26/09/2009

Cherche le trou de balle

« Papa, pourquoi il y a des X blancs sur la photo ». « Trou de balle, gamin ». « Mais, papa, tu m’as déjà dit que dire trou de balle c’était grossier ». « Oui, gamin, mais ici, ce sont de vrais trous faits avec de vraies balles ». « Pourquoi, papa ? ». « Ah, ça, gamin, il faut être français pour comprendre. Ils avaient un grand président et ils ont cherché à l’éliminer. Conséquence et punition du ciel : maintenant ils ont un nain ». C’était qui, papa ? ». « Charles ». « Aznavour, papa ? ». « Gamin, voyons, un grand, pas un nain ». « Tu l’as connu, papa ? ». « Non, gamin, je n’étais pas né lors de l’appel du 18 juin mais j’ai retenu la date parce que je me suis cassé la pipe un 18 juin en me prenant les pieds dans une pelle. La pelle du 18 juin. Le grand Charles, qui, en 1959, confiait à Alain Peyrefitte : « C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne ... Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! ». « Il a dit ça, monsieur Charles, papa ». « Oui, gamin, c’était un visionnaire ». « C’est quoi un visionnaire, papa ? ». « C’est quelqu’un qui te dit avant ce qui va se passer après, gamin ». « Comme toi quand tu dis que ça sent le cramé et qu’on va manger des tartines avec des triangles de vache qui rit ». « Heuuu ».

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27/10/2007

Cherche un cornet de frites noir

Pour Halloween, c’est décidé, je serai une sorcière. J’aurai préféré être un potiron mais, vu que j’ai la grosse tête, il n’y en a pas à ma taille. J’ai le balai, tagapoum, tagapoum, confortable, je l’ai testé habillé en civil dans le parc, tagapoum, tagapoum. J’ai du arrêter mes essais, un(e) imbécile ayant appelé police-secours. J’ai un problème : le chapeau. J’ai un béret basque rapporté de vacances mais une sorcière avec un béret basque ça ne fait pas sérieux. Un pneu ? Non, je ne suis pas musulman. Je cherche un cornet de frites, géant, noir. PS. Sans les frites et sans mayonnaise.

03/04/2007

Biglodion et la canicule de juillet 2006

La canicule de juillet 2006

100.000 visites, 100.000 mercis. Pour fêter ça, je vous livre quelques paquets d’annonces déjà publiées et regroupées par thèmes : le gamin, maman, les rencontres, le supermarché, etc. C’est un peu mon « biesse tof » personnel. N’hésitez pas à me faire connaître le vôtre. Bon amusement. Amitiés.

 

Vacances à la mère – 1

Et paf, les vacances sont finies. Maman est repartie. Elle a téléphoné au fils d’une de ses amies pour la reconduire en voiture. Je voulais la ramener dans le caddy que j’ai chipé au supermarché mais elle n’a pas voulu : « ah, non, tu vas pousser très vite et ma jupe va s’envoler, ah non ». Tant mieux car si, sur la route, le caddy est très maniable, dans l’herbe ou le gravier, il faut le tirer ! Tirer le caddy, mais aussi maman, ses deux valises, sa machine à coudre et le reste de salade qu’elle veut reprendre pour manger demain car elle dit que je vais la laisser moisir dans le frigo, que ce n’est pas bien parce que j’ai besoin de vitamines naturelles et pas en gellule et que ce n’est pas pour des prunes qu’elle a nettoyé le frigo. L’important : elle est partie. Je vais pouvoir me partager entre ma résidence secondaire, la cave, très fraîche en cette période de canicule, et l’appartement du cinquième pour prendre des douches quand je veux, na. Les détails de mes vacances à la mère suivront les jours prochains.

 

Vacances à la mère – 2

Maman est venue loger dans l’appartement durant ma semaine de vacances. « Puisque tu es seul, c’est le moment de faire ton nettoyage de printemps ». « Mais, maman, on est seulement en été ». « Ton nettoyage de printemps d’il y a deux ans, idiot ». « Mais, maman, c’est la canicule, je suis juste bon à hiberner ». « Vas hiberner dans ta cave, idiot ». Maman et moi avons fait vacances séparées : elle au cinquième et moi au moins un, dans la cave. Et comme ça, pas, ou très peu, de problème de générations. Je voyais maman plusieurs fois par jour : aux repas qu’elle préparait et aussi quand j’avais pipi, ce qui arrivait souvent puisque c’est dans la cave que j’entrepose les casiers de bière. Je n’avais jamais autant voyagé, en ascenseur. « Pipi, pipi, pipi ». « Tu m’as fais peur, idiot ». Et chaque fois, l’aller et le retour. Mais les trajets sont monotones. Alors, à l’aller je m’imaginais au départ dans la fusée spatiale : « Allo, la terre, attention, je vais pousser sur cinq ». Au retour je me prenais pour le commandant Cousteau : « Prêt pour la plongée en bathyscaphe. Fermeture de l’écoutille ». « Tais-toi, idiot ». « A tout à l’heure, maman ». « Chers téléspectateurs, que vois-je ? L’épave d’un sous-marin belge coulé lors de la journée Portes ouvertes. Et là ! Des casiers de bière. Je rends l’antenne ».

 

Vacances à la mère – 3

J’ai passé mes vacances à la cave, vu la canicule, pendant que maman avait envahi l’appartement au cinquième. Parfois, quand je remontais pour faire pipi, elle me donnait une mission : « Vas nous acheter une laitue ». « Heu, c’est quoi,ça ? ». « Demande à la marchande, idiot ». « Mais, maman, là où je vais, il n’y a plus de marchande, il y a des brouettes à quatre roues et il faut se servir soi-même ». « Tu as déjà vu une salade, idiot, et bien achètes une salade ». Hop, ascenseur, puis je partais, en tongs et en chemisette, un casier de bière vide à chaque main. « Bonjour, madame, fait chaud, hein ». Et je revenais, en tongs et en chemisette, avec un nouveau casier de bières à chaque main et le sac avec la salade entre les dents. « Honhour, hahaheu, hait haud, hein ». Hop, ascenseur, moins un pour les casiers, plus cinq pour la salade. « Maman, maman, regarde, avec mon fusil à bouchon j’ai abattu une salade en plein vol ». « Et le sac, idiot, tu l’as aussi abattu en plein vol ? ». « Heuuuu, qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». « Salade, lardons, patates rissolées ». « Mais c’est un trois étoiles de chez Lepneu, ici ». « Je te rappelle pour la niènième fois qu’on ne parle pas la bouche pleine ». Ca, c’était ma chance, maman ne me parlait pas pendant les repas.

 

Vacances à la mère – 4

Maman est venue en vacances dans l’appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd’hui, journée nostalgie. J’étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : « Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ? ». « Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l’entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j’y porte les couennes de jambon et les croûtes de fromage en tranche ». « Jamais de fleurs sur sa tombe ? ». « Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j’ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j’y connais rien, choisis ce que tu aimes bien ». « Et alors ». « Ben, heu, j’ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n’ai pas vu de qui ». « T’es musulman, maintenant ». « Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire ». « Tu es encore plus idiot que lui, idiot ». « Enfin, maman, papa c’est mon père ». « C’est bien ce que je dis. Une fois il m’a eu : par surprise et par une belle soirée d’été. Résultat : toi ». « Hé, hé, hé ». « Et sur ma tombe, tu mettras quoi ? ». « Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien ». Maman n’a plus rien dit. Ouf.

 

Pour ceux qui en redemande, la suite des « Vacances à la mère » est accessible via la colonne de droite Archive par jour aux dates suivantes : 27/07/2006, 29/07/2006, 31/07/2006, 01/08/2006, 02/08/2006 et 03/08/2006.

 

26/07/2006

Vacances à la mère - 4 -

Maman est venue en vacances dans l'appartement et moi je suis resté dans la cave, vu la canicule. Aujourd'hui, journée nostalgie. J'étais remonté au cinquième pour faire pipi. Elle : "Est-ce que tu vas parfois sur la tombe de ton idiot de père ?". "Heuuu, oui, enfin, pas loin, à l'entrée du cimetière il y a une fosse pour les déchets verts, j'y porte les couennes de jambon et les croutes de fromage en tranche". "Jamais de fleurs sur sa tombe ?". "Si, si, il y avait un jour une promotion pour des sachets de graines mixed border. j'ai déposé un sachet et je lui ai dit : démerdes-toi, moi j'y connaîs rien, choisis ce que tu aimes bien". "Et alors". "Ben, heu, j'ai reçu un coup de pied au cul pendant que je faisais salamalec comme les musulmans mais je n'ai pas vu de qui". "T'es musulman, maintenant". "Ben, heuuu, y avait pas de bénitier, alors je ne savais pas quoi faire". "Tu es encore plus idiot que lui, idiot". "Enfin, maman, papa c'est mon père". "C'est bien ce que je dis. Une fois il m'a eu : par surprise et par une belle soirée d'été. Résultat : toi". "Hé, hé, hé". "Et sur ma tombe, tu mettras quoi ?". "Des salades, maman, des salades, tu les prépares tellement bien". Maman n'a plus rien dit. Ouf.

18:29 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : salade, maman, fils, cul, musulman, vacances, papa |  Facebook |