09/09/2009

Cherche l'araignée (suite)

" C'est grave, docteur ? ". " Quoi donc ? ". " Je vois des araignées partout, docteur ". " C'est peut-être parce que vous avez des fourmis dans les jambes ". " Docteur, enfin, pourquoi pas des coléoptères sous les aisselles et des collés au cul où je pense ". " Vous pensez à quoi ? ". " Je pense que je vais encore dépenser des euros pour une consultation à la con ". " Dites donc, si je ne vous plais pas, payez-moi tout de suite et basta ". " Docteur, avant de partir, j'ai besoin d'une pommade car j'ai des rougeurs sur le ventre. Et aussi sur les bras. Et aussi sur les jambes. Et aussi sur le visage. Et aussi un peu partout ". " Déshabillez-vous ". " Heuuuu, oui ". " Je vois ce que c'est ". "C'est grave, docteur ? ". " Qui fait le ménage chez vous ? ". "Heuuu, personne, docteur ". " Et qui aspire ? ". "Moi, docteur, j'aspire à avoir une retraite anticipée ". " Je veux dire qui aspire avec l'aspirateur ". " Il est bouché, docteur. On m'a dit que je dois le vider mais je ne sais pas comment ". " Vous n'avez qu'à changer le filtre ". " Docteur, je n'ai pas payé mon entrée pour le salon des arts ménagers, je vous demande comment faire pour éliminer ces boutons qui me chatouillent ". " Vous ne voyez pas des araignées partout, vous avez des araignées partout. Vous devez les éliminer ". " Docteur, accélérer en voiture pour éliminer un faiseur de crottes sur les trottoirs, d'accord, mais pas une dentellière qui tricote son piège à mouche ". " Alors commencez par éliminer les mouches et les dentellières iront faire leurs toiles ailleurs ". " Où, docteur ? ". " Au Vénézuela, en Papouasie, au Kandibandistan, on s'en fiche. Pas de mouche, plus d'araignée et plus bobo qui chatouille partout. Compris ? ". " Heuuu, oui enfin, presque. Je fais comment, docteur ? ". " Payez-moi d'abord et je vous donne la réponse ". " Voilà, docteur. Et maintenant je fais quoi ? ". " Vous allez acheter un spray anti-mouches ". " Heuuu ".   

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23/08/2009

Cherche à éliminer les mouches

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je trouve qu'il y a beaucoup de mouches cette année. En plus elles sont grosses, très grosses. Je n'habite pas loin d'un Mac Donald et je pense que c'est de là qu'elles viennent. J'imagine que les mouches des poubelles sont à l'image des tonneaux qui y vont manger. Et sans fourchette. Quand tu n'as pas de fourchette tu avales tout rond. Et tu gonfles. " Oh, tu es enceinte, chérie ". " Non, je suis allée manger chez Mac Donald avec des copines ". " Et ta maman sais que tu manges avec tes doigts comme dans les tribus primitives des cavernes qui n'avaient pas de fourchette, pas de couteau, pas de service à table, pas de verre en verre. Elle dit quoi, belle-maman, quand tu lui racontes ta gastronomie ? ". " Elle te dit vas te faire foutre, gros lard, t'as qu'à pas regarder le foot affalé dans le fauteuil la braguette ouverte pour gagner du temps quand tu dois aller pisser pour ne pas rater le dix-neuvième tir au but décisif ". " T'énerves pas, mon gros ballon, mais je pense que les grosses mouches c'est toi qui les ramènes de ton faste foot. Elles te ressemblent. Regarde, j'en ai fait une photo ".

