biglodion qui fuit au bout du fil, aaah, aaah, aaah ». « Mets du mastic comme d’habitude, ça tiendra les six mois de garantie ». « Monsieur, c’est sérieux, j’ai une fuite ». « Une fuite ! ça coule de source, sinon vous n’appelleriez pas un plombier, aaah, aaah, aaah ». « Mais, monsieur, je fais quoi avec la fuite ? ». « Téléphonez à Bob l’éponge ».

13/08/2008

Cherche à aspirer la moquette

Hello, ce sont les vacances d’été. J’ai pris mes quartiers d’hiver à la cave. Je la vide. Et quand elle sera vide, je la plains. Comme mon verre, quand il est plein je le vide et quand il est vide je le plains. Comme le tapis. Le tapis plain. J’entends d’ici votre rire moquette. « Allo, maman ». « Quoi encore ». « L’aspirateur ne fait plus vouuuuuuuuuu ». « Tu as branché la prise électrique ? ». « Heuuu ».

11/03/2008

Cherche le bon lendemain

« Allo, maman, c’est toi ? ». « Non, c’est mon sosie. Il a le même numéro que moi ». « Ah bon. Passez-moi maman, s’il vous plaît ». « Idiot, c’est moi ». « Ah ! Tu sais quoi ? ». « Non. Tu vas encore me sortir une couillonnade, c’est ça ? ». « Non, non, c’est sérieux, tu as la même voix que ton sosie ». « Et Tatayet aussi. Il est toujours propre, lui. Et quand il est dans la machine à laver, son sosie a la même voix que lui ». « Ah bon, il y a deux Tatayet ? Ils sont différents ? ». « Après ton coup de fil divertissant tu ouvriras ton dictionnaire ». « Tu crois que Tatayet est dedans ? Avec une photo ? ». « Idiot, tu iras voir à sosie, ce sera plus facile pour toi, c’est avant les pages roses ». « Tu sais quoi, maman ? ». « Dis toujours ». « A l’école, on disait les pages rousses du Petit Larose ». « Oui, ça ne m’étonne pas, j’ai toujours eu des doutes sur l’intellectualité des petits frères des écoles chrétiennes ». « Dis, maman, sais-tu pourquoi je te téléphone ? ». « Je m’attends à tout, je suis assise, tu peux parler ». « On est le onze mars, maman ». « Donne moi aussi l’heure, tant que tu y es. On ne sait jamais, nous ne sommes peut-être pas dans le même fuseau horaire ». « Maman, le onze mars, c’est le lendemain du dix ». « Je le sais. Le dix mars, c’est le jour où j’ai accouché d’un joli petit bambin tout bouclé qui est devenu débile plus tard ». « Ah bon. J’ai un frère caché qui est aussi né le dix mars, Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? ». « Dis moi pourquoi tu téléphones. Je suis en train de faire un sudoku et je souhaites l’avoir terminé avant l’arrivée de mon amie Lucienne avec qui je vais faire un monopoly ». « C’est que, comment dire, chemin faisant, je me promenais et que vois-je sur le trottoir ? ». « Une crotte de chien, je sais, j’aurai un chien quand on en fabriquera des constipés ». « Voyons, maman, enfin. Que vois-je, disais-je ». « Une crotte de chien, je te dis. C’est ça ou un tchouwinne gomme. Rarement une pièce d’un euro. Pourtant c’est un agréable complément de pension pour une veuve divorcée, tu sais. C’est avec ça que je m’achète Tricot et Loisirs. C’est pour ça que je suis voûtée quand je marche. Pas pour renifler les crottes de chien. Ne me dis pas que je fais une obsession sur les crottes de chien, je le sais. N’oublie pas que le sol est recouvert de moquette chez moi. Quand, dans ma jeunesse, je me promenais dans les prés, il était normal que je me bouse une vache mais, Jésus Marie Joseph, qu’ai-je fais au Bon Dieu pour voir ça ». « Allo,maman ». « N’énerve pas mes nerfs énervés. Tu te rends compte de ce que seraient les trottoirs si les humains faisaient de même, ceux qui font dur, ceux qui ont la coulante ? Il faudrait marcher avec des échasses ». « Allo, maman ». « Il paraît que les vaches font des trous dans l’atmosphère parce qu’elles bousent. Ce n’est pas parce que les trous de cul de chien sont plus petits qu’il n’y a pas de trou dans l’atmosphère. Ils polluent par terre et ils polluent en l’air » ? « Allo, maman ». « L’autre jour, c’était sur la rue, une voiture est passée, tu aurais du voir ma sacoche ». « Allo, maman ». « Oui, quoi. Dis vite, je suis pressée. Pas besoin de me parler de trottoir ni de chemin faisant. Quel est ton nouveau problème ? ». « En fait, ce que j’ai vu quand j’étais sur le trottoir, c’est la façade de la banque. J’y suis entré pour prendre mes extraits et, oh surprise, je n’ai pas vu le cadeau d’anniversaire que tu me fais chaque année. J’ai pensé que, vu ton âge, tu avais peut-être eu un trou de mémoire ». Tûûût, tûûût, tûûût.

08/01/2008

Cherche à ne pas élever des canards

« Papa, tu devrais nous faire du foie gras de canard, c’est délicieux, j’en ai eu chez Papy et Mamy ». « Mais tu es sot, gamin. L’appartement est trop petit. Tu vas les mettre où, hein, les canards ? Et cultiver des graines pour les nourrir. Tu crois que ça pousse sur la moquette, les graines ? Si on a un champ de maïs dans l’appartement on ne se verra plus. Et récolter les grains de maïs, hein ? Tu imagines faire entrer une moissonneuse et un tracteur dans l’ascenseur, hein ? Et la Commission européenne, tu y penses, les quotas. Dès que tu parles à un fermier, il te répond quota, quota. Et la baignoire, gamin, hein ? C’est jaloux des canards, ils vont bouffer ton canard en mousse. Oh, tu m’écoutes ». « J’ai faim, papa. Fais des raviolis ». « Ils réchauffent, gamin ».

16/06/2007

Cherche deux moutons, pas plus

« Papa, je veux des moutons ». « Gamin, enfin, voyons, tu es fou ou quoi, des moutons, dans l’appartement au cinquième étage, ils vont brouter la moquette ». « Papa, je veux des moutons ». « Tu auras une écharpe en laine, gamin. La laine, c’est du mouton ». « Papa, t’as vendu Ham, Stram, Gram, Piképi, Kéco, Légram, les petits hamsters, je veux des moutons ». « Heuuu, gamin, faisons un compromis. D’accord pour deux moutons, deux jours, pas plus, les 24 et 25 décembre, pour faire une crèche vivante pour Noël si, condition signée canonne, on arrive à faire monter un âne et un bœuf dans l’ascenseur ». Je cherche deux moutons pour les 24 et 25 décembre.

14/03/2007

Les ennuis de Biglodion (2)

Les ennuis de Biglodion (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche moyen de communication

Ce week end je suis allé à l’inauguration de la nouvelle piscine couverte et chauffée chez des amis. Génial, quoique un peu bruyant à cause du truc à bulles. Massé par les vagues générées par le truc à vagues, mon intestin m’a suggéré de me rendre aux toilettes, dans la maison. Soulagé, je me suis aperçu qu’il n’y avait plus de papier. Une heure trente minutes à crier « Pa pier, pa pier, pa pier » avec, pour seule lecture, un carrelage mural en imitation Delft montrant des pêcheurs de crevettes. J’ai paniqué. S’ils s’étaient tous noyés, je serais resté mort-vivant sans papier. Je cherche, pour offrir à mes amis, un moyen de communication entre les toilettes et leur piscine.

Cherche petit moine avec de petits trous

J’ai vu à la télé un gamin qui enfilait des tas de slips en sautant dedans. Si un gamin sait le faire, pourquoi pas moi, me dis-je. J’ai profité d’une absence de Biquette pour cause de manque de produit vaisselle et j’ai essayé. Pas de chance, au premier slip, mes deux jambes se sont retrouvées dans le même trou. J’ai une entorse mais j’ai aussi des excuses : 58 ans, pas d’entraînement et toute ma tête. Plus une bosse. En chutant, elle a plongé sur une armoire et, après avoir traversé la porte, a cassé un petit moine avec des trous au-dessus et qui nous servait de salière. Mais c’était aussi un souvenir puisque Biquette et moi l’avions acheté à Nismes, il y a 28 ans, lors de notre premier voyage. Elle est fâchée. Je cherche un moine à trous.

Cherche un truc pour les ongles de pied

Quand je me les coupe, mes ongles de pied sautent partout. En moyenne j’en retrouve deux sur dix. Ce n’est pas que j’y tiens beaucoup puisque je les coupe. Le problème n’est pas de les perdre mais de les retrouver, bien secs, bien durs, bien piquants, enfoncés dans la plante des pieds. Ca pîîîque. Je ne les vois pas, ces rognures ont la même couleur que la moquette. Je ne vais quand même pas devoir changer de couleur de moquette, non mais. Je cherche un truc pour empêcher les ongles de pied de sauter partout.

10/03/2007

Kiki le hamster (1)

Kiki le hamster (1)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

Cherche un détecteur de hamster

Kiki, le hamster du gamin, a disparu le jour où j’ai posé la moquette. Je crains le pire, d’autant plus que j’ai eu des difficultés à aplanir une bosse dans la moquette. Je sais que dans les montagnes il y a des chiens spécialisés pour retrouver des skieurs. Si vous disposez d’un tel chien, ou d’un autre animal spécialisé dans la recherche des hamsters, envoyez-moi un devis pour la location. Pas plus de 4,20 EUR, c’était le prix du hamster. Merci.

Cherche hamster fantôme

Le gamin a eu la mauvaise idée de détacher la roulette de Kiki, son hamster et de le mettre dedans. Kiki s’est mis à rouler, à rouler. Quelle énergie, on voit qu’il est bien nourri. Je comprends sa joie, à Kiki, puisque c’est la première fois qu’en roulant il voit du paysage. On l’a suivi mais on a du abandonner quand il a pris la bretelle pour aller sur l’autoroute, à contre-sens. Si vous croisez un hamster qui pédale dans une roulette, prévenez-moi.

Cherche des déguisements par dizaines

Le hamster, c’est génial. Hop, on le met dans une poche, on va se promener dans le magasin pour animaux, on le dépose dans le grand bac avec le mélange de graines en vrac, il se sert lui-même, il en met plein ses bajoues, hop, retour dans la poche, « Au revoir, Madame », « Au revoir, Monsieur », hop, on sort et on rentre à l’appartement. Kiki passe sa journée à ranger ses graines dans de petits abreuvoirs à oiseaux que j’ai accroché à l’intérieur de sa cage. Dommage que Kiki soit si petit, sinon il m’aiderait à ranger la cave au sous-sol. Ce matin, en sortant du magasin, la dame a dit « Au revoir, Monsieur, au revoir, Kiki, à demain ». J’ai l’impression qu’elle se doute de quelque chose. J’ai déjà essayé d’aller au magasin sans Kiki mais j’ai difficile à dire au revoir quand j’ai mes bajoues pleines de graines. Si je dois tousser, ça va être la catastrophe. Je change de tactique : je vais me déguiser. Je cherche des dizaines de déguisements, chacun avec au moins une grande poche, pour Kiki.

 

27/02/2007

Cherche un aspirateur

Batibouw, Bruxelles, salon de l’habitation. « Et ça marche votre truc pour aspirer ? ». « Monsieur, cet aspirateur est le plus fort qui existe ». « Il aspire l’eau ? ». « Vous avez inondé la moquette ? ». « Non, non, j’ai l’évier de la cuisine qui est bouché, la baignoire qui ne s’écoule plus et la cuvette des WC est pleine à ras bord. Alors, je cherche quoi, hein, monsieur, à votre avis ? ». « Heuuu, un plombier ? ». « Un as – pi – ra – teur, compris ? ». « Nous avons cet accessoire très utile qui se place entre le tube d’aspiration et l’aspirateur. Vous aspirez l’évier et vous videz le bidon dans le WC ». « Mais le WC est bouché ! ». « Heuuu, videz le WC et l’évier dans la baignoire ». « Mais la baignoire est bouchée ! ». « Mais vous êtes bouché de partout, vous ». « Poli, hein, bonhomme, poli. Je vais voir ailleurs ».

17/01/2007

Cherche l'utilitaire

« Papa, pourquoi tu vas au salon de l’auto, tu en as une ». « Gamin, ce n’est pas le salon de l’auto, c’est le salon de l’utilitaire ». « Tu vas acheter une camionnette ? ». « Non, gamin, une brouette à chaîne ». « Pour l’hiver ? ». « Non, à chaîne, comme les vélos, pour la garer la nuit sur le trottoir et qu’on ne me la vole pas, grâce à la chaîne. Je ne vais quand même pas remonter la brouette au cinquième étage à chaque fois ». « C’est pas pour jardiner dans le salon ? ». « Cultiver de la moquette, peut-être. Non, c’est pour ramener les bacs de bière quand ils sont en promotion à la superette ». « Vas y en voiture ». « Impossible, chaque fois que je reviens en voiture de la superette qui est à 200 mètres, la première place de parking disponible est à 400 mètres ».