02/10/2009

Cherche pourquoi j'ai eu un supplément

« Alors, papa, l’énigme d’hier, c’était quoi ? ». « Un arbre célèbre, gamin ». « Ah bon, il y a des arbres célèbres, papa ? ». « Oui, gamin : l’arbre génial à logique, l’arbre à Came (et Léon mais pas celui des moules), l’arbre de la pomme que, Adam, le con, a croqué dedans et a découvert qu’il était tout nu et que depuis on doit mettre des tongs et des strings à la plage, l’arbre aux quarante écus appelé également gingko biloba, l’arbre à lettres de Guillaume Tell et bien d’autres ». « Et celui-ci, papa, pourquoi il est célèbre ? ». « Parce que j’ai pissé dessus, gamin. C’est ma signature pour marquer mon passage. Il y en a qui prennent leur canif pour graver des insanités dans l’écorce mais moi, Biglodion, je respecte l’arbre et je l’abreuve. Vois-tu, gamin, dans le monde entier, mais surtout le long des routes de Wallonie, il y a des chats qui se disent : snif, snif, tiens, tiens, Biglodion est passé par ici ». « Mais, papa, si l’arbre était éclairé, on t’a vu ». « Pas longtemps, gamin ». « Pourquoi, papa ? ». « Parce que j’ai mal visé et que j’ai noyé le boîtier électrique ». « Et alors, papa ? ». « Et bien ça a fait bzzzzz pof, gamin ». « Et alors, papa ». « Il a fait tout noir, gamin ». « Et alors, papa ? ». « Les salauds de l’hôtel m’ont compté un supplément pour le fusible ». « Tu vois bien que tu as été vu, papa ». « Mais non, gamin. Je me suis vendu. A l’hôtel, quand ils m’ont vu dans mon attitude titubanesque et délire homme très mince, ils m’ont proposé de me ramener dans une brouette jusqu’à ma chambre ». « Et alors, papa ». « Comme je n’aime pas les brouettes parce qu’elles n’ont qu’une roue j’ai dit que j’allais m’alléger sur un arbre ». « Ah, c’est con, ça, hein, papa ». « Heuuu ».

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16/08/2009

Cherche le poulet précuit

(Si vous étiez absent hier, vous avez intérêt à lire le post précédent avant celui-ci) J'adore le poulet, surtout quand il est déjà cuit et fourni dans une barquette. Je n'en cuis plus moi-même. Un pas cuit, je ne pas certain qu'il soit vraiment mort et je ne tiens pas à courir derrière un poulet sans plume dans l'appartement. Par ailleurs, mes deux seules expérience de cuisson de poulet (et je n'exagère pas en parlant d'expérience) se sont terminées, la première, par une odeur tenace de viande brûlée qui a persisté une semaine dans l'appartement (j'ai vidé trois spray anti mauvaises petites odeurs à la lavande mais ça a aggravé la situation vu que nous étions en hiver), la seconde et dernière par le dépôt clandestin du bidule caoutchouteux, encore en partie rose et sans goût parce que je ne savais qu'il fallait ajouter des épices. Ce que je préfère dans le poulet précuit vendu au supermarché c'est la barquette. Elle flotte sur l'étang du parc communal où je la dépose en cachette car elle n'a pas de trou dans le fond, comme pour les champignons pas cuits. Si ça vous étonne sachez qu'une barquette avec des trous dans le fond n'est plus une barquette mais un sous-marin. En plus, votre poulet précuit n'a plus de sauce puisque toute la sauce s'est retrouvée dans le caddy. Savez-vous que le poulet précuit en barquette est moins cher que le poulet rose et douteux à qui il faut tout faire. A condition de disposer d'un parc communal avec un étang. Comme ce serait ridicule de faire circuler une barquette à vide sur l'étang je la remplis avec toutes les crasses, épluchures, bâtonnets avec de l'ouate pour les oreilles usagés et jaunes, capsules de bières, mégots de cigarettes, pelures d'agrumes, boîtes de raviolis vides, restes de l'avant-veille, coquilles de moules. Résultat des courses : presque plus de sacs poubelle payants. Un conseil : ne jamais y mettre des tickets de caisse sur lesquels figure votre numéro de compte banquaire, vous verriez d'autres poulets débarquer chez vous. 

26/07/2009

Cherche un anti-mouche

« Papa, il y a au moins 20 mouches sur le fromage, c’est normal ? ». « Oui, gamin, c’est normal. Les mouches sont comme qui dirait des sans papiers qui s’installent n’importe où et qui se croient tout permis ». « Papa, donne-leur un rouleau de papier essuie-tout pour les sans papiers et pour qu’on puisse manger le fromage ». « Bonne idée, gamin. Mais j’ai une autre idée : je vais ranger le fromage dans le frigo, j’ai l’impression que si je range le fromage dans le frigo les mouches iront sur les coquilles de moules de la semaine dernière qui traînent sur le plan de travail et, comme personne d’entre nous deux n’ira lécher les coquilles de moules puisqu’elles sont vides, nous aurons un aquarium à mouches dans la cuisine ». « Papa, tu es génial, j’adore voir des mouches qui copulent ». « Des mouches qui quoi, gamin ? ». « Qui copulent, papa ». « C’est quoi ça, gamin ? ». « C’est comme tu as fait avec maman pour me faire, papa ». « Ah bon ! Heuuu ».

15/07/2009

Chiasse !

Pas de post aujourd'hui. Je suis sur le post, sans le s. Je me vide. C'est une sensation terrible. J'ai l'impression que je n'aurai plus rien à l'intérieur. Une bière pas fraîche ? Des crevettes ayant passé l'âge de la retraite ? La peau de la tomate avec ses pesticides et ses fongicides ? Les oeufs pondus du jour mais utilisés trop longtemps après le ponte ? La mayonnaise en tube dont j'ai perdu le bouchon ? Le mélange bière - crevettes - mayonnaise - tomate - pastis à l'apéritif - chips au paprika ? Les moules d'hier ? Trop de vin blanc avec les moules ? Pourvu qu'il n' y ait pas de coupure d'eau parce qu'aujourd'hui c'est une partie de chasse. Plus j'évacue et plus je perds mon bronzage. Je suis dans la merde. Au secours. Plus j'utilise le papier cul et plus le rouleau devient petit. L'air devient irrespirable. Je ne devrais pas fumer dans les toilettes. Dans les avions c'est interdit. J'essaye de me convaincre que je suis en avion, mais, au cinquième étage, je ne suis qu'en phase de décollage. Et des toilettes je ne vois pas la piste. Pourvu que le pilote ne fasse pas de looping. Ce serait une cacastrophe. Je devrais repeindre le plafond. C'est terrible, je sens que je me vide. Je participe, malgré moi, au cycle de la nature. Quand on a mangé des crevettes et que, via les canalisations, elles retournent à la mer, d'accord, c'est normal. Mais quand ça arrive après avoir mangé du lapin ou du boeuf, je ne comprends pas ce que le lapin ou le boeuf iraient faire dans la mer. Encore un mystère que les scientifiques devraient halluciner. Ce qui est bien, quand on a la vaporisante, c'est qu'on réfléchit. Moi, ça fait quatre heures que je réfléchis. Je pense donc j'essuye. Courage. A demain.

24/11/2008

Cherche un moule à boule

J’ai ramené plein de neige fraîche dans ma Citroën Albert Lingo. Pour la garder au frais, j’avais laissé les huit centimètres de neige sur le capot et sur le toit. Par contre je n’ai pas su ouvrir un seul carreau pour rafraîchir l’intérieur. A cause de la glace. J’ai du ne pas trop respirer parce que l’haleine ça tient chaud. Ni rouler trop vite puisque je n’avais qu’un cercle de connaissance visuelle dans le pare-brise vu la réticence des balais à balayer. Cercle du à mon sens de la débrouillardise et à un sèche-cheveux qui, par ailleurs, m’a suivi dans mon périple, bien installé dans la neige du toit. Si je roulais trop vite je perdais à la fois une partie du précieux chargement sur le capot et la totalité de ma visibilité. J’ai eu une moyenne exécrable, pire que lorsque j’étais à l’école. Le principal est fait, je suis prêt pour lancer des boules de neige depuis le cinquième étage vers les cinquième, quatrième et troisième étages des immeubles d’en face. Plus bas c’est du gaspillage, la boule peut venir d’en bas. A partir du troisième, on se pose des questions. Pas moi, ceux d’en face. Pour améliorer ma rentabilité je cherche un moule à boule.  

24/05/2007

Cherche des toilettes insonorisées

« Deux moules nature, deux ». … « Deux marinières, deux ». … « Et deux nature, deux ». « Quatre vin blanc, quatre, et une nature, une ». … « Une provençale, une, une marinière, une et deux charentaises, deux ». « Lucien, tu déconnes ? ». « Je n’ai rien dit, chef ». « Non, et tes moules charentaises, c’est quoi, alors ? ». « Chef, je vous jure, je n’ai rien dit. La dernière commande, c’était quatre osso buco ». « Didju, j’ai mis en route cinq nature, quatre vin blanc, trois marinières et une provençale, c’est pour qui ? ». « Chef, ne tapez pas, déposez la poêle, chef. Je me renseigne, chef ». « Ici Londres, les français parlent aux français ». « Chef, chef, il y a un type dans les toilettes. Il n’arrête pas de gueuler et ça communique dans les cuisines et dans la salle par la ventilation ». « Germaine, renfort caisse huit ». « Lucien, sors le de là, et vite ». « C’est fermé à clef, chef ». « Lucien, essaye d’attraper son pantalon par en dessous de la porte, il doit sortir ». « Chef, chef, je l’ai. Je fouille ? ». « Oui, Lucien ». « Au voleur, au voleur, au voleur, passez moi une grande nappe ». « Lucien, fais n’importe quoi mais fais le taire. Il y a déjà les quatre osso buco qui viennent de filer à l’anglaise sans consommer ». « Monsieur, monsieur Biglodion, si vous arrêtez je vous rends votre carte d’identité, votre porte-feuille et votre pantalon ».

08/04/2007

Les blagues de Biglodion

Les blagues de Biglodion

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche à vous distraire au restaurant

Dans tous les restaurants il y a des cuillères. L’important est d’avoir en poche un sachet de petits pois secs. Un petit pois dans la cuillère, hop, un coup sur la queue de la cuillère et .... Suspens. Soit il y a ploutch, soit il n’y a pas ploutch. S’il y a ploutch, c’est dans le potage, à une autre table. S’il n’y a pas ploutch, on recommence. Et ploutch, dans le potage. Le plus comique, ce sont les garçons de salle qui se demandent pourquoi des clients regardent le plafond. Alors, ils regardent le plafond. Alors, les autres clients regardent le plafond. Puis, le chef arrive et regarde le plafond. Puis, le patron vient et regarde le plafond. Normalement, dans un restaurant, on regarde dans son assiette. Si vous allez ce week end au restaurant et que les garçons et les clients regardent le plafond, c’est que je suis près de vous. Mais, pour garder l’anonymat, je regarderai le plafond aussi. Hé, hé, hé., plafond

 

Cherche collaborateurs pour le restaurant

Je suis allé au restaurant. J’ai catapulté des petits pois secs avec une cuillère. Ca commençait à marcher : deux ploutch dans des potages à des tables voisines et de premiers regards vers le plafond, histoire de faire devenir fous les garçons de salle. « Puis-je vous être utile ? ». ‘Heu, ... , bêê, c’est que ... , heu, bonjour ». Je n’avais pas vu un garçon derrière moi. « Excusez-moi, je crois que je commence Parkingsonne, j’ai des gestes inconsidérés ». « Suivez-moi, Monsieur ». « On va à la pharmacie ? ». « Non, aux cuisines ». « Vous en avez plusieurs ? ». Plusieurs quoi, Monsieur ? ». « Chez moi je dis : je vais à la cuisine, hein ». « Le chef veut vous parler ». « Votre chef de service ? ». « Le chef-coq ». « Ha, on pourra voir sa poule et ses poussins ? ». « Ne rigolez pas, Monsieur. Chef, voici l’andouille qui expédie des petits pois en l’air ». Waouw, impressionnante, la crête blanche du coq. Lui, petit, rondouillard, heureusement pour qu’il puisse passer aux portes, hé, hé. J’ai eu peur, un instant j’ai cru que j’étais en audience chez le pape. « Monsieur, c’est avec des gens comme vous que je vais perdre mon étoile ». « Vous êtes shériff ? ». (une voix, dans les cuisines) : « Deux moules, à la vingt-trois ». « Ha, ha, ha, vous donnez des surnoms aux clients habituels ». « Monsieur, prenez la porte ». « J’en ai déjà assez chez moi ». « Monsieur, je ne veux plus vous voir ». « Mais, hé, ho, hein, j’ai à peine touché au potage. Auriez-vous un Tupperware ? ». « J’ai dit : dehors ». « Et les huitres pochées à la fondue d’endives, et la bavette à l’échalotte ? ». « J’ai dit : dehors ». « Vous ne m’avez pas reconnu parce que j’ai maigri mais je suis le bonhomme michelin et je m’occupe d’un guide des restaurants ». Je me suis retrouvé à la rue, sans la porte qu’il avait proposé de prendre. Pour oublier tout cela je cherche cinquante volontaires pour faire une bataille de petits pois dans le même restaurant le week end prochain.

 

Cherche poste d’entraîneur féminin

Je me suis enfoui de l’infirmerie en tenant mon pantalon et la seringue dans la cuisse pendant que l’infirmière avait le dos tourné. J’ai rempli la seringue d’eau et je visite les abribus. Je repère les mémères à chienchien. J’ai la seringue remplie dans le pantalon avec l’aiguille qui dépasse. Invisible. Que vois-je ? Une mèmère et son chienchien qui attend le bus. Pfroouuut, j’envoie un jet d’eau sur la jambe de la mémère. Réflexe de la mémère : coup de pied au cul du chienchien. Je l’ai déjà fait vingt-trois fois. Oufti, quels shoots ! J’ai vu des chienchiens se retrouver sur la façade d’en face. Et pas n’importe quoi, des chienchiens avec des permanentes, des noeunoeuds roses, des petits slips écossais. Je repère les meilleures footeballeuses. Je cherche un emploi d’entraîneur dans un club de footeballe féminin d’âge mûr.

28/03/2007

Biglodion et la cuisine (2)

Biglodion et la cuisine (2)

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Cherche un guide de dégustation des hamburgers

C’est renversant. Je viens d’apprendre que, dans les hamburgers, on mange tout, y compris la carapace. Je croyais que c’était comme pour des moules, on ouvre et on mange l’intérieur. Mais non. Je viens de le voir au restaurant, ils bouffent tous la carapace. Mais, c’est ce qu’il y a de moins bon. Pourquoi pas la boîte, alors ? Et la caissière, tant qu’on y est. Et le clown. Je pense que j’ai dû être ridicule en léchant la sauce tartare qui restait sur les carapaces. Je cherche un guide de la dégustation des hamburgers.

 

Cherche à déballer des crevettes

J’ai acheté des crevettes super moins chères. J’ai l’impression qu’elles sont emballées individuellement car ça croque sous la dent et on a plein de petits bouts de plastique en bouche. J’ai bien regardé sur les crevettes mais il n’y a pas de petite languette rouge comme sur les triangles de fromage fondu. Et pas de mode d’emploi sur la barquette. Elles sont trop bien emballées, c’est sûrement pour la fraîcheur mais ce n’est pas pratique. Y a-t-il un truc, ou un outil comme pour les huîtres, pour les déballer ?

 

Cherche une bonne farce

Pour l’anniversaire du gamin, j’ai déjà prévu la surprise. J’ai acheté une dinde. Nous allons aller dans le bois, faire un grand feu et la cuire à l’ancienne. Le boucher me l’a garanti : « Monsieur, elle est vidée, vous n’avez plus qu’à mettre la farce. Je ris déjà, ha ha, mais j’ai oublié de demander au boucher ce que je peux mettre comme farce : des pétards, des confettis, un nain de jardin, un coussin péteur ? Je ne voudrais pas abîmer la viande, c’est pas donné ces bestioles. Comment faites-vous pour des farces à la dinde ?

10/01/2007

Cherche les 80.000

« Papa, c’est  pour quoi, cette bouteille de champagne, hein ? ». « Ha, ha, ha, gamin, aujourd’hui il y aura 80.000 visiteurs sur mon blog ». « Et tu vas offrir une bouteille de champagne, papa ? ». « Hé, ho, gamin, pas fou papa, je vais la boire tout seul, quand tu seras à l’école ». « Mais, papa, on est mercredi, je rentre à midi, pour manger ». « Aaah, heuuu, ben, y a pas garderie à l’école ? ». « Non ». « Comment, non ? ». « Non, papa ». « Heuuu, tu passeras à la superette acheter une boîte de raviolis ». « Papa, pour midi, tu nous fais des moules ». « Ho, ho, ho, gamin, tu sais que ça vit, des moules. Il faut être tout le temps au dessus de la casserole pour assommer celles qui veulent s’échapper ». « Elles font quoi pour s’échapper, papa ? ». « Elles font clap clap avec leurs coquilles, elles sautent dans l’appartement et, cette nuit, elles viendront te mordre les fesses et le zizi ». « Je prends une grande boîte, papa ? ». « Quelle grande boîte, gamin ? ». « De raviolis ».

23/09/2006

Cherche une sauce

"Gamin, que fais-tu dans ma chambre". "Mais, papa, il est midi, j'ai faim". "Midi, mais j'ai l'impression que je viens de me coucher. Hier, au retour de mon voyage en car de luxe, on s'est arrêté 22 fois pour laisser descendre les participants. Il fallait réveiller la plupart des petits vieux, sauf ceux à qui j'avais donné un tchouwinne gomme". "Ceux qui collent aux dents ?". "Ils ont dit quoi ?". "Ils ne savaient plus parler". "Dis, papa, il y a un moule à tarte en silicone sur la table de la cuisine ?". "C'est pas un moule à tarte, c'est un freesbee, c'est pour toi, ça m'a coûté la peau des fesses". "C'est pour ça que tu ne sais plus t'asseoir ?". "Non, ça, c'est plus de 20 heures assis dans le car". "Et les boules de pétanque dans les deux seaux ?". "C'est le repas de midi. Au départ, elles étaient à la tomate, mais comme tu n'aimes pas je les ai lavées en rentrant cette nuit". "T'aurais pas du mettre du savon vaisselle, papa, elles sentent le citron". "Oh, oh, gamin, tu connais beaucoup de papas qui lavent des boulettes sauce tomate en pleine nuit, hein". "Tu devais les acheter sans sauce". "Je ne les ai pas achetées". "Tu les as volées ?". Oh, oh, gamin, je les ai gagnées. A chaque connerie que je disais j'avais droit à une boulette". "On va les manger comment ?". "Vas voir dans les poches de ma veste, j'ai aussi ramené tout ce qu'il y avait en trop de sauce andalouse sur les tables". Chers amis, j'ai des boulettes pour au moins trois jours. Je cherche des idées de sauces. Des faciles.

22/09/2006

Cherche à être absent (6)

Mes vacances d'un jour en car de luxe. 17 heures. L'accompagnateur : "Chers amis, nous vous amenons voir des moules".Moi : "C'est con, c'est à midi qu'on aurait du manger des moules". "Ah, ah, monsieur est un comique, on voit bien qu'il est le plus jeune du car". Moi : "Ca doit vous changer, hein". Les petits vieux, en choeur : "Ooooh, honteux". Moi : je n'ai plus rien dit, j'ai peur des coups de canne. L'accompagnateur : "Ce sont des moules en silicone". Moi : "Qu'on bouffe à la sauce polypropylène". Effectivement, c'était une démonstration de moules à tarte, à gâteaux, qu'on peut tordre dans tous les sens et qui reprennent leur forme. J'imagine le lave-vaisselle en silicone, on s'assied dessus et on a un fauteuil ou, dans les ménages, "Chérie, ça tombe, vas te faire placer deux moules". Ce qui est pénible dans ces voyages, c'est la pression : on se sent obligé d'acheter. J'ai choisi la plus grande moule à tarte, ce sera mon souvenir de vacances pour le gamin, je lui dirai que c'est un freesbee. Six fois le prix du voyage. Mon budget vacances a explosé.

12/09/2006

Cherche des chansons

Vive la musique. Tsim tâ lala, tsim tâ lala, et boum, boum, boum, mi ré mi ré mi si ré do laaaaa, do mi la siiii, si ré do laaaa, si do ré miii, mi fa mi réééé, sol si ré, sol fa si la si ré, moulemoulemoule je n'veux plus aller maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier maman, les gens de la villevilleville ont pris mon panier, maman, mi ré mi ré mi ré mi si ré dolaaaa, do mi la siiii, tousse, tousse, tousse, à Toré Molinos, nous irons tousse, tousse, tousse, à la pêche aux moulemoulemoules, je me lève, au petit matin, com' d'habituuuude, tu ne te réveilles pas, mais laisse mes mains sur tes han hanches, ne fais pas ces yeux furibonds, tombe la neige, tu ne viendras pas, ce soir et merde, je vais me taper un café en poudre. Je suis invité à un mariage. Il y aura un karaoké. J'espère que ce ne sera pas pendant la messe. Ca résonne dans la collégiale. Je chante comme une casserole. C'est d'ailleurs ce que j'ai offert : une casserole. Prenez-en une à pressions, m'a dit la vendeuse. Ah bon. Mais je m'égare comme une anorexiste qui décrit ses calories. Au mariage, si je veux manger, je dois chanter. Je suis mort de trouille. Mon répertoire est limité. Ah oui : Dooo minique, nique, nique, mais la suite, hein ? Gare aux goriiii iiii iiii ii es. Sur le pont, d'Avignon, on y danse, on y danse. C'est ringard, ce truc.Tant qu'on y est, pourquoi pas la danse des canards. C'est la danse des canards, tsouin, tsouin, tsouin, tsouin. Mais comme je transpire en dessous des bras, je ne peux pas faire les gestes. Je cherche d'urgence des chansons faciles, style mariage.

Cherche un boeuf

Ce week end, j'avais le gamin. Nous sommes allé voir la ferme en ville. Il y avait de tout : des poules, des canards, des fromages, deux vaches, de jeunes mamans avec une poussette. Pendant que j'essayais d'entrer en conversation avec elles, le gamin a flaché. Il veut un âne. Un âne ! Dans l'appartement ! "Mais, papa, il y en a un chez maman, son nouveau copain c'est un âne". "C'est pas un âne, c'est un con". J'ai réfléchi en moi-même et, pourquoi pas, pour Noël, une crèche vivante, dans l'appartement. Je m'y prend tôt pour les réservations mais je cherche déjà un boeuf pour le 24 et le 25 décembre. Un boeuf qui est habitué aux ascenseurs.