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19/02/2009

Cherche à me concentrer

« Papa, regarde, quand une mouche fait du cheval, elle fait du cheval sur une autre mouche ». « Gamin, répète, lentement, je n’ai pas compris ». « Regarde, papa, il y a une mouche qui fait bzzzzzzz sur une autre mouche. Tu crois qu’elles copulent ? ». « Qu’elles quoi ? ». « Elles vous nous faire d’autres mouches ». « Gamin, reprends tout depuis le début, je n’ai pas tout suivi, je suis en train de nous cuire de la chipolata mais cette sale bête s’enroule et ça ne cuit que sur un côté ». « Papa, tu m’énerves avec la chipolata, si tu n’as pas le mode d’emploi fais autre chose à manger, les mouches, elles font des petits, tu en veux combien ? ». « Vingt-cinq centimètres ». « Quoi, papa ? ». «  Mais, gamin, est-ce que tu m’écoutes quand je te parle. Je te dis que j’ai des ennuis avec la chipolata qui ne veut cuire que de deux côtés et pas des quatre et toi, tu me parles deuuu, deuuu ... Gamin, tu parles de quoi ? ». « Rien, papa, tu les verras demain ».

07:45 Écrit par Fanny dans petites annonces | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : gamin, papa, mouche, chipolata |  Facebook |

04/06/2008

Cherche le bourdon du printemps

« C’est le printemps, j’ai attrapé le bourdon. Et toi ? ». « Gérard, c’est sûrement grave si tu me téléphones. Tu es malade ? Tu as le bourdon ? Tu vas mourir ? ». «  Idiot, je te dis que c’est le printemps, la sève monte et j’ai le bourdon. Tu ne l’as pas, toi, le bourdon ? ». « Ah, j’ai compris, Gérard, tu as le bourdon.  Moi pas. C’est l’avantage d’habiter au cinquième étage. Pas de bourdon, pas d’abeille, rien que des mouches quand je laisse noircir une banane. Mais, pas de problème puisque j’ai acheté une caisse de vingt-quatre ». « Je te dis que j’ai le bourdon et tu me parles de ta banane ». « Gérard, tu permets que j’achève ma phrase. Tu es pire qu’une femme et sa mère réunies. Où en étais-je ? ». « Tu disais que tu avais acheté vingt-quatre bananes à mouche ». « Mais non,  Gérard, une boîte de vingt-quatre sproutch psipsîîît anti-mouche. Je peux me permettre de vider une bombe dès qu’une mouche passe. Une mouche passe et elle trépasse ». « Et ça te fait quoi ? ». « Je tousse, Gérard, à cause du sproutch psipsîîît ». « Tu sais que ça fait des trous dans la couche d’ozone, ces saloperies ». « Gérard, tes os jaunes, je m’en fiche. Je sens que ça doit faire des trous, et pas que dans les chaussettes. La preuve, je tousse ». « Oui mais toi, avec ce beau temps, tu n’as pas le bourdon ? ». « Gérard, ne quitte pas, j’arrive avec un sproutch psipsîîît et, tu vas voir, ton bourdon va tomber comme une mouche ».

01/08/2006

Vacances à la mère - 8 -

Déjà 8 jours de canicule et 8 jours que maman fait du rangement pendant que je suis au frais à la cave. Elle : "Tu n'as pas honte de laisser ta mère seule dans une pareille chaleur". "Je crois que tu serais plus au frais chez toi, maman". "Pas question que je parte tant qu'il reste du capharnaum ici". "Attends, je vais te ventiler". J'ai branché le moulin à café électrique dont j'ai perdu le couvercle et hop, bzzzzzz, bzzzzz. Zut, une mouche. Une mouche, là, sur mon nez. Salope. Vas-t-en. "Non, non, maman, je parle à une mouche". J'ai louché pour foudroyer la mouche de mon regard dévastateur et bzzzzzz, bzzzzz, faux mouvement, un nuage de poils, le moulin à café dans les cheveux de maman. Elle : "Ca ne te suffit pas, le hamster, tu as aussi un chat qui mue". "Heuuuu, c'est toi qui mue, maman". J'ai eu le reflexe d'attraper le moulin par le fil pour lui éviter une chute de cinq étages. Ce soir, je pense que j'irai manger à la friterie.