10/02/2010

Cherche à retrouver mes couleurs

« Papa, as-tu payé le rappel de facture pour l’électricité ? ». « Gamin, tu sais bien que je ne reporte jamais à demain ce que j’aurais du faire hier ». «  Je sais, papa, tu le reportes à après-demain ». « C’est comme ça, gamin, c’est dans ma nature ». « Ou c’est l’abus de raviolis sauce tomate qui te monte au cerveau. Méfie-toi, papa, as-tu déjà lu la liste des ingrédients de la sauce ? Sais-tu pourquoi certaines tomates sont tellement invendables au marché qu’on en fait de la purée ? Sais-tu dans quel pays et avec quels pieds les tomates ont été transformées en purée ? Il y a peut-être des produits pour combattre l’odeur des pieds dans les additifs. Et la viande ! As-tu déjà pris le temps de laver un ravioli, de l’ouvrir, de jeter la pelure pâteuse et de ne manger que l’intérieur ? C’est peut-être inscrit bœuf mais sais-tu que, à part les semelles, tes chaussures sont aussi en bœuf ? ». « Gamin, arrête, je suis malade ». « On en reparlera après le dîner, papa, parce qu’à l’école on nous apprend, à nous les jeunes, à manger sain. Ne fais pas cette tête là, papa. J’ai faim. On mange quoi, ce midi ? ». « Des raviolis, gamin ».

09/12/2009

Cherche deux têtes

C’est la saison du gibier et, pendus aux murs des restaurants, il y a des têtes de cerfs, de chevreuils, de sangliers. Autant de têtes pressées (dans certains coins reculés du monde on dit de la hure) qui ne viendront pas remplir nos assiettes avec l’étiquette « Pâté de nos forêts ardennaises » ! C’est vrai, quoi, on mange du porc toute l’année, ce n’est pas pour en manger encore aux réveillons. Car, quand je lis la composition du « Pâté de nos forêts ardennaises » et que je vois qu’il y entre trois pourcents d’abats de gibier divers selon arrivage, quatre-vingt onze (91 pour le suisses et les belges) pourcents de porc et que le reste se partage en sulfite, bouillon de bœuf, exhausteur de goût, conservateur et une panoplie d’autoroutes européennes (E19, E411, Périphérique nord, Ring de Bruxelles) Je me dis que, pour Noël et pour la santé du gamin, rien de tel qu’une côtelette et, en entrée, du boudin. Quoique, à propos du boudin, j’ai des doutes : comment le cochon sait-il que ça va être Noël et qu’il doit se mettre à fabriquer du boudin aux raisins et aux morceaux de pomme ? Encore un mystère de la nature. A défaut de manger du gibier ou du pâté d’alouette (composition : un bœuf, une alouette) je cherche deux têtes bestioles ardennaises pour suspendre au mur afin de donner un petit air de fête dans l’appartement.

25/03/2009

Cherche en m'aidant de l'Orval

Entendu à la radio hier : « L’abandon du préservatif va faire capoter la prévention ». Allons-nous devoir rouler en décapotable ? Comme Jean-Yves, un collègue qui ne met sa capote que les jours de pluie. On ne peut pas faire capoter la prévention routière. Si je n’avais pas de Préserv-à-tif je n’aurais plus de cheveux. Mon cheveutologue m’a prévenu : ne renversez pas le flacon de Préserv-à-tif sur vous car vous ressembleriez à un bonobo (espèce de singe en voie de disparition). Je n’ai pas envie qu’on m’appelle moquette. Avant d’appliquer ce produit sur ma tonsure j’ai fait un test comparatif sous les aisselles. Coté droit j’ai laissé faire la nature. Côté gauche, avec le produit, j’ai déjà de quoi me tricoter une écharpe. C’est gênant car, quand je marche dessus, ça tire et ouille, ouille. Un jour j’ai confondu le Préser-à-tif avec le Sproutch pour la rhinite. Plus moyen de boire mon potage. Le chien des Gonzalez est devenu fou quand il m’a vu. Il s’est lâché dans l’ascenseur. C’est normal c’est un chie ouaoua. A demain, j’ai assez de capsules d’Orval pour me faire un paillasson.

10/10/2008

Cherche à éviter la confusion

Bruxelles, Salon de l’Alimentation. « Bonjour, madame, la danse du ventre, c’est vous ? ». « Je ne fais pas ce que vous espérez avec mes salamis artisanaux, monsieur. Ici, c’est du à l’ail ou du pas à l’ail. Vous dégustez une rondelle et vous achetez un salami. Vous dégustez deux rondelles et vous achetez deux salamis. Combien de rondelles, monsieur ? ». « Heuuu, j’en ai déjà mangé douze, surtout des à l’ail ». « Très bien. Douze rondelles, douze salamis. C’est pour manger sur place ou c’est pour emporter ? ». «Heuuu, j’ai oublié mon portefeuille. Je reviendrai demain, gardez-les au frais ». « Et bien, ça fera deux euros quarante pour les douze rondelles ». «  Je vous jure que je reviens demain avec mon portefeuille ». « Dans ce cas laissez-moi une garantie. Votre pantalon, par exemple ». « Vous croyez ? ». « Obligé, monsieur ». « Bon, je m’exécute. Mais prêtez-moi un saucisson, un pas à l’ail, c’est parce que je rentre en train, en slip, c’est pour faire bonne figure ».    

24/05/2006

Cherche à envoyer une lettre anonyme

"Papa, il fait quoi, le singe ?". "Ben, heu, il mange une banane". "Pas lui, papa, les deux, là". "Chouette hein, gamin, on a du soleil". "Papa, c'est comme ça que tu m'as fait avec maman ?". "Viens, on va voir les girafes". "Mais, papa, t'as dit qu'on venait au zoo pour m'instruire". "Toi, tu viens pour t'instruire et moi, je viens pour me détendre, d'accord". "D'accord, mais papa, les singes, ils sont un peu comme nous sauf qu'ils n'ont pas de poils là où on a un slip". "Détends-toi, gamin". "Papa, toi tu te détends et moi je m'instruis, c'est toi qui l'a dit". "Allez, on va s'instruire chez les girafes. On va leur demander comment elles font quand elles voyagent en train et qu'il y a un tunnel". "Papa, les singes, ils sont comiques, eux". "Ah bon, tu trouves". Celui-là, le moche, on dirait le nouveau copain de maman". "Ah, où ça, où ça, lequel ?". "Papa, on va voir les girafes". "Attends gamin, je dois faire des photos de ce monstre". "Tu vas faire quoi avec ces photos ridicules ?". "Je vais les envoyer anonymement". "A qui ?". "Rien, gamin, encore trois photos et on file aux girafes".

09/05/2006

Cherche une grenouille habituée aux échelles

La prof de science du gamin a raconté l'histoire du baromètre à grenouille. Le gamin a récupéré un bocal vide de café soluble, a démonté l'échelle de son camion de pompiers et a trouvé une grenouille je ne sais où. "Mais, gamin, pourquoi tu n'as pas mis le couvercle sur le bocal ?". "Papa, ça doit respirer une grenouille.". "Ah oui ? Mais elle est où, maintenant ? Il n'y a plus que l'échelle de pompiers dans le bocal.". "Là, en dessous du bonzaï.". "Vite, gamin, elle ne doit pas faire pipi, les bonzaïs, il ne faut pas trop les arroser, c'était écrit sur la notice.". "Trop tard.". "Quoi, trop tard, elle a pissé ?". "Je ne sais pas, je ne la vois plus.". "T'aurais pu choisir une grenouille orange ou rose fluo, non !". "Papa, j'ai peur.". "Moi aussi gamin, j'ai peur. Quand j'avais ton âge, on m'a appris l'histoire de la grenouille qui voulait se faire grosse comme un boeuf. L'appartement sera trop petit.". "J'ai peur qu'elle ne saute du balcon. C'est haut, cinq étages.". "Pas de problème, gamin, si nous étions construits comme des grenouilles, il n'y aurait pas d'ascenseur à la tour du Midi et on rentrerait par les fenêtres.". "Ah bon, t'es sûr ?". "Je suppose, gamin, je n'ai jamais essayé. Je ne sais même pas si on sait ouvrir les fenêtres de la tour du Midi.". "Papa, qu'est-ce qu'on fait ?". "T'inquiètes pas, gamin, je vais mettre une petite annonce.".

07:56 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : nature, grenouille, bonzai, echelle |  Facebook |

03/05/2006

Cherche amis des jardins

Bonne et mauvaise nouvelle. Je commence par la bonne. Si vous êtes dépressif, ne lisez pas la mauvaise, c'est un désastre. Bonne nouvelle : ma nouvelle pelouse pousse. Mauvaise nouvelle : elle pousse dans le jardin du voisin, entre ses poireaux, ses carottes, ses échalottes et tout le reste. Maintenant, je me rappelle : le jour où, du geste d'auguste le semeur, j'ai semé à la volée, il y avait du vent. Je n'y avais pas pensé ce jour-là dans mon euphorie jardinatoire. Je me rappelle que je sautais pour lancer de plus en plus haut les graigraines. Allez, hop, une cuillèrée pour papa, allez, hop, une cuillèrée pour maman. Les voisins vont partir en week end prolongé avec leur chien. Donc, pas de danger. Je cherche une dizaines de personnes à la main délicate et possédant une pince à épiler pour organiser une transplantation capillaire.

07:31 Écrit par Fanny | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : jardin, nature, emotion, loisir, carotte |  Facebook